EN DIRECT - Brexit : l'accord approuvé par les 27 pays de l'UE

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Brexit : goodbye United Kingdom

DEAL - Londres et Bruxelles ont annoncé jeudi 17 octobre avoir enfin trouvé un nouvel accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Suivez les dernières informations.

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318 pour, 321 contre : pourquoi l'accord de Brexit entre Londres et Bruxelles peut encore capoter

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REPARTITION DES VOTES

JOHNSON "TRÈS CONFIANT"


Boris Johnson se dit "très confiant" dans l'approbation de l'accord par les députés britanniques. "Je suis très confiant que lorsque mes collègues au parlement étudieront cet accord, ils voudront voter en sa faveur samedi et dans les jours suivants", a-t-il déclaré. 

NÉGOCIATIONS


Michel Barnier, déjà négociateur de l'UE pour le Brexit, indique à l'AFP avoir été chargé de lancer la négociation de la nouvelle relation commerciale avec Londres après la sortie du Royaume-Uni. Une mission qui lui a été confiée par la nouvelle présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, précise-t-il. 

Urgent

L'ACCORD APPROUVÉ


Les 27 pays de l'UE ont approuvé le nouvel accord de Brexit conclu avec Londres, annonce le président du Conseil européen, Donald Tusk. "Nous sommes très proches de la fin du processus", a-t-il assuré. 

FMI


La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, s'est félicitée jeudi de l'accord trouvé entre le Royaume-Uni et l'UE sur le Brexit, tout en espérant que la même "volonté" se maintiendra jusqu'à son approbation par le Parlement britannique.

EUROPE 


Si un nouvel accord sur le Brexit a été trouvé ce jeudi, il est encore loin de garantir aux Britanniques de quitter l'Union européenne à la fin du mois comme le souhaite leur Premier ministre Boris Johnson...

318 pour, 321 contre : pourquoi l'accord de Brexit entre Londres et Bruxelles peut encore capoter

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MACRON

Dans la droite ligne de ce qu'ont souhaité le premier ministre britannique et le président de la Commission européenne, Emmanuel Macron a feint d'ignorer les énormes difficultés politiques intérieures auxquelles Boris Johnson doit faire face, et dit vouloir "croire que Boris Johnson aura une majorité pour soutenir cet accord âprement discuté". 

JUNCKER

Johnson s'est trouvé un allié de circonstance en la personne du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Aux côtés du premier ministre britannique, le Luxembourgeois a assuré qu'il n'y avait "pas besoin de prolongation" après la validation de cet accord. Un voeu pieux, comme nous le disions précédemment, puisque le succès de cette entreprise est désormais entre les mains des députés britanniques.


Est-ce à dire que Jean-Claude Juncker accepterait un "no deal" si la chambre refusait l'accord, comme c'est probable ? Difficile à dire et, de toute façon, s'il peut militer contre un report, le président de la Commission européen n'a pas franchement son mot à dire. Il vaut mieux donc prendre cette déclaration avec des pincettes.

APPEL AU VOTE

Prévenu par ses alliés unionistes du DUP (10 députés) et par l'opposition travailliste qu'ils s'opposeraient à cet accord, Boris Johnson a appelé, dans son point presse avec Jean-Claude Juncker, les députés britanniques au rassemblement. 3J'espère vraiment que les députés à Westminster vont se rassembler (...) pour faire aboutir le Brexit sans délai". 


Pour rappel, il s'agit de la seule issue qui nous permet d'y voir à peu près clair. En cas de refus de la part de la Chambre des communes, Johnson doit solliciter un délai supplémentaire de trois mois. Le fera-t-il ? On peut en douter, puisqu'il clame, depuis sa prise de fonction, que le Brexit aurait lieu le 31 octobre, quoi qu'il arrive.

LE PARLEMENT SIÉGERA SAMEDI


Exceptionnellement, le parlement britannique a accepté de se réunir ce samedi afin de voter pour ou contre l'accord négocié avec Bruxelles.

