Mali : arrestation d'un commando de trois hommes qui "planifiait des attaques ciblées" à Bamako ce week-end

Mali : arrestation d'un commando de trois hommes qui "planifiait des attaques ciblées" à Bamako ce week-end

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MENACE - Trois membres d'un "commando" qui "planifiait des attaques ciblées" ce week-end à Bamako ont été interpellés samedi, à la veille du second tour de l'élection présidentielle au Mali.

Tensions extrêmes pendant les élections... Trois Maliens planifiaient des attaques ciblées à Bamako ce week-end, selon un communiqué de la Sécurité d'Etat qualifiant leur commando de "groupe terroriste". Ces trois hommes étaient déjà les auteurs de "l'attaque ciblée" contre le poste de péage de Sanankoroba, à 30 km de la capitale, dans la nuit du 24 au 25 octobre 2016, au cours de laquelle deux agents du péage et un gardien avaient été tués. 


Selon l'AFP,  c'est au cours de la planification de leurs opérations, dont la nature n'a pas été précisée, que "le chef du commando, Abramane Diallo, alias El Idriss, et deux de ses lieutenants, Yoro Demba Diallo et Ibrahima Diakité", ont été appréhendés par des "éléments de la Sécurité d'Etat".
  

"On ne va pas pour le moment donner trop de détails sur les armes, les munitions, retrouvées ou pas. Mais il est évident qu'en cette période d'élections, il vaut mieux qu'ils soient aux arrêts qu'à l'air libre", a indiqué une source sécuritaire malienne, en précisant que l'arrestation avait eu lieu dans un quartier populaire de la capitale.

Plus de 30 000 militaires déployés dimanche

Plus de huit millions de Maliens sont appelés aux urnes, ce dimanche pour élire leur président lors d'un second tour placé sous haute sécurité dans un pays toujours confronté à la menace djihadiste malgré cinq ans d'interventions militaires internationales.

Les autorités avaient annoncé plus tôt dans la journée que la sécurité serait assurée le jour du scrutin par 36.000 militaires, soit 20% de plus que lors du premier tour. Le 29 juillet, 871 bureaux de vote sur les 23.000 (environ 3%) que compte le pays étaient restés fermés en raison de violences, empêchant près de 250.000 Maliens d'accomplir leur devoir civique, surtout dans le Centre et le Nord, selon les autorités.

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