Des fosses d'alligators et de serpents pour protéger la frontière des Etats-Unis avec le Mexique ?

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À LA LOUPE – Affirmation étonnante de la presse américaine : Donald Trump aurait envisagé de protéger la frontière américaine avec le Mexique avec l'aide de serpents et d'alligators. Le président dénonce une 'fake news'.

Construire un mur le long d'une partie des 3.000 kilomètres de frontière mexicaine ne serait pas suffisant pour Donald Trump ? D'après le quotidien américain The New York Times, le président souhaiterait le renfort de serpents et d'alligators pour protéger davantage les points de passage, mais aussi des tirs dans les jambes des migrants ou l'installation de pics. Des idées très sulfureuses et immédiatement démenties par le principal intéressé. 

Piqué au vif, le président a réagi sur son compte Twitter. "Maintenant la presse veut faire croire que je voulais des fosses remplies d'alligators et de serpents, avec une clôture électrifiée et des pics à son sommet le long de la frontière sud. Je suis peut-être dur envers la sécurité frontalière, mais pas si dur." 

Que disent les confirmations du New York Times ?

Si l'article du New York Times a été publié le 1er octobre, les deux journalistes auteurs assurent révéler des propos tenus par Donald Trump lors de réunions à la Maison Blanche de mars dernier. A cette époque, le président souhaitait fermer la frontière le plus rapidement possible. C'est dans le cadre de discussions qu'il aurait envisagé - d'après le New York Times - les solutions des plus farfelues aux plus cruelles. 

"En privé, le président avait souvent parlé de fortifier un mur de frontière avec une tranchée remplie d’eau, remplie de serpents ou d’alligators." Mais ce n'est pas tout, Donald Trump aurait aussi envisagé des stratagèmes plutôt morbides. "Il voulait que le mur soit électrifié, avec des pointes sur le dessus qui pourraient percer la chair humaine. Après avoir suggéré publiquement que les soldats abattent des migrants s'ils jetaient des pierres, le président s'est retiré lorsque ses collaborateurs lui ont annoncé que c'était illégal." 

Des propos évidemment invérifiables, pourtant repris par de nombreux titres de presse. Surpris par l'emballement suscité, Donald Trump termine son Tweet par une nouvelle attaque envers le New York Times, journal régulièrement hostile à la politique du président républicain. "La presse est devenue folle. Fake news !" 

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Pour rappel, l'édification d'un mur sur la totalité de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique fût l'une des principale promesse de campagne de Donald Trump. Au printemps, le Pentagone a finalement débloqué 1 milliard de dollars pour poursuivre la construction d'une portion de 91 km de long, grâce à une loi fédérale de lutte contre le trafic de drogue. 

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