Ebola : voyager vers les Etats-Unis va-t-il être plus compliqué ?

Ebola : voyager vers les Etats-Unis va-t-il être plus compliqué ?

ÉPIDÉMIE - Barack Obama a annoncé que de nouvelles mesures de contrôle allaient être prises dans les aéroports américains pour limiter le risque que des malades d'Ebola entrent aux Etats-Unis. Les voyageurs en provenance des pays touchés par le virus pourraient notamment être soumis à des prises de température à leur arrivée.

Les Etats-Unis s'apprêtent à nouveau à renforcer le dispositif de contrôle dans leurs aéroports . Mais cette fois, ce n'est pas pour lutter contre le terrorisme : il s'agit de limiter le risque que des personnes infectées par le virus Ebola puissent entrer sur le sol américain. Face aux inquiétudes suscitées par l'identification, il y a une semaine au Texas, du premier malade d'Ebola diagnostiqué hors d'Afrique , Barack Obama avait en effet indiqué lundi, sans autres précisions, que de nouveaux protocoles étaient à l'étude dans les aéroports, à la fois au départ en Afrique de l'Ouest et à l'arrivée aux Etats-Unis. "Dans les prochains jours nous allons annoncer des mesures supplémentaires", a poursuivi mardi le directeur des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) du pays, le docteur Tom Frieden.

Pas d'interdiction des vols en provenance des pays infectés

Quelles pourraient être ces mesures ? Le sénateur de New York Charles Shumer, après s'être entretenu avec Tom Frieden, a assuré qu'elles seraient très "strictes", et que "certaines de (s)es recommandations" allaient être "probablement suivies"." Or, on sait que ce démocrate avait notamment demandé que l'on prenne la température des passagers en provenance des pays où Ebola fait rage à leur arrivée aux Etats-Unis. Il s'était également prononcé pour la création d'une banque de données des passagers venant d'Afrique de l'Ouest, directement ou avec escale, à laquelle tous les hôpitaux américains auraient accès.

En revanche, l'interdiction des vols vers et depuis les pays infectés, comme le demandent certains élus du Congrès, n'est pas à l'ordre du jour. Cela aggraverait la crise sanitaire en réduisant les capacités de ces Etats à lutter contre l'épidémie, a déjà fait valoir Tom Frieden.

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