Algérie : l'élection présidentielle aura lieu le 12 décembre prochain

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VOTE - La date de l'élection présidentielle en Algérie est fixée au 12 décembre 2019, a annoncé dimanche le président par intérim Abdelkader Bensalah, selon le vœu de l'armée qui souhaitait que le scrutin ait lieu avant la fin de l'année.

Le successeur d'Abdelaziz Bouteflika devrait être élu le 12 décembre prochain. C'est à cette date que se tiendra l'élection présidentielle en Algérie, a annoncé dimanche soir le chef de l'Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, dans un discours à "la Nation", retransmis par la télévision publique. "J'ai décidé (...) que la date de l'élection présidentielle sera le jeudi 12 décembre 2019", a déclaré M. Bensalah qui, selon la Constitution du pays, ne peut être candidat.

La date annoncée coïncide avec les délais réclamés par le chef d'état-major de l'armée, Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays depuis la démission forcée du président Abdelaziz Bouteflika le 2 avril. Il s'était récemment dit certain que l'élection se tiendrait rapidement. 

De son côté, le mouvement de contestation inédit qui secoue le pays s'opposait à la tenue rapide d'une présidentielle, n'y voyant qu'un moyen pour le "système" de se maintenir à la tête du pays. Ils demandent le départ des figures au pouvoir, M. Bensalah et le général Gaïd Salah en tête. 

"Le point de départ du processus de renouveau de la Nation"

Abdelkader Bensalah a appelé les Algériens "à contribuer collectivement (...) le 12 décembre prochain, à l'écriture de l'histoire de leur pays et au choix de leur nouveau président". Le chef de l'Etat par intérim a "exhorté" les Algériens à "la mobilisation pour faire de ce rendez-vous le point de départ du processus de renouveau de la Nation".

Cette convocation était "attendue", c'est le général Gaïd Salah qui "décide, l'intervention du chef de l'Etat par intérim n'étant que pure formalité", estime dans une déclaration à l'AFP, l'universitaire algérien Mohamed Hennad. Ce dernier estime que "l'enjeu de cette présidentielle ne pourra pas être celui du passage vers un système démocratique" et que l'ampleur des "marches indique bien que les citoyens n'iront pas voter en masse". 

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La présidentielle pour élire un successeur à M. Bouteflika, initialement prévue le 4 juillet, avait dû être annulée, aucun candidat ne s'étant déclaré, face à l'ampleur de la contestation qui secoue le pays depuis le 22 février.

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