EN DIRECT - Fusillade dans la "zone autonome" de Seattle : un mort et un blessé

EN DIRECT - Fusillade dans la "zone autonome" de Seattle : un mort et un blessé
International

MOBILISATION - Une vague d'indignation secoue la planète après le décès de George Floyd, mort asphyxié sous le genou d'un policier blanc. En France, les manifestations se multiplient contre les violences policières et le racisme. Suivez les dernières infos.

Live

SEATTLE


Soirée sanglante, à Seattle, dans la zone autonome de cette ville du nord-est des Etats-Unis, créée par des manifestants anti-violences policières. Un homme a été tué et un autre, grièvement blessé, samedi 20 juin.


Les policiers n'ont pu accéder à la scène de crime, a regretté la police dans un communiqué, empêchés par "une foule violente" qui refusaient qu'ils entrent dans ce quartier nouvellement auto-géré. Des représentants du quartier ont fini par indiquer aux autorités que les deux victimes avaient été transportées à l'hôpital, où l'une d'enter elles, un homme de 19 ans, est mort. Le ou les tireurs potentiels sont en liberté.

MINNEAPOLIS

Une fusillade a fait un mort et onze blessés à Minneapolis, ville où est mort George Floyd, non loin du lieu de rassemblement traditionnels des manifestants appelant à définancer la police pour la rendre moins violente. 

DISCOURS

Donald Trump avait prévu de s'adresser à ses partisans à l'extérieur du lieu de ralliement de son meeting. Las !  Alors que les manifestants Black Lives Matter et des contre-manifestants pro-Trump continuent de défiler, le président a fini par renoncer, alors que certains d'entre eux étaient armés.

DISCOURS

D'après le sénateur républicain de l'Oklahoma James Lankford, interrogé par CNN, Donald Trump devrait parler des questions raciales qui agitent le pays : "Seul le président peut parler de ce problème comme aucun autre Américain", a-t-il assuré. 

AVERTISSEMENT

Alors qu'une manifestation "Black Lives Matter" se déroule à Tulsa, le président américain n'a pas cherché à concilier avec ses opposants. "A tous les manifestants, anarchistes, agitateurs, pillards ou autres voyous qui viendront dans l'Oklahoma : sachez que vous ne serez pas traités comme vous l'avez été à New York, Seattle ou Minneapolis. Ce sera bien différent, cette fois !"

TULSA

Pourquoi la décision de Donald Trump de tenir son premier meeting à Tulsa, capitale de l'Oklahoma, choque-t-elle ? Au-delà de la polémique liée au fait de réunir 20.000 personnes dans un Etat où s'observe justement une recrudescence du nombre de cas de covid (plus de 400 jeudi 18 juin, quand il y en avait moins de 200 par jour jusqu'au 12 juin), c'est le lieu qui pose problème. 


En effet, alors que le pays est toujours secoué par des vagues de manifestations dénonçant les violences racistes, c'est dans cette ville qu'eut lieu, il y a 99 ans, la plus importante émeute raciale des Etats-Unis, avec la mort de 100 à 300 personnes. Un lynchage massif, déclenché par le fait qu'un jeune noir avait marché sur les pieds d'une blanche dans un ascenseur. 


Malgré son arrestation et son procès, cela n'empêche pas une partie de la communauté blanche de se réunir pour attaquer le quartier noir de la ville, florissant au point d'être surnommé Black Wall Street. S'ensuivront deux jours de violences, où plusieurs centaines de personnes trouveront la mort. 


Il faudra attendre 75 ans pour qu'une partie de la vérité soit faite sur cet événement.

PARIS

La police a procédé à deux interpellations lors d'un rassemblement interdit contre le racisme, organisé à l'appel de la Ligue de défense noire africaine, place de la Concorde. La préfecture avait annoncé son interdiction, faisant valoir un "risque de trouble à l'ordre public". 


Outre ces deux interpellations, dont le motif n'a pas été dévoilé, les autorités ont procédé à des contrôles d'identité et à des dispersions, alors que la foule, qui manifestait contre le racisme et pour l'émancipation de l'Afrique, avait en partie décidé de rester assise à terre pour exprimer son intention de rester sur les lieux.

