Trump juge la relation avec la Russie "au plus bas de tous les temps"

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FROID - Après une rencontre glaciale à Moscou entre les chefs des diplomaties russes et américaines mercredi, le président américain Donald Trump a plaidé mercredi pour un réchauffement des relations "au plus bas" entre les deux pays.

Sans détour, Donald Trump a reconnu qu'à l'heure actuelle, les Etats-Unis et la Russie ne "s'entendent pas du tout". Une déclaration qui fait suite à une rencontre glaciale à Moscou entre les chefs des diplomaties des deux puissances nucléaires, dont les relations sont selon lui "au plus bas". "Ce serait merveilleux (...) si l'Otan et notre pays pouvaient s'entendre avec la Russie", a lancé Trump mercredi lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche avec le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg.

Mais alors que le candidat Trump avait fait d'un rapprochement avec son homologue russe Vladimir Poutine l'un des axes priincipaux de sa campagne, il apparaît plus que jamais comme une lubie aujourd'hui. Le président américain allant jusqu'à évoquer une  "relation peut-être au plus bas (niveau) de tous les temps". Trump ayant il est vrai vu 24 heures plus tôt, son secrétaire d'Etat Rex Tillerson rencontrer dans une ambiance glaciale, le président Poutine et son ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une visite très tendue à Moscou.

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Syrie : rencontre diplomatique entre la Russie et les Etats-Unis sur fond de tensions

Assad est un animalDonald Trump

Une rencontre américano-russe qui a vu les deux ancens rivaux de la Guerre froide étaler leurs divergeances d'opinion sur la Syrie et une forme de statu quo. Rex Tillerson, ex-PDG d'ExxonMobil et qui avait été décoré par Vladimir Poutine en 2013, a regretté le "faible niveau de confiance" qui prévaut entre les deux pays. "Les deux plus grandes puissances nucléaires ne peuvent pas avoir ce genre de relations", a-t-il souligné, lors d'une longue conférence de presse avec M. Lavrov, où les deux hommes se sont quasiment ignorés. 


Si le secrétaire d'Etat a plaidé pour "lutte implacable contre le terrorisme", les Etats-Unis et la Russie conservent une posture diamétralement opposée concernant la Syrie. Tant sur la responsabilité du régime dans l'attaque du 4 avril sur la localité syrienne de Khan Cheikhoun (87 morts, dont 31 enfants), que sur le sort du président Assad. Ainsi, déterminé à "mettre fin à cette guerre civile brutale  (et) vaincre les terroristes", Trump a estimé au sujet de son homologue syrien  que "quand on balance du gaz, des bombes ou des barils d'explosifs (...) au milieu d'un groupe de gens (...) on est un animal", dans une interview à la télévision Fox Business diffusée mercredi matin.

Nouveau veto russe contre toute action de l'ONU

"Des jeunes enfants qui meurent. Des bébés qui meurent. Des pères qui tiennent leurs enfants morts dans leurs bras. Des enfants morts. Il n'y a pas pire à voir et ça ne devrait pas être permis. C'est un boucher. C'est un boucher. C'est pourquoi nous devions faire quelque chose à cet égard", a tonné M. Trump à propos du dirigeant syrien. Pour rappel, Donald Trump avait paru ébranlé la semaine dernière au lendemain de l'attaque chimique présumée. Mercredi, il a même jugé "possible" que la Russie, alliée de la Syrie, ait été au courant de ce raid.


Dans le même temps à New York,  la Russie opposait son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité présenté par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni et réclamant une enquête sur l'attaque. Depuis le début de la guerre en 2011, il s'agit du 8e veto que Moscou formule à l'ONU contre toute action envers son allié syrien.

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