IRLANDE


Comme nous l’explique notre journaliste à Bruxelles, l’accord trouvé sur le cas des produits à destination du côté européen de l'Irlande stipule qu'ils devront être aux normes européennes. Et que ces dernières devront être vérifiées par les douanes britanniques. Ce service devra prendre à sa seule charge l'efficacité des contrôles sanitaires et réglementaires du marché unique car il n'y aura pas de présence douanière européenne en territoire britannique. 


Ainsi, si nous prenons l’exemple d’une simple bouteille d'eau. Si elle arrive dans un port britannique en Irlande, mais en étant à destination, in fine, du marché européen de l’île, elle sera taxée et contrôlée selon les normes européennes et le marché réglementaire.  

LA BALLE "DANS LE CAMP BRITANNIQUE"

Comme Emmanuel Macron, un diplomate confie à LCI qu’il faut bien rester "prudent", car "plus que jamais, la balle est à nouveau dans le camp britannique". 


Alors qu’est-ce-qui a changé ? "On a fait le chemin de l'accord politique à l'accord technique", nous dit-on.  Notamment sur le sujet de l’Irlande du Nord et des produits qui entrent par le biais des ports britanniques en étant à destination du côté européen. 

"CE N'EST JUSTE PAS UN BREXIT"


Nigel Farage, chef du parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’UE, estime que l’accord n’est "juste pas un Brexit". Pour le leader d’extrême droite, interrogé sur la BBC, si cet accord était ratifié, il faudrait alors "entrer dans d’autres négociations de libre-échange", et le Royaume-Uni ne sera alors jamais "complètement libéré" de cette union. 


Avec deux partis - les Travaillistes et les Unionistes irlandais - qui ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils ne ratifieraient pas ce compromis trouvé à Bruxelles, rien n’est encore gagné du côté de Londres. Theresa May, l'ex dirigeante britannique, avait proposé trois accords devant le Parlement. Tous ont été refusés. 

LES UNIONISTES NE VOTERONT PAS


Les Unionistes nord-irlandais du DUP ont annoncé qu'ils ne soutiendront pas l'accord au Parlement britannique samedi. Cet allié clé du Parti conservateur de Boris Johnson compte dix députés à la Chambre des Communes. 


Pour faire accepter le deal, le dirigeant britannique a besoin de 320 voix. Pour le moment, son parti n'en compte que 297. 

NATHALIE LOISEAU 


L'euro-députée Nathalie Loiseau a remercié Michel Barnier, le négociateur en chef, pour sa "ténacité". Sur Twitter, l'élue de la majorité estime qu'il revient désormais à Boris Johnson de "démontrer qu’il peut trouver une majorité  au Parlement britannique".

ET DANS L'ÉVENTUALITÉ D'UN REPORT?


Que peut-il se passer si les parlementaires britanniques retoquent l'accord? Il faudra alors demander un report. Ainsi, bien que Boris Johnson a fait savoir qu'il préférait "mourir dans un fossé" plutôt que de demander un nouveau délai, il y sera bien obligé. Cet été, les députés ont voté une motion obligeant le Premier ministre britannique à demander un délai si aucun accord n'est trouvé.


Donc si, samedi, ce compromis trouvé à Bruxelles n'est pas acté, le dirigeant devra déposer samedi avant minuit une lettre demandant un report. S'il ne le fait pas, il sera convoqué devant la justice. 

"UN GRAND PAS EN AVANT" POUR L'IRLANDE


Contrairement aux Unionistes présents au parlement britannique, le chef de la diplomatie irlandaise a salué de son côté un "grand pas en avant". Devant la chambre basse du Parlement irlandais, Simon Coveney a cependant également appelé à la "prudence". 


"La première chose que je ferais est d'inciter à la prudence", a-t-il déclaré, rappelant que "ce n'est pas la fin du processus".