"Faidherbe doit tomber" : à Lille, manifestation tendue autour de la statue du général

WASHINGTON

WASHINGTON


Des manifestants antiracistes ont abattu dans la nuit l'unique statue d'un général confédéré érigée à Washington, selon des images diffusées par la chaîne de télévision ABC7 News. Plusieurs dizaines de manifestants scandant le slogan "Black lives matter" ont dévissé la statue d'Albert Pike à l'aide d'une corde, avant d'y mettre le feu. Sur Twitter, Donald Trump a qualifié cet incident de "honte pour notre pays" et a appelé à l'arrestation de ses auteurs.

PARLEMENT EUROPEEN

Dans la même résolution, l'assemblée législative européenne a également reconnu que l'esclavage était un crime contre l'humanité.

PARLEMENT EUROPEEN

Dans une résolution adoptée vendredi 19 juin, le Parlement européen a proclamé : "La vie des Noirs compte". Une référence au mouvement mondial de dénonciation du racisme et des violences policières, "Black Lives Matter", qui a réémergé depuis la fin du mois de mai et le meurtre de George Floyd, Noir américain mort asphyxié sous le genou d'un policier blanc. 493 députés ont adopté la résolution, 104 s'y sont opposé et 67 se sont abstenu.

KAEPERNICK


Le patron de la ligue professionnelle de football américain, Roger Goodell, a encouragé lundi les équipes à recruter le quarterback Colin Kaepernick, sans équipe depuis trois ans pour avoir posé le genou à terre pendant l'hymne national. "S'il veut reprendre sa carrière en NFL, alors il faudra évidemment qu'une équipe prenne cette décision" de l'engager, a déclaré Goodell à ESPN. "Mais je m'en réjouirais, je soutiens tout club qui prendra cette décision et j'encourage les clubs à le faire". 


Kaepernick, 32 ans, n'a plus joué depuis le 1er janvier 2017 et une élimination en play-offs avec San Francisco contre Seattle. Au cours de cette saison débutée quatre mois plus tôt, il s'était agenouillé avant les matches pour protester contre les violences policières contre les Noirs. 

LOS ANGELES


Le shérif du comté de Los Angeles, Alex Villanueva, s'est engagé lundi à mener une enquête "poussée" sur la mort d'un jeune homme noir retrouvé pendu à un arbre.


"Il est dans notre intérêt d'explorer toutes les pistes", a lancé le shérif lors d'une conférence de presse, après que plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce week-end pour demander que toute la lumière soit faite sur le décès de Robert Fuller, 24 ans, à Palmdale (environ 80 km de Los Angeles).


"L'enquête sur cette mort est apparemment un grand sujet de préoccupation, non seulement à Palmdale mais dans tout le pays", a dit Alex Villanueva.  Initialement, les autorités avaient considéré que Robert Fuller, retrouvé mercredi dernier pendu par le cou à une corde accrochée dans un arbre, s'était suicidé. Elles ont depuis lors fait machine arrière et ordonné une autopsie.


Les enquêteurs vont à présent examiner tous les indices et images de vidéosurveillance pour déterminer s'il a pu être victime d'un crime. La famille du jeune homme entretient des doutes sur le fait qu'il ait mis fin à ses jours et réclamait depuis le début l'ouverture d'une enquête. 

NEW YORK


La police new-yorkaise, le plus grand service des Etats-Unis, va démanteler une brigade de policiers anticriminalité en civil, a annoncé son chef lundi, au moment où les appels à une réforme des pratiques policières se répandent à travers les États-Unis. 


La brigade était consacrée à la traque des crimes violents et avait été impliquée dans certaines des fusillades policières les plus notoires de la ville la plus peuplée des Etats-Unis, selon le New York Times. 


