"Desculpa Brigitte" : des Brésiliens s'excusent auprès de Brigitte Macron après les propos de Bolsonaro

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G7 : sommet mondial à Biarritz

BRESIL - De nombreux Brésiliens se sont emparés de leur clavier pour demander pardon auprès de la première dame et de la France, après les insultes prononcées par leur président Jair Bolsonaro.

"Pardonnez-moi, pardonnez-moi mille fois" : l'écrivain brésilien Paulo Coelho a demandé pardon, dans la soirée du lundi 26 août, sur Twitter, après les insultes et les propos fort peu diplomatiques de son président Jair Bolsonaro. Celui-ci s'en est pris à Emmanuel Macron dans la foulée de la crise diplomatique née des violents incendies qui frappent la forêt amazonienne, mais aussi et surtout à son épouse. Des attaques qui ont scandalisé de nombreux Brésiliens, qui se sont depuis excusés sur les réseaux sociaux.

"C'est une vidéo un peu triste pour demander pardon à mes amis français pour la crise, je dirais l'hystérisme [sic] de Bolsonaro par rapport à la France, au président de la France, à la femme du président de la France", a déclaré en français Paulo Coelho dans une vidéo postée sur son compte Twitter. "Alors que l'Amazonie brûle, ils n'ont aucun argument (et ne font) qu'insulter, nier, dire n'importe quoi pour éviter de prendre (leur) responsabilité", a déploré l'écrivain en parlant des dirigeants brésiliens.

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Outre le romancier aux millions d'exemplaires vendus, de nombreux Brésiliens se sont émus des propos de leur chef d'Etat, utilisant la langue de Molière pour présenter des excuses. Avec un certain succès : le hashtag ”#desculpaBrigitte” (désolé Brigitte) comptait ainsi, ce mardi, plus de 51.500 mentions.

Le G7 de Biarritz a donné lieu à une passe d'armes à distance entre Bolsonaro et son homologue français au sujet des feux en Amazonie, débouchant sur l'une des plus graves crises diplomatiques entre les deux pays. Le chef d'Etat brésilien, piqué au vif par la réaction française aux incendies amazoniens, avait fustigé la "mentalité colonialiste" d'Emmanuel Macron, son ministre de la Défense allant jusqu'à le traité de "crétin". Des propos offensants du chef d'Etat brésilien et une polémique qui ont conduit le président français à souhaiter ouvertement, lundi 26 août lors d'un point presse avec le président chilien Sebastián Piñera, que "le peuple brésilien ait très rapidement un président qui se comporte à la hauteur".

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