Employés de l'ONU, humanitaires... qui sont les victimes du crash de l’Ethiopian Airlines ?

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CRASH - Un Boeing 737 MAX d'Ethiopian Airlines qui effectuait la liaison Addis Abeba-Nairobi s'est écrasé dimanche, peu après le décollage. Les 157 personnes qui se trouvaient à bord sont mortes dans l'accident, dont au moins 19 employés de l'ONU.

Les recherches continuent. La compagnie aérienne Ethiopian Airlines a confirmé, dimanche 10 mars, la mort des 157 passagers et membres d'équipage. Parmi eux, au moins neuf Français, dont l'identité n'a pas été dévoilée. Au total, plus d'une trentaine de nationalités différentes étaient à bord de cet avion, dont de nombreuses personnes affiliées à l’ONU. Le lendemain devait en effet se tenir, à Nairobi, capitale du Kenya, la conférence annuelle du Programme des Nations unies pour l’environnement, prévue entre les 11 et 15 mars.


Des informations sur les passagers commencent à émerger. Un responsable de la Fédération kényane de football, Hussein Swale a perdu la vie avec 31 autres de ses compatriotes. A ses côtés, des Belges, des Canadiens, des Marocains, des Américains, des Anglais, des Russes, des Espagnols... 

Une vingtaine d'employés de l'ONU

L'ONU doit déplorer la mort d'une vingtaine d'employés travaillant pour différentes agences ou organisations affiliées. "Plusieurs autres membres d'au moins cinq organisations de l'ONU ou affiliées ont semble-t-il péri" dans l'accident, a précisé Antonio Vitorino, le directeur de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), dans un communiqué. Outre l'OIM, le Programme alimentaire mondial (PAM), le Haut commissariat pour les réfugiés (HCR), l'Union internationale des télécommunications (UIT)), le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) et la Banque mondiale ont perdu des salariés.


La recherche des employés des Nations unies des victimes est complexe. Certains d'entre eux avaient déclaré leur voyage à l'ONU, d'autres non, sachant que tous n'utilisent par leur passeport onusien lorsqu'ils voyagent. 

Des humanitaires italiens

A bord aussi, huit Italiens. Dont Sebastiano Tusa, conseiller régional pour le patrimoine culturel de la région de Sicile, selon le journal La Repubblica. Cet archéologue devait se rendre au Kenya. Trois membres de l'association humanitaire Africa Tremila font aussi partie des victimes. Ils allaient au Soudan du Sud, selon Le Parisien. Le président de l'ONG Link 2007, résident à Rome se trouvait à leurs côtés. 

Un député slovaque perd sa famille

Un député slovaque, Anton Hrnko a aussi perdu sa famille."C'est avec une infinie tristesse que j'annonce que ma chère épouse, Blanka, mon fils Martin et ma fille Michala ont péri dans la tragédie aérienne à Addis Abeba ce matin", a-t-il écrit sur Facebook. 

Des employés de sociétés d'Etat chinoises

A en croire les chaînes de télévision chinoises, au moins huit Chinois seraient parmi les victimes. L'un d'eux, résident à Hong-Kong, travaillait à l'ONU. Deux autres victimes travaillaient pour des sociétés d'Etat : China Electronics Technology Group et la société Aviation Industry Corporation. 

Un Américain patron d'un groupe de restaurants

Du côté des Etats-Unis, l'ambassade confirme la mort de plusieurs Américains sans en préciser le nombre. Sur Facebook, le groupe Tamarind, qui se décrit comme un exploitant de restaurants et d'activités de loisirs en Afrique, a annoncé la mort de son patron. "C’est avec un immense chagrin que nous avons appris la tragique nouvelle que le PDG de Tamarind, Jonathan Seex, était à bord du vol d’Ethiopian Airlines" écrit la société. 

En attendant de connaître l'identité de toutes les victimes, le Parlement éthiopien a décrété une journée de deuil national lundi 11 mars, au moment où affluaient les messages de condoléances et où des familles en pleurs étaient rassemblées à l'aéroport de Nairobi.

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