Crise des sous-marins : après cinq jours de silence, l'Union européenne fait bloc derrière la France

Crise des sous-marins : après cinq jours de silence, l'Union européenne fait bloc derrière la France

DIPLOMATIE - Ce lundi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a jugé "inacceptable" la manière dont la France a été "traitée" dans le cadre de la création d'une nouvelle alliance indo-pacifique entre les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni. Elle a été suivie par le président du Conseil européen Charles Michel, qui dénonce un "manque de loyauté" des États-Unis.

Elle est la première dirigeante d'une institution européenne à s'exprimer depuis le déclenchement de la crise dite "des sous-marins",  il y a 5 jours. Ce lundi 20 septembre, Ursula Von der Leyen a jugé "inacceptable" la manière dont la France a été traitée dans le cadre du nouveau pacte entre l'Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni. "Nous voulons savoir ce qui s'est passé et pourquoi", a-t-elle déclaré à la chaîne CNN. 

Le 15 septembre, l'Australie actait la rupture d'un contrat à 56 milliards d'euros impliquant la commande de 12 sous-marins à la France, à la faveur des États-Unis. Le gouvernement américain annonçait dans la foulée la création d'un nouveau partenariat stratégique avec Canberra et Londres pour contrer la Chine.

Le président du Conseil Européen Charles Michel a suivi de peu la présidente de la Commission, en dénonçant un "manque de loyauté" de la part des États-Unis. Au micro des journalistes, il a ajouté depuis New York que l'Union européenne demande à Washington une "clarification" pour "tenter de mieux comprendre quelles sont les intentions" derrière l'annonce de ce partenariat, "car c'est incompréhensible". 

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Affaire des sous-marins : une crise inédite entre la France, l'Australie et les États-Unis

Une réunion exceptionnelle des 27 à New York

Le chef de la diplomatie européenne, Josep  Borrell, avait assuré vendredi 17 septembre, que l'Union européenne n'avait été "ni consultée ni informée" avant l'annonce de cette alliance de sécurité pour la région indo-pacifique. Aucune déclaration officielle n'avait été faite depuis. 

Les ministres des Affaires étrangères européens examineront ce lundi soir les conséquences de ce nouveau pacte pour l'Union européenne, au cours d'une réunion à New York en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU. Présidée par Josep Borrell, cette réunion devrait durer environ deux heures et donner lieu à une déclaration commune des membres.  

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Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Yves le Drian, devrait lui aussi s'exprimer à la tribune des Nations Unies ce lundi 20 septembre au soir. Il reproche aux dirigeants des trois signataires du pacte, surnommé "Aukus", d'avoir dissimulé pendant des mois leurs négociations, et dénonce une "rupture majeure de confiance" entre alliés de l'Otan. 

Pour marquer sa colère, la France a déjà rappelé son ambassadeur aux États-Unis, un acte sans précédent vis-à-vis de cet allié historique, ainsi que son représentant en Australie, le pays à l'origine de la crise. Paris a également annulé une réunion entre la ministre française des Armées, Florence Parly, et son homologue britannique, Ben Wallace.

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