Plus de 110 migrants portés disparus après un naufrage en Méditerranée

International

NAUFRAGE- Plus de 110 migrants sont portés disparus au large de la Libye, après le naufrage de leur bateau ce jeudi 25 juillet. La "pire tragédie" de l'année en mer Méditerranée, selon l'Organisation des Nations Unies.

L'Organisation des Nations Unis (ONU) a qualifié ce naufrage de "pire tragédie en Méditerranée" de l'année. Plus de 110 migrants sont portés disparus au large de la Libye ce jeudi 25 juillet, après que leur bateau a coulé au large de la ville de Khoms (ouest de la Libye). D'après l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), une centaine d'autres occupants du bateau ont été secourus et doivent être placés dans des centres de détention libyens. 

S'agissant du nombre de personnes présentes à bord de l'embarcation, les versions divergent entre l'OIM et la marine libyenne. Safa Msehli, chargée de communication au bureau de l’OIM en Libye, a déclaré à l'AFP que 145 migrants avaient été secourus, et ramenés à Khoms, et que 150 étaient encore à bord pendant le naufrage. Le général Ayoub Kacem, lui, a parlé de 134 migrants sauvés et de 115 disparus en mer.

"La reprise des opérations de sauvetage en mer, la fin de la détention des réfugiés et des migrants en Libye, la multiplication des voies de sortie sûres hors de la Libye sont nécessaires maintenant", a martelé le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés Filippo Grandi. Avant ce naufrage, le HCR et l'OIM avaient fait état d'au moins 426 personnes mortes en tentant de traverser la Méditerranée depuis le début de l'année.

Les migrants secourus ce 25 juillet étaient majoritairement de nationalité érythréenne. "Nous attendons du ministère de l’Intérieur et, précisément de l’Organe de lutte contre l’immigration clandestine, qu’ils les prennent en charge", a indiqué le général Ayoub Kacem dans un communiqué. Selon des chiffres de l'OIM, au moins 5.200 personnes migrantes sont actuellement détenus dans des centres en Libye. Ces derniers mois, des ONG ont dénoncé leurs conditions de détention, conséquence selon elles de la politique migratoire de l'Union européenne conclue avec la Libye.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter