Donald Trump : pourquoi l'Amérique adore le détester

Donald Trump : pourquoi l'Amérique adore le détester

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CAUCUS - Le magnat de l'immobilier, qui se présente en favori à la première primaire de l'Iowa ce lundi 1er février, aura fait la course en tête durant toute la campagne. Une ascension surprenante pour un candidat habitué aux polémiques en tous genres. La preuve par cinq.

Sa candidature devait être un feu de paille. Las, plusieurs mois après son lancement dans la course à l’investiture républicaine, Donald Trump continue de faire cavalier seul. Parmi les candidats encore en lice, l’homme qui valait 4 milliards de dollars est en effet en tête des sondages : selon les derniers chiffres, il devance toujours le sénateur texan Ted Cruz. Une ascension faite à coup de grosses polémiques et de petites phrases, comme en témoignent les morceaux choisis suivants.

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 Le racisme
Dès l'annonce de sa candidature, Donald Trump a stigmatisé les immigrés illégaux arrivant du Mexique, estimant que certains"sont des gens biens" mais que"la plupart sont des criminels et des violeurs." Les communautés noire ou juive ne sont pas en reste, comme en témoigne cette anecdote rapportée par un ancien associé dans un livre : "Des Noirs qui comptent mon argent ? Je déteste ça. Les seules personnes que je veux voir compter mon argent sont des petits hommes portant la kippa tous les jours."

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 La misogynie
Jamais avare d’un commentaire salace sur Twitter, Donald Trump s’en est déjà pris à Hillary Clinton : "Comment peut-elle satisfaire son pays si elle ne satisfait pas son mari ?". Même tonalité à l’égard de la patronne du Huffington Post, Arian na Huffington : "Elle est laide, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je comprends tout à fait que son ex-mari l’ait quittée pour un homme : il a pris la bonne décision."

 La méchanceté gratuite
En 2008, le candidat républicain John McCain s’incline face à Barack Obama. Est-ce la raison pour laquelle Donal Trump osera s’en prendre à ce vétéran du Vietnam ? "Il n’est pas un héros. Il est un héros de guerre parce qu’il a été capturé. J’aime les gens qui n’ont pas été capturés." Plus récemment, c’est au tour de  Rick Perry, ex-gouverneur du Texas, de faire les frais du milliardaire : "Il met des lunettes pour faire croire qu’il est intelligent, mais ça ne marche pas."

 L’art du raccourci
Simple manque de culture ou bêtise profonde ? Donald Trump se fait régulièrement épingler durant ses interviews pour son incapacité à répondre à des questions évidentes quand on postule au poste de patron de la plus grande puissance du monde. Dernier exemple en date vendredi, sur une radio américaine : questionné sur l'importance de connaître la différence entre le Hamas et le Hezbollah, deux groupes qui menacent Israël, il a répondu : "Ce le sera quand ce sera approprié". L’an passé, il soutient mordicus que les vaccins sont responsables de l’autisme : "Plus d’injections massives. Les petits enfants ne sont pas des chevaux."

 Un ego surdimensionné
"Le festival du narcissisme de Donal Trump". En juin dernier, le Washington Post s’est amusé à compiler les citations auto promotionnelles du candidat. Garanties sans trucages : "Je ferais le meilleur président des Etats-Unis jamais créé par Dieu", "Personne ne serait aussi efficace contre Daech que moi. Personne", "Je donne beaucoup d’argent à des œuvres caritatives et d’autres associations. Au fond, je pense être une bonne personne." Rien que ça.

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