"Ne vous y méprenez pas, il s'agit d'un changement radical de la culture de la police de New York", a assuré son chef, Dermot Shea. Ses 600 agents vont être redéployés à d'autres postes, notamment à la surveillance, la police de proximité ou à des missions d'enquête. "Je pense qu'il est temps d'avancer et changer la façon dont nous faisons la police dans cette ville. Nous pouvons le faire avec nos têtes, de façon rusée, nous pouvons nous éloigner de la force brute", a insisté Dermot Shea à la presse.

ATLANTA

Nouveau mystère dans la mort de Rayshard Brooks, tué dans la nuit de vendredi à samedi à Atlanta, alors qu'il prenait la fuite d'un contrôle de police. Alors que le rapport de police disait de cet homme noir qu'il s'était retourné pour tirer avec le pistolet à impulsion électrique qu'il venait de subtiliser aux policiers, les caméras de video-surveillance laissent bien voir qu'il avait le dos tourné quand il a essuyé les tirs mortels.


Le médecin légiste a en tout cas indiqué que les actions qui ont mené à la mort de Rayshard Brooks étaient qualifiées d'homicide.

COLBERT

Non, on ne débaptisera pas le bâtiment Colbert au ministère des Finances. Malgré l'encouragement de Jean-Marc Ayrault, Bruno Le Maire a refusé de suivre l'ancien Premier ministre. "Je reconnais que ce n'est pas un personnage sympathique", mais, rappelle-t-il, "ce n'est pas lui qui [a] rédigé le Code noir", ce texte législatif encadrant la traite négrière au 17e siècle et qui lui est attribué. "Cela arrive à la toute fin de sa vie", a-t-il affirmé. 

DISCRIMINATION

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a assuré, lundi 15 juin sur RTL, qu'il n'y avait pas de "discriminations raciales" mais des "discriminations sociales" en France. Sur quelles bases, alors que de nombreuses enquêtes, menées aussi bien par le défenseur des droits, le gouvernement ou encore SOS Racisme, en font la démonstration, appuie-t-elle cette réflexion ? La députée d'extrême droite reprend l'expérience des CV anonymes qui, estime-t-elle, a défavorisé un peu plus "les jeunes d'origine étrangère. [...] Donc c'est faux, c'est un mensonge, parce qu'encore une fois, on est dans une démarche qui vise à créer des victimes pour pouvoir obtenir le bénéfice d'une discrimination positive".

MOBILISATION CONTINUE A ATLANTA


Les manifestations ont continué tout le week-end à Atlanta après la mort de Rayshard Brooks.

DÉMISSION DE LA CHEFFE DE LA POLICE  A ATLANTA


La cheffe de la police d'Atlanta a démissionné après la mort de Rayshard Brooks, un homme noir, abattu par un agent blanc lors de son arrestation. L'affaire a ravivé la colère des manifestants aux Etats-Unis  : des centaines de manifestants ont bloqué une autoroute samedi dans la capitale de l'Etat de Géorgie et incendié un restaurant près duquel M. Brooks a été tué par un policier.


La maire Keisha Lance Bottoms a annoncé la démission "immédiate" d'Erika Shields, qui dirigeait la police d'Atlanta depuis plus de 20 ans. Le policier qui a tiré, Garrett Rolfe, a été renvoyé de la police d'Atlanta et le second agent impliqué a été affecté à des tâches administratives, a rapporté la chaîne de télévision ABC News.

48ÈME FUSILLADE EN GEORGIE


Le quotidien local Atlanta Journal-Constitution décompte 48 cas de fusillades impliquant un policier sur lequel le Bureau d'enquête de l'Etat de Géorgie (GBI) enquête depuis le début de l'année. Quinze de ces fusillades ont été mortelles.

UNE COLÈRE "LÉGITIME"


L'ex-élue afro-américaine de Géorgie estime que la colère des manifestants est "légitime". "Un homme a été tué parce qu'il dormait dans une allée et nous savons que ce n'est pas un incident isolé", a ainsi expliqué Stacey Abrams.

36 ARRESTATIONS À ATLANTA


36 personnes ont été interpellées ce samedi soir à Atlanta selon la presse locale. Les arrestations ont eu lieu après que des manifestants ont bloqué la circulation dans le centre de la ville et mis feu au restaurant Wendy's, devant lequel a été abattu Rayshard Brooks vendredi soir. 

