En célébrant Youri Gagarine, Poutine dit vouloir que la Russie reste une grande puissance "nucléaire et spatiale"

Une fusée sur l'aire de lance de Baïkonour, au Kazakhstan.

AMBITIONS - Vladimir Poutine veut refaire de la Russie un acteur incontournable de la conquête spatiale. La Russie doit rester une grande puissance "nucléaire et de la conquête spatiale", a estimé lundi le président russe, à l'occasion du 60e anniversaire du premier vol dans l'espace du cosmonaute soviétique Iouri Gagarine.

Il a fixé le cap à suivre pour les prochaines années. À l'occasion des célébrations du 60e anniversaire du premier vol dans l'espace, effectué par le cosmonaute soviétique Iouri Gagarine, le président russe Vladimir Poutine a estimé, ce lundi 12 avril, que la Russie devait rester une grande puissance "nucléaire et spatiale". "Au XXIe siècle, la Russie doit maintenir son statut parmi les principales puissances nucléaires et spatiales, car le secteur spatial est directement lié à la défense", a-t-il déclaré, au cours d'une vidéoconférence consacrée au sujet avec divers responsables du gouvernement russe.

Source de fierté en Russie, le vol de Gagarine est commémoré à un moment où l'industrie spatiale russe enchaîne les difficultés. Le pays peine à se réinventer dans le domaine depuis la disparition de l'URSS. S'exprimant après avoir visité un mémorial édifié sur le site d'atterrissage du cosmonaute, 700 kilomètres au sud-est de Moscou, le président russe a demandé la mise en place d'une stratégie de développement spatial sur "au moins 10 ans", citant le secteur de la défense, mais aussi ceux des télécommunications, des transports ou encore de la recherche fondamentale, la santé et l'éducation. 

Lire aussi

L'étoile de Moscou a perdu en intensité

Soixante ans plus tard après le premier vol spatial, la Russie continue d'envoyer régulièrement des femmes et des hommes dans l'espace. Une fusée Soyouz, décorée pour l'occasion du profil de Gagarine, a décollé, vendredi 9 avril, de Baïkonour vers l'ISS avec à son bord deux Russes et un Américain. Mais l'étoile spatiale de Moscou a bien pâli. Si les Soyouz restent fiables 

et la Russie un acteur incontournable, les projets ambitieux de l'agence spatiale Roscosmos n'aboutissent pas pour beaucoup, faute de ligne directrice claire. Loin donc de l'exploit des scientifiques soviétiques qui envoyèrent le premier homme en orbite.

En vidéo

VIDÉO LCI PLAY - C'était il y a 60 ans : Youri Gagarine, un soviet dans l'espace

Pour de nombreux critiques, la Russie a privilégié depuis des années la mise au point de nouvelles armes - comme des missiles hypersoniques -, abandonnant du terrain face à la concurrence occidentale dans le domaine spatial. Par ailleurs, ce secteur a été miné par des infrastructures vieillissantes et une corruption de grande ampleur. "Le gouvernement doit préparer et approuver un document contenant des mesures claires pour atteindre les priorités", a encore affirmé Vladimir Poutine. 

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Un morceau de fusée chinoise continue sa chute vers la Terre, sans que l'on sache sa destination

Météo estivale pour quasiment tout le monde ce week-end, des pointes à 32°C attendues !

EN DIRECT - Covid-19 : le nombre de patients en réanimation poursuit sa baisse

Avignon : qui était le policier abattu ?

Nick Kamen, l'ex-protégé de Madonna, est mort à 59 ans

Lire et commenter

LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies. > En savoir plus.