Donald Trump aurait fait pression sur le Premier ministre australien pour discréditer l'enquête Mueller

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AFFAIRE - Selon une information du "New York Times", Donald Trump aurait fait pression sur le Premier ministre australien pour aider son ministre de la Justice à discréditer l'enquête Mueller sur l'ingérence russe dans la campagne de 2016. Après l'affaire ukrainienne, le président américain est à nouveau soupçonné d'avoir utilisé la diplomatie pour servir ses intérêts personnels

"Cette discussion est encore un exemple d'utilisation par le président de la diplomatie américaine à des fins personnelles", assure le New York Times en introduction. "Cette discussion" s'est déroulée récemment entre Donald Trump et Scott Morrison, le Premier ministre australien, par téléphone. Elle est un nouvel exemple d'appel diplomatique de Donald Trump qui suscite des soupçons.

En effet, le Président américain est déjà menacé par une procédure de destitution, suite à son appel au Président ukrainien pour obtenir des informations sur son potentiel adversaire aux présidentielles 2020, Joe Biden. Mais selon le New York Times, M. Trump aurait récidivé. Il aurait fait pression sur le Premier ministre australien, pour l'aider à discréditer l'enquête Mueller, qui visait à comprendre les ingérences russes dans la campagne qui a mené à l'élection du milliardaire en 2016.

L'accès à la transcription de l'appel a été restreint, faisant grandir les soupçons

Selon deux salariés de l'équipe présidentielle, Donald Trump a demandé au Premier ministre australien d'aider le procureur général William P. Barr, à recueillir des informations dans une enquête du ministère de la Justice ayant pour but de contredire définitivement les résultats de l'enquête Mueller. Ce qui représenterait une utilisation de ses pouvoirs politiques pour faire avancer ses intérêts politiques personnels.

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Comment les salariés s'en sont-ils rendu compte ? "La Maison Blanche a restreint l'accès à la transcription de l'appel à un petit groupe d'assistants du président, a déclaré l'un des responsables, une décision inhabituelle similaire à celle de l'appel avec le président ukrainien", écrit le journal. Les parlementaires américains, largement mobilisés pour la procédure de destitution, devraient rapidement s'emparer de l'information et réclamer d'en savoir plus.

Dans un communiqué mardi, un porte-parole du gouvernement australien a confirmé que Canberra était "toujours prêt à aider et à coopérer avec les efforts permettant d'éclairer les sujets sous le coup d'une enquête". "Le Premier ministre a de nouveau confirmé cette disposition dans une conversation avec le président" américain, a ajouté le porte-parole. 

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