EMMANUEL MACRON "RAISONNABLEMENT PRUDENT"


Le président de la République a commenté cet accord depuis Bruxelles. "Nous avons eu une bonne nouvelle ce matin, avec la finalisation d’un accord qui apparaît comme positif, à la fois pour l’Union européenne et pour le côté britannique. Maintenant il convient de passer les prochaines étapes et rester raisonnablement prudents. Cet accord permet, je crois, de répondre aux préoccupations politiques, techniques, qui étaient à la fois les nôtres et celles des Britanniques. Nous allons nous réunir cet après-midi. Il y aura ensuite des éléments de ratification à prendre aux Parlements britannique et européen, et c’est à ce moment que cet accord pourra être finalisé. Mais à ce stade on ne peut être que satisfaits."

VIDÉO - MICHEL BARNIER


Le négociateur de l'UE pour le Brexit Michel Barnier s'est félicité de l'accord trouvé lors d'une conférence de presse.  

"Nous avons donc trouvé un accord avec le gouvernement britannique sur le retrait ordonné du Royaume-Uni de l’Union européenne et aussi sur le cadre de notre future relation. (...) Cet accord est agrée au niveau des négociateurs. Avec le président Jean-Claude Juncker nous le présenteront tout à l’heure au Conseil européen à 27." 

"Ce texte permet d’apporter de la sécurité juridique, de la certitude, partout là où le Brexit créé, comme toute séparation, de l’incertitude et en particulier et d’abord pour les citoyens européens au Royaume-Uni, les citoyens britanniques qui vivent dans un de nos Etats membres. Ces citoyens ont toujours été et resteront notre priorité, celle des Etats membres et du Parlement européen. L’incertitude pour ces citoyens a trop duré. Grâce à cet accord, leurs droits seront enfin garantis dans la durée."

Michel Barnier a assuré également que "les engagements financiers déjà pris à 28 seront bien respectés et honorés à 28." 

"Cette proposition comprend aussi la période de transition qui avait été demandée par le gouvernement britannique et qui durera jusqu’à la fin de l’année 2020. Quatorze mois et peut-être une année ou deux de plus en cas d’accord conjoint du Royaume-Uni et de l’Union européenne."

TRAVAILLISTES


Le chef du parti travailliste, principale formation d'opposition, a appelé les députés britanniques à "rejeter" l'accord sur le Brexit. Cet accord "ne rassemblera pas le pays et doit être rejeté. La meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot lors d'un vote populaire" a déclaré Jeremy Corbyn.

Cela rend improbable l'adoption par le Parlement du texte, auquel s'oppose également le parti nord-irlandais DUP, Boris Johnson ne bénéficiant pas de la majorité.

NORD-IRLANDAIS


Le parti unioniste nord-irlandais (DUP), allié au Parlement britannique des conservateurs de Boris Johnson, a réaffirmé son opposition à l'accord sur le Brexit. Boris Johnson ne pourra donc pas compter sur eux pour ratifier l'accord au Parlement samedi.

LIVRE STERLING


A l'annonce d'un accord sur le Brexit, la livre sterling a atteint des niveaux plus vus depuis cinq mois. Aux environs de 11h45, elle gagnait 0,86% face au dollar à 1,2942 dollar ; et 0,60% face à l'euro, à 86,01 pence pour un euro, quelques minutes après avoir atteint 1,2990 dollar et 85,76 pence pour un euro.

JOHNSON


Le Premier ministre britannique Boris Johnson a lui aussi annoncé sur Twitter qu'un "excellent nouvel accord" avait été trouvé. Il appelle les députés britanniques à approuver cet accord lors d'une séance parlementaire exceptionnelle samedi.

DEAL


Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker annonce que le Royaume-Uni et l'Union européenne ont trouvé un accord. Il l'estime "équitable et équilibré" et a recommandé aux 27 de donner leur feu vert.

LE POINT SUR LA SITUATION


Que se passe-t-il ce mercredi soir ? Des discussions marathon se poursuivaient à Bruxelles pour tenter de trouver un accord, notamment sur le casse-tête de la frontière irlandaise, pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévue le 31 octobre. 


