EN DIRECT - Afghanistan : l'Iran met en garde contre une menace terroriste à ses frontières

? EXCLUSIF #TF1/#LCI - #Afghanistan : "La France devrait rouvrir son ambassade à #Kaboul". Extrait de l'interview du ministre des Affaires étrangères du gouvernement taliban par Michel Scott et Guillaume Aguerre dans le 9/12 avec @MAMELIYI et Thomas #Misrachi ⤵.

KABOUL - Trois semaines après le départ des derniers ressortissants occidentaux d'Afghanistan, les talibans installent leur nouveau régime, imposant notamment aux femmes de rester chez elles. Un attentat visant les talibans a fait plusieurs victimes le 18 septembre. Suivez les dernières informations.

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L'AVERTISSEMENT DE L'IRAN


"Nous ne tolèrerons pas que des organisations terroristes et l'État islamique s'installent près de notre frontière", a averti samedi le président iranien Ebrahim Raïssi dans une allocution retransmise par la télévision officielle. 

"La présence de l'EI en Afghanistan est dangereuse non seulement pour l'Afghanistan, mais aussi pour la région", a-t-il estimé, jugeant par ailleurs, à l'adresse des talibans, qu'un gouvernement "appartenant à un seul groupe ethnique ou politique ne peut pas résoudre les problèmes" du pays.

ATTAQUES REVENDIQUÉES PAR L'EI


Ce dimanche, l'organe de propagande a revendiqué deux attaques perpétrées contre les talibans à Jalalabad.

L'AVERTISSEMENT DE L'IRAN


"Nous ne tolèrerons pas que des organisations terroristes et l'État islamique s'installent près de notre frontière", a averti samedi le président iranien Ebrahim Raïssi dans une allocution retransmise par la télévision officielle. 

"La présence de l'EI en Afghanistan est dangereuse non seulement pour l'Afghanistan, mais aussi pour la région", a-t-il estimé, jugeant par ailleurs, à l'adresse des talibans, qu'un gouvernement "appartenant à un seul groupe ethnique ou politique ne peut pas résoudre les problèmes" du pays.

AU MOINS 2 MORTS DANS UN ATTENTAT


Au moins deux personnes ont été tuées et 19 blessées samedi dans un attentat à la bombe visant les talibans à Jalalabad, dans l'est du pays.

Afghanistan : le groupe État islamique revendique deux attaques à la bombe contre les talibans

REPRISE DES VOLS COMMERCIAUX AVEC L'IRAN 


Les vols commerciaux entre l'Iran et l'Afghanistan ont repris mercredi après un mois d'interruption, a indiqué l'agence de presse locale Fars. "Aujourd'hui, Mahan Airlines a transporté des passagers entre Machhad (nord-est de l'Iran, NDLR) et l'aéroport de Kaboul", a-t-elle précisé.


Il s'agit du premier vol du genre entre les deux pays depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan le 15 août dernier. 

L'ONU CRAINT UNE CATASTROPHE HUMANITAIRE EN AFGHANISTAN ET APPELLE AU DIALOGUE AVEC LES TALIBANS


Le chef de l'ONU a affirmé lundi 13 septembre que la communauté internationale doit discuter avec les talibans pour éviter une catastrophe humanitaire en Afghanistan. 


La situation devient critique pour des millions d'Afghans, déjà affectés par une sécheresse aiguë, les conséquences de la pandémie du Covid-19 et des décennies de guerre. Selon l'ONU, en l'absence de soutien, la quasi-totalité de la population afghane (97%) risque de basculer sous le seuil de pauvreté l'an prochain, contre 72% aujourd'hui.

ÉTATS-UNIS : ACCUSÉ DE "TRAHISON", BLINKEN DÉFEND LE RETRAIT DE L'ARMÉE AMÉRICAINE D'AFGHANISTAN


Vivement critiqué par les élus républicains, Antony Blinken, le secrétaire d'État américain, a défendu le retrait chaotique de l'armée américaine d'Afghanistan mis en œuvre par le président Joe Biden devant un Congrès très remonté lundi 13 septembre.


Avec plus de fermeté qu'il ne l'avait fait jusqu'ici, Antony Blinken a contesté les accusations d'impréparation formulées jusqu'au sein de son camp démocrate. Il a également contre-attaqué en rendant l'ex-président Donald Trump en grande partie responsable de la situation.


Il a estimé que lorsque le président Biden est entré à la Maison Blanche début 2021, il n'avait d'autre choix que de "mettre fin à la guerre ou engager une escalade". 

