Élections allemandes : qui sont les trois candidats à la succession d’Angela Merkel ?

Élections allemandes : qui sont les trois candidats à la succession d’Angela Merkel ?

PROFILS - Les résultats des élections législatives de dimanche en Allemagne sont encore incertains. Armin Laschet, Olaf Scholz et Annalena Baerbock se disputent le poste très convoité de la Chancellerie.

Dimanche 26 septembre, les Allemands sont appelés aux urnes à l'occasion des élections législatives, qui visent à élire les députés. Au terme de ce scrutin, un nouveau gouvernement fédéral devra se constituer avec à sa tête un nouveau chancelier. Mais le suspense est de taille : à ce poste très convoité, trois personnalités font la course en tête. Voici leur profil et leurs chances de succéder à Angela Merkel, qui aura passé 16 ans au pouvoir.

Armin Laschet, le successeur naturel de Merkel

Issu du même parti que la chancelière, le parti chrétien-démocrate (CDU), Armin Laschet fut pendant de longs mois le favori de cette élection. Ainsi, les premiers sondages donnaient la CDU devant les sociaux-démocrates (SPD) et les écologistes. Mais après sa désignation comme candidat officiel du parti en avril dernier, la campagne de l'actuel président de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie est devenue plus laborieuse, voire complètement "ratée", selon un éditorial du magazine Der Spiegel

Parmi les frasques du candidat conservateur de 60 ans, les Allemands retiennent surtout ses éclats de rire lors d'une visite officielle en Rhénanie, en hommage aux victimes des inondations meurtrières de cet été (comme on peut le voir sur ces images). Mais aussi plus récemment, la diffusion d'un clip de campagne montrant Armin Laschet en pleine discussion avec un antivax qui l'avait pris à partie lors d'un discours, et qui a provoqué l'indignation des différents partis politiques, comme le relate Le Monde. Aujourd'hui, les intentions de vote donnent Armin Laschet à seulement 20%, qui serait le score le plus bas pour le parti depuis 1949.

Le candidat a toutefois reçu le soutien d'Angela Merkel, deux jours avant le scrutin. "Pour que l'Allemagne reste stable, Armin Laschet doit devenir chancelier fédéral", a lancé l'actuelle chancelière au cours d'un meeting organisé par le parti à Munich.

Olaf Scholz, le vice-chancelier donné favori

La chute d'Armin Laschet dans les sondages profiterait à Olaf Scholz, actuellement ministre des Finances et vice-chancelier du gouvernement de coalition d'Angela Merkel. Candidat du SPD, le responsable politique de 63 ans fait désormais la course en tête. Mais rien n'est joué pour autant : les derniers sondages ne montrent plus de progression d'Olaf Scholz, qui stagne à 25 ou 26% des intentions de vote, et des affaires fiscales embarrassent sa campagne. Lundi 20 septembre, le ministre était d'ailleurs convoqué devant le Bundestag, le parlement allemand, pour répondre des agissements de son service de lutte contre le blanchiment, aujourd'hui au cœur d'une enquête du parquet pour ne pas avoir coopéré suffisamment avec la justice. 

S'il a été désigné candidat du SPD, les militants ne sont pas tendres avec Olaf Scholz, lui reprochant d'être trop à droite. Ce qui lui vaut d'ailleurs d'être nommé "Vati" ("papa") par la presse allemande, en référence à "Mutti" ("maman"), le surnom légendaire d'Angela Merkel. Mais le ministre des Finances a su prendre de la hauteur dans la campagne, s'érigeant en candidat capable de faire face aux crises économiques. Après les inondations de juillet dans l'ouest du pays, Olaf Scholz a par exemple promis de dépenser autant qu'il faudrait pour les victimes et les dégâts causés par cette catastrophe qui ont fait au moins 183 morts.

Annalena Baerbock, la première candidate écolo

L'ancienne championne de trampoline, aujourd'hui députée, est donnée troisième en étant créditée de 15 à 17% des intentions de vote. Seule femme dans la course, Annalena Baerbock, 40 ans, est vantée pour son pragmatisme -qualité souvent attribuée à Angela Merkel- mais des affaires ont, là aussi, écorché son image. Ainsi, des accusations de plagiat dans son dernier livre et de retard dans la déclaration de 25.000 euros de primes défiscalisées ont émaillé sa campagne. 

Mais qu'importe. Pour être la première candidate des Verts, parti d'opposition depuis 2005, à la Chancellerie, Annalena Baerbock se place inévitablement comme celle d’un "nouveau départ", en opposition à ses deux adversaires de la CDU et du SPD, au pouvoir depuis des décennies. Cela ne veut pas dire que la candidate écologiste, qui défend une ligne centriste, ne pourra pas envisager de coalition une fois élue.

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