Attentat islamophobe de Christchurch : les dernières informations

International
ENQUÊTE - Vendredi 15 mars, un extrémiste de droite a fait un carnage dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch durant la prière du vendredi, tuant 50 fidèles. Vendredi 5 avril, un juge néo-zélandais a ordonné une expertise psychiatrique pour le tireur.
Live

JUSTICE

Au cours d'une audience à Christchurch, le juge Cameron Mander a ordonné l'expertise psychiatrique de Brenton Tarrant, afin de savoir "s'il est en mesure d'être jugé ou s'il est dément".

ATTENTAT

Par ailleurs, le quotidien allemand Der Standard croit savoir que le terroriste présumé a fait quatre dons au parti d'extrême droite, lui aussi sensible aux théories du "grand remplacement", en 2017. Une information démentie par son porte-parole, indique Libé.

ENQUÊTE

Le tireur présumé doit comparaître ce vendredi via un lien vidéo depuis la prison haute sécurité d'Auckland, où il est détenu. Ayant renoncé à être défendu par un avocat, Brenton Tarrant fait craindre aux autorités qu'il ne procède à sa défense lui-même et se serve ainsi du procès pour faire la promotion de sa propagande, qui tourne essentiellement au sujet de la théorie complotiste du "grand remplacement", qui soutient qu'il existe une volonté planifiée des dirigeants de pays occidentaux de "remplacer" les populations des pays occidentaux par des populations originaires d'Afrique noire ou du Maghreb.

ENQUÊTE

"L'homme arrêté en relation avec les attaques terroristes de Christchurch devra répondre de 50 chefs de meurtre et de 39 tentatives de meurtre lorsqu'il comparaîtra vendredi devant la Haute cour de Christchurch", a indiqué jeudi 4 avril la police, indiquant que d'autres charges pourraient être retenues contre Brenton Tarrant.

Bonjour, nous reprenons ce direct à l'occasion du communiqué de la police de Christchurch sur la poursuite de l'enquête contre Brenton Tarrant, le suprémaciste blanc accusé d'avoir perpétré le double attentat islamophobe de Christchurch, le 15 mars.

FRANCE


Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a annoncé lundi qu'il portait plainte contre Facebook France et Youtube France pour avoir diffusé la vidéo du massacre de 50 fidèles par un extrémiste australien à Christchurch, en Nouvelle Zélande.


Le CFCM porte plainte pour "diffusion de message à caractère violent incitant au terrorisme ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine susceptible d'être vu ou perçu par un mineur", selon la plainte envoyée lundi au procureur de la République de Paris, dont une copie a été transmise à l'AFP.

ENQUÊTE


La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a ordonné lundi une enquête nationale officielle sur le carnage de Christchurch, expliquant qu'elle voulait savoir comment un tueur avait pu abattre 50 musulmans dans deux mosquées le 15 mars.


"Il est important que rien ne soit laissé au hasard pour déterminer comment cet acte de terrorisme s'est produit et comment nous aurions pu l'empêcher", a déclaré Mme Ardern, ajoutant que l'enquête engloberait les services de renseignement et de police.


 Les services de renseignement et de police se sont retrouvés au centre de critiques dans la foulée de l'attaque, certains leur reprochant de s'être trop focalisés sur les menaces islamistes.


Les victimes à Christchurch étaient toutes musulmanes, et le tueur est un suprémaciste blanc convaincu que les musulmans "envahissent" les pays occidentaux.

 

"Une question à laquelle nous devons répondre c'est de savoir si oui ou non nous aurions dû en savoir plus", a déclaré Mme Ardern. "La Nouvelle-Zélande n'est pas un Etat de surveillance (...) mais il y a des questions qui attendent des réponses".

Bonjour à tous. Nous reprenons ce live après l'annonce de l'ouverture d'une enquête nationale en Nouvelle-Zélande.

APPEL A LA PRIÈRE 


Des milliers de Néo-Zélandais se sont rassemblés vendredi à Christchurch pour rendre hommage à la mémoire des 50 musulmans tués par un suprémaciste blanc, un appel à la prière a été relayée par les télévisions, les radios et sur de nombreux sites internet dans tout le pays et deux minutes de silence ont été observées.


Des milliers de personnes, dont la Première ministre Jacinda Ardern, se sont recueillies en silence dans un parc en face de la mosquée al-Nour, la première visée le 15 mars par le tueur.


