EN DIRECT - L'Aquarius accoste dans le port de Valence, plus de 100 enfants non accompagnés parmi les migrants

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CRISE - L'Aquarius, le bateau humanitaire qui a secouru 630 migrants au large de la Libye, a accosté dimanche matin dans le port de Valence, en Espagne, accompagné de deux navires italiens. Fatigués par leur long périple en mer Méditerranée mais soulagés, les rescapés seront logés dans des centres d'hébergement temporaires, avant que leur situation ne soit examinée. Notamment par la France, qui a promis d'accueillir certains des réfugiés.
Live

MARCHE SOLIDAIRE ET CITOYENNE

MANIFESTATION


Quelques milliers de personnes ont défilé dimanche à Paris lors de l'arrivée dans la capitale d'une "marche solidaire et citoyenne" partie de Vintimille pour soutenir les migrants et pour protester contre le blocage des frontières et le délit de solidarité. Munis de pancartes "Ici nous sommes tous d'ailleurs", "Aquarius = déchéance morale de la France" ou "Ablation urgente du Collomb", les manifestants sont partis peu avant 17h00 de la place de la Bastille pour rejoindre la place de la République.

ACCUEIL


Deux circuits ont été mis en place pour les migrants à leur arrivée à Valence. Un "circuit vert" pour les personnes en bonne santé, envoyées directement à un entretien avec la police pour s'identifier avant de partir en bus vers un foyer. 

 Et un "rouge" réservé aux enfants, aux femmes enceintes ou aux personnes nécessitant des soins et acheminées parfois vers un hôpital avant de partir aussi vers un centre d'hébergement.

REACTION

HCR


Céline Schmitt, la porte-parole de l'organisation affirme sur LCI qu'il faut d'abord apporter une assistance humanitaire. "Il y a plus de 100 enfants sans parents", dit-elle.

Arrivée à Paris d'une marche solidaire avec les migrants.

Les migrants de l'Aquarius sont arrivés à Valence où ils ont été pris en charge.

AGNES BUZYN


"Des navires vont arriver tous les jours. La réponse doit être européenne", dit la ministre de la Santé au Grand Jury LCI/Le FIgaro/RTL.

 MEDECINS SANS FRONTIERES


L'organisation MSF, qui a affrété l'Aquarius avec SOS Méditerranée, a dénoncé dimanche le "traitement dégradant" infligé aux migrants secourus par le bateau au large de la Libye mais obligés d'entreprendre un voyage d'une semaine pour arriver dimanche en Espagne. "Même si l'Italie a raison quand elle fait valoir que les gouvernements européens ne prennent pas leur part dans la prise en charge des  réfugiés, rien ne justifie le traitement dégradant infligé aux passagers de l'Aquarius", a déclaré Karline Kleijer, coordinatrice d'urgence pour MSF, citée dans un communiqué de l'organisation.

MARINE LE PEN


La présidente du Rassemblement national (ex-FN), s'est dite dimanche "inquiète" que la France accueille des migrants de l'Aquarius.

JEAN-LUC MELENCHON


Le leader de La France insoumise, a dit dimanche sur France Info sa "honte" de la façon dont ont été traités, notamment par la France, les migrants à bord de l'Aquarius, qui a accosté dimanche en Espagne.

BENJAMIN GRIVEAUX


"La France prendra sa part".

 "AU CAS PAR CAS"


Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a estimé qu'il était "impossible" de déterminer combien de migrants de l'Aquarius seraient accueillis par la France, qui va examiner les situations "au cas par cas". "La France a toujours dit que s'il (l'Aquarius) avait été à proximité des côtes françaises, le droit s'imposerait. L'Espagne a pris ses responsabilités, il n'est pas question de concours", a expliqué M. Griveaux dans Dimanche en politique sur France 3.

A QUAI


L'Aquarius est arrivé dans le port de Valence.

Le navire Aquarius entre à son tour dans le port espagnol de Valence...

TERRE FERME


Le processus de triage a débuté par le personnel sanitaire...

SURVIVANTS


Après des jours d'errance en Méditerranée...

ENFIN ARRIVÉS - 

ARRIVEE DE L'AQUARIUS


"Certaines personnes ont été secourues en pleine mer de nuit. Ce fut un périple avec énormément d'angoisse pour les survivants", raconte une conseillère humanitaire de Médecins sans frontières, qui a affrété le navire avec SOS Méditerranée.

