Donald Trump : ces affaires qui vont le rattraper à la sortie de la Maison-Blanche

Donald Trump : ces affaires qui vont le rattraper à la sortie de la Maison-Blanche

ÉTATS-UNIS - Dettes, enquête civile mais aussi pénale... L'avenir du futur ex-président sera placée sous le signe des ennuis avec la justice. Malgré ses dénis à répétition.

Et si c'était l'une des raisons pour lesquelles Donald Trump s'accroche autant à la Maison-Blanche ? Sitôt les clefs données à Joe Biden le 20 janvier prochain, le président sortant redeviendra un justiciable comme un autre. Et il pourrait vite être rattrapé par ses ennuis judiciaires.

À New York, il est en effet visé par deux enquêtes qui pourraient chacune lui valoir des poursuites. La première, pénale et donc potentiellement synonyme de prison, est initiée par le procureur de Manhattan. Cyrus Vance recherche en effet de possibles faits de fraude fiscale, d'arnaque à l'assurance et manipulations comptables. Raison pour laquelle il souhaite obtenir de la part du camp Trump huit années de déclarations de revenus, couvrant la période de 2011 à 2018.

Toute l'info sur

Élection américaine : Trump vs Biden, la folle campagne

"Le roi de la dette"

Problème : Donald Trump, rompant avec une longue tradition présidentielle, a toujours refusé de publier ses déclarations de revenus. Il a d'ailleurs saisi une première fois la justice pour empêcher la communication de ces documents, au motif que, selon lui, il bénéficiait d'une immunité présidentielle jusqu'à la fin de son mandat. Mais il a été débouté par trois fois, la dernière par la Cour suprême. 

Lire aussi

Une fois la parenthèse présidentielle refermée, l'affaire pourrait néanmoins s'accélérer. Surtout que le New York Times a révélé il y a peu que le président, bien que milliardaire, n'a payé que 750 dollars d'impôts fédéraux respectivement en 2016 et 2017. Le président a qualifié ces conclusions d'"informations bidon" et assuré avoir payé "des millions de dollars" d'impôts.

La seconde affaire, civile, a été lancée par la procureure de l'État de New York Letitia James et cherche à déterminer si la Trump Organization a menti sur la taille de ses actifs pour obtenir des prêts et des avantages fiscaux. La procureure a ouvert cette enquête en 2019, après que l'ex-avocat personnel de Donald Trump, Michael Cohen - condamné depuis - eut témoigné devant le Congrès américain que le magnat avait surévalué ou sous-évalué certains de ses biens immobiliers pour obtenir prêts ou réductions d'impôts. 

L'enquête est bien avancée : le 5 octobre, le patron de la holding – qui n'est autre qu’Eric Trump, le fils du président – a témoigné, dénonçant "une perpétuelle vendetta politique".

En vidéo

L'épidémie galope aux Etats-Unis, Donald Trump toujours dans le déni

Autre souci en vue pour le magnat de l'immobilier : ses finances. Si sa fortune a été estimée en septembre à 2,5 milliards de dollars par le magazine Forbes, il a perdu 600 millions de dollars en un an. En outre, celui qui se surnommait durant sa campagne électorale de 2016 "le roi de la dette" fait face à une avalanche de chèques à régler. 

Ses prêts et autres dettes personnelles atteignent 421 millions de dollars, selon le New York Times, qui évoque également un prêt immobilier de 100 millions de dollars à rembourser avant 2022.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

EXCLUSIF - "J'ai vu la mort arriver" : Romain Grosjean raconte son effroyable accident

EN DIRECT - Ski à l’étranger à Noël : Castex envisage des contrôles aléatoires et un "isolement de 7 jours"

Allemagne : une voiture percute des passants dans une zone piétonne, cinq morts et plusieurs blessés

Roumanie : un mystérieux monolithe métallique découvert, semblable à celui trouvé dans l'Utah

"Il faut rembourser la dette" : Bruno Le Maire esquisse la fin du "quoi qu'il en coûte"

Lire et commenter