Dette grecque : de "bons pas" vers un accord, selon l'Eurogroupe

Dette grecque : de "bons pas" vers un accord, selon l'Eurogroupe

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MARATHON – Alors qu'un sommet exceptionnel des chefs d'Etat se tenait dans la soirée, l'Eurogroupe n'aura finalement pas été la réunion de la dernière chance. La Grèce et le reste de la zone euro se rencontreront une nouvelle fois dans la semaine.

Il s'agit d'une semaine cruciale pour l'avenir du pays. Ce lundi 22 juin a constitué une nouvelle "journée décisive" pour trouver un accord entre la Grèce et ses créanciers, l'Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI) . Au menu de ce lundi : la réunion de l'Eurogroupe, sommet des 19 ministres de l'économie de la zone euro et le sommet exceptionnel des chefs d'Etat. "Mon but est d'avoir un accord d'ici la fin de la semaine. Nous travaillons pour cela jour et nuit", a déclaré le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à son arrivée au sommet extraordinaire qui se tient à Bruxelles. "Ce soir, il n'y aura pas de décision formelle mais ça doit ouvrir la voie à un accord le plus vite possible", a également souligné le président français François Hollande. Ce sommet a été convoqué face à l'impasse des négociations entre la Grèce et ses créanciers, UE et FMI, qui rapprochent chaque jour un peu plus le pays du défaut de paiement.

Aucun accord n'est sorti de l'Eurogroupe

Aux alentours de 14h45, Alexander Stubb, le ministre finlandais des Finances a indiqué sur son compte Twitter : "Fin de l'Eurogroupe. Le travail continue. Les institutions étudient les propositions" d'Athènes. Cette réunion visait également à examiner les nouvelles propositions de la Grèce pour parvenir à un accord et éviter à Athènes le défaut de paiement du 30 juin prochain.

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De leur côté, les ministres des Finances vont "se retrouver dans la semaine", a ajouté, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis dans un tweet. "Nous avons besoin d'un accord dans les jours qui viennent", a-t-il ajouté. 

A l'issue de l'Eurogroupe, une brève conférence de presse a été tenue par son chef de file, Jeroen Dijsselbloem et le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Pierre Moscovici. Faute de temps, aucune proposition émanant de la Grèce n'a ainsi pu être examinée. Jeroen Dijsselbloem a néanmoins salué "des pas positifs". "C'est une chance en vue d'un accord cette semaine", a-t-il insisté.

Une dette de 1,5 milliard d'euros

Quelque 1,5 milliard d'euros, tel est le montant que la Grèce doit rembourser au FMI le 30 juin mais ses caisses sont quasiment vides. Le pays au bord de la faillite a donc cruellement besoin de l'argent promis par les créanciers (7,2 milliards d'euros) mais doit d'abord trouver un accord avec eux sur les réformes et les mesures budgétaires à mettre en place. Le risque ? Que la Grèce soit en défaut de paiement et évincé de la zone euro. 

Pour éviter ce scénario catastrophe, un sommet exceptionnel de la zone euro restait néanmoins prévu à partir de 19 heures. Mais les estimations semblent pessimistes en vue de déboucher sur un accord ce lundi. "L'objectif n'est pas et n'a jamais été de parvenir à un accord technique à ce sommet, mais d'avoir une discussion franche entre dirigeants de la zone euro", a souligné Preben Aamann, un porte-parole du Conseil européen. 

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