ARRIVEE DE L'AQUARIUS


Retour sur une semaine d'errance et de polémiques politiques.

ROME


Manifestation en soutien aux migrants.

COUP DE GUEULE


L'ancienne Garde des Sceaux, Christiane Taubira a déploré ce dimanche dans le JDD l'inaction des Européens et de la France autour de l'accueil des migrants de l'Aquarius.

ARRIVÉS - 

Un premier bateau transportant une partie de ces migrants, le navire italien Dattilo, est entré dans le port un peu avant 6h30. 

ACCUEIL


Le ministère de l'Intérieur confirme que la France va accueillir des migrants de l'Aquarius. Dans un communiqué, la place Beauvau indique qu'une mission de l'OFPRA doit être déployée à Valence, en Espagne, où le navire est attendu demain. Elle "sera chargée d'identifier parmi ces personnes des réfugiés en besoin de protection qui pourront être accueillis sur notre territoire". Une démarche qui illustre, selon le communiqué, le souhait du Président d'une "réponse coordonnée entre Etats membres de l'UE sur l'ensemble des enjeux migratoires."

MEDITERRANEE


Le bateau et ses 629 migrants à bord doit arriver dimanche dans le port espagnol de Valence.

Fin de la conférence de presse entre les deux hommes. 

Emmanuel Macron : "Sur l'Aquarius, le risque est pris dès le début, en Libye. Il faut donc trouver une organisation avec ces pays transits pour organiser les choses en toute sécurité."

Emmanuel Macron : "La France respectera toujours le droit humanitaire international. Quand un bateau arrivera dans nos eaux, nous en aurons la charge (...) La difficulté de l'Italie, avec qui nous n'avons pas la même situation géographique, se réglera selon le droit international."

Emmanuel Macron : "Quand je regarde les chiffres, l'Italie a moins d'arrivées que l'année dernière. La grande difficulté est que l'Italie a eu à subir d'importantes vagues les années précédentes. Je ne voudrais pas que nous nous trompions de problème."

Emmanuel Macron : "Nous avons des droits que nous reconnaissons, le droit d'asile en est un. Ce droit est dans la Constitution française. Je pense qu'aucun d'entre nous, sauf à changer nos règles de droit, nous remettrons en cause ce droit. Il y a ensuite celles et ceux qui quittent leur pays pour des raisons économiques, et qui sont sur cette voie qu'est la Méditerranée. Là, nous ne pouvons pas accueillir tout le monde et avoir une politique responsable."

Giuseppe Conte : "Il y a eu des jours tumultueux concernant l'Aquarius.Notre objectif était de sécuriser ces personnes (...) et nous avons offert nos moyens. Nous avons gérer ce moment de difficulté avec concentration. Avec Emmanuel Macron, nous avons une entente parfaite, nous avons eu une conversation téléphonique. Le fait même que je sois ici en est le meilleur exemple."

Emmanuel Macron : "Renforcer Frontex pour que l'arrivée d'un migrant ne soit pas à la charge du pays dans lequel il arrive."

Emmanuel Macron : "Je suis favorable à ce que nous renforcions nos actions sécuriser les côtes de Méditerranée (...) puis que nous puissions renforcer les coopérations humanitaires." 

Giuseppe Conte annonce la tenue d'un sommet bilatéral à l'automne prochain.

Giuseppe Conte : "L'Italie est opposée à la réforme en cours du système de Dublin, et prépare sa propre réponse. Nous voulons un changement de paradigme. Nous devons renforcer au niveau européen la relation avec les pays d'origine et avec les pays de transition. Nous devons créer des centres européens, pour prévenir et préparer les processus d'identification. (...) Personne en Europe ne doit se laver les mains du problème de l'immigration."

Giuseppe Conte : "Nous voulons une Europe plus forte pour répondre aux attentes des citoyens. Concernant les migrations, il est temps de tourner la page. Les événements montrent que nous devons changer de stratégie."

Emmanuel Macron : "Je souhaite pour ces prochains mois que la France et l'Italie travaillent ensemble, main dans la main, pour porter des initiatives et apporter des réponses."

Emmanuel Macron : "Notre volonté est aussi d'avancer ensemble sur une plus grande protection commune de nos frontières, un plus grand investissement de l'Europe via le système Frontex. 

