Macron et Merkel demandent à Poutine de retirer ses troupes massées à la frontière avec l'Ukraine

Macron et Merkel demandent à Poutine de retirer ses troupes massées à la frontière avec l'Ukraine

CRISE - Emmanuel Macron et Angela Merkel ont apporté leur soutien vendredi au président ukrainien Volodymyr Zelensky. Les dirigeants ont aussi appelé la Russie à retirer ses troupes, massées à la frontière avec l'Ukraine.

La mise en garde du couple franco-allemand à Vladimir Poutine. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont prié leur homologue de retirer ses troupes de la frontière ukrainienne, où la tension est montée d'un cran ces derniers jours. Angela Merkel et Emmanuel Macron ont aussi marqué leur "soutien" à la souveraineté de l'Ukraine et à son président, relevant que Volodymyr Zelensky avait exprimé de son côté une "volonté très claire de "désescalader'".

Volodymyr Zelensky a, lui, appelé à un sommet avec le président russe Vladimir Poutine, Emmanuel Macron et la chancelière - tous deux médiateurs dans le dossier ukrainien - pour tenter d'apaiser les tensions avec Moscou. "J'ai envie qu'on y participe tous les quatre" pour discuter de "la situation sécuritaire dans l'est de l'Ukraine" et de l'arrêt de "l'occupation de nos territoires", a-t-il lancé à Paris à l'issue d'un déjeuner avec Emmanuel Macron et de la visioconférence avec Angela Merkel. Anticipant l'issue de la visioconférence, le Kremlin avait demandé à Paris et Berlin d'user de leur "influence" auprès du président ukrainien pour faire cesser les "provocations" de l'Ukraine dans l'est de son territoire.

"Nous ne pouvons pas rester indéfiniment dans la salle d'attente de l'UE"

Cet appel diplomatique suffira-t-il ? Depuis plusieurs semaines, les heurts se multiplient entre Kiev et les séparatistes prorusses du Donbass (est de l'Ukraine), tandis que des dizaines de milliers de soldats russes ont été déployés à proximité, laissant craindre une opération militaire d'ampleur. 

Les deux pays, en conflit depuis l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et les affrontements dans le Donbass qui ont fait plus de 13.000 morts, se renvoient depuis la responsabilité de cette escalade. Moscou accuse Kiev de "provocations" et l'Otan d'actes "menaçants". L'Ukraine affirme de son côté que la Russie veut sa "destruction" et réclame la protection de l'Otan, la ligne rouge absolue pour Moscou.

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Dans ce contexte volatil, Volodymyr Zelensky a réitéré le souhait de son pays d'adhérer à l'Alliance atlantique et à l'Union européenne. "Nous ne pouvons pas rester indéfiniment dans la salle d'attente de l'UE et de l'Otan", a-t-il lancé dans Le Figaro. "Si nous appartenons à la même famille, nous devons vivre ensemble. Nous ne pouvons pas sortir ensemble pour toujours, comme d'éternels fiancés, il faut légaliser nos relations", a-t-il martelé à l'attention de Paris et de Berlin.

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