WASHINGTON DEMANDE AU PAKISTAN DE "S'ALIGNER" SUR LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE AVANT DE RECONNAÎTRE LES TALIBANS


Antony Blinken, le chef de la diplomatie américaine, a appelé le Pakistan à ne pas reconnaître le nouveau gouvernement afghan tant que les talibans n'auront pas répondu aux attentes de la communauté internationale, lundi 13 septembre.


Lors d'une audition au Congrès américain au sujet du retrait d'Afghanistan, des députés républicains comme démocrates ont demandé plus de fermeté à l'égard du Pakistan, souvent accusé au cours des vingt dernières années de soutenir les talibans.


"Nous devons insister pour que tous les pays, y compris le Pakistan, s'en tiennent à ce que la communauté internationale attend d'un gouvernement dirigé par les talibans avant de lui octroyer une quelconque légitimité ou un quelconque soutien", a notamment déclaré Antony Blinken, le secrétaire d'État américain.

LE PENTAGONE SOUTIENT LES ANCIENS COMBATTANTS AMÉRICAINS QUI TENTENT D'AIDER DES AFGHANS À FUIR


John Kirby, le porte-parole de l'armée américaine a indiqué lundi 13 septembre que le Pentagone soutient des initiatives privées d'anciens combattants américains qui essaient encore d'aider des Afghans à risque à quitter leur pays.  "Nous pensons que c'est pour nous une obligation sacrée envers ceux qui nous ont aidés depuis 20 ans", a-t-il déclaré.


De nombreux anciens militaires américains ayant combattu en Afghanistan sont restés en contact avec leurs collègues de l'armée afghane ou les interprètes afghans avec qui ils ont partagé le quotidien et qui parfois leur ont sauvé la vie. Lorsque les talibans ont pris Kaboul le 15 août dernier, leurs anciens collègues afghans leur ont envoyé des messages paniqués, et certains groupes se sont organisés pour les secourir.


Sur la chaîne de télévision américaine ABC, d'anciens militaires des forces spéciales ont expliqué s'être rendu à Kaboul pour une mission non-officielle appelée "Pineapple Express",  pour extraire d'Afghanistan d'ex-soldats d'élite afghans ou des interprètes.

49 FRANÇAIS RAPATRIÉS


"Une nouvelle opération d’évacuation a eu lieu entre Kaboul et Doha", annonce le Quai d'Orsay dans un communiqué. Dans ce vol qui a atterri à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle en provenance de la capitale qatarienne cet après-midi, "49 ressortissants français et leurs ayants droit, qui étaient toujours présents en Afghanistan" ont ainsi pu être ramenés en France. 


Depuis le début des opérations lancées le 17 août, plus d’une centaine de Français et plus de 2 600 Afghans ont rejoint le sol français, rappelle le ministère des Affaires étrangères.

"QUELQUES DIZAINES" DE FRANÇAIS ENCORE EN AFGHANISTAN 


En déplacement à Doha (Qatar) ce lundi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a assuré que "très peu" de Français restaient encore présents en Afghanistan. "Il nous reste très peu de Français en Afghanistan, mais très peu, quelques dizaines maximum", a-t-il insisté lors d'une prise de parole conjointe avec son homologue qatari Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani. 


Par ailleurs, "47 Français supplémentaires" ont été évacués lundi via le Qatar, a-t-il indiqué. Selon lui, au total, environ 2.800 personnes ont été évacuées vers Paris, parmi lesquelles quelque 2.600 Afghans. 


À noter que le pensionnaire du Quai d'Orsay a réitéré sa position à l'égard du régime taliban, soulignant que les actions actuelles des nouveaux maîtres de Kaboul "ne répondent en rien" aux attentes de la communauté internationale.

PREMIER VOL COMMERCIAL À KABOUL


Un avion de la compagnie pakistanaise PIA a atterri ce lundi à l'aéroport de Kaboul. Il s'agit du premier vol commercial international depuis la prise de contrôle de l'Afghanistan par les talibans le 15 août dernier. L'appareil, qui a atterri vers 10H30 locales (06H00 GMT), ne transportait que quelques personnes. "Il n'y avait presque personne à bord de l'avion, environ 10 personnes [...], peut-être plus de membres d'équipage que de passagers", a expliqué un journaliste de l'AFP à bord de ce vol.


Cela donne un premier signal de "normalisation" de la situation en Afghanistan.

LE CHEF DE LA DIPLOMATIE QATARIE EN VISITE À KABOUL


Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, a effectué dimanche une courte visite à Kaboul, la plus importante au niveau diplomatique en Afghanistan depuis le retour au pouvoir des Talibans.


