Donald Trump très critiqué pour sa gestion du coronavirus

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Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

EPIDEMIE - Le président américain est critiqué pour sa gestion, lui qui refuse pour l'instant de confiner l'ensemble du pays.

"La vérité, que les New-Yorkais et tous les Américains méritent d'entendre, c'est que cela ne va faire qu'empirer." Bill de Blasio a tiré à boulets rouges sur Donald Trump, le maire de la capitale économique du pays reprochant au président sa gestion de la crise sanitaire. Une crise contre laquelle le chef de l'Etat peine à trouver la parade, multipliant les critiques acerbes à son égard.

"Si le président n'agit pas, des personnes qui auraient pu vivre vont mourir"

Il faut dire que, depuis plusieurs semaines, Donald Trump souffle le chaud et le froid, oscillant entre le doute sur la dangerosité du virus – une simple grippe saisonnière selon lui –  et rejetant la faute sur la Chine. Au-delà des déclarations sur le "virus chinois", qui rappellent sa stigmatisation des immigrés mexicains lors de la campagne 2016, ce sont les ratés dans la mise au point et la distribution des kits de dépistage qui ont fait bondir ses opposants et les experts.

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"Nous sommes franchement à dix jours d'une pénurie généralisée de respirateurs, de masques chirurgicaux, les choses nécessaires pour qu'un hôpital puisse continuer à fonctionner", a ainsi prévenu Bill de Blasio sur CNN. Il a regretté que le président "ne bouge pas le petit doigt pour aider sa ville natale". "Je ne peux pas être plus clair. Si le président n'agit pas, des personnes qui auraient pu vivre vont mourir", a-t-il insisté.

Un président "en temps de guerre"

La fronde ne concerne pas seulement New York : le gouverneur de Californie Gavin Newsom, excédé devant la lenteur de Washington à prendre la mesure de la crise à venir, a placé la totalité du Golden State en confinement depuis vendredi. Il n'est pas le seul : l'Illinois, le New Jersey et le Connecticut ont décidé d'en faire autant, de même que la Pennsylvanie et le Nevada. Le mouvement a pris de vitesse le président Trump, qui a écarté vendredi une mise à l'arrêt de tout le pays. "Je ne pense pas que nous jugerons cela nécessaire un jour", a-t-il dit. Et d'ajouter : "Cela a été fait en Californie, cela a été fait à New York, ce sont deux points chauds (...) Mais si vous allez dans le Midwest ou ailleurs, ils regardent tout cela à la télévision et n'ont pas les mêmes problèmes", a-t-il ajouté.

Lassés par les atermoiements de leur président, une majorité d'Américains portent désormais un regard acerbe sur sa gestion des événements : la semaine dernière, un sondage NPR/PBS/Marist indiquait que 60% d'entre eux avaient pas ou peu confiance dans ses déclarations sur la crise. Touché par cette mauvaise presse, l'ancien homme d'affaires a fait volte-face. Il a annoncé un plan massif d'aide à l'économie de 1.000 milliards de dollars et s'est présenté mercredi comme un président "en temps de guerre" face à un "ennemi invisible".

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