Fiasco technique et vote inattendu : ce qu'il faut retenir de la primaire dans l'Iowa

Fiasco technique et vote inattendu : ce qu'il faut retenir de la primaire dans l'Iowa
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ETATS UNIS - Fiasco technique, percée d'un petit candidat et critique acerbe de Donald Trump : la primaire démocrate dans l'Iowa, qui a lancé lundi la campagne interne du parti, a réservé son lot de surprises.

La saison des primaires démocrates est officiellement lancée. L'Iowa, ce petit Etat du Midwest américain, a voté lundi soir pour élire celui ou celle qui, selon les électeurs démocrates, devrait représenter le parti face à Donald Trump, à l'automne prochain. Mais le scrutin a viré au fiasco, faute de résultats officiels avant ce mardi soir. Bien qu'encore partiels puisque basés sur seulement 62% des bureaux de vote, ces derniers ont placé l'outsider Pete Buttigieg en tête devant le sénateur Bernie Sanders, qui avait revendiqué la victoire la veille. LCI revient sur une soirée mouvementée.

La victoire surprise de Pete Buttigieg

Une victoire "stupéfiante" : c'est la conclusion que tire Pete Buttigieg de cette première soirée électorale. "Nous avons démontré que notre message et notre organisation étaient gagnants", lançait dès lundi le jeune candidat depuis le New Hampshire, où aura lieu la deuxième étape des primaires le 11 février.

Avec 26,9% des voix, Pete Buttigieg vient faire mentir les derniers sondages : ceux-ci donnaient gagnant Bernie Sanders, suivi de l'ancien vice-président Joe Biden. "Cette campagne a commencé il y a un an avec quatre permanents, pas un nom connu, pas d'argent mais une grande idée", a déclaré ce mardi le candidat âgé de 38 ans.

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Cuisant revers pour Biden

Finalement deuxième avec 25,1% des voix selon les résultats partiels, Bernie Sanders croyait tenir sa revanche. Quatre ans avoir manqué pour quelques centaines de voix les "caucus" dans l'Iowa face à Hillary Clinton, le sénateur revendiquait lundi la majorité des votes dans ce petit Etat rural qui lance les primaires depuis les années 1970. Âgé de 78 ans, ce héraut de l'aile gauche affirmait lundi soir avoir engrangé un "très très beau succès", comme le prédisaient les sondages. "Ce jour marque le début de la fin pour Donald Trump", martelait-il alors.

Bernie Sanders pourra toutefois se consoler par le fait qu'il ait devancé sa collègue sénatrice Elizabeth Warren (18,3%), elle aussi marquée à gauche, mais surtout l'ancien vice-président de Barack Obama, Joe Biden, qui essuie un cinglant revers, terminant quatrième à 15,6%.

Un bug qui plombe le lancement de la primaire

Tous les quatre ans, les "caucus" de l'Iowa lance en grande pompe la primaire démocrate, donnant de l'élan aux candidats qui sortent enfin du bois après déjà plusieurs mois de campagne. Mais c'était sans compter sur l'édition 2020, parasitée par un bug : aucun résultat n'a pu être publié lundi soir…

Le parti démocrate de l'Iowa a expliqué mardi dans un communiqué que le problème venait de l'application développée pour que les responsables des 1700 bureaux de vote rapportent les résultats. Le parti affirme qu'il n'existe aucun signe d'intrusion ou de piratage informatique. "Les investigations nous ont permis de confirmer avec certitude que les données sous-jacentes récoltées par l'application sont correctes. (…) Nous avons déterminé que cela était dû à un problème de code dans le système."

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Le président du parti démocrate de l'Etat, Troy Price, a présenté ses excuses pour ce retard "inacceptable". S'il a refusé de donner une heure pour la publication du reste des résultats, il a cependant assuré de la fiabilité des chiffres rapportés, qui ont selon lui été vérifiés par des versions papier. "Nous savons que ces chiffres sont exacts."

Donald Trump lance les hostilités

La primaire ayant débuté par un fiasco, Donald Trump s'est fendu d'un message pour tacler ses adversaires politiques. "Rien ne fonctionne, exactement comme lorsqu'ils dirigeaient le pays", a tweeté mardi matin Donald Trump.

Puis il a ironisé : "Quand les démocrates commenceront-ils à blâmer la RUSSIE, la RUSSIE, la RUSSIE, au lieu de leur propre incompétence ?"

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