Mais tout compromis obtenu avec les Européens doit être approuvé par le Parlement britannique qui a rejeté trois fois un texte négocié par l'ex-Première ministre Theresa May, et où Boris Johnson n'a plus de majorité. D'où la nécessité d'intenses tractations politiques pour éviter qu'un nouvel accord ne soit refusé par les parlementaires, au risque d'une sortie sans accord douloureuse économiquement ou d'un nouveau report du divorce.


Boris Johnson a tenu des discussions avec le parti unioniste nord-irlandais DUP, allié des conservateurs au Parlement, qui joue un rôle clé vu l'importance de la question irlandaise. Il a également reçu des députés de son parti conservateur.

EMMANUEL MACRON


"Je veux croire qu'un accord est en train d'être finalisé" : c'est ce qu'a déclaré Emmanuel Macron ce mercredi au cours d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel à Toulouse.

BORIS JOHNSON


Le Premier ministre britannique a assuré en conseil des ministres mercredi qu'il existait "une chance d'obtenir un bon accord" mais que les deux parties n'y étaient "pas encore", selon Downing Street. Il y a "une chance d'obtenir un bon accord mais nous n'y sommes pas encore", a-t-il déclaré à ses ministre, selon son porte-parole.


Il reste toujours "un certain nombre de questions en suspens", selon la même source, qui a ajouté que le gouvernement a donné au Premier ministre son "entier soutien" pour continuer à travailler.

DONALD TUSK


Les bases d'un accord sur le Brexit sont "prêtes". C'est ce qu'assure ce mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk. Et de préciser : "En théorie, demain nous pourrions approuver cet accord avec la Grande-Bretagne. (...) En théorie, d'ici sept à huit heures, tout devrait être clair", a-t-il ajouté.


L'ancien Premier ministre polonais a tenu ces propos au moment où les négociateurs britanniques et européens poursuivaient leurs discussions dans l'espoir d'aboutir à un accord avant le sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles. "Les négociations sont en cours. J'espérais que nous obtiendrions un texte juridique prêt et négocié même ce matin afin que les États membres puissent en connaître le détail", a déclaré Tusk. Selon lui, "tout va dans la bonne direction".


Cependant, "avec le Brexit et nos partenaires britanniques, tout est possible", a ajouté M. Tusk, précisant qu'il y avait "beaucoup d'agitation" côté britannique. "Hier soir, j'étais prêt à parier que tout était réglé et prêt. Aujourd'hui, il y a certains doutes du côté britannique".

ÇA COINCE


Il reste "d'importants problèmes à régler" avant d'aboutir à un accord sur le Brexit, a averti ce mercredi le négociateur de l'UE Michel Barnier, dont les propos étaient rapportés par le commissaire européen Dimitris Avramopoulos.


Michel Barnier a informé ce mercredi matin la commission européenne de "l'état des discussions techniques qui se sont poursuivies tard cette nuit et qui sont toujours en cours", a déclaré Dimitris Avramopoulos lors d'un compte-rendu à la presse.

DISCUSSIONS


"Les discussions qui ont lieu actuellement" entre Londres et l'UE "apparaissent durer, donc si cela dure, c'est plutôt positif", a estimé mercredi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian. 


"Peut-être qu'on peut sortir de l'impasse, ce serait souhaitable", a-t-il ajouté chez nos confrères de BFMTV. "Mais c'est toujours incertain, concernant le Brexit, tellement il y a eu d'épisodes et d'aléas", a-t-il dit. 

FRANCE


La France a salué ce mardi un "élan positif" dans les négociations entre l'UE et Londres sur le Brexit et "espère un accord d'ici ce soir", a indiqué la présidence française.  "Il y a une possibilité d'accord, c'est reconnu par tous. Nous espérons un accord mais nous le savons pas encore" et "nous voulons une évaluation claire d'ici ce soir" par le négociateur Michel Barnier, a expliqué un conseiller de l'Elysée cité par l'AFP. 

