Donald Trump félicite l'Union européenne de ne pas s'être divisée après le Brexit

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POINTS DE VUE - En janvier, Donald Trump prédisait que d'autres pays quitteraient l'Union européenne après le Brexit. Dimanche, il a finalement félicité ses membres de ne pas s'être divisés.

Donald Trump aurait-il changé d'avis concernant l'avenir de l'Union européenne ? Dans une interview accordée au Financial Times, le président américain a félicité l'Union européenne de ne pas s'être désunie après la décision des Britanniques de quitter l'UE. "J'aurais pensé, quand cela s'est produit, que d'autres (pays) suivraient, mais je pense vraiment que l'UE est en train de se ressaisir", a-t-il déclaré.


Selon lui, le bloc européen a réalisé "un très bon travail afin de se rassembler" après le Brexit. Il a souligné "un esprit différent" qui vise à "rester uni", explique-t-il au journal


Ce qui détonne avec ses propos tenus à peine deux mois plus tôt dans les quotidiens allemand Bild et britannique The Times, où il prédisait une désintégration de l'UE. A l'époque, François Hollande avait réagi indiquant que l'UE n'avait "pas besoin de conseils extérieurs pour lui dire ce qu'elle a à faire". "Nous, les Européens, avons notre destin dans nos mains", avait pour sa part répliqué la chancelière Angela Merkel.

Le Brexit sera une "excellente chose pour le Royaume-Uni et une très, très bonne chose aussi pour l'UE"

Dans son entretien au Financial Times, il considère malgré tout que le Brexit sera une "excellente chose pour le Royaume-Uni et une très, très bonne chose aussi pour l'EU".


Mercredi, dès le déclenchement officiel de la sortie de l'Union, le porte-parole de Donald Trump, Sean Spicer avait réagi déclarant que "quel que soit l'avenir de la relation entre le Royaume-Uni et l'UE, nous voulons que le Royaume-Uni reste un leader fort en Europe (...) et dans le monde".

Face aux multiples commentaires pro-Brexit en provenance de Washington, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne avait indiqué jeudi, sous forme plaisanterie, qu'il était prêt à encourager l'Ohio ou le Texas à sortir des Etats-Unis si le président américain continuait à manifester sa réjouissance concernant la sortie des Britanniques de l'Union européenne.

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