LES ANONYMOUS ATTAQUENT LE SITE DE LA POLICE D'ATLANTA


Le groupe Anonymous a revendiqué une cyberattaque contre le site de la police d'Atlanta. Ce collectif de hackers a affirmé avoir mis le site hors ligne sur Twitter en hommage à Rayshard Brooks, abattu vendredi soir. 


Selon la presse locale, il était en effet indisponible peu après cette annonce, à 8h30 locale, avant d'être remis en ligne à 11h30. 

LA POLICE ABAT UN LATINO-AMÉRICAIN


Un homme d'origine latino-américaine a été abattu par la police en Californie samedi soir, selon le département de police de San Bernardino. Si l'enquête est toujours en cours, les forces de l'ordre ont précisé les faits sur Twitter. 


Peu avant 20h30 ce samedi, une patrouille de police a reçu un appel au sujet d'un homme blanc "brandissant" une arme à feu. Lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, ils ont tenté d'interpeller un "suspect correspondant à la description" qui tenait dans sa main ce qui semblait être une "arme de poing". C'est alors qu'une "fusillade impliquant un officier" s'est produite, selon les forces de l'ordre, lors de laquelle "le suspect a été touché et blessé". Transporté à l'hôpital, il est mort de ses blessures. L'individu décrit comme un homme blanc s'est avéré être un latino-américain. 

VANDALISME


Une peinture murale en hommage au mouvement "Black Lives Matter" a été vandalisée devant le Capitole de l'État du Vermont, selon le gouverneur de cet Etat du nord-est des États-Unis. Sur Twitter, Phil Scott, a décrié une action dont le but est "d'alimenter la haine et la division". "Cet acte de vandalisme ne fait que renforcer l'idée que nous ne sommes pas à l'abri du racisme, de la division et de la haine au Vermont."

POLICIER RENVOYÉ


Le policier qui a abattu Rayshard Brooks a été identifié comme étant Garrett Rolfe. Il a été renvoyé de la police d'Atlanta et un deuxième policier a été affecté à des tâches administrative, a annoncé la chaîne de télévision ABC News.


Un avocat agissant au nom de la famille de la victime, Chris Stewart, a condamné l'usage disproportionné de la force de la part des forces de l'ordre. "En Georgie, un Taser n'est pas une arme mortelle. Il y avait d'autres options que de lui tirer dans le dos."

UN POLICIER DE NEW YORK TÉMOIGNE DE LA CULTURE DU RACISME


Edwin Raymond, membre du NYPD, nous raconte certaines pratiques appliquées par les services de police à New York. Dans cette ville, les chefs de police sont blancs à 80%. Et sont des héritiers de la politique contre la délinquance des années 90. 


Un témoignage rare, à visage découvert, à découvrir ici ↓

NEW YORKER


Le célébrissime New Yorker, qui se distingue par ses Une qui touchent du doigt les angoisses de la société et son actualité, rend hommage cette semaine à George Floyd, dans une illustration réalisée par Kadir Nelson. Un artiste peintre dont le travail rend hommage à la culture et l'histoire afro-américaine.

CHAÎNE HUMAINE À BERLIN


Des milliers de personnes ont réalisé une chaîne humaine à travers la capitale allemande, tout en respectant les mesures de distanciation sociale, afin de protester contre le racisme. 


L'événement berlinois devait s'étendre de la célèbre porte de Brandebourg au quartier multiethnique de Nuekoelln, en passant par la tour de la télévision emblématique de l'époque communiste sur l'Alexanderplatz. Les organisateurs ont affirmé que 5000 personnes s'étaient inscrites pour participer à l'événement, alors que la police a déclaré s'être préparée à la présence de 20.000 manifestants.

VIDÉO - Atlanta : les images de l'interpellation de Rayshard Brooks, un homme noir tué par un policier

DROITS DE L'HOMME

L'ONG Human Rights Watch a appelé Emmanuel Macron, interpellé par des milliers de manifestants dénonçant le comportement raciste de la police, à engager des "réformes concrètes" afin de mettre fin aux "contrôles d'identité abusifs et discriminatoires", "au coeur des préoccupations concernant le racisme institutionnel et la discrimination dans le pays".