Le ministre qatari, intermédiaire de premier plan dans la crise afghane, y a rencontré plusieurs dirigeants talibans, a annoncé un compte Twitter taliban officiel. Il s'est également entretenu avec l'ancien président afghan Hamid Karzai, selon des photos publiées sur les réseaux sociaux.


Les deux parties ont "souligné l'importance de combattre les organisations terroristes qui menacent la stabilité de l'Afghanistan", a ajouté le ministère dans un communiqué. Le ministre qatari a exhorté ses interlocuteurs à favoriser une "réconciliation nationale incluant toutes les parties afghanes", d'après la même source.

LES TALIBANS CONFIRMENT QUE LES FEMMES AFGHANES POURRONT ÉTUDIER, MAIS EN ÉTANT SÉPARÉES DES HOMMES


Les Talibans ne reviendront pas en arrière et laisseront les femmes qui le désirent étudier à l'université mais elles devront le faire séparément des hommes, a confirmé dimanche le ministre de l'Enseignement supérieur du nouveau régime afghan.


Il a également confirmé que le gouvernement afghan allait mettre fin à la mixité au sein des cours, permise jusqu'ici dans les universités. "Cela ne nous pose aucun problème. Les gens sont musulmans, et ils l'accepteront. Nous avons décidé de séparer [les hommes et les femmes] car la mixité est contraire aux principes de l'islam et à nos traditions", a-t-il affirmé.

LES VÉTÉRANS D'AFGHANISTAN S'INTERROGENT SUR LE SENS DE LEUR SACRIFICE


Pour la première fois depuis les attentats du 11-Septembre qui ont déclenché la guerre en Afghanistan, tous les "boys", surnoms donnés aux soldats américains, étaient à la maison pour célébrer cette commémoration. Mais les vétérans font un bilan amer de ce conflit qui les a meurtris dans leur chair.

11-Septembre : 20 ans après, les vétérans d'Afghanistan s’interrogent sur le sens de leur sacrifice

JEAN-YVES LE DRIAN VA SE RENDRE AU QATAR


Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian se rendra dimanche et lundi au Qatar pour voir comment poursuivre les évacuations d'Afghanistan vers la France après le chaotique retrait américain fin août. "On va essayer d'avancer avec les autorités qataries sur le moyen de poursuivre les évacuations, à la fois de nos compatriotes qui restent en Afghanistan, et des Afghanes et Afghans qui, par leur combat, leur action antérieure, sont aujourd'hui en danger à l'égard des talibans", a-t-il déclaré ce samedi sur France 5.


Le chef de la diplomatie française s'entretiendra lundi avec des responsables qataris, a-t-on indiqué dans son entourage, sans plus de précisions.

RETRAIT D'AFGHANISTAN : DONALD TRUMP TRÈS CRITIQUE ENVERS JOE BIDEN


L'ex-président républicain Donald Trump, s'exprimant à l'occasion du vingtième anniversaire du 11-Septembre, a dénoncé "l'horrible" retrait des troupes américaines d'Afghanistan et "l'incompétence" de Joe Biden dans sa gestion de la fin de la plus longue guerre des États-Unis.


"C'est un jour très triste pour de nombreuses raisons", a-t-il dit en visitant un commissariat de Manhattan. "C'est horrible ce qu'il s'est passé" en Afghanistan, a-t-il lancé aux policiers qui l'avaient accueilli chaleureusement. "On dirait qu'on a battu en retraite, qu'on a abandonné, ils ont utilisé le mot 'capituler'. On n'a pas capitulé, nos personnels n'ont pas capitulé et nos militaires sûrement pas. Nous avons fui l'Afghanistan, quel timing horrible (avant) le 20e anniversaire."

JOE BIDEN DÉFEND LE RETRAIT D'AFGHANISTAN


En marge des cérémonies du 20e anniversaire des attentats du 11-Septembre, le président américain Joe Biden a défendu sa décision de retirer les troupes américaines d'Afghanistan, affirmant que les États-Unis ne pouvaient "envahir" tous les pays où se trouve Al-Qaïda.


"Est-ce qu'Al-Qaïda pourrait revenir ? Oui, mais je vais vous le dire, ils sont déjà de retour dans d'autres endroits", a-t-il dit aux journalistes à Shanksville, en Pennsylvanie, où l'un des quatre avions détournés par les djihadistes d'Al-Qaïda s'était écrasé il y a 20 ans.