À LONDRES, LE 31 OCTOBRE EST UNE "PRIORITÉ"  


Alors que Michel Barnier, le négociateur européen, a estimé qu'il restait "beaucoup de travail à faire", la reine Elizabeth II a assuré de son côté qu'un Brexit le 31 octobre était la "priorité" du gouvernement de Boris Johnson. 


"Mon gouvernement prévoit de travailler à la mise en place d'un nouveau partenariat avec l'Union européenne sur la base du libre échange et d'une coopération amicale", a déclaré la reine, se faisant le porte-parole du Premier ministre comme il est de tradition lors de la rentrée parlementaire.


A J-18 du Brexit, les dirigeants européens vont se réunir jeudi et vendredi pour un sommet à Bruxelles. Des deux côtés des négociations, il est présenté comme celui de la dernière chance pour éviter le "no deal". 

FRONTIÈRE IRLANDAISE


Un "accord" avec le Royaume-Uni est possible ce "mois-ci" voire "cette semaine", selon Simon Coveney, le vice-Premier ministre irlandais. Des conclusions qui arrivent après un week-end de discussions qualifiées d'"intenses" et de "constructives", entre les Britanniques et l'UE. Deux de ses homologues européens ont partagé cet espoir.


Il reste cependant "beaucoup de travail à faire", a ajouté le ministère, avançant que si la ligne était "claire", des "discussions techniques assez détaillées", doivent encore avoir lieu avant le sommet prévu ce jeudi.

NÉGOCIATIONS

En l'état actuel des choses, l'UE et le Royaume-Uni bataillent toujours pour obtenir un accord satisfaisant sur l'avenir de la frontière irlandaise. Selon les très rares fuites dans la presse, le consensus actuel irait vers une intégration de l'Irlande du Nord dans l'union douanière européenne. Mais si c'est cette hypothèse qui est considérée, autant ne pas l'envoyer au parlement britannique. En effet, si celle-ci pourrait être de nature à séduire des conservateurs opposés à un Brexit sans accord, elle fera tourner le dos des unionistes nord-irlandais du DUP, à ses alliés conservateurs, qui ne veulent pas en entendre parler.


Tout ceci se décantera dans la semaine : les 17 et 18 octobre, un sommet européen se tiendra à Bruxelles, au cours duquel sera éventuellement présenté un accord. Le lendemain, samedi 19 octobre, se tiendra une session parlementaire extraordinaire à la chambre des communes, où le parlement devra donner, ou non, son aval à l'accord, si Johnson en a un à leur proposer. 

REPORT

Jean-Claude Juncker, toujours à la tête de la Commission européenne, le temps pour sa successeuse Ursula van der Leyen de constituer son équipe, a fait savoir dimanche auprès d'un quotidien autrichien qu'il n'était pas opposé à une demande de report des Britanniques. Une hypothèse hautement improbable, attendu que Boris Johnson a déjà annoncé qu'il refuserait de suivre la motion votée par la chambre des communes allant dans ce sens, mais que le Luxembourgeois commente ainsi : "Si les Britanniques demandaient du temps supplémentaire, ce qu'ils ne feront sans doute pas, ce serait de mon point de vue un non-sens historique de le leur refuser. [...] Mais je ne me mettrais pas à genoux pour leur demander plus de temps".

AVANCÉE

A 18 jours de la date prévue du Brexit, Michel Barnier préfère prévenir : bien qu'il juge "constructives" les récentes discussions avec les délégués britanniques au Brexit, "il reste beaucoup de travail à faire". Comme attendu, peu, sinon aucun, de détails filtrent des discussions, dont un compte-rendu a été adressé aux 27 ambassadeurs de l'UE, avant d'être communiqué lundi au Parlement européen, puis mardi aux ministres des Affaires étrangères de l'UE.