RUSSIE/ETATS-UNIS

Le président russe Vladimir Poutine a affirmé que les manifestations contre le racisme et les violences policières aux Etats-Unis ne devaient pas, selon lui, faire place à "la pagaille et aux émeutes".


Quand la lutte pour l'égalité des droits "se transforme en pagaille et en émeutes, alors je ne vois rien de bon pour l'Etat", a estimé M. Poutine dans une interview diffusée dimanche sur la chaîne publique Rossia 1.

RUSSIE/ETATS-UNIS


"Ce qui s'est passé (aux Etats-Unis), c'est l'expression de profondes crises internes", a affirmé Vladimir Poutine, lors d'une interview diffusée dimanche sur la chaîne publique Rossia 1. "Nous observons cela depuis longtemps, dès l'arrivée au pouvoir du président en exercice, quand il a gagné de façon absolument évidente, de façon démocratique". "Mais le camp ayant perdu a inventé toutes sortes de fictions pour mettre en doute [sa] légitimité".

La mort de Rayshard Brooks, une nouvelle bavure policière qui enflamme les Etats-Unis

UN HOMME NOIR ABATTU PAR LA POLICE

La mort d'un nouvel homme noir lors de son interpellation à Atlanta, vendredi soir, a remis le feu aux poudres, aux Etats-Unis. Des manifestants ont bloqué une autoroute et incendié un restaurant fast-food près duquel Rayshard Brooks, 27 ans, a été abattu.


Alors que le pays et le monde entier est submergé par les manifestations antiracistes, le rapport de police sur la mort du jeune homme indique que ce dernier a été abattu alors qu'il tentait de cibler, au pistoler à impulsion électrique, le policier qui le poursuivait. Précédemment, les policiers avaient tenté de l'interpeller alors qu'il s'était endormi dans sa voiture dans l'allée du restaurant. C'est pendant sa fuite que l'homme a été mortellement touché.


Conséquence de cette mort, la cheffe de la police d'Atlanta a présenté sa démission le lendemain, tandis que la maire d'Atlanta, potentielle colistière de Joe Biden pour un ticket démocrate à la présidentielle, a indiqué que l'agent auteur du tir devrait être destitué.

STATUE

Une nouvelle statue a été prise pour cible, en Italie, samedi soir. Il s'agit de celle d'Indro Montanelli, célèbre journaliste du XXe siècle, qui se revendiquait volontiers anti-communiste et anarcho-conservateur, classé "fasciste" par les forces politiques de gauche dans les années 1970. Le buste qui le représentait dans le jardin à son nom a été peint en rouge, à commencer par la tête, avec l'inscription "raciste, violeur". 


Les auteurs de cet acte de vandalisme à forte connotation politique, qui appartiennent à l'association I Sentinelli, ont ainsi justifié leur acte : "A Milan, il y a un parc et une statue dédiés à Montanelli, qui jusqu'à la fin de ses jours a revendiqué avec fierté le fait d'avoir acheté et épousé une enfant érythréenne de douze ans pour la transformer en esclave sexuelle durant l'agression de l'Ethiopie par le régime fasciste". L'association, anti-fasciste, avait précédemment réclamé le déboulonnage de la statue, sans succès.

USA


Donald Trump a reporté au lendemain un grand meeting électoral à Tulsa, dans l'Oklahoma, qui était initialement prévu le 19 juin, jour de commémoration de la fin de l'esclavage. L'annonce de ce meeting, à cette date symbolique, dans une ville qui a été le théâtre de certaines des pires émeutes raciales de l'histoire américaine, avait été très mal accueillie.


M. Trump a annoncé vendredi sur Twitter que ce meeting, qui devait lancer réellement la campagne du président américain pour sa réelection, serait reporté, "par respect pour la date" du 19 juin et ce qu'elle représente. Dans un autre tweet, il a précisé que la réunion de campagne se tiendrait le lendemain, samedi 20 juin.

