Disparation du vol MH370 : la thèse du suicide du pilote relancée ?

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Les mystères du vol MH370

MYSTÈRE - L'enquête sur la disparition du vol MH370 en 2014 est relancée. Des documents transmis par Boeing ont été récupérés par les enquêteurs français. L'hypothèse du suicide du pilote serait "la plus plausible".

Défaillance technique, sabotage, détournement, attentat et même intervention extraterrestre... La disparition du vol MH370, le plus grand mystère de l'aviation civile, a suscité de nombreuses théories. L'avion de la Malaysia Airlines disparaissait le 8 mars 2014. Moins d'une heure après son décollage, l'appareil a subitement changé sa trajectoire de vol et continuera sa route un moment jusqu'à ce que sa dernière position soit enregistrée par un radar militaire. Seuls quelques débris attribués à l'épave ont été retrouvés, mais aucune trace des 239 passagers. 

L'enquête pourrait-elle bientôt toucher à sa fin ? Boeing a transmis des données cruciales aux enquêteurs français, le dernier pays qui travaille toujours sur cette affaire. Les éléments avancés par ce dossier, révélés ce jeudi par Le Parisien, mettent en avant le comportement du pilote.

L'avion a été "piloté jusqu'au bout"

Les données fournies par les Américains avancent que quelqu'un avait la main sur les commandes au moment où l'avion est tombé dans l'Océan Indien. Le MH370 a été "piloté jusqu'au bout", avance les enquêteurs. Selon Le Parisien, un cercle "proche des investigations", estime que la thèse du suicide du pilote est la plus plausible : "Certains virages anormaux réalisés par le 777 ne peut avoir été réalisés qu'en manuel". "Il est trop tôt pour l'affirmer catégoriquement", prévient cependant un enquêteur.

Ghyslain Wattrelos, le Français qui a perdu quatre proches dans la catastrophe, a assuré ce jeudi que "l'enquête avance", saluant "le travail de fourmi" des enquêteurs.

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Un commandant de bord engagé contre le pouvoir

Le profil du pilote de la Malaysia Airlines suscite plusieurs questions. Le Parisien révèle que Zaharie Ahmad Shah, âgé de 53 ans, 18 000 heures de vol au compteur, marié et père de 3 enfants, n'a, en apparence, pas un profil suicidaire. Le quotidien note cependant qu'il était un "opposant politique affirmé" contre le pouvoir en place. La veille de la disparition de l'appareil, il avait prévu d’assister au procès d'Anwar Ibrahim, le principal leader de l'opposition de centre-gauche malaisienne. Cependant, il n'existe à ce jour aucun élément concret pouvant attester la thèse d'un suicide du pilote.  

Les enquêteurs français doivent prochainement rencontrer des responsables du FBI, ce qui pourrait se faire "durant l'été à Paris", a indiqué Gyslain Wattrelos.

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