L'auteur de la tuerie commise dans deux mosquées de Christchurch "a brisé le cœur de millions de personnes à travers le monde", a déclaré l'imam Gamal Fouda, qui menait la prière. "Aujourd'hui, au même endroit, je regarde autour de moi et je vois l'amour et la compassion. La Nouvelle-Zélande ne peut être brisée", a-t-il dit.

APPEL A LA PRIÈRE 


Des milliers de Néo-Zélandais se sont rassemblés vendredi à Christchurch pour rendre hommage à la mémoire des 50 musulmans tués par un suprémaciste blanc, un appel à la prière a été relayée par les télévisions, les radios et sur de nombreux sites internet dans tout le pays et deux minutes de silence ont été observées.


Des milliers de personnes, dont la Première ministre Jacinda Ardern, se sont recueillies en silence dans un parc en face de la mosquée al-Nour, la première visée le 15 mars par le tueur.


L'auteur de la tuerie commise dans deux mosquées de Christchurch "a brisé le cœur de millions de personnes à travers le monde", a déclaré l'imam Gamal Fouda, qui menait la prière. "Aujourd'hui, au même endroit, je regarde autour de moi et je vois l'amour et la compassion. La Nouvelle-Zélande ne peut être brisée", a-t-il dit.

PERMIS DE PORT D'ARME


La police néo-zélandaise a révélé ce vendredi 22 mars s'être entretenue en octobre 2017 l'auteur de la tuerie des mosquées de Christchurch avant de lui octroyer le permis grâce auquel il a acquis les armes utilisées dans le massacre.


Brenton Tarrant avait demandé un permis de port d'arme en septembre 2017 et une "équipe de contrôle des armes à feu" de la police lui a rendu visite à domicile à Dunedin le mois suivant, a indiqué un porte-parole de la police dans un communiqué. "Une des étapes pour obtenir un permis de port d'arme est une visite au domicile du demandeur afin de vérifier la sécurité de sa propriété", a indiqué la même source à l'AFP. "Ensuite, toutes les informations disponibles ont été passées en revue et un permis a été approuvé en novembre 2017".


L'Australien avait fourni les noms de deux Néo-zélandais comme garants. Ces personnes avaient également été interrogées par la police, qui avait établi qu'elles "remplissaient des conditions requises" dans ce processus, précise le communiqué qui ne publie pas leurs noms.

HOMMAGE

HOMMAGE

Jeudi 21 mars, dans le stade de Dunedin, d'ordinaire réservé aux exploits des All Blacks, 18.000 personnes se sont recueillies pour un hommage aux victimes des fusillades qui ont touché deux mosquées de Christchurch, vendredi 15 mars. Dans le stade de cette ville où le terroriste Brenton Tarrant avait vécu deux ans, la cérémonie a comporté un chant maori, des prières d'un imam, avant que le maire de la ville Dave Cull a appelé à aider "ceux qui restent, endeuillés après que des proches leur ont été arrachés".

VICTIMES


La police de Nouvelle-Zélande a annoncé jeudi que les 50 victimes de la double attaque des mosquées de Christchurch avaient toutes été identifiées, ce qui permettra leur inhumation.


 "Je peux annoncer que depuis quelques minutes, le processus d'identification de la totalité des 50 victimes est terminé et que toutes les familles ont été avisées", a déclaré le commissaire Mike Bush. "C'est un tournant dans ce processus".

ARMES


La Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern a annoncé jeudi l'interdiction de la vente des fusils d'assaut et fusils semi-automatiques en réponse à la double tuerie des mosquées. "J'annonce que la Nouvelle-Zélande va interdire toutes les armes semi-automatiques de type militaire. Nous allons également interdire les fusils d'assaut", a-t-elle dit.

DUBAÏ


Un employé étranger d'une compagnie de sécurité à Dubaï a été expulsé pour avoir célébré sur les réseaux sociaux l'attentat de Christchurch. Dans un communiqué, le groupe Transguard a déclaré qu'un de ses collaborateurs a "célébré de manière déplorable" l'attaque perpétrée vendredi dernier contre deux mosquées en utilisant une fausse identité sur Facebook. Il a été identifié après une enquête interne et remis aux autorités qui ont procédé à son expulsion.