ROYAUME-UNI


Des affrontements ont éclaté samedi après-midi dans le centre de Londres entre la police et des manifestants liés à l'extrême droite affirmant vouloir "protéger" des monuments d'actes de vandalisme de la part de militants anti-racisme.


Des milliers de manifestants, parmi lesquels des militants d'extrême droite, ont défié les interdictions de rassemblement liées à la pandémie de nouveau coronavirus pour se retrouver près du Parlement où la statue de l'ex-Premier ministre Winston Churchill avait été dégradée en marge de manifestations contre le racisme le week-end dernier.


Des bouteilles d'eau et des cannettes ont été jetées contre les forces de l'ordre tandis que certains manifestants ont scandé "Angleterre".


Retweetant une vidéo de manifestants prenant à partie la police à Londres, la ministre de l'Intérieur Priti Patel a dénoncé une "violence tout à fait inacceptable".

MINNEAPOLIS


"Démantelée" il y a à peine quelques jours, la police de Minneapolis va se transformer. C'est ce que la municipalité de la ville dont était originaire George Floyd, tué par un policier le 25 mai, a annoncé, vendredi 12 juin. D'ici le 24 juillet, un groupe de travail rendra une série de propositions destinées à "aider Minneapolis à passer à un nouveau modèle pour assurer la sécurité publique", a indiqué le conseil municipal.


Ce groupe est composé de membres des forces de police, des spécialistes des droits civiques, de l'égalité et des relations entre communautés. La mission est d'ampleur pour ce groupe, qui devra trouver des solutions pour mettre fin aux nuisances d'une police accusée d'être "structurellement raciste". La mission durera un an, si bien que la police sous sa forme actuelle ne disparaîtra pas sous sa forme actuelle.

BOB DYLAN


"Cela m'a rendu malade de le voir torturé de la sorte", a confié le chanteur Bob Dylan au New York Times, à propos de George Floyd, asphyxié le 25 mai par un policier blanc dans son Etat natal du Minnesota. "Cela va au-delà de l'horreur. Espérons que justice sera rapidement rendue pour la famille Floyd et le pays", a ajouté la star dans sa première véritable interview depuis son prix Nobel de 2016.

OSCARS


L'Académie des Oscars a annoncé vouloir améliorer la présence de minorités parmi les nommés pour sa célèbre cérémonie. Ces dernières années, l'institution a été critiquée pour le manque de diversité en son sein ou parmi les artistes récompensés aux Oscars, notamment avec la campagne #OscarsSoWhite. Un nouveau groupe de travail va être créé pour "développer et mettre en place un nouveau mode de représentation et d'inclusion pour être éligible pour les Oscars", a expliqué l'institution dans un communiqué. 


Cette annonce intervient alors qu'Ava DuVernay, réalisatrice noire du film "Selma" retraçant les marches de 1965 pour les droits civiques aux Etats-Unis, a été élue mercredi au comité directeur des Oscars.

CASTANER


Christophe Castaner et Laurent Nunez "ont réaffirmé leur soutien total face aux mises en cause et aux amalgames inacceptables dont les forces de l’ordre sont la cible" après avoir reçu hier les syndicats des forces de l'ordre, selon un communiqué du ministère de l'Intérieur. Ils rappellent en premier lieu avoir "toujours récusé le concept de 'violences policières'" et confirment la suppression de la technique d'interpellation dite d'étranglement.


"Parce que les forces de l’ordre sont dans la société et ne sont pas imperméables à ses maux, il peut arriver que des policiers et des gendarmes tiennent des propos ou commettent des actes racistes. Dans ce cas, les faits et les responsabilités doivent être établis et les fautes sanctionnées, car l’exigence d’exemplarité est indissociable de leur engagement", indiquent-ils, avant d'appeler à faire "la différence entre les fautes de quelques-uns et l’action sans faille des forces de l’ordre au service des Français". 

FOOTBALL


Le championnat de football anglais reprend la semaine prochaine.

STATUES


Les protestations antiracistes relancées après la mort de George Floyd aux mains de la police aux Etats-Unis ont donné lieu dans le monde au déboulonnage ou à la dégradation de plusieurs statues de personnalités controversées. En France aussi, certaines figures célèbres font débat.