Le président des États-Unis, très critiqué pour le retrait chaotique d'Afghanistan le 31 août dernier, a répété qu'essayer d'unifier les Afghans avait été une erreur. Joe Biden estime que les Américains avaient accompli leur mission en tuant Oussama Ben Laden, le fondateur d'Al-Qaïda, et en neutralisant le réseau djihadiste dans sa base afghane.

AU CŒUR DE L'HÔPITAL FRANÇAIS DE KABOUL


Le retour des talibans au pouvoir a provoqué la fuite de nombreux médecins et un manque de matériel médical. Tant bien que mal, l'Institut médical pour la mère et l'enfant à Kaboul continue malgré tout à fonctionner et à apporter son soutien à la population.

L'hôpital français de Kaboul continue de fonctionner malgré le retour des talibans

RASSEMBLEMENT D'AFGHANES EN SOUTIEN AUX TALIBANS


Plusieurs centaines d'Afghanes entièrement voilées se sont réunies ce samedi dans l'amphithéâtre d'une université de Kaboul pour exprimer leur soutien au nouveau régime taliban dont la politique à l'égard des femmes suscite l'inquiétude dans le pays comme à l'étranger.


Ces quelque 300 femmes, dont la majorité portait des niqabs noirs couvrant la totalité de leur visage à l'exception des yeux, ont brandi les drapeaux des nouveaux maîtres de l'Afghanistan en écoutant les oratrices venues défendre les mesures du nouveau régime.

PONT AÉRIEN ENTRE L'UAE ET L'AFGHANISTAN


Les Émirats arabes unis ont mis en place un "pont aérien" pour acheminer de l'aide humanitaire en Afghanistan en raison de la crise qui a suivi la prise du pouvoir par les talibans, a indiqué samedi à l'AFP un responsable de l'aéroport de Kaboul. 


Comme d'autres riches États du Golfe, proches alliés des États-Unis, les Émirats ont servi de zones de transit pour les vols d'évacuation des étrangers et des Afghans qui tentent de fuir l'Afghanistan depuis le retour des talibans le 15 août. 

IMBROGLIO CONCERNANT LA DERNIÈRE FRAPPE AMÉRICAINE À KABOUL


Le New York Times a publié vendredi une enquête contestant la version de l'armée américaine à propos de sa dernière frappe en Afghanistan, indiquant qu'elle pourrait avoir tué non un jihadiste à la voiture chargée d'explosifs, mais un employé d'ONG transportant des bidons d'eau.


Les États-Unis ont détruit le 29 août, dans une frappe aérienne par drone, un véhicule à Kaboul, affirmant qu'"il était chargé d'explosifs" et assurant avoir déjoué une tentative d'attentat du groupe État islamique.


Le NYT indique aussi, sur la base de vidéos de caméra de surveillance, que le coffre de la voiture était certainement rempli de bidons d'eau que l'homme rapportait chez lui. Le porte-parole du Pentagone John Kirby, interrogé sur les révélations du NYT, a indiqué que l'enquête continuait et assuré que "aucune armée au monde ne s'attache autant (que celle des États-Unis) à éviter des victimes civiles. "La frappe se basait sur de bons renseignements, et nous continuons à croire qu'elle a empêché une menace imminente contre l'aéroport", a-t-il encore fait savoir dans une courte déclaration.

ÉTATS-UNIS : LES ARRIVÉES DE RÉFUGIÉS SUSPENDUES


L'arrivée aux États-Unis de vols transportant des réfugiés afghans a été suspendue par précaution après que quatre cas de rougeole ont été constatés parmi des Afghans récemment arrivés sur le territoire, a indiqué vendredi la porte-parole de la Maison Blanche.


Cette décision a été prise à la demande des autorités sanitaires et "par précaution", a précisé Jen Psaki lors d'un point-presse.


Les personnes concernées ont été mises en quarantaine et une procédure est en cours pour déterminer avec qui elles ont été en contact.


"Il est demandé à tous les Afghans qui arrivent actuellement d'être vaccinés contre la rougeole", a déclaré Jen Psaki.

21 AMÉRICAINS ÉVACUÉS


La Maison Blanche a annoncé vendredi le départ d'Afghanistan de 32 personnes, dont 21 citoyens américains et 11 résidents permanents, par voie aérienne et terrestre.


19 citoyens américains ont quitté Kaboul à bord d'un vol opéré par Qatar Airways, tandis que 2 autres citoyens américains ainsi que 11 résidents permanents aux Etats-Unis ont quitté le pays par voie terrestre, selon un communiqué de la porte-parole du Conseil à la sécurité nationale, Emily Horne.  

