80% des Américains reconnaissent Joe Biden comme gagnant de l'élection

"Ça ne servira pas son héritage" : Biden relativise l'impact de la mauvaise volonté de Trump

SONDAGE - Pendant que le clan Trump multiplie les recours en justice contre le résultat de l'élection, un sondage Ipsos pour l'agence Reuters indique qu'une majorité des Américains reconnaissaient le démocrate comme gagnant de l'élection.

C'est désormais sûr, Donald Trump ne lâchera rien. Son entourage l'affirme : l'élection n'est pas terminée et le candidat républicain, contestera jusqu'au bout le résultat de l'élection présidentielle qui donne Joe Biden gagnant. Alors les procès se multiplient, par exemple à Detroit (Michigan), tout comme les accusations infondées de tricherie. Lesquelles ne rencontrent pas davantage de succès.

Et du côté des électeurs, qu'en dit-on ? Les manifestations auxquelles appellent le clan républicain rencontrent-elles un écho ? Un sondage Ipsos pour Reuters indique que non. Toutes tendances politiques confondues, 80% des persnnes interrogées, dont la moitié se disent républicains, reconnaissent Joe Biden comme Président élu, indiquait l'agence de presse mardi 10 novembre.

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6 républicains sur 10 reconnaissent la victoire de Biden

Dans le détail, pour environ six républicains sur dix et l'immense majorité de démocrates, Joe Biden est bien le vainqueur. 13% jugent que l'élection n'a pas encore été décidée, 3% estiment que Trump a gagné et 5% affirment ne pas savoir. Le sondage montre également que 72% des électeurs interrogés estiment que le perdant de l'élection doit admettre sa défaite, et 60% pensent qu'il y aura une transition pacifique du pouvoir lorsque le mandat de Trump prendra fin en janvier prochain. 

Reste que si les sondés se veulent plutôt optimiste quant à la transition, ce n'est pas tout à fait l'avis de Mike Pompeo. Interrogé à Washington sur les mesures prises par le département d'Etat pour favoriser la transition avec les équipes du président élu, le chef de la diplomatie américaine a refusé de reconnaître la défaite du sortant républicain. "Il y aura une transition en douceur vers une seconde administration Trump", a lâché d'un ton neutre le plus fidèle des ministres trumpistes, avant d'esquisser un sourire.

Des recours qui ont toutefois peu de chances d'aboutir

Ce lundi, le ministre américain de la Justice Bill Barr a donné son feu vert à l'ouverture d'enquêtes sur d'éventuelles irrégularités. Bill Barr, autre membre loyal de l'administration sortante, a souligné que cette autorisation, adressée aux procureurs fédéraux du pays, n'indiquait pas que le ministère de la Justice avait des preuves de l'existence de véritables situations de fraudes. "Je vous autorise à enquêter sur des allégations substantielles d'irrégularités concernant les votes ou le comptage de bulletins avant la certification des élections dans vos juridictions, dans certains cas", a-t-il écrit dans sa lettre. 

"De telles enquêtes peuvent être menées s'il existe des allégations claires et potentiellement crédibles d'irrégularités qui, si elles étaient avérées, pourraient potentiellement avoir un impact sur le résultat d'une élection fédérale dans un Etat", ajoute-t-il. "Si les allégations sérieuses doivent être traitées avec beaucoup de soin, les réclamations spéculatives, fantaisistes ou farfelues ne doivent pas servir de base à l'ouverture d'enquêtes fédérales", a prévenu le ministre de la Justice.

A la suite de l'ordre de Bill Barr, le responsable du service en charge des crimes électoraux, qui supervise les enquêtes pour fraude, a annoncé sa démission, selon plusieurs médias nationaux. Richard Pilger a expliqué sa décision dans un mail envoyé à son équipe, expliquant que, "après avoir étudié les nouvelles règles et leurs ramifications, je dois malheureusement démissionner de mon poste", selon le New York Times. Les efforts du camp Donald Trump ont peu de chance d'aboutir, de nombreux responsables locaux ayant mis la campagne au défi de fournir des preuves des allégations de fraude. 

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