FUNÉRAILLES 


Un réfugié syrien et son fils ont été les premières victimes de l'attentat de Christchurch à être inhumées lors de funérailles émouvantes dans la ville néo-zélandaise, qui se prépare à plusieurs journées de déchirants adieux. Des centaines de personnes se sont rassemblées dans la matinée dans un cimetière proche de la mosquée Linwood, la deuxième attaquée par Brenton Tarrant. C'est là que se sont déroulées les funérailles de Khalid Mustafa, 44 ans, et de son fils Hamza, 15 ans, qui ont été tués dans la mosquée al-Nour. La famille était arrivée il y a un an en Nouvelle-Zélande, dans l'espoir d'y retrouver la paix après les années d'horreur du conflit syrien.

FUNÉRAILLES


Les premières funérailles d'une victime de l'attentat de Christchurch auront lieu ce mercredi matin dans la ville néo-zélandaise. "Le premier enterrement d'une victime de la tragique fusillade du vendredi 15 mars contre les mosquées aura lieu ce (mercredi) matin", a indiqué le conseil municipal de Christchurch, sans préciser le nom ou la nationalité des personnes concernées.


Depuis plusieurs jours, les familles des victimes demandaient avec insistance de pouvoir enterrer leurs défunts. La coutume musulmane veut en effet que les morts soient rapidement inhumés après leur décès, généralement dans les 24 heures qui suivent celui-ci. Or, à Christchurch, les funérailles ont jusqu'à présent été repoussées en raison des investigations médico-légales et des procédures d'identification des corps.

"OFFENSANTS"


Les propos de Recep Tayyip Erdogan ne passent pas en Australie, pays voisin de la Nouvelle-Zélande. Mercredi, le Premier ministre australien, Scott Morrison, a qualifié d'"irréfléchis", d'"ignobles" et d'"offensants" les mots utilisés par le président turc à propos de l'attentat commis par un extrémiste australien dans des mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande) la semaine dernière.


Lundi, Erdogan avait estimé que cet attentat s'inscrivait dans le cadre d'une offensive contre l'islam et la Turquie. Il avait également averti les Australiens que ceux qui seraient hostiles à l'islam seraient tués, comme ont été tués les soldats australiens par les forces ottomanes lors de la Première Guerre mondiale. "Des propos ont été tenus par le président turc Erdogan que je considère extrêmement offensants pour les Australiens et extrêmement irréfléchis dans l'environnement très sensible dans lequel nous sommes", a déclaré Scott Morrison.


Le Premier australien avait auparavant convoqué l'ambassadeur de Turquie en Australie. A cette occasion, il a rejeté les "excuses" présentées par le diplomate turc. "J'attends, et j'ai demandé, que ces propos soient clarifiés, soient retirés, a précisé le chef du gouvernement australien. J'attendrai de voir ce que sera la réaction du gouvernement turc avant de décider d'autres mesures, mais je peux vous dire que toutes les options sont sur la table."

DÉCÈS


La police a indiqué avoir rendu six corps de victimes du massacre de Christchurch en Nouvelle-Zélande aux familles impatientes d'enterrer leurs proches, mais a averti que de nombreux corps n'avaient pas encore été formellement identifiés.


La police a mené 50 autopsies mais "seules 12 victimes ont été identifiées" formellement à ce stade, selon un communiqué. "Six parmi les victimes identifiées ont été rendues à leur famille", a précisé la police néo-zélandaise.


Les délais nécessaires à l'enquête ont été mal vécus par les familles qui auraient voulu pouvoir enterrer leurs morts selon les rites musulmans en 24 heures. 


La police a indiqué être "consciente de l'impatience des familles face aux délais requis pour le processus d'identification après l'attaque terroriste de vendredi".

 

Elle a assuré s'efforcer d'améliorer la communication avec les familles et s'assurer qu'elles soient bien informées de ce qui se passe. "Nous faisons tout ce qui est possible (...) afin de rendre les victimes à Leurs proches", a souligné la police.

PROMESSE


L’auteur de l’attaque terroriste contre deux mosquées "fera face à la loi dans toute sa rigueur", a déclaré la Première ministre de Nouvelle-Zélande mardi 19 mars, lors d’une session extraordinaire du Parlement qu’elle a ouverte avec l'expression arabe de bienvenue "salam aleikum" ("la paix soit avec toi"). 


