Don d'organe : le dilemme d’un père pour sauver ses jumelles atteintes d’une maladie rare

Don d'organe : le dilemme d’un père pour sauver ses jumelles atteintes d’une maladie rare

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CANADA - Agées de trois ans, les jumelles Binh et Phuoc souffrent d’une maladie héréditaire qui affecte de nombreux organes, dont le foie. Leur père adoptif, Michael Wagner, donneur compatible, a laissé l’équipe médicale choisir laquelle de ses filles recevrait un bout de son organe.

L'impossible choix ou "Le choix de Sophie". Cette semaine Michael Wagner, un père canadien, a fait don d’un morceau de son foie à l’une de ses jumelles adoptives, atteintes d’une maladie rare, et pour lesquelles une transplantation devenait vitale. Mais il ne pouvait sauver que l'une des deux. Incapable de décider, il a laissé l’équipe médicale de l’hôpital général de Toronto le faire à sa place. Phuoc a été opérée.

En effet, un donneur compatible, sur qui on peut prélever jusqu’à 70% du foie, ne peut se faire opérer qu’une seule fois en raison de la lourdeur de l’opération. "Michael a subi une opération majeure, de laquelle il se remet extrêmement bien, a déclaré mardi, confiant, le Dr Gary Levy, directeur du programme de donneur vivant du foie de l'Hôpital général de Toronto. De 10 à 15 % du côté gauche de son foie ont été prélevés (...). Cela prendra de 8 à 12 semaines avant que son foie ne se régénère au complet" poursuit le médecin cité par Radio Canada.

Une maladie héréditaire qui touche le foie

Adoptées au Vietnam en 2012, Binh et Phuoc, qui composent la fratrie de neuf enfants de la famille Wagner, souffrent du syndrome d’Alagille, une maladie héréditaire qui touche un certain nombre d’organes, dont principalement le foie. Fin janvier, une campagne de don a même été lancée pour sur le site de crowdfunding Gofundme afin de financer les transplantations et trouver un deuxième donneur compatible.

Car, si Phuoc s’est bien remise de l’opération, sa soeur Binh, elle, est toujours dans l'attente d'un donneur compatible pour recevoir une greffe du foie. Et Johanna Wagner, la mère des deux jumelles, ne pourra se porter volontaire qu’une fois son mari remis sur pied. En attendant, l’hôpital a indiqué avoir reçu plus de 400 réponses de donneurs anonymes potentiels qui pourraient sauver la petite Binh. De quoi maintenir l’espoir de la famille Wagner.

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