49 FRANÇAIS ARRIVÉS A DOHA


Un avion transportant 49 Français et leurs familles s'est posé vendredi soir à Doha, au Qatar, les premiers ressortissants à parvenir à quitter l'Afghanistan depuis la fermeture de l'aéroport de Kaboul, fin août, ont constaté des journalistes de l'AFP.

LE PROBLÈME DES BILLETS


L'activité économique afghane va subir une sévère contraction et les talibans, déjà confrontés au gel des réserves du pays, devront composer avec un problème aussi prosaïque que l'impression des billets, a souligné vendredi l'ancien gouverneur de la banque centrale afghane.


"De manière évidente, l'accès aux dollars va être sévèrement restreint. Mais il y a aussi la question de la monnaie locale, l'afghani", a souligné Ajmal Ahmady, lors d'une conférence virtuelle organisée par le centre de réflexion américain Atlantic Council. Car "nous n'avons pas d'imprimerie locale en Afghanistan".


Il a expliqué que des contrats avaient été signés ou devaient être signés avec des entreprises spécialisées étrangères notamment polonaise et française.

ÉDUCATION : L'UNESCO ALERTE


L'Unesco alerte sur les risques d'une "catastrophe générationnelle" en matière d'éducation en Afghanistan, jugeant que les "gains immenses" effectués dans ce domaine étaient "en danger" après le retour au pouvoir des talibans dans ce pays, dans un rapport publié vendredi. 


"Ce qui est en jeu, en Afghanistan, c'est la nécessité absolue de préserver les avancées accomplies en matière d'éducation, en particulier pour les filles et les femmes", déclare Audrey Azoulay, directrice générale de cette agence de l'ONU basée à Paris, en charge de l'éducation, la science et la culture.

L'ONU APPELLE A L'ARRÊT DES VIOLENCES


L'ONU a dénoncé vendredi la violente répression de manifestations pacifiques par les talibans en Afghanistan, qui ont fait au moins quatre morts, et appelé le nouveau régime à respecter le droit international.


"Nous appelons les talibans à cesser immédiatement l'usage de la force et de la détention arbitraire contre ceux qui exercent leur droit de protester pacifiquement et les journalistes qui couvrent ces manifestations", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-commissariat des droits de l'homme, lors d'un briefing régulier de l'ONU à Genève (Suisse).


Selon un décompte "non exhaustif" du Haut-commissariat, quatre manifestants ont été tués lorsque des talibans ont tiré à balle réelle, a souligné Mme Shamdasani, qui a aussi dénoncé l'interdiction de tout rassemblement non autorisé proclamé par les talibans mercredi.

49 FRANÇAIS À BORD DU VOL DE VENDREDI


Un nouveau vol destiné à évacuer des étrangers et des Afghans voulant fuir le pays doit quitter vendredi Kaboul pour Doha, au Qatar. D'après le Quai d'Orsay, 49 Français et leurs familles seront à bord.


Cette opération d'évacuation "permet à 49 de nos compatriotes et de leurs ayant-droits de rejoindre le Qatar", a annoncé le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué. Ces ressortissants seront ensuite ramenés à Paris - à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle - sur un vol affrété par le ministère français des Affaires étrangères.


Le gouvernement français reste "pleinement mobilisé pour assurer de nouvelles évacuations dès que possible" de ressortissants qui resteraient sur place ou d'Afghans menacés par les talibans, a ajouté le Quai d'Orsay.


Un vol passager international avait déjà quitté Kaboul jeudi, pour la première fois depuis la fin du retrait des forces américaines et de l'Otan le 30 août, à l'issue de deux semaines très chaotiques à l'aéroport de la capitale afghane.


Le vol Qatar Airways à destination de Doha jeudi comprenait une centaine de personnes, dont 10 Américains et 11 résidents permanents aux États-Unis, 43 Canadiens et 13 Néerlandais.

UN RISQUE DE CONTAGION AU SAHEL SELON L'ONU


Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a affirmé jeudi dans un entretien craindre que l'exemple afghan ne donne des idées à des groupes armés jihadistes au Sahel, en réclamant un renforcement des "mécanismes de sécurité" dans cette région.


Au Sahel, "je crains l'impact psychologique et réel de ce qui s'est passé en Afghanistan", avec la prise du pouvoir par les talibans, a-t-il dit. "Il y a un vrai danger. Ces groupes terroristes (au Sahel) peuvent se sentir enthousiasmés avec ce qui s'est passé (en Afghanistan) et avoir des ambitions au-delà de ce qu'ils pensaient il y a quelques mois", a ajouté le chef de l'organisation.