Jacinda Ardern a également promis qu’elle ne prononcerait jamais le nom du terroriste : "Par cet acte terroriste, il recherchait beaucoup de choses, mais l'une d'elles était la notoriété. C'est pourquoi vous ne m'entendrez jamais prononcer son nom", a-t-elle dit. "C'est un terroriste. C'est un criminel. C'est un 

extrémiste. Mais quand je parlerai, il sera sans nom."

TURQUIE


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé dans un discours que l’attentat commis en Nouvelle-Zélande fait partie d’une "opération" plus large visant la Turquie. "Ils sont en train de nous tester avec le message qu'ils nous envoient depuis la Nouvelle-Zélande, à 16.500 km d'ici", a déclaré le chef d’Etat, qui a fait de cette attaque le thème central de ses meetings quotidiens. A moins de deux semaines d’élections locales qui s’annoncent serrées, Erdogan cherche à exalter sa base nationaliste et religieuse, comme lorsqu’il a projeté dans le week-end sur un écran géant des extraits de la vidéo filmée par l’assaillant, suscitant de nombreuses critiques.

ARMES À FEU


La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, annonce que son gouvernement a donné son accord de "principe" à un durcissement de la législation sur les armes et présenterait prochainement des mesures en ce sens. "Nous avons pris une décision en tant que gouvernement, nous sommes unis", a-t-elle déclaré.

LE TIREUR PRÉSUMÉ JUGÉ


Brenton Tarrant, poursuivi dans l'enquête sur le carnage dans les mosquées de Christchurch, compte se défendre seul,  indique son avocat commis d'office qui précise qu'il semble être "rationnel".

AUSTRALIE


La police antiterroriste australienne a annoncé avoir perquisitionné lundi matin (heure locale) deux habitations en lien avec l'attentat contre deux mosquées vendredi à Christchurch en Nouvelle-Zélande, qui a fait 50 morts.


Ces habitations se trouvent dans l'Etat de Nouvelle Galles du Sud, là où le suspect Brenton Tarrant, un Australien de 28 ans, a grandi, même s'il a passé ces dix dernières années à l'étranger. "L'objectif premier est d'obtenir formellement des éléments pouvant aider la police néo-zélandaise dans son enquête", a expliqué la police australienne dans un communiqué.

HOMMAGE 


En Australie, des habitants ont fait un haka sur une plage de Surfers Paradise en mémoire des victimes de Christchurch. Un moyen de "montrer notre amour et notre solidarité".  

HONNEURS 


Le Pakistan va décorer à titre posthume un de ses concitoyens apparemment tombé sous les balles du tueur de Christchurch en cherchant à l'arrêter, a annoncé dimanche le Premier ministre Imran Khan.


L'homme en question, dont le visage apparaît brouillé et qui n'a pas encore été formellement identifié, serait le Pakistanais Naeem Rashid. Son fils a également péri dans l'attaque.


"Le Pakistan est fier de Mian Naeem Rashid qui a été abattu alors qu'il essayait de s'attaquer au terroriste suprémaciste blanc et son courage sera honoré par une récompense nationale", a tweeté le Premier ministre Khan sans préciser de quel type de récompense il s'agirait.

MESURES 


La police néo-zélandaise a fermé l'aéroport de Dunedin en raison de la découverte d'un colis suspect, ont annoncé les autorités deux jours après un carnage dans deux mosquées de Christchurch.


"L'aéroport de Dunedin est actuellement fermé", indique un communiqué. "La police est sur les lieux et une équipe spécialisée a été déployée pour déterminer la nature du paquet."


Un employé de la compagnie Air New Zealand qui se trouvait sur les lieux a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat que le terminal de l'aéroport n'avait pas été évacué.

RÉACTION DE LA FAMILLE DU TERRORISTE 


La famille du terroriste australien inculpé pour l'attaque de deux mosquées à Christchurch qui a fait 50 morts, est "brisée" par ses actes, a déclaré dimanche sa grand-mère à la télévision australienne.


"Nous sommes tous sidérés, nous ne savons pas quoi penser", a témoigné la grand-mère de Brenton Tarrant, Marie Fitzgerald, interrogée chez elle dans l'Etat australien de Nouvelle-Galles du Sud par Channel 9. "C'est tellement difficile d'admettre que quelqu'un dans notre famille puisse faire quelque chose comme ça". "Tout le monde est effondré... brisé c'est le mot", a-t-elle ajouté.

