Algérie : des milliers de personnes ont à nouveau manifesté à Alger contre le prolongement du mandat de Bouteflika

International
EN DIRECT - Après des manifestations massives contre sa candidature à la présidentielle prévue le 18 avril, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a annoncé lundi 18 mars qu'il se maintiendrait au pouvoir au-delà de son actuel mandat, tout en promettant une prochaine réforme constitutionnelle. Dans la rue, la contestation continue.
Live

TWITTER


Le ministère algérien des Affaires étrangères a démenti mardi les "informations" distillées sur un "faux compte Twitter" attribué au chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, dénonçant une "pure manipulation".


Un compte Twitter au nom de M. Lamamra, nommé le 11 mars vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères - poste qu'il a déjà occupé de 2013 à 2017 - a été créé dimanche. Ce compte (@RLamamraMFA) se décrit comme son "compte officiel".


"Les informations attribuées" au ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra "communiquées à travers un faux compte Twitter en son nom, sont fausses, dénuées de tout fondement et relèvent de la pure manipulation", avertit le porte-parole du ministère dans un communiqué reçu par l'AFP. Le ministre "n'a jamais communiqué à travers les réseaux sociaux (Facebook, Twitter ou autres) au titre de ses nouvelles responsabilités gouvernementales", poursuit le porte-parole, Abdelaziz Benali Chérif.

ALGER


Quelques milliers d'étudiants défilent dans le centre d'Alger pour réclamer à nouveau le départ du président Abdelaziz Bouteflika.

ALGER

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Ce mardi, des milliers de personnes manifestent à nouveau dans le centre d'Alger contre le prolongement du mandat d'Abdelaziz Bouteflika, selon l'AFP.


Des manifestations qui interviennent au lendemain de la confirmation par Abdelaziz Bouteflika qu'il resterait au pouvoir après la fin de son mandat pour permettre une "transition harmonieuse".

REACTION

La déclaration du président a suivi celle du chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a, de son côté, appelé aujourd'hui à la "responsabilité" des responsables politiques pour trouver des "solutions dans les plus brefs délais" à la crise que connaît le pays. Il en a profité pour saluer le "civisme inégalé" des Algériens, dont le mouvement de révolte s'est signalé par une absence globale de de violences, et a voulu rappeler le "lien étroit" entre l'armée qu'il dirige et le peuple.

"JE RESTE"

Lundi 18 mars, Abdelaziz Bouteflika a confirmé qu'il resterait au pouvoir après le terme de son actuel mandat, le 28 avril. Une répétition d'un message qu'il avait déjà transmis au peuple algérien, tout en lui promettant "une transition harmonieuse" dans les mois à venir. Ainsi a-t-il promis la mise en place d'une révisions constitutionnelle "globale et profonde", qui sera soumise à "référendum", dans un message relayé par les médias d'Etat.

Nous reprenons ce live suite à l'annonce par Abdelaziz Bouteflika de son intention de poursuivre son mandat sans terme définitif.

SLOGANS


Dans les cortèges figuraient des pancartes contre l'ingérence internationale et notamment des slogans anti-Macron.

ALGER 


Les rassemblements se poursuivent dans le calme à Alger. Mais la police bloquerait plusieurs accès, notamment dans le quartier de Telemly.  

ALGER 


Les jeunes algériens ne manquent d'originalité pour dire leur volonté voir partir A. Bouteflika. L'âge moyen du pays est seulement de 27 ans. Beaucoup d'Algériennes et d'Algériens n'ont donc connu qu'un seul président. 

MOBILISATION 


Dans la ville de Béjaïa, en Kabylie, un policier affecté à la surveillance des manifestants a rejoint la marche en se hissant sur un fourgon avec une pancarte. Une information reprise par le site d'information algérien TSA. 

ALGER

MOBILISATION


Une foule impressionnante manifeste dans le centre d'Alger pour un quatrième vendredi de contestation, et le premier depuis que le président algérien Abdelaziz Bouteflika a reporté l'élection présidentielle, prolongeant sine die son mandat au-delà de son terme prévu, le 28 avril.


Le nombre exact de manifestants est difficile à établir, ni les autorités ni les protestataires ne communiquant de chiffres. La mobilisation semble similaire à celle du vendredi précédent, jugée exceptionnelle par les médias et analystes algériens. Hommes, femmes et enfants ont commencé à marcher en début d'après-midi dans une ambiance festive dans les rues du centre de la capitale.

MOBILISATION


Selon le média algérien TSA, des milliers de personnes manifestent pacifiquement à Alger, Constantine, Bejaia, Tizi-Ouzou...

ALGER


Selon plusieurs journalistes sur place, des milliers de personnes manifestent à Alger contre le prolongement du quatrième mandat de Bouteflika.

ALGER

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Selon l'AFP, des milliers de personnes manifestent dans le centre de la capitale, Alger.


Il s'agit du premier vendredi de protestation depuis le report par M. Bouteflika de l'élection présidentielle et la prolongation sine die de son mandat, censé expirer le 28 avril.