PRISON DE GUANTANAMO 


Alors que l’Amérique s’apprête à commémorer le 20e anniversaire des attentats, la prison américaine de Guantánamo, symbole des dérives de l'après-11 septembre, reste toujours en service.

20 ans après le 11-Septembre, combien de détenus reste-t-il à Guantanamo ?

L'ONU ÉVOQUE DE POSSIBLES ASSASSINATS DE LA PART DES TALIBANS 


Deborah Lyons, l'émissaire de l'ONU en Afghanistan, a affirmé jeudi que les talibans avaient perpétré plusieurs assassinats depuis leur retour au pouvoir malgré leur promesse d'amnistie. 


"Nous sommes inquiets du fait que malgré les nombreuses déclarations garantissant des amnisties générales aux membres des forces de sécurité et de défense nationale afghanes et à ceux qui ont travaillé comme fonctionnaires, il y a des allégations crédibles sur des meurtres de représailles de membres des forces de sécurité et de détention de responsables ayant travaillé pour de précédents gouvernements", a-t-elle affirmé devant le conseil de sécurité. 

L'AVION D'ÉVACUATION A ATTERRI AU QATAR


Une centaine de civils, dont des ressortissants américains, sont arrivés jeudi à Doha à bord d'un avion en provenance de Kaboul, pour le premier vol transportant des étrangers quittant la capitale afghane depuis le retrait américain fin août. Quelque 113" passagers étaient à bord du Boeing 777, dont des Américains, des Canadiens, des Allemands et des Ukrainiens", a précisé une source proche de l'opération. 


Quelques heures plus tôt, d'autres sources faisaient état de 200 passagers. 

LES ÉTATS-UNIS SALUENT LA FLEXIBILITÉ DES TALIBANS


Les États-Unis ont salué jeudi la "coopération" et la "flexibilité" des talibans à l'occasion du premier vol d'évacuation depuis leur retrait d'Afghanistan, transportant notamment des Américains depuis Kaboul.


"Les talibans ont fait preuve de coopération en rendant possible le départ de citoyens américains et de résidents permanents légaux" aux Etats-Unis "sur des vols charters" depuis Kaboul, s'est félicitée la Maison Blanche dans un communiqué. "Ils ont fait preuve de flexibilité et ils ont été professionnels dans nos échanges avec eux dans cet effort. C'est un premier pas positif", a-t-elle ajouté.


"Nous espérons que dans un futur proche l'aéroport sera prêt pour toutes sortes de vols commerciaux", a de son côté déclaré le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid.

ÉVACUATION D'AFGHANISTAN


Pour la première fois depuis le départ des États-Unis d'Afghanistan, un avion a décollé vers l'étranger. L'appareil, parti ce jeudi après-midi à destination de Doha, transporte à son bord 113 personnes. "Il y a des citoyens américains dans le groupe qui part de Kaboul pour Doha", avait précisé ce matin à l'AFP une source proche de l'opération. 

200 ÉTRANGERS, DONT DES AMÉRICAINS, ÉVACUÉS DE KABOUL 


Quelque 113 ressortissants étrangers parmi lesquels des Américains vont être évacués jeudi par avion de Kaboul vers le Qatar, pour la première fois depuis le départ d'Afghanistan des soldats américains fin août, a appris l'AFP de source proche de l'opération à Doha.


"Il y a des citoyens américains dans le groupe qui part de Kaboul pour Doha", a précisé cette source.

LES AFGHANES NE POURRONT PAS FAIRE DE SPORT 


Sous leur premier gouvernement, certains sports étaient autorisés, mais ils étaient strictement contrôlés: seuls les hommes pouvaient jouer ou assister aux rencontres.


Selon les dernières déclarations talibanes, les femmes ne devraient toujours pas être autorisées à faire du sport. 


"Elles pourraient être confrontées à une situation où leur visage et leur corps ne seront pas couverts", a expliqué jeudi Ahmadullah Wasiq, un responsable taliban, au média australien SBS News qui l'interrogeait sur le cas du cricket. "L'islam ne permet pas aux femmes d’être vues comme ça".

L'ONU S'INQUIÈTE DES RESTRICTIONS FAITES AUX DROITS DES FEMMES


Les talibans assurent "que les droits des femmes seront respectés dans le cadre de l'islam mais chaque jour nous recevons des rapports faisant état de reculs" concernant ces droits, a déclaré mercredi une responsable onusienne établie à Kaboul.


