EN DIRECT - Brexit : enfin vers un accord ?

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Brexit : goodbye United Kingdom

TURBULENCES - Londres et Bruxelles tentent de se mettre d'accord sur l'ensemble des conditions de sortie de l'Union européenne du Royaume-Uni (prévue le 31 octobre), le Premier ministre britannique Boris Johnson intensifie ses négociations avec Bruxelles, en espérant aboutir à un accord d'ici le sommet européen des 17 et 18 octobre.

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FRANCE


La France a salué ce mardi un "élan positif" dans les négociations entre l'UE et Londres sur le Brexit et "espère un accord d'ici ce soir", a indiqué la présidence française.  "Il y a une possibilité d'accord, c'est reconnu par tous. Nous espérons un accord mais nous le savons pas encore" et "nous voulons une évaluation claire d'ici ce soir" par le négociateur Michel Barnier, a expliqué un conseiller de l'Elysée cité par l'AFP. 

À LONDRES, LE 31 OCTOBRE EST UNE "PRIORITÉ"  


Alors que Michel Barnier, le négociateur européen, a estimé qu'il restait "beaucoup de travail à faire", la reine Elizabeth II a assuré de son côté qu'un Brexit le 31 octobre était la "priorité" du gouvernement de Boris Johnson. 


"Mon gouvernement prévoit de travailler à la mise en place d'un nouveau partenariat avec l'Union européenne sur la base du libre échange et d'une coopération amicale", a déclaré la reine, se faisant le porte-parole du Premier ministre comme il est de tradition lors de la rentrée parlementaire.


A J-18 du Brexit, les dirigeants européens vont se réunir jeudi et vendredi pour un sommet à Bruxelles. Des deux côtés des négociations, il est présenté comme celui de la dernière chance pour éviter le "no deal". 

FRONTIÈRE IRLANDAISE


Un "accord" avec le Royaume-Uni est possible ce "mois-ci" voire "cette semaine", selon Simon Coveney, le vice-Premier ministre irlandais. Des conclusions qui arrivent après un week-end de discussions qualifiées d'"intenses" et de "constructives", entre les Britanniques et l'UE. Deux de ses homologues européens ont partagé cet espoir.


Il reste cependant "beaucoup de travail à faire", a ajouté le ministère, avançant que si la ligne était "claire", des "discussions techniques assez détaillées", doivent encore avoir lieu avant le sommet prévu ce jeudi.

NÉGOCIATIONS

En l'état actuel des choses, l'UE et le Royaume-Uni bataillent toujours pour obtenir un accord satisfaisant sur l'avenir de la frontière irlandaise. Selon les très rares fuites dans la presse, le consensus actuel irait vers une intégration de l'Irlande du Nord dans l'union douanière européenne. Mais si c'est cette hypothèse qui est considérée, autant ne pas l'envoyer au parlement britannique. En effet, si celle-ci pourrait être de nature à séduire des conservateurs opposés à un Brexit sans accord, elle fera tourner le dos des unionistes nord-irlandais du DUP, à ses alliés conservateurs, qui ne veulent pas en entendre parler.


Tout ceci se décantera dans la semaine : les 17 et 18 octobre, un sommet européen se tiendra à Bruxelles, au cours duquel sera éventuellement présenté un accord. Le lendemain, samedi 19 octobre, se tiendra une session parlementaire extraordinaire à la chambre des communes, où le parlement devra donner, ou non, son aval à l'accord, si Johnson en a un à leur proposer. 

REPORT

Jean-Claude Juncker, toujours à la tête de la Commission européenne, le temps pour sa successeuse Ursula van der Leyen de constituer son équipe, a fait savoir dimanche auprès d'un quotidien autrichien qu'il n'était pas opposé à une demande de report des Britanniques. Une hypothèse hautement improbable, attendu que Boris Johnson a déjà annoncé qu'il refuserait de suivre la motion votée par la chambre des communes allant dans ce sens, mais que le Luxembourgeois commente ainsi : "Si les Britanniques demandaient du temps supplémentaire, ce qu'ils ne feront sans doute pas, ce serait de mon point de vue un non-sens historique de le leur refuser. [...] Mais je ne me mettrais pas à genoux pour leur demander plus de temps".

AVANCÉE

A 18 jours de la date prévue du Brexit, Michel Barnier préfère prévenir : bien qu'il juge "constructives" les récentes discussions avec les délégués britanniques au Brexit, "il reste beaucoup de travail à faire". Comme attendu, peu, sinon aucun, de détails filtrent des discussions, dont un compte-rendu a été adressé aux 27 ambassadeurs de l'UE, avant d'être communiqué lundi au Parlement européen, puis mardi aux ministres des Affaires étrangères de l'UE.

ELUS ETRANGERS

Ressortissants communautaires, ils siègent dans les conseils municipaux de France. Combien sont-ils ? Et surtout, pourront-ils conserver leur siège en cas de sortie sans accord ?