ELUS ETRANGERS

Ressortissants communautaires, ils siègent dans les conseils municipaux de France. Combien sont-ils ? Et surtout, pourront-ils conserver leur siège en cas de sortie sans accord ?

BON VENT

"Paradoxalement, je suis un Brexiter", a indiqué l'ancien président du FMI Dominique Strauss-Kahn, auprès du JDD. Depuis Marrakech, l'ancien ministre considère que "c'est très bien que les Anglais fassent leur chemin de leur côté. Une bonne partie de la difficulté de construction de l’Europe depuis quarante ans est liée à la présence de nos amis britanniques, qui n’ont jamais voulu jouer le jeu. Alors s'il reste une chance de faire quelque chose en Europe, c'est avec les Anglais à l'extérieur".

FEU VERT

Fort de l'optimisme prudent affiché par Barnier et Valadkar, les 27 Etats-membres ont accordé leur feu vert pour lancer des "discussions intenses au cours des prochains jours", rejoignant ainsi la position de la Commission européenne, qui avait signifié son intention d'emprunter cette voie le matin même, signe que le scénario du "no deal" s'est refroidi.

DISCRETION ET OPTIMISME

Le petit déjeuner entre Michel Barnier et Stephen Barclay s'est bien passé, selon le négociateur de l'UE pour le Brexit. A la sortie de la rencontre, il a jugé cette dernière "constructive" et appelé à la "détermination", la "vigilance" et la "patience" pour "gravir la montagne" du Brexit. Un optimisme accompagné d'un appel à la discrétion : "Moins on en dit, mieux c'est", a ainsi commenté le premier ministre irlandais à la sortie de sa rencontre avec Boris Johnson.


Il ne faudra donc pas s'attendre à ce que des fuites s'échappent pendant la semaine : "Ça ne ferait pas sérieux, a ainsi estimé une source diplomatique auprès de l'AFP."

UN ESPOIR D'ACCORD ?

"Un chemin" vers un compromis qui se dessine. C'est par ces mots, prudents, que Leo Varadkar et Boris Johnson, respectivement premiers ministres irlandais et britannique, ont commenté l'issue de leur discussion, jeudi 10 octobre. Dans une déclaration commune, les deux hommes "ont convenu qu'ils pouvaient voir un chemin vers un possible accord". 


Une prudence teintée d'optimisme qui tranche toutefois avec le pessimisme affiché par le responsable irlandais depuis des mois au sujet de la résolution de la problématique de la frontière irlandaise. Les deux hommes n'ont pas communiqué sur leurs avancées, mais celles-ci ne peuvent être mineures, le chef de gouvernement irlandais jugeant devant la presse qu'un accord était "possible d'ici à la fin octobre" et espérant "que ce qui s'est passé sera suffisant pour permettre la reprise des négociations à Bruxelles".


C'est aujourd'hui que le Royaume-Uni doit remettre un compromis acceptable sur le sujet de la frontière, qui concentre les derniers désaccords entre l'UE et Londres au sujet du divorce. Le ministre du Brexit Stephen Barclay et le négociateur en chef pour l'UE doivent se voir ce vendredi pour évaluer les chances de déblocage d'ici le sommet européen des 18 et 19 octobre.

FIN DE DISCUSSION

L'objectif est toujours le même : parvenir à un accord pour le sommet européen des 17 et 18 octobre. En l'absence de ce projet, Boris Johnson s'est vu obliger par la Chambre des communes de demander un report de trois mois, une hypothèse qu'il est résolu à écarter, quitte à se soustraire à cette loi.


Plusieurs médias britanniques ont d'ailleurs révélé, mardi 8 octobre, que le pouvoir britannique misait sur une fin des négociations à la fin de la semaine. "Nous indiquerons aussi clairement que ce gouvernement ne continuera pas à négocier, tout report serait donc totalement inutile", a indiqué au Spectator une source du 10, Downing Street.

