"Elle n'est pas du tout mon genre" : la réponse tout en goujaterie de Donald Trump à l'une de ses accusatrices

TOUJOURS PLUS - Le candidat républicain n'a rien trouvé de mieux que d'attaquer le physique de Jessica Leeds pour nier ses accusations. Elle avait confié dans le New York Times du mercredi 12 octobre que Donald Trump l'avait pelotée dans un avion dans les années 1980.

"Mensonges, mensonges, mensonges"... Donald Trump a démenti en bloc ce vendredi à Greensboro, en Caroline du Nord, la vague d'accusations d'attouchements sexuels qui s'abat sur lui ces derniers jours. "Les articles sont inventés et faux", a-t-il déclaré.

   

"C'est une menteuse", a dit Donald Trump de l'ancienne journaliste du magazine People qui a raconté mercredi 12 octobre avoir été embrassée de force en 2005. "Si cela s'était produit, elle l'aurait écrit" à l'époque, a-t-il affirmé.


Quant à Jessica Leeds, qui l'a accusé dans le New York Times de l'avoir touchée sans son consentement dans un avion dans les années 1980, le candidat républicain a affirmé, avec toujours autant de finesse : "Je vais vous dire, elle n'est pas du tout mon genre."

Toute cette élection est truquéeDonald Trump

Deux nouvelles femmes ont accusé ce vendredi Donald Trump de les avoir embrassées ou touchées sans leur consentement, ce que le candidat républicain nie en bloc. Le milliardaire dénonce une collusion des médias et de l'équipe Clinton. "Toute cette élection est truquée. Ces mensonges répandus par les médias sans preuve sont en train d'empoisonner l'esprit de l'électorat", a-t-il dit.   


Et il a nommé l'un des actionnaires du New York Times, l'homme d'affaires Carlos Slim, comme l'un des comploteurs : "Carlos Slim vient du Mexique. Il a donné des millions de dollars aux Clinton et à leur organisation", a-t-il déclaré, en faisant référence aux dons du milliardaire mexicain à la Fondation Clinton.


"Slim ne le connaît pas, même de vue, et il ne s'intéresse pas le moins du monde à sa vie privée", a déclaré à l'AFP Arturo Elias, gendre de Carlos Slim et porte-parole.

Barack Obama a de nouveau exprimé sa consternation face au candidat républicain

 C'est dans ce contexte que le président Barack Obama a de nouveau exprimé sa consternation face au républicain, lors d'un meeting de soutien à Hillary Clinton. "Le savoir-vivre est en jeu dans cette élection. La tolérance est en jeu. La courtoisie est en jeu. L'honnêteté est en jeu. L'égalité est en jeu. La bienveillance est en jeu. La démocratie est en jeu", a déclaré M. Obama à Cleveland, dans l'Etat-clé de 

l'Ohio (nord).

 

Donald Trump "menace d'emprisonner ses opposants politiques. Ou de faire taire les médias. Il salue l'ingérence des Russes dans notre processus électoral, et suggère maintenant que si la campagne ne se déroule pas comme il l'entend, ce n'est pas à cause de ce qu'il a dit, mais parce que l'élection est truquée et que c'est une imposture. Vous savez, certains pays fonctionnent comme ça, et ce sont des tyrannies qui pratiquent l'oppression", a souligné M. Obama.


Prononcé quelques heures avant le meeting de Trump, ces attaques ont provoqué de la part du milliardaire une réaction furieuse et très personnelle. "Pourquoi est-ce qu'une femme ne vient pas dire sur lui les mêmes choses fausses qu'on dit sur moi ?" a lancé Donald Trump à ses supporteurs. "Il ferait mieux de faire attention car on pourrait le dire sur n'importe qui". "Obama est un incompétent", a-t-il ensuite répété.

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