BON VENT

"Paradoxalement, je suis un Brexiter", a indiqué l'ancien président du FMI Dominique Strauss-Kahn, auprès du JDD. Depuis Marrakech, l'ancien ministre considère que "c'est très bien que les Anglais fassent leur chemin de leur côté. Une bonne partie de la difficulté de construction de l’Europe depuis quarante ans est liée à la présence de nos amis britanniques, qui n’ont jamais voulu jouer le jeu. Alors s'il reste une chance de faire quelque chose en Europe, c'est avec les Anglais à l'extérieur".

FEU VERT

Fort de l'optimisme prudent affiché par Barnier et Valadkar, les 27 Etats-membres ont accordé leur feu vert pour lancer des "discussions intenses au cours des prochains jours", rejoignant ainsi la position de la Commission européenne, qui avait signifié son intention d'emprunter cette voie le matin même, signe que le scénario du "no deal" s'est refroidi.

DISCRETION ET OPTIMISME

Le petit déjeuner entre Michel Barnier et Stephen Barclay s'est bien passé, selon le négociateur de l'UE pour le Brexit. A la sortie de la rencontre, il a jugé cette dernière "constructive" et appelé à la "détermination", la "vigilance" et la "patience" pour "gravir la montagne" du Brexit. Un optimisme accompagné d'un appel à la discrétion : "Moins on en dit, mieux c'est", a ainsi commenté le premier ministre irlandais à la sortie de sa rencontre avec Boris Johnson.


Il ne faudra donc pas s'attendre à ce que des fuites s'échappent pendant la semaine : "Ça ne ferait pas sérieux, a ainsi estimé une source diplomatique auprès de l'AFP."

UN ESPOIR D'ACCORD ?

"Un chemin" vers un compromis qui se dessine. C'est par ces mots, prudents, que Leo Varadkar et Boris Johnson, respectivement premiers ministres irlandais et britannique, ont commenté l'issue de leur discussion, jeudi 10 octobre. Dans une déclaration commune, les deux hommes "ont convenu qu'ils pouvaient voir un chemin vers un possible accord". 


Une prudence teintée d'optimisme qui tranche toutefois avec le pessimisme affiché par le responsable irlandais depuis des mois au sujet de la résolution de la problématique de la frontière irlandaise. Les deux hommes n'ont pas communiqué sur leurs avancées, mais celles-ci ne peuvent être mineures, le chef de gouvernement irlandais jugeant devant la presse qu'un accord était "possible d'ici à la fin octobre" et espérant "que ce qui s'est passé sera suffisant pour permettre la reprise des négociations à Bruxelles".


C'est aujourd'hui que le Royaume-Uni doit remettre un compromis acceptable sur le sujet de la frontière, qui concentre les derniers désaccords entre l'UE et Londres au sujet du divorce. Le ministre du Brexit Stephen Barclay et le négociateur en chef pour l'UE doivent se voir ce vendredi pour évaluer les chances de déblocage d'ici le sommet européen des 18 et 19 octobre.

FIN DE DISCUSSION

L'objectif est toujours le même : parvenir à un accord pour le sommet européen des 17 et 18 octobre. En l'absence de ce projet, Boris Johnson s'est vu obliger par la Chambre des communes de demander un report de trois mois, une hypothèse qu'il est résolu à écarter, quitte à se soustraire à cette loi.


Plusieurs médias britanniques ont d'ailleurs révélé, mardi 8 octobre, que le pouvoir britannique misait sur une fin des négociations à la fin de la semaine. "Nous indiquerons aussi clairement que ce gouvernement ne continuera pas à négocier, tout report serait donc totalement inutile", a indiqué au Spectator une source du 10, Downing Street.

NEGOCIATIONS

Dans le même temps, le ministre du Brexit Steve Barclay doit rencontrer Michel Barnier sur le sujet. Après une semaine de négociations, ils doivent faire un poins sur la situation. Le négociateur en chef ne se fait pas d'illusion quant à la teneur des négociations mais estime "possible" d'arriver à un accord. 

NEGOCIATIONS

Londres et Dublin entament, ce jeudi, leur ultime round de discussion pour trouver un accord sur l'avenir de la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord.  De l'issue de cette négociation dépend l'avenir du Brexit : une sortie avec accord au 31 octobre, un report, que Boris Johnson souhaite éviter à tout prix, et une sortie sans accord, dont ne veut pas la majorité parlementaire de Johnson, mais dont le premier ministre britannique s'accommoderait. 


L'enjeu de la rencontre entre Johnson et Leo Varadkar, qui sera privée,  déterminer les conditions pour éviter le re-établissement d'une frontière physique entre l'Eire et l'Ulster.

BORIS JOHNSON


Le Premier ministre britannique Boris Johnson a prévenu Emmanuel Macron qu'il n'y aurait pas de report du Brexit, prévu le 31 octobre, soulignant que c'était la "dernière chance" d'obtenir un accord, a rapporté dimanche un porte-parole de Downing Street.


