Législatives suédoises : l'extrême droite loin du plébiscite annoncé, droite et gauche dos à dos

Législatives suédoises :  l'extrême droite loin du plébiscite annoncé, droite et gauche dos à dos

RÉSULTATS - En Suède, gauche et droite sont arrivés au coude-à-coude aux élections législatives. En progrès, l'extrême droite se place ainsi en arbitre entre les deux blocs.

Beaucoup annonçaient un raz-de-marée populiste. Mais l’extrême droite suédoise ne deviendra pas la seconde force politique du pays. Selon des résultats quasi-définitifs (bulletins dépouillés dans 99,8 des circonscriptions), le parti anti-immigration des Démocrates de Suéde (SD) a obtenu 17,6% des voix aux législatives organisées ce dimanche. Il est devancé par le Parti social-démocrate du Premier ministre Stefan Löfven (28,4%) et par les conservateurs d'Ulf Kristersson (19,8%).

Après avoir annoncé son souhait de rester Premier ministre, Stefan Löfven a appelé l’opposition du centre-droit à faire barrage à l’extrême droite : "Une chose est sûre, personne n'a obtenu de majorité. Il est donc naturel de lancer une collaboration entre les blocs". Et pour cause, le bloc de gauche – composé du Parti social-démocrate, des écologistes et du Parti de gauche – a seulement un siège d’avance sur l'Alliance du centre et de la droite. 

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L'extrême droite en arbitre

En progrès de cinq points par rapport aux dernières législatives, la formation d’extrême droite de Jimmie Åkesson se place donc en arbitre entre les deux blocs. "Nous sommes les grands gagnants de cette élection (...). Nous allons exercer une véritable influence sur la politique suédoise", a assuré Jimmie Åkesson qui espérait toutefois atteindre entre "20 et 30%" des voix. "Je suis prêt à parler, à coopérer, à négocier avec tous les partis, mais je veux surtout inviter Ulf Kristersson à négocier", a-t-il souligné. 

De quoi annoncer de longues tractations dans les semaines à venir. Car si la droite souhaite en finir les sociaux-démocrates, elle devra pour ce faire nouer une alliance avec le SD. Ce qui leur donnerait de fait une influence politique directe, chose que de nombreux centristes et libéraux refusent. De son côté, le Premier ministre sortant, très critiqué pour sa politique généreuse d’accueil des migrants, a renvoyé les partis de la coalition de centre-droit à leur "responsabilité morale" face à la menace des populistes. 

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