Enfin, nous souhaitons avancer avec nos partenaires sur une refonte du système de Dublin pour mieux articuler le système de solidarité. Celui-ci actuellement ne marche pas ; il faut des mécanismes pour mieux adapter la réalité de chaque pays."

Emmanuel Macron : "Sur ce sujet, il ne saurait y avoir de réponse individuelle. Nous avons décidé d'avancer sur plusieurs voies, tout d'abord en rnfoçant notre partenariat avec d'autres pays, en particulier du sud de la Méditerranée. (...) Nous voulons aussi associer l'Espagne, l'Allemagne (...) pour mieux prévenir ces flux et avoir une vraie réponse humanitaire. Celle-ci commence le jour où des hommes et des femmes prennent des bateaux et risquent leurs vies."

Emmanuel Macron : "Sur l'immigration, il y a des drames humains (...) et je n'oublie pas ce que l'Italie a eu à subir depuis 2015 avec des arrivées massives. Je veux aussi rappeler aussi ici la réalité des sujets : l'Italie a eu à subir beaucoup d'arrivées, mais qui se sont réduites, avec une baisse de 77% depuis le début de l'année. La France n'est pas un pays qui tire profit du système collectif européen. De plus en plus de familles viennent. Si l'Italie a eu 18.000 arrivées, la France en a eu 26.000. Nous sommes aussi un pays d'arrivées massives, un pays vers lequel des femmes et des hommes viennent pour demander l'asile."

CONFÉRENCE DE PRESSE


Emmanuel Macron : "Notre discussion a porté sur l'immigration et la zone euro. Deux sujets qui sont à placer dans une situation comparable, un test pour l'Europe dans laquelle nous croyons. L'Europe a manqué d'efficacité et de solidarité sur ces sujets."

ELYSEE


La conférence de presse conjointe entre Emmanuel Macron et Giuseppe Conte a pris du retard...

COUP DE GUEULE


La maire de Lille Martine Aubry (PS) a vertement critiqué vendredi le gouvernement français au sujet du bateau humanitaire l'Aquarius, jugeant que Paris n'avait aucune "leçon à donner à l'Italie" en matière d'accueil des migrants. 


"On avait dit modestement prendre 30.000 réfugiés mais on n'a pas pris les 30.000 et on ose dire aux Italiens +vous êtes scandaleux+", a dit l'ancienne ministre en marge d'une conférence de presse consacrée à la gestion de la ville. "Heureusement que les Espagnols ont été là."

ELYSÉE


Les images de l'arrivée de Giuseppe Conte.

ELYSÉE


Le déjeuner entre les deux hommes a débuté.

ALLEMAGNE


De plus en plus de pays se braquent face à l'inconséquence de la gestion européenne de cette crise, et particulièrement l'Italie, un des points d'entrée des migrants. En Allemagne, où Angela Merkel fait face à une fronde gouvernementale sur sa politique migratoire jugée laxiste par la frange conservatrice de sa famille politique (elle a accepté plus d'un million de migrants en 2015), un sondage montre que près de 90% des Allemands veulent une accélération des expulsions de migrants en situation irrégulière. 

"Le gouvernement français collaborera avec le gouvernement espagnol dans l'accueil des migrants de l'Aquarius", a annoncé ce samedi la vice-présidente du gouvernement espagnol, Carmen Calvo, dans un communiqué.  L'Aquarius et les deux navires transportant les 630 migrants sauvés il y a une semaine au large de la Libye naviguent actuellement dans les eaux espagnoles et sont attendus au port espagnol de Valence dimanche.


Selon Madrid, "la France acceptera les migrants qui, après leur arrivée au port de Valence et une fois appliqués tous les protocoles prévus par le processus d'accueil, exprimeront leur désir de rejoindre ce pays". La France s'était dit prête, jeudi, à accueillir des migrants  de l'Aquarius "qui répondraient aux critères du droit d'asile".

Avant l'annonce de SOS Méditerranée, le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, avait appelé à accueillir les migrants sur l'île de Beauté.

Critiqué jusque dans les rangs de la majorité, le gouvernement français est de son côté sorti mardi de son silence. "Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation de ceux qui, sur ce bateau, pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié", a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe devant l'Assemblée nationale", après que Emmanuel Macron a salué lors du conseil des ministres le "geste" de l'Espagne et dénoncé le cynisme" de l'Italie. Une déclaration qui a provoqué la colère de Rome et s'est transformé en mini-crise diplomatique mercredi et jeudi.

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