Ainsi, "il est interdit aux femmes de quitter la maison sans mahram" (homme de confiance de la famille), a détaillé Alison Davidian, représentante adjointe en Afghanistan de l'entité onusienne ONU Femmes, lors d'une visioconférence de presse avec des journalistes à New York.


Selon elle, les talibans, en annonçant la veille un gouvernement exclusivement composé de membres masculins du mouvement islamiste, "ont manqué une occasion critique de montrer au monde qu'ils étaient vraiment engagés dans la création d'un gouvernement inclusif et d'une société prospère".

LE CIO ASSURE QUE L'ENSEMBLE DES ATHLÈTES AFGHANS DES JEUX OLYMPIQUES ET PARALYMPIQUES A ÉTÉ MIS EN SÉCURITÉ


Tous les participants afghans aux Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo sont "hors du pays", ainsi que deux sportifs visant une qualification aux JO d'hiver de Pékin, a indiqué mercredi le patron du CIO Thomas Bach.


"Dès la journée de clôture" des Jeux de Tokyo, le 8 août, le CIO a été saisi "des graves inquiétudes" du comité olympique afghan "à propos de l'évolution de la situation politique et militaire", avec le retour au pouvoir des talibans, a expliqué M. Bach à la presse.


Selon le dirigeant allemand, l'instance olympique a alors travaillé avec les comités nationaux et les fédérations internationales pour "aider" le monde sportif afghan, en particulier "les femmes et jeunes filles" qui semblaient les plus menacées par le nouveau pouvoir.

LE CONSEIL D'ÉTAT REFUSE D'ACCÉLÉRER LE REGROUPEMENT FAMILIAL D'AFGHANS EN FRANCE


Le Conseil d’État a estimé mercredi qu'il n'y avait pas lieu de demander des mesures supplémentaires pour la délivrance des visas au titre de la réunification familiale des réfugiés Afghans, dont les familles attendent pour certaines depuis des années de pouvoir les rejoindre en France.


Depuis la prise de pouvoir des talibans le 15 août, les procédures de réunification familiale, qui avaient subi de lourds retards en raison de la pandémie et du transfert de l'examen des situations à Islamabad, puis à Téhéran et New Delhi, ont pris des allures de course contre la montre.


Plusieurs réfugiés afghans se sont tournés vers le Conseil d’État pour tenter d'accélérer ces dossiers, dont des milliers sont au point mort depuis deux voire trois ans.

LES USA DEMANDENT AU GOUVERNEMENT TALIBAN DE FAIRE SES PREUVES


Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a averti le nouveau gouvernement taliban qu'il devrait "gagner" sa légitimité auprès de la communauté internationale, que les États-Unis ont mobilisée mercredi pour offrir une réponse coordonnée à la crise afghane.


"Les talibans recherchent une légitimité internationale. Toute légitimité, tout soutien, devra être gagné", a-t-il mis en garde lors d'une conférence de presse aux côtés de son homologue allemand Heiko Maas.


Les États-Unis et leurs partenaires cherchent à offrir un front uni alors que le gouvernement intérimaire, présenté mardi, ne compte aucune femme ni aucun ministre non taliban et que plusieurs de ses membres figurent sur des listes de sanctions de l'ONU.

LES REGRETS DE L'EX-PRÉSIDENT


L'ex-président Ashraf Ghani, dont la fuite le 15 août a ouvert les portes de Kaboul et du pouvoir aux talibans, a présenté mercredi ses excuses au peuple afghan pour ne pas avoir su faire en sorte de lui offrir un meilleur avenir.


"C'est avec un profond regret que mon propre chapitre s'est terminé sur une tragédie similaire à celles de mes prédécesseurs, sans assurer la stabilité et la prospérité (de l'Afghanistan). Je m'excuse auprès du peuple afghan pour n’avoir pas réussi à ce que les choses se finissent différemment", a-t-il déclaré dans un communiqué.

L'UE POINTE UN GOUVERNEMENT PAS "INCLUSIF"


L'Union européenne a critiqué mercredi le gouvernement intérimaire formé par les talibans en Afghanistan, le jugeant ni "inclusif" ni "représentatif" de la diversité ethnique et religieuse du pays.


"Cela ne ressemble pas à la formation inclusive et représentative de la riche diversité ethnique et religieuse de l'Afghanistan que nous espérions voir et que les talibans promettaient ces dernières semaines", a réagi un porte-parole de l'UE dans un communiqué.

LE RÉGIME TALIBAN ACTE II


Plusieurs des ministres talibans figurent sur des listes de sanctions de l'ONU et Sirajuddin Haqqani, nouveau ministre de l'Intérieur, est historiquement proche d'Al-Qaïda. Aucune femme n'a été nommée.