Colbert, Schoelcher, Faidherbe... ces figures historiques aux statues menacées ou déboulonnées

TRUMP


Le président américain a affirmé que la prise d'étranglement, technique controversée utilisée par certains policiers pour maîtriser des suspects, devrait être interdite "en règle générale", mais qu'elle pourrait être nécessaire dans certaines situations. 


"Si un agent de police se retrouve dans une mauvaise bagarre et qu'il attrape quelqu'un (...), il faut être prudent", a indiqué Donald Trump dans une interview à Fox News. Puis le président a souligné qu'il pourrait faire "de très fortes recommandations" aux autorités locales pour faire interdire cette méthode de manière générale.

FOOTBALL


Le monde du sport continue de véhiculer des messages de soutien au mouvement "Black Lives Matter". Les joueurs de la Juventus et de l'AC Milan se sont échauffés avec des tenues portant des messages anti-racistes, avant le coup d'envoi de leur demi-finale retour de Coupe d'Italie.


Cristiano Ronaldo et les autres Turinois se sont entrainés avec des t-shirts sur lesquels on pouvait lire sur le dos "No Racism". Quant aux joueurs de l'AC Milan, leurs maillots d'échauffement étaient barrés sur l'avant de l'inscription "Black lives matter".

NEW YORK 


L'Etat de New York a adopté une série de lois destinées à mettre fin aux violences policières contre la minorité noire. Parmi elles, figurent une loi interdisant les prises d'étranglement par les forces de l'ordre, nommée en hommage à Eric Garner, homme noir asphyxié par la police new-yorkaise (NYPD) en 2014, et l'annulation d'une clause qui protégeait les policiers accusés de "bavures". Désormais, le public pourra accéder à tout document touchant à l'évaluation professionnelle des policiers, en recourant aux lois américaines sur la liberté de l'information.


Le gouverneur Andrew Cuomo a également annoncé un prochain décret obligeant les quelque 500 services de police des villes et comtés de l'Etat de New York à adopter "un plan de réformes", élaboré en concertation avec les populations.

Urgent

FOOTBALL


Les maillots de tous les joueurs de football anglais arboreront le slogan "Black Lives Matter" dans le dos à la place de leur nom lors de la reprise du championnat la semaine prochaine, a annoncé la Premier League. Les joueurs, qui sont à l’initiative d'un tel geste, pourront aussi mettre un genou à terre en hommage à George Floyd avant ou pendant le match, selon la Premier League.

POLÉMIQUE


Après la décision controversée de la chaîne américaine HBO Max de retirer provisoirement le film "Autant en emporte le vent" de son catalogue, le célèbre cinéma parisien vient d’annuler une projection du classique de Victor Fleming, à la demande de la Warner.

Le cinéma parisien Le Grand Rex annule une projection d'"Autant en emporte le vent"

Infos précédentes

Près d'un mois après le meurtre de George Floyd, l'onde de choc ne diminue pas. La longue agonie de ce quadragénaire noir américain continue de propager la colère des foules qui, de pays en pays, clament leur exigence d'égalité et leur colère contre le racisme qui continue de polluer nos sociétés. Aux Etats-Unis, où les manifestations n'ont guère cessé, suscitant l'adhésion de millions de personnes, anonymes, personnalités et géants commerciaux. Mais aussi dans le reste du monde, et notamment en France, où le comité "Vérité pour Adama", du nom de ce jeune homme mort lors de son interpellation par la gendarmerie en 2016, a saisi l'occasion pour exiger de nouveau l'ouverture d'une enquête sur les circonstances de ce drame. Un peu partout dans le monde, c'est également la place des hommes impliqués dans l'esclavage et la colonisation qui est également interrogée : des statues sont déboulonnées, d'autres sont retirées, ouvrant le débat sur la place que les sociétés modernes doivent laisser à ces figures, certains craignant, à l'instar du Premier ministre Edouard Philippe, une "forme d'épuration" de l'Histoire.

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