Donald Jr et Eric à la tête de l'empire Trump : le président élu plongé jusqu'au cou dans les conflits d’intérêts

Donald Jr et Eric à la tête de l'empire Trump : le président élu plongé jusqu'au cou dans les conflits d’intérêts

SAC DE NŒUDS – À moins d’une semaine du vote du Collège électoral qui doit l'élire formellement président des Etats-Unis, le milliardaire américain est plus que jamais embourbé dans ses possibles conflits d’intérêts.

Un léger affolement se serait-il emparé du clan Trump ? Alors que le président élu essaye en ce moment de s’extirper de ses possibles – et probables – conflits d’intérêts à venir une fois à la tête des Etats-Unis, ses proches ont fait part lundi 12 décembre au soir du report d’une conférence de presse qui devait se tenir ce jeudi à New-York à ce sujet. Une conférence de presse "majeure" selon le milliardaire qui l’avait lui-même annoncée via Twitter (comme souvent) le 30 novembre dernier.  

C’est d’ailleurs encore sur le réseau social américain que Donald Trump a donné ce même soir quelques bribes d’explications en lieu et place du point presse. "Même si je n’y suis pas obligé par la loi, je quitterai mes affaires avant le 20 janvier afin que je puisse me concentrer pleinement sur la présidence. Deux de mes enfants Don (Donald Trump Jr., ndlr) et Eric, et d’autres cadres, s’en occuperont", a expliqué le futur locataire de la Maison Blanche, confirmant le legs de la gestion de son business à ses fils. "Aucun nouveau contrat ne sera établi durant mon/mes mandat(s)", a-t-il promis, ne manquant pas une nouvelle fois de se projeter vers l’hypothèse d’un second mandat.  

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Et d’ajouter, dans un troisième et dernier post : "Je tiendrai prochainement une conférence de presse pour parler de mes affaires, de mes nominations au gouvernement et de tous les autres sujets d’intérêt. Période chargée !"

Dettes, accords commerciaux, propriétés... : des conflits d’intérêts dans tous les sens

Bien qu’il dise ne pas être inquiet, Donald Trump semble néanmoins faire face à une affaire complexe, sinon inextricable. Et c’est sans doute pour éviter de se retrouver dans une position trop inconfortable avant le vote du Collège électoral américain le 19 décembre prochain que le successeur de Barack Obama a décidé de reporter sa communication quant à l’avenir de ses affaires. 

Il faut dire que les dossiers à gérer sont innombrables. Comme le rappelle le Huffington Post américain, les potentiels conflits d’intérêts de Donald Trump pourrait aussi bien concerner ses accords commerciaux avec des hommes d'affaires étrangers s'appuyant sur les gouvernements de leur pays, son Trump International Hotel à Washington, où, selon les médias américains, les dirigeants mondiaux de passage dans la capitale ont été encouragés à réserver, ou encore les quelque 350 millions de dollars qu'il doit à Deutsche Bank. Sans parler de ses multiples nominations gouvernementales sujettes à débat

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    La place de ses enfants et de son gendre, tant à la tête de la Trump Organization que comme conseillers officiels ou officieux, pose aussi son lot de questions. Le New York Times note ainsi qu’en laissant à ses deux fils aînés la gouvernance de l’empire familial, Donald Trump s’exposerait tout de même aux conflits d’intérêts. Nul ne doute en effet qu’avec pareil scénario le milliardaire, pourrait facilement continuer à se mêler de ses affaires personnelles. Et donc être sujet à poursuites ? Rien n’est moins sûr. 

    À l’inverse – et c’est aussi un problème –, Donald Jr. et Eric Trump pourrait être eux aussi dans le secret des décisions de l’Etat. Une aide précieuse pour faire prospérer leurs activités. 

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      La plus grosse épine dans le pied de Donald Trump pourrait cependant bien être le couple formé par sa fille Ivanka, actuelle vice-présidente de la Trump Organization, et Jared Kushner, détenteur du New York Observer et copropriétaire de Kushner Companies

      Tous deux font déjà partie de son équipe de transition et Donald Trump souhaite ardemment les garder à ses côtés à Washington. La volonté du magnat de l’immobilier pourrait toutefois se heurter aux lois américaines anti-népotisme : un texte de 1967 interdit en effet au président ou aux responsables de premier plan d’embaucher leurs proches. 

      Citant des sources anonymes, le New York Times croit cependant savoir que le gendre idéal de Trump multipliait ces derniers temps les contacts avec des avocats. Objectif : pouvoir entrer dans l'administration de son beau-père. 

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