Sommet Biden-Poutine : le président américain décrit un homme "dur" et "intelligent"

G7 : première rencontre pour Joe Biden et Emmanuel Macron

"LIGNES ROUGES" - A deux jours d’une rencontre bilatérale très attendue, le président américain a maintenu un ton ferme à l’égard de son homologue russe.

S’il est resté évasif sur ses attentes précises pour la rencontre qui doit se tenir à Genève, Joe Biden a affirmé ce lundi 14 juin attendre un changement de posture de la part de Vladimir Poutine. Le président américain doit effectivement s’entretenir mercredi avec l’homme fort du Kremlin, dernière étape d’une visite européenne qui l’a mené notamment au Royaume-Uni pour un sommet du G7 puis à Bruxelles à l’occasion d’une réunion de l'Otan.

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C’est depuis la capitale belge qu’il est revenu sur sa position vis-à-vis du président russe, qu’il a dépeint comme un homme "intelligent" et "dur". "Nous ne cherchons pas un conflit avec la Russie, mais nous répondrons si la Russie continue ses activités", a prévenu Joe Biden, qui promet de communiquer à Vladimir Poutine quelle sont ses "lignes rouges".

Navalny et Ukraine

Parmi elles, la situation d’Alexeï Navalny, qui purge une peine de deux ans et demi de prison pour une affaire de fraude que ses soutiens estiment politiques. “La mort de Navalny serait une autre indication que la Russie n’a aucune intention de respecter les droits humains fondamentaux", a averti le président des États-Unis pour qui une telle "tragédie" ne pourrait "qu'endommager les relations avec le reste du monde".

Autre dossier mentionné : le soutien de la Russie au séparatisme pro-russe dans l’est de l’Ukraine, notamment depuis l’annexion de la Crimée en 2014. Le dirigeant américain a dénoncé les "actes agressifs" de Moscou et réaffirmé sa volonté de "soutenir l'intégrité territoriale et la souveraineté" du pays. Une position partagée avec l’Otan, alors que Kiev réclame une adhésion à l’Alliance.

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Le sommet de Genève est très attendu, après six mois de sanctions et réactions entre les deux pays, ponctuées notamment par l'emploi par Joe Biden du terme "tueur" pour qualifier le dirigeant russe. En mai, Moscou avait également officiellement désigné les États-Unis comme "Etat inamical". Lors d'un entretien à la chaîne américaine NBC News diffusé vendredi, Vladimir Poutine a estimé que les relations avec les États-Unis "se sont détériorées au plus haut point au cours des récentes années".

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