Quelques centaines de personnes sont également rassemblées sur une place proche de celle de la Grande-Poste. Comme le vendredi précédent, le carrefour devant la Grande-Poste est noir de monde bien avant le coup d'envoi des marches, qui doivent commencer à l'issue de la grande prière hebdomadaire musulmane, en début d'après-midi.

MOBILISATION

NOUVELLE JOURNÉE DE MOBILISATION


De nouvelles manifestations contre le pouvoir ont été annoncées en Algérie ce vendredi, jour phare des contestations, à l'issue d'une semaine qui a vu le président Abdelaziz Bouteflika reporter les élections, proroger son mandat et proposer un plan de réformes aussitôt raillé.


Les étudiants et universitaires, puis enseignants et lycéens, ont déjà manifesté en nombre mardi et mercredi, à la suite des décisions du chef de l'Etat de renoncer à briguer un cinquième mandat tout en reportant sine die l'élection présidentielle initialement prévue le 18 avril.


Les appels à un quatrième vendredi consécutif de grandes manifestations à travers le pays ont repris de plus belle jeudi en écho à la conférence de presse du nouveau Premier ministre Noureddine Bedoui, qui a remplacé lundi le très impopulaire Ahmed Ouyahia, et de son vice-Premier ministre Ramtane Lamamra.


Leurs déclarations n'ont pas semblé apaiser la colère, vive depuis le 22 février, quoique toujours pacifique. Elle est d'une ampleur inédite depuis l'arrivée au pouvoir de M. Bouteflika il y a 20 ans, dans un pays qui n'a pas participé au printemps arabe de 2011.

GOUVERNEMENT ALGÉRIEN

GOUVERNEMENT ALGÉRIEN

GOUVERNEMENT ALGÉRIEN

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Toujours selon notre confrère, l'intervention des forces de l'ordre se passe pour l'instant dans le calme. 

ALGER


Comme le montrent les images diffusées sur Twitter par le journaliste Khaled Drareni, les policiers antiémeute se déploient dans les rues d'Alger pour bloquer le passage du cortège formé par les manifestants. 

REPORTAGE


Après le renoncement d'Abdelaziz Bouteflika à briguer un cinquième mandat présidentiel, LCI a voulu prendre la température auprès des Algériens et binationaux en Ile-de-France. Entre optimisme et fatalité, ceux et celles à qui nous avons parlé se disent partagés. Mais il ont en commun la fierté d'un peuple qui a obtenu, pacifiquement, de nouvelles règles du jeu.

"Ça a fait plaisir cinq minutes... mais c'est tout" : suite au renoncement de Bouteflika, les Algériens de Paris partagés

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ALGER

MOT D'ORDRE


Selon le journaliste Khaled Drareni, qui suit la contestation à Alger, les manifestants protestent à coup de slogans contre un "4e mandat prolongé", mais aussi contre Nouria Benghabrit-Remaoun, ministre algérienne de l'Education nationale.

CONTESTATION


La contestation se poursuit ce mercredi. L'AFP rapporte qu'un millier d'enseignants et d'élèves sont rassemblés en ce moment dans le centre d'Alger. Selon TSA Algérie, qui diffuse des photos de cette nouvelle journée d'action, des manifestations, de magistrats notamment, ont également lieu à Constantine.

"RUSE"


Au lendemain du retrait de la candidature à un cinquième mandat d'Abledaziz Bouteflika et du report de l'élection présidentielle (prévue le 18 avril), les étudiants algériens restent mobilisés pour dénoncer, dans le calme, le maintien au pouvoir du président algérien pour plusieurs mois encore. "Pas de ruse, Bouteflika" a notamment scandé la foule à Alger. Ou encore : "Les étudiants résistent à la prolongation du 4e mandat !"

FRANCE


Marine Le Pen a demandé mardi que le gouvernement suspende l'octroi de visas aux Algériens pour prévenir un éventuel "afflux migratoire", relevant en Algérie une "soif de démocratie" comme en France, où "il n'y a pas véritablement (de démocratie) non plus" selon elle.


"Il faut le faire. C'est une mesure raisonnable que de suspendre ces octrois" de visas pour les Algériens, a déclaré sur BFMTV-RMC la présidente du Rassemblement national (RN). "Une déstabilisation de l'Algérie pourrait entraîner demain un flux migratoire très considérable. Car (…) il existe des accords entre l'Algérie et la France qui permettent des venues qui sont extrêmement allégées pour les Algériens", a expliqué la députée du Pas-de-Calais.

NOUVELLES MANIFESTATIONS EN VUE


Des messages relayés durant la nuit sur les réseaux sociaux appellent les étudiants à manifester mardi pour "la fin du système", en se disant peu dupes de l'apparent recul, la veille, du président Abdelaziz Bouteflika.


A Alger, les étudiants ont rendez-vous dans la matinée, pour un 3e mardi consécutif, sur la Place de la Grande-Poste, bâtiment emblématique du coeur d'Alger, près de laquelle une demi-douzaine de camionnettes de police étaient déjà garées. A Annaba (nord-est), très mobilisée depuis le début du mouvement, les étudiants ont appelé à des rassemblements à l'intérieur des différents campus de la 4e ville du pays.

