Espagne : un triple féminicide suscite l'émotion en Espagne

International

SOCIÉTÉ - Un triple meurtre commis lundi par un homme, qui a tué sa femme, sa belle-sœur et sa belle-mère devant ses enfants de 4 et 7 ans, a provoqué une forte émotion en Espagne.

Le triple meurtre commis lundi par un homme, qui a tué sa femme, sa belle-sœur et sa belle-mère devant ses enfants de 4 et 7 ans, a provoqué une forte émotion en Espagne. Un pays pourtant à la pointe sur la lutte contre les violences conjugales. Ce triple féminicide a eu lieu à Valga, en Galice (nord-ouest). L'homme de 44 ans, en instance de divorce, a tué avec une arme à feu sa femme de 39 ans, qui s'apprêtait à amener les enfants à l'école, avant de tuer la sœur et la mère de celle-ci, a appris l'AFP auprès de la préfecture de Galice. 

Ces trois meurtres "ont été commis devant" les enfants du couple, a précisé à la presse Javier Losada, représentant de l'Etat en Galice, précisant que l'homme avait pris la fuite avant de se rendre. Aucune plainte n'avait été par le passé déposée à son encontre par sa femme.

Lire aussi

"Nous ne nous arrêterons pas avant d'avoir mis fin au machisme criminel qui massacre des femmes"

Ce triple meurtre a provoqué une avalanche de condamnations, en particulier de la part de la classe politique. "Terrible. Trois femmes d'une même famille assassinées (...) victimes de  la violence de genre. (...) Nous ne nous arrêterons pas avant d'avoir mis fin au machisme criminel qui massacre des femmes", a dénoncé sur Twitter le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez.

En incluant la femme tuée lundi (mais pas sa soeur et sa mère), 41 femmes ont été tuées cette année en Espagne par leur conjoint ou ex-conjoint, selon le gouvernement. Sur l'ensemble de 2018, elles ont été 48. Un revers en Espagne, où la lutte contre les violences conjugales est une cause nationale depuis l'adoption d'une loi contre la violence de genre en 2004. Le gouvernement a ainsi débloqué cette année un budget de 220 millions d’euros, soit presque trois fois le budget de la France à cette cause. L’État prévoit entre autres des aides financières pour que les femmes menacées puissent déménager, et une pension est versée aux orphelins de la violence domestique.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter