Donald Trump lâche Scott Pruitt, le ministre de l'Environnement miné par les scandales

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POLITIQUE - Pendant des mois, le président américain est resté sourd aux appels à se séparer de cet homme devenu encombrant. Le président américain aura finalement ajouté son nom à la longue liste des "personnes virées" depuis le début de son mandat.

Donald Trump a annoncé, jeudi, le départ de Scott Pruitt, ministre de l'Environnement. Cette décision intervient alors qu'il est englué dans une impressionnante cascade de scandales liés à son train de vie et à son utilisation des fonds publics.


Pendant des mois, le président américain est resté sourd aux appels à se séparer de cet homme politique devenu encombrant. Brique par brique, ce farouche partisan du retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, s'est employé, à la demande expresse de Donald Trump, de détruire le bilan environnemental de Barack Obama, sabrant une à une les réglementations.

"J'ai accepté la démission de Scott Pruitt"

Mais au fil des révélations quasi-quotidiennes, la situation était devenue intenable et la Maison Blanche avait ouvertement exprimé son exaspération ces derniers jours. "J'ai accepté la démission de Scott Pruitt de son poste de dirigeant de l'Agence de protection de l'environnement (EPA)", a indiqué Donald Trump dans un tweet qui ne donne aucune indication sur les raisons de son départ et ne mentionne à aucun moment les affaires visant cet ancien procureur général de l'Oklahoma.

De multiples enquêtes ont été officiellement lancées depuis des mois par l'inspecteur général de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), par deux offices fédéraux indépendants, ainsi que par la Chambre des représentants.


Tout a commencé par des dépenses de voyages excessives, en première classe ou dans des avions affrétés aux frais du contribuable, contrairement aux règles gouvernementales. Puis on a découvert le nombre pléthorique de gardes du corps accompagnant l'administrateur, 24 heures sur 24, même à l'étranger, pour un coût presque doublé par rapport à ses prédécesseurs.

Des membres de son cabinet utilisés pour des tâches personnelles

Scott Pruitt a aussi fait installer une cabine téléphonique sécurisée dans ses bureaux de Washington, pour 43.000 dollars - une somme jugée excessive. Pour ses dépenses personnelles, l'homme était semble-t-il plus regardant. Il a ainsi obtenu, par des amis lobbyistes, de pouvoir louer un grand appartement à Washington 50 dollars la nuit, seulement quand il dormait dans la capitale - un prix défiant toute concurrence.


Ce faisant, il utilisait certains membres de son cabinet pour des tâches personnelles, comme de véritables assistants personnels, chargés de lui trouver un autre appartement à louer, de lui dénicher des billets pour un match, ou d'aider sa femme à trouver un emploi. Au-delà de ces affaires qui ont défrayé les chroniques, ce sont ses prises de positions politiques qui en avaient fait l'ennemi juré des organisations environnementales.

Lorsqu'il était "Attorney General" de l'Oklahoma, Scott Pruitt avait ferraillé devant les tribunaux contre l'administration Obama, main dans la main avec l'industrie pétrolière dont il était de facto l'un des lobbyistes les plus efficaces.

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