Les talibans dévoilent les premiers membres d'un gouvernement tout sauf "inclusif"

CHARIA


Sitôt les prémices de leur gouvernement annoncées, les talibans ont restauré la loi islamique en Afghanistan.

RÉACTION AU GOUVERNEMENT


Les talibans font preuve de "pragmatisme" et doivent être jugés sur leurs actions, a fait savoir un ministre qatarie à l'AFP, tandis que les principaux ministres du futur gouvernement a été annoncé. Malgré la promesse d'un gouvernement "sulfureuse", ces derniers ont une réputation sulfureuse.


De leur côté, les États-Unis se sont déclarés "préoccupés" hier par la nomination de certains ministres talibans mais se sont déclarés prêts à juger le gouvernement "sur ses actes". "Nous notons que la liste des noms annoncée est exclusivement composée d'individus membres des talibans ou de leurs proches alliés, et d'aucune femme. Nous sommes également préoccupés par les affiliations et les antécédents de certains de ces individus. Cependant, nous jugerons les talibans sur leurs actes, pas sur leurs mots", a déclaré à Doha un porte-parole du département d'État. 

REACTION AMERICAINE


Les Etats-Unis se sont déclarés "préoccupés" mardi par la nomination de certains ministres talibans en Afghanistan, mais se sont déclarés prêts à juger le gouvernement "sur ses actes", et notamment sur sa disposition ou non à laisser les Afghans quitter le pays.


"Nous notons que la liste des noms annoncée est exclusivement composée d'individus membres des talibans ou de leurs proches alliés, et d'aucune femme. Nous sommes également préoccupés par les affiliations et les antécédents de certains de ces individus", a déclaré depuis Doha, au Qatar, un porte-parole du département d'Etat américain.

LES TALIBANS APPLIQUERONT LA CHARIA


Le chef suprême des talibans Hibatullah Akhundzada, dont les interventions publiques sont très rares, a demandé mardi au nouveau gouvernement afghan de faire respecter la charia, dans son premier message depuis la prise de pouvoir des islamistes il y a plus de trois semaines.


"J'assure tous nos concitoyens que les gouvernants travailleront durement à faire respecter les règles islamiques et la charia dans le pays", a affirmé Hibatullah Akhundzada dans un communiqué en anglais.

APPEL À MANIFESTER EN FRANCE


Des députés communistes et LFI ont appelé mardi à la mobilisation pour soutenir les femmes afghanes face au régime taliban, avec un collectif d'associations.


La députée PCF et ancienne ministre des Sports Marie-George Buffet a rassemblé un collectif de militantes féministes au Palais Bourbon, et réactivé une association fondée en 2002 pour soutenir les sportives afghanes.


Entre autres initiatives, l'ancienne ministre veut notamment à nouveau mener le "combat pour la mixité dans le sport", afin que les sportives afghanes puissent participer aux grandes compétitions sportives. 

AU MOINS DEUX MORTS APRÈS UNE MANIFESTATION


Deux personnes ont été tuées et huit blessées par balles mardi lors d'une manifestation contre le régime taliban à Hérat, la grande ville de l'ouest afghan, a indiqué à l'AFP un médecin local sous couvert d'anonymat.


Plusieurs rassemblements dénonçant notamment la violente répression du nouveau régime taliban dans la province du Panchir et l'ingérence du Pakistan, très proche des islamistes au pouvoir, dans les affaires afghanes, ont eu lieu ces derniers jours notamment à Kaboul, Hérat et Mazar-i-Sharif (nord).

LES CADRES DU GOUVERNEMENT TALIBAN ANNONCÉS


Les talibans ont annoncé mardi les principaux ministres de leur gouvernement que dirigera Mohammad Hassan Akhund, un proche du mollah Omar, leur fondateur, consolidant leur pouvoir malgré des manifestations qu'ils ont dispersées en tirant en l'air à Kaboul.


Les islamistes, qui s'étaient engagés à former un gouvernement "inclusif", ont nommé Abdul Ghani Baradar, le cofondateur de leur mouvement, en tant que numéro 2 de leur régime. Le mollah Yaqoub, fils du mollah Omar, sera ministre de la Défense. Sirajuddin Haqqani, le leader du réseau éponyme et numéro deux des talibans, obtient le portefeuille de l'intérieur.


"Le cabinet n'est pas complet", a précisé leur principal porte-parole, Zabihullah Mujahid lors d'une conférence de presse. "Nous essayerons de prendre des gens venant d'autres régions du pays", a-t-il ajouté.

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