Élections américaines : que peut-il se passer si Donald Trump ne veut pas partir ?

Élections américaines : que peut-il se passer si Donald Trump ne veut pas partir ?

ÉTATS-UNIS - Donald Trump refuse pour l'heure de reconnaitre sa défaite face à Joe Biden. Et s'accroche au pouvoir, obstinément, laissant présager d'une passation de pouvoir houleuse.

Donald Trump délogé manu militari du pouvoir ? Andrew Bates, un porte-parole de Joe Biden, l'envisage ouvertement. "Les autorités américaines sont parfaitement capables d'expulser les intrus de la Maison Blanche", a en effet menacé il y a une semaine ce membre du staff démocrate. Il faut dire qu'au fil des jours, cette hypothèse ne cesse de prendre de l'épaisseur.

"Nous gagnerons", a encore tweeté le républicain mercredi soir, sûr de lui et des procédures en cours. Des recours en justice ont en effet été introduits dans au moins cinq États-clés, arguant de fraudes ou irrégularités dans le processus électoral. Un recomptage s'annonce en Géorgie - où le scrutin est particulièrement serré - et n'est pas exclu dans le Wisconsin. Seulement voilà : ces démarches n'ont quasiment aucune chance de changer l'issue du scrutin. Et Donald Trump devra, tôt ou tard, quitter le bureau ovale. Reste à savoir sous quelle forme. 

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Vers un "moment nixonien" ?

Si la Constitution américaine est claire sur le calendrier – "les mandats du président et du vice-président prennent fin à midi le 20 janvier, et les mandats de leurs successeurs doivent alors commencer", stipule le 20ᵉ amendement -, rien n'est prévu en cas de refus. Côté jurisprudence en revanche, un cas illustre ce qui attend (peut-être) Donald Trump. À savoir l'exemple de l'un de ses prédécesseurs, Richard Nixon.

En 1973, acculé par l'affaire du Watergate, le président n'avait eu d'autre choix que de démissionner. Une première. Interrogé le 17 octobre par le Boston Globe sur l'éventualité où Donald Trump s'accrocherait au pouvoir, Michael Steele, ancien président du Comité national républicain (2009-2011), avait évoqué ce précédent. Et envisagé "ce moment nixonien où une équipe de l’administration se rendrait à la Maison-Blanche pour déclarer : M. Président, c’est fini."

Toujours auprès du Boston Globe, Michael Steele – qui a participé l'été dernier avec une centaine d'experts au "Transition Integrity Project", consacré au risque d'une transition chaotique – n'a pas exclu le recours aux services de sécurité. "Si l’ancien président s’enchaîne au Bureau ovale ? Eh bien, le nouveau président appellerait des renforts et dirait : "Voulez-vous aller à l’intérieur et le faire sortir s’il vous plaît ?".

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