Echanges de tirs entre la Corée du Nord et la Corée du Sud

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ASIE - Selon une agence sud-coréenne, la Corée du Nord a bombardé jeudi une unité de l'armée sud-coréenne sur la partie occidentale de la frontière qui divise la péninsule. La Corée du Sud a répliqué en tirant des obus par dizaines.

La tension est vive ce jeudi à la frontière entre les deux Corées. Séoul a tiré des dizaines d'obus jeudi en territoire nord-coréen après avoir détecté une roquette tirée à partir de la Corée du Nord par dessus la frontière fortement militarisée qui divise la péninsule, a annoncé le ministère de la Défense. Un échange de tirs qui intervient après une dizaine de jours crispés entre les deux pays.

En début de matinée, les Sud-Coréens ont détecté une roquette tirée à partir du territoire nord-coréen par dessus la partie occidentale de la frontière, a dit un porte-parole. "Elle a atterri de notre côté mais n'a atteint aucune cible militaire", a ajouté le porte-parole. Il n'y a eu ni victimes ni dégâts, selon les premières informations. En représailles, les unités sud-coréennes ont "lancé des dizaines d'obus de 155 mm" en direction de l'endroit d'où "l'armée nord-coréenne avait tiré", a dit le ministère dans un communiqué.

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Guerre de propagande à la frontière

"Nous avons renforcé notre niveau d'alerte et surveillons attentivement les mouvements de l'armée nord-coréenne", ajoute le texte. Un représentant des autorités locales du comté de Yeoncheon, à une soixantaine de kilomètres au nord de Séoul, a précisé que les habitants de plusieurs villages frontaliers avaient reçu l'ordre d'évacuer leur logement et de se mettre aux abris.

Pour comprendre ce regain de crispations entre les deux camps, il faut remonter au 10 août. Ce jour là, deux soldats sud-coréens avaient été mutilés dans l'explosion de mines antipersonnel lors d'une patrouille dans la zone démilitarisée (DMZ) qui s'étale sur deux kilomètres de part et d'autre de la frontière entre les deux Corées. Séoul accuse Pyongyang d'avoir posé ces mines et a ordonné en représailles la reprise de la guerre de propagande à la frontière, avec la remise en service pour la première fois depuis 11 ans de haut-parleurs installés dans le secteur.

Le Nord a démenti avoir joué le moindre rôle dans l'affaire des mines, menaçant de bombarder "sans discrimination" les hauts-parleurs si les messages de propagande diffusé à plein volume ne cessaient pas sur le champ. Dont acte ce jeudi : en marge de l'échange d'obus, des militaires nord-coréens auraient tiré sur un haut-parleur placé du côté sud de la frontière.

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