Empoisonnement des Skripal : la police pense avoir identifié les auteurs (et ils seraient russes)

Empoisonnement des Skripal : la police pense avoir identifié les auteurs (et ils seraient russes)

ENQUÊTE - La police britannique pense avoir identifié les suspects de l'empoisonnement au Novitchok de l'ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia comme étant des Russes, selon l'agence Press Association.

L'enquête sur cette tentative de meurtre au parfum de guerre froide va-t-elle toucher à sa fin ? La police britannique pense avoir identifié les suspects de l'empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, à Salisbury en mars 2018, révèle l'agence britannique Press Association ce jeudi, citant une source proche du dossier.


Ces suspects seraient des Russes. "Les enquêteurs pensent qu'ils ont identifié les suspects de l'attaque au Novitchok via des (caméras de surveillance)", dont ils ont comparé les images avec "les dossiers des personnes qui sont entrées dans le pays à cette époque", a déclaré la source en question. Interrogée par l'AFP sur cette révélation, Scotland Yard s'est refusé jusqu'ici à tout commentaire.

Crise diplomatique entre le Royaume-Uni et la Russie

L'empoisonnement de l'ex-agent russe et de sa fille a été réalisé avec du Novitchok, un agent innervant issu d'un programme chimique soviétique. Dès le début de l'enquête, Londres a attribué la responsabilité de cette tentative de meurtre à Moscou, qui nie toute implication. L'affaire a déclenché une crise diplomatique entre la Russie et des pays occidentaux, au cours de laquelle de nombreux diplomates ont été expulsés de chaque pays.

Sergueï Skripal avait servi dans les services de renseignement de l'armée russe et avait été condamné en 2006 pour "haute trahison". Il était accusé d'avoir vendu des informations aux Britanniques. En 2010, il avait finalement été échangé contre d'autres espions par Moscou et s'était installé au Royaume-Uni. Après son empoisonnement, Sergueï Skripal a été hospitalisé dans un état critique puis sorti de l'hôpital au bout de plusieurs semaines, tout comme sa fille.


Fin juin, un couple de Britanniques avait également été empoisonné à Amesbury, une ville voisine de Salisbury. Charlie Rowley, 45 ans, est toujours hospitalisé, dans un état "grave mais stable", tandis que sa compagne Dawn Sturgess, 44 ans, n'a pas survécu à l'empoisonnement. Tous deux ont aussi été intoxiquées par du Novitchok, contenu dans une petite bouteille. Les enquêteurs essaie à l'heure actuelle de déterminer si le poison provient du même lot que celui qui a contaminé Sergueï Skripal et sa fille.

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