HOMMAGE DE CELINE DION AUX VICTIMES 

POLÉMIQUE 


Facebook indique avoir "retiré dans le monde 1,5 million de vidéos de l'attaque, dont plus de 1,2 million bloquées lors de leur téléchargement", au cours des 24 premières heures de sa mise en ligne. 

VIDÉOS DEVENUES VIRALES 


La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern a indiqué dimanche qu'elle attendait des explications de Facebook et d'autres réseaux sociaux sur la diffusion en direct des images du carnage dans les mosquées. Affirmant qu'il demeurait "des questions nécessitant des réponses" des géants de l'internet, Jacinda Ardern a précisé qu'elle avait été en contact avec la directrice des opérations de Facebook Sheryl Sandberg qui avait "reconnu ce qui s'était passé en Nouvelle-Zélande".


"Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour retirer ou obtenir que soient retirées certaines des images qui ont circulé dans la foulée de cette attaque terroriste", a déclaré Mme Ardern. "Mais au final, c'est à ces plateformes qu'il appartient de faciliter ces retraits", a-t-elle dit.


"Je crois qu'il demeure des questions nécessitant des réponses, a-t-elle ajouté. Dans un communiqué, Mia Garlick, une responsable de Facebook en Nouvelle-Zélande, s'est engagée dimanche à "travailler 24 heures sur 24 pour retirer les contenus en infraction".

VICTIMES 


On en sait un peu plus sur les victimes, selon une liste non définitive établie par les familles. Elles étaient étaient âgés de 3 à 77 ans. L'identité des victimes n'a pas encore été officiellement annoncée par les autorités.


Mais cette liste établie par les familles et recensant 48 des 50 personnes abattues par l'extrémiste australien Brenton Tarrant donne une idée de la variété des nationalités des victimes. Ce document cite les noms de 44 hommes et de quatre femmes. 


La Première ministre Jacinda Ardern a précisé dimanche que cette liste n'était pas "officielle" et ne le serait "pas avant que l'identification formelle ne soit terminée". "Je sais que la réception de cette liste provisoire hier soir a certainement été bouleversante", a-t-elle dit.

COMPLICES


Deux personnes arrêtées lors des attaques qui ont fait 50 morts dans des mosquées en Nouvelle-Zélande vendredi ne sont pas impliquées dans le massacre commis par un partisan de l'extrême droite, Breton Tarrant, a indiqué dimanche la police.


Un porte-parole de la police a déclaré que ces deux personnes avaient été interpellées par la police alors qu'elles étaient en possession d'armes, mais n'étaient pas directement impliquées dans les attaques. "A ce stade, seule une personne a été inculpée en lien avec ces attaques", a dit le porte-parole, faisant référence à Breton Tarrant.

Urgent

NOUVEAU BILAN


Le bilan des attentats commis dans deux mosquées de la ville de Christchurch en Nouvelle-Zélande vendredi est passé à 50 morts, a indiqué la police.


Le précédent bilan faisait état de 49 morts. Un responsable policier a indiqué qu'un mort supplémentaire avait été découvert lorsque les corps avaient été enlevés des mosquées.

EGYPTE


L'Egypte a indiqué samedi que quatre de ses ressortissants figuraient parmi les personnes tuées dans un attentat contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande.


Quarante-neuf musulmans ont été tuées pendant la prière du vendredi dans des attaques contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch, selon les autorités, qui ont identifié le tireur comme un extrémiste de droite australien.


"Les autorités néo-zélandaises nous ont confirmé la mort de quatre Egyptiens," a annoncé le ministère égyptien de l'Immigration sur sa page Facebook.


Selon le ministère, il s'agit de Mounir Suleiman, Ahmad Gamaluddin Abdel Ghani, Achraf al-Morsi et Achraf al-Masri.

ITALIE


L'Italie va renforcer les mesures de surveillance pour éviter que l'auteur du carnage de Christchurch ne fasse des "émules" dans le pays, a déclaré samedi le ministre italien de l'Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini.


"Le Comité d'analyse stratégique anti-terrorisme a tenu ce matin une réunion extraordinaire après l'attaque menée contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande", a indiqué le service de communication de l'homme fort du gouvernement italien.


