Donald Trump, clown et Calimero du premier débat républicain

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FLORILÈGE - Les 17 candidats aux primaires républicaines pour la Maison Blanche se sont affrontés, jeudi 6 août au soir à Cleveland, lors de deux débats télévisés, première joute de la campagne 2016. Une épreuve inédite pour le milliardaire Donald Trump qui a livré un festival de déclarations chocs.

Jeudi soir, la chaîne conservatrice Fox News accueillait le premier des débats des candidats à l'investiture républicaine. Excessif, comique, provocateur, le milliardaire américain, en tête des sondages, aura donné le pire et le meilleur de lui-même pour ce premier débat de la saison électorale, ses adversaires peinant à imposer le sérieux.

Sa candidature
Au centre de la scène de l'arène de basket de Cleveland, entouré de neuf rivaux loin derrière lui dans les sondages, le magnat de l'immobilier a donné le ton en expliquant ne pas exclure de se présenter à la présidentielle de novembre 2016 en indépendant s'il perdait les primaires – le seul des dix à ne pas s'interdire cette option, qui bénéficierait à coup sûr au candidat ou à la candidate démocrate. "Je ne ferai pas cette promesse à ce stade", a-t-il dit. La déclaration a déclenché les huées des milliers de militants républicains assis dans la salle, et l'attaque immédiate du sénateur Rand Paul.

Hillary Clinton
L'homme d'affaires a fait rire, voire rire jaune, en rappelant qu'il avait autrefois "donné beaucoup d'argent à la plupart des gens sur cette scène", pour acheter leurs faveurs. Même à Hillary Clinton. "Pourquoi ?" lui ont demandé les journalistes de la chaîne Fox News, qui organisait le débat : "Quand j'ai besoin de quelque chose d'eux deux ans plus tard, trois ans plus tard, je les appelle, ils sont là pour moi", a-t-il répondu. En contrepartie, il a déclaré qu'il avait ensuite demandé à Hillary Clinton de venir à son mariage, ce qu'elle a fait.

Les femmes
"The Donald" a également été interrogé par la journaliste de Fox News, Megyn Kelly, sur ses commentaires sur les femmes, qu’il n'a pas hésité par le passé à qualifier de "grosses truies" ou "chiennes" et de "fainéantes". Donald Trump a écarté la question comme relevant du "politiquement correct" et accusé Megyn Kelly de mal le traiter, suscitant de nouvelles huées dans les rangs du public.

L'immigration
L'homme d'affaires est reparti à l'offensive contre les immigrés traversant illégalement la frontière sud des Etats-Unis. Selon lui, la solution face à l'immigration clandestine est la construction d'un mur. "Nous avons besoin de construire un mur, et il faut le construire rapidement. Et ça ne me dérange pas que ce mur ait une grande et large porte pour que les personnes puissent rentrer dans ce pays légalement", a-t-il avancé.
 

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