En 2016, il est plus facile d'accéder à un téléphone portable qu'à des toilettes sur Terre

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PROBLÉMATIQUE - Officialisée en 2013 et célébrée aujourd'hui sur la Terre entière, la journée mondiale des toilettes est un événement très sérieux. Plus de deux milliards de personnes vivent encore sans sanitaires dans le monde, causant des problèmes grave d'hygiène et d'environnement.

Sur notre planète en 2016, Il est plus facile d'accéder à un téléphone portable qu'à des toilettes. Selon l'Organisation mondiale de la santé, une personne sur dix n'a d'autre choix que de faire ses besoins en plein air. L’Inde, l’Indonésie ou encore le Nigéria sont les pays les plus touchés. Dans la capitale du Libéria par exemple, 75.000 personnes vivent avec une seule toilette sur 4 kilomètres carrés. "Parfois la nuit; les toilettes peuvent être fermés. Donc les gens font leurs besoins chez eux dans un pot ou dans un sac plastique et tôt le matin, ils vont le vider dans la rivière", raconte Freddy Nelson, concierge à Monrovia.

Un enfant meurt toutes les 10 minutes d'un manque d'hygiène

Dans ces pays, les nappes phréatiques sont souvent atteintes par les matières fécales, ce qui infeste l'eau de bactéries.  "Un enfant meurt toutes les 10 minutes de diarrhées causées par l'impureté de l'eau et le manque d'hygiène", dénonce Dan Jones, coordinateur de l’ONG WaterAid. En Inde, où 569 millions de personnes sont obligées de déféquer dans la nature, le Premier ministre annonçait début août avoir installé plus de vingt millions de toilettes en deux ans. L'objectif est d'en aménager 130 millions d’ici à 2019.

L’absence de toilette responsable d'une perte de 5% sur le PIB

L’absence de toilettes affecterait également la productivité. Selon l'Organisation internationale du travail, les maladies dues au manque d’hygiène représentent chaque année une perte allant jusqu'à 5% du PIB dans de nombreux pays. "Dans les usines, les magasins, les marchés, les écoles, et même les hôpitaux, le personnel n'a que le choix pénible entre des latrines rudimentaires qui débordent, ou se trouver un petit coin dans la rue ou dans les champs. Certains travailleurs évitent de trop manger ou de trop boire pour ne pas devoir y aller trop souvent. D'autres répriment leurs besoins", décrit le directeur général de l’organisation.

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