"Aucun lien entre l'auteur des attaques et l'Italie n'est apparu mais nos services de sécurité restent vigilants pour surveiller la situation. Des directives ont été données pour une surveillance renouvelée afin d'éviter le risque (que l'auteur de l'attentat) ne fasse des émules et (qu'il y ait) d'éventuelles représailles de la part de milieux radicalisés", ajoute le communiqué.

CROATIE


L'extrémiste de droite australien qui a perpétré une attaque sanglante contre deux mosquées en Nouvelle-Zélande a séjourné en Croatie, a indiqué une porte-parole de la police citée par l'agence nationale Hina.


"La police a des informations sur les mouvements de cette personne en décembre 2016 et janvier 2017 ", a-t-elle déclaré.


La presse croate a rapporté samedi que Brenton Tarrant avait visité à cette occasion Zagreb et plusieurs villes sur la côte adriatique, dont Zadar, Sibenik et Dubrovnik.


Les autorités croates travaillent pour établir qu'elles étaient les raisons de ce séjour, a indiqué le Premier ministre Andrej Plenkovic à la télévision nationale (HRT). "Jusqu'à hier, cette personne n'était pas au centre de notre intérêt", a-t-il dit.

SOLIDARITÉ 


Un homme demande à Uber de l'aide pour livrer des plats halal aux familles endeuillées.

SOLIDARITÉ 


Des dons par milliers, affluent, pour les familles des victimes, si bien que les associations ne peuvent plus en stocker pour le moment. Certains offrent même leur aide à se déplacer dans la ville, si certains membres de la communauté musulmane ont peur de sortir de chez eux. 

VICTIMES 


Trente-neuf personnes sont toujours hospitalisées pour des blessures reçues lors du carnage. Parmi les blessés figurent un garçon de deux ans et une fillette de quatre ans, évacuée dans un état critique vers un plus grand établissement.

CAGNOTTE 


Une cagnotte en ligne a été ouverte, pour aider les victimes et leurs familles. En 24h, elle a déjà atteint des records avec plus de 3.5 millions de dollars récoltés. 

HOMMAGE 


La ville de Poissy rendra hommage aux victimes de l'attentat de Christchurch, ce lundi. 

ENQUÊTE 


C'est une information  confirmée par le bureau de Jacinda Ardern, la première ministre de Nouvelle-Zélande. Le terroriste avait adressé une copie de son manifeste à son bureau, une dizaine de minutes, avant le début de l'attentat. D'autres politiques l'ont également reçu par mail. Au total, 70 personnes l'ont reçu, indique le NZ Herald. 

HOMMAGE 


A Sydney, l'Opera s'est paré de lumière, éclairant la feuille de fougère, symbole de la Nouvelle Zélande, en hommage aux victimes.

HOMMAGES 


De nombreuses veillées ont lieu à travers le pays, depuis l'attentat terroriste visant les deux mosquées; comme à Dunedin ou encore à Auckland.

POLÉMIQUE 


Un sénateur australien d'extrême droite, Fraser Anning a dû être maîtrisé, ce samedi après avoir frappé un jeune homme qui lui avait lancé un oeuf pour dénoncer ses propos islamophobes au lendemain d'un carnage dans des mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch.


Lors d'une conférence de presse à Melbourne, un jeune homme dont l'identité est inconnue a lancé un oeuf sur le sénateur, qui a riposté en frappant plusieurs fois ce dernier au visage, avant d'être maîtrisé, vraisemblablement par un agent de sécurité.

TÉMOIGNAGE 


Le média Newshub a diffusé le témoignage de Len Peneha, un voisin de la mosquée Al-Noor. Il indique avoir vu le terroriste sortir son arme du coffre de sa voiture et se diriger vers la mosquée. Les tirs ont commencé et "les gens sont sauté par dessus ma clôture. Ma fille a crié Sauve-les, sauve-les, par la fenêtre. J'ai essayé de tirer les gens par dessus ma clôture ...". 


Lorsque les tirs se sont arrêtés, signe du départ du tireur, Peneha est allé dans la mosquée pour aider. "J'ai couru jusqu'à la porte d'entrée de la mosquée. Trois hommes se trouvaient dans une mare de sang (...) J'ai essayé d'aider, j'ai essayé de les aider, j'en ai eu autant que je pouvais mais je ne pouvais pas tous les aider", a-t-il dit.

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