DIPLOMATIE


Depuis Djibouti, Emmanuel Macron a évoqué la situation en Algérie : “je veux souligner ici la dignité Le professionnalisme des forces de sécurité". Et d'ajouter : "Je salue la décisions du président Bouteflika qui signe une nouvelle page" dans l'histoire algérienne. Le président a aussi appelé à "une transition d’une durée raisonnable".


"Je salue la dignité avec laquelle la population, en particulier la jeunesse algérienne, a su exprimer ses espoirs, sa volonté de changement, ainsi que le professionnalisme des forces de sécurité", a aussi déclaré Emmanuel Macron.

DIPLOMATIE


Selon nos informations, Emmanuel Macron devrait aborder ce mardi matin la situation algérienne au cours d'une conférence de presse à Djibouti, où il a entamé une visite.

MEDIAS

REACTION

ET MAINTENANT ?


Après l’euphorie, le doute. Les Algériens s’interrogeaient mardi sur le report de la présidentielle d’avril qui prolonge de facto le mandat du président Abdelaziz Bouteflika, cible d’une contestation inédite en 20 ans de pouvoir.


Si le président a annoncé lundi qu’il ne briguerait pas un 5e mandat, comme le lui réclamaient des millions de manifestants, il a toutefois assuré rester en poste jusqu’à la présidentielle reportée à une date qui demeure inconnue. Il prolonge ainsi son 4e mandat, devenu l’enjeu de la poursuite des manifestation selon des opposants.


"Il annule la présidentielle mais reste au pouvoir: la dernière ruse de Bouteflika", titrait en "une" l'influent quotidien El Watan. Pour Ali Benflis, ancien Premier ministre de Bouteflika passé à l'opposition, "l'allongement du 4e mandat est une agression contre la Constitution par les forces non constitutionnelles (notamment un des frères et conseiller spécial du président considéré comme le vrai chef de l'Etat)". Ces forces "se sont emparées des centres de décision", a dénoncé dans une vidéo postée sur le web M. Benflis qui a créé en 2014 le parti Talaie El-Hurriyet (Avant-garde des libertés).

ALGER 


De nombreuses vidéos des Algériens descendant dans la rue pour célébrer l'annonce d'Abdelaziz Boutelfika sont partagées sur les réseaux sociaux

ALGER

VIDEO - Dans les rues de la capitale algérienne, les images de la foule en liesse

CASTANER

Après le tweet de Jean-Luc Mélenchon, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner lui répond

LE DRIAN


La France "salue" la décision de Bouteflika, indique le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.


"Au lendemain de grandes manifestations, qui se sont déroulées dans le calme et la dignité à travers toute l'Algérie, la France exprime l'espoir qu'une nouvelle dynamique à même de répondre aux aspirations profondes du peuple algérien puisse s'engager rapidement", a-t-il déclaré dans un communiqué

VIDÉO


Regardez comment l'annonce du renoncement d'Abdelaziz Bouteflika a été faite à la télévision algérienne 

PREMIER MINISTRE


L'annonce du renoncement d'Abdelaziz Bouteflika s'accompagne d'un remaniement gouvernemental. L'ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia cède sa place à Noureddine Bedoui, Ramtane Lamamra est nommé vice-Premier ministre.

MÉLENCHON


Le leader de la France insoumise a rapidement réagi pour dire "Chapeau le peuple algérien !" Ajoutant : "En France on devrait y réfléchir"

BOUTEFLIKA RENONCE


Dans un message à la nation publié par l'agence officielle APS, Bouteflika précise que la présidentielle aura lieu "dans le prolongement" d'une conférence nationale" chargée de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution d'ici fin 2019.

BOUTEFLIKA RENONCE


Selon l'agence APS, Abdelalziz Bouteflika annonce le report de l'élection présidentielle et sa décision de ne pas briguer un 5e mandat

ENTOURAGE

Affaibli, le président algérien est loin d'être seul aux manettes de l'Algérie. Reportage sur les hommes du président.

MANIFESTATIONS


Des milliers de lycéens ont défilé ce dimanche en Algérie contre la candidature à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika.


Des défilés lycéens ont été signalés dans divers quartiers de la capitale et dans plusieurs villes du pays, où de nombreux lycées sont fermés ce dimanche, premier jour de semaine en Algérie et journée d'appel à la grève générale sur les réseaux sociaux.


Etudiants et enseignants occupent également plusieurs universités du pays, refusant de se plier à la décision des autorités, la veille, d'avancer d'une dizaine de jours à dimanche les vacances universitaires et de les allonger de fait d'autant.


Ils sont en grève dans plusieurs universités du pays depuis plusieurs jours. Une décision de fermer les cités universitaires durant ces vacances avancées, ce qui aurait contraint les étudiants, nombreux dans les manifestations qui ont débuté le 22 février, à rentrer chez eux, a été rapidement annulée face au tollé.


Une nouvelle marche estudiantine est prévue mardi pour la 3e semaine consécutive.

Suivez en direct dans le live ci-dessous, les dernières informations sur cette crise inédite du pouvoir algérien. 

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L'Algérie se soulève contre Bouteflika

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