Égypte : l'ONU demande une enquête "indépendante" après la mort en plein procès de l'ex-président Mohamed Morsi

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DÉCÈS - En détention depuis 2013, l'ancien président égyptien Mohamed Morsi est mort lundi après s'être effondré lors d'une audience au tribunal. Il a été enterré discrètement et sous haute sécurité mardi au Caire. L'ONU demande une enquête "indépendante" sur les causes de son décès.

L'ancien président égyptien issu des Frères musulmans Mohamed Morsi est mort ce lundi après une audition au tribunal au Caire, ont annoncé des sources sécuritaire et judiciaire. Selon ces mêmes sources, l'ancien président en détention depuis 2013, a parlé ce lundi devant un tribunal avant de s'effondrer, puis d'être emmené à l'hôpital où il est décédé.


"Il a parlé devant le juge pendant 20 minutes puis il s'est s'est évanoui. On l'a vite emmené à l'hôpital où il est mort plus tard", a indiqué la source judiciaire.

Emprisonné depuis près de six ans

Le chef d'Etat turc Recep Tayyip Erdogan a rendu hommage au "martyr" Mohamed Morsi, dont il était l'un des principaux soutiens. "Que Dieu accorde à notre martyr, notre frère Morsi, sa  miséricorde", a déclaré Erdogan à un groupe de journalistes, avant de participer, mardi à une prière funéraire. Des milliers de personnes ont également assisté à une prière en hommage à Mohamed Morsi à Istanbul.


Mohamed Morsi, 67 ans, fut le premier président égyptien élu démocratiquement, pour une courte mandature entre 2012 et 2013, avant d'être écarté par l'armée. Le leader islamiste était emprisonné depuis sa destitution par l'armée à l'été 2013. Il avait été jugé par la suite dans plusieurs affaires dont un dossier d'espionnage pour l'Iran, le Qatar et des groupes militants comme le Hamas à Gaza. Il a également été accusé de fomenter des actes de terrorisme. 

L'ONU demande une enquête

Mohamed Morsi a été enterré mardi au Caire en toute discrétion et sous haute surveillance. Des organisations de défense des droits humains ont réclamé une enquête sur sa mort.


Le bureau des droits de l'Homme de l'ONU a également demandé une enquête mardi. "Toute mort soudaine en prison doit être suivie d'une enquête rapide, impartiale, minutieuse et transparente menée par un organe indépendant afin de faire la lumière sur la cause du décès", a fait valoir Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'Homme. 

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