NEGOCIATIONS

Dans le même temps, le ministre du Brexit Steve Barclay doit rencontrer Michel Barnier sur le sujet. Après une semaine de négociations, ils doivent faire un poins sur la situation. Le négociateur en chef ne se fait pas d'illusion quant à la teneur des négociations mais estime "possible" d'arriver à un accord. 

NEGOCIATIONS

Londres et Dublin entament, ce jeudi, leur ultime round de discussion pour trouver un accord sur l'avenir de la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.  De l'issue de cette négociation dépend l'avenir du Brexit : une sortie avec accord au 31 octobre, un report, que Boris Johnson souhaite éviter à tout prix, et une sortie sans accord, dont ne veut pas la majorité parlementaire de Johnson, mais dont le premier ministre britannique s'accommoderait. 


L'enjeu de la rencontre entre Johnson et Leo Varadkar, qui sera privée,  déterminer les conditions pour éviter le re-établissement d'une frontière physique entre l'Eire et l'Ulster.

BORIS JOHNSON


Le Premier ministre britannique Boris Johnson a prévenu Emmanuel Macron qu'il n'y aurait pas de report du Brexit, prévu le 31 octobre, soulignant que c'était la "dernière chance" d'obtenir un accord, a rapporté dimanche un porte-parole de Downing Street.


Le chef du gouvernement britannique a déclaré au président français lors d'une conversation téléphonique que "l'UE ne devrait pas être persuadée, à tort, que le Royaume-Uni pourrait rester dans l'UE après le 31 octobre". Boris Johnson a répété qu'il ne demanderait pas de nouveau report du Brexit, même si une loi récemment votée par le Parlement britannique le contraint à en faire la demande s'il ne trouve pas d'accord avec l'UE. 

COUPS DE FIL 

Boris Johnson et Emmanuel Macron se sont téléphonés, dimanche, à la veille de la reprise des négociations entre l'UE et le Royaume-Uni. Le président français lui a déclaré que "la négociation devait se poursuivre rapidement dans les prochains jours avec l'équipe de Michel Barnier afin d'évaluer en fin de semaine prochaine si un accord est possible", a indiqué l'Elysée.

REPRISE DES DISCUSSIONS

Les discussions entre l'UE et le Royaume-Uni doivent d'ailleurs reprendre ce lundi. Les dirigeants européens mettent la pression sur Boris Johnson pour pouvoir "trouver une solution d'ici une semaine", pour reprendre les mots du premier ministre finlandais Antti Rinne, qui assure la présidence tournante de l'UE. Signe que les discussions seront tout de même difficiles, Boris Johnson a prévenu de son côté que les dirigeants de l'UE "ne doivent pas être sous l'influence d'illusions ou de malentendus".


L'objectif partagé de part et d'autres est d'arriver à un accord avant le sommet crucial de l'UE des 17 et 18 octobre.

"OUVERTURE"

Le plan "à prendre ou à laisser" du Royaume-Uni, fraîchement accueilli par l'Union européenne, pourrait prendre du plomb dans l'aile. Londres a en tout cas laissé entendre qu'il pourrait assouplir sa position sur les points qui soulèvent le plus de problème, et notamment ceux liés à la frontière irlandaise. Alors que le négociateur en chef Michel Barnier avait appelé le Royaume-Uni "à revenir sur deux problèmes graves" : en l'occurrence, le retour de contrôles douaniers entre l'Eire et l'Ulster et la mise en place d'un droit de veto au pouvoir de Belfast sur le sujet.


"Nous pouvons regarder et discuter cela", a convenu dimanche le ministre en charge du Brexit Steve Barclay, tout en appelant l'UE à faire montre de "flexibilité" et de "créativité".

REACTIONS

Le président du Conseil européen Donald Tusk s'est rangé derrière l'avis des députés européens : "Nous restons ouverts mais toujours pas convaincus".

Infos précédentes

Ne manquez rien du tortueux processus de sortie du Royaume-Uni dans le fil ci-dessus.

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