Le chef du gouvernement britannique a déclaré au président français lors d'une conversation téléphonique que "l'UE ne devrait pas être persuadée, à tort, que le Royaume-Uni pourrait rester dans l'UE après le 31 octobre". Boris Johnson a répété qu'il ne demanderait pas de nouveau report du Brexit, même si une loi récemment votée par le Parlement britannique le contraint à en faire la demande s'il ne trouve pas d'accord avec l'UE. 

COUPS DE FIL 

Boris Johnson et Emmanuel Macron se sont téléphonés, dimanche, à la veille de la reprise des négociations entre l'UE et le Royaume-Uni. Le président français lui a déclaré que "la négociation devait se poursuivre rapidement dans les prochains jours avec l'équipe de Michel Barnier afin d'évaluer en fin de semaine prochaine si un accord est possible", a indiqué l'Elysée.

REPRISE DES DISCUSSIONS

Les discussions entre l'UE et le Royaume-Uni doivent d'ailleurs reprendre ce lundi. Les dirigeants européens mettent la pression sur Boris Johnson pour pouvoir "trouver une solution d'ici une semaine", pour reprendre les mots du premier ministre finlandais Antti Rinne, qui assure la présidence tournante de l'UE. Signe que les discussions seront tout de même difficiles, Boris Johnson a prévenu de son côté que les dirigeants de l'UE "ne doivent pas être sous l'influence d'illusions ou de malentendus".


L'objectif partagé de part et d'autres est d'arriver à un accord avant le sommet crucial de l'UE des 17 et 18 octobre.

"OUVERTURE"

Le plan "à prendre ou à laisser" du Royaume-Uni, fraîchement accueilli par l'Union européenne, pourrait prendre du plomb dans l'aile. Londres a en tout cas laissé entendre qu'il pourrait assouplir sa position sur les points qui soulèvent le plus de problème, et notamment ceux liés à la frontière irlandaise. Alors que le négociateur en chef Michel Barnier avait appelé le Royaume-Uni "à revenir sur deux problèmes graves" : en l'occurrence, le retour de contrôles douaniers entre l'Eire et l'Ulster et la mise en place d'un droit de veto au pouvoir de Belfast sur le sujet.


"Nous pouvons regarder et discuter cela", a convenu dimanche le ministre en charge du Brexit Steve Barclay, tout en appelant l'UE à faire montre de "flexibilité" et de "créativité".

REACTIONS

Le président du Conseil européen Donald Tusk s'est rangé derrière l'avis des députés européens : "Nous restons ouverts mais toujours pas convaincus".

REACTIONS

Décidément, le plan de Johnson ne séduit pas grand monde côté UE. Après que Michel Barnier a fait part de ses doutes, c'est le Parlement européen qui a demandé au premier ministre britannique de revoir sa copie. Le comité de pilotage sur le Brexit de l'assemblée "ne pense pas que les propositions de dernière minute formulées par le gouvernement britannique le 2 octobre, dans leur forme actuelle, puissent former la base d'un accord auquel le Parlement européen pourrait donner son accord". 


Et de pointer des propositions qui "ne traitent pas des vrais problèmes à résoudre si le filet de sécurité irlandais devait être supprimé, à savoir l'économie de l'ensemble de l'île, le respect plein et entier de l'accord du Vendredi saint et l'intégrité du marché unique".


Craignant que les exigences britanniques mettent "fin à des échanges commerciaux fluides" et mettraient "le processus de paix" en péril, les députés, représentés par le libéral belge Guy Verhostadt, ont par ailleurs jugé "inacceptable" l'ultimatum britannique, compte tenu du manque de connaissance des implications du présent accord.

DÉCISION


Le Premier ministre britannique Boris Johnson veut suspendre le Parlement pour quelques jours à partir de mardi, comme il est de tradition avant un discours de politique générale lu par la reine Elizabeth II, prévu le 14 octobre, ont annoncé ses services mercredi.

RÉACTION


Après avoir examiné la dernière offre du Premier ministre britannique Boris Johnson pour permettre un départ négocié du Royaume-Uni le 31 octobre, Michel Barnier, négociateur de l'Union européenne pour le Brexit, a affirmé ce mercredi que "beaucoup de travail reste à faire". "Il y a des progrès, mais franchement , il reste encore beaucoup de travail  à faire", a-t-il déclaré à la presse.

ALLEMAGNE

Sans commenter la nouvelle proposition britannique, Angela Merkel a prévenu les autres Etats-membres : "Il est très important pour nous de rester unis" face au nouveau "compromis" britannique. "nous examinerons attentivement les propositions. Nous faisons confiance à Michel Barnier et nous reparlerons du compromis plus tard."

OPPOSITION

Jamais le dernier à s'exprimer pour mettre en difficulté Boris Johnson, le leader du Parti travailliste Jeremy Corbyn a jugé que l'accord proposé par le premier ministre était pire que celui proposé par Theresa May, qualifiant celui-ci de "pas acceptable".

ECHEC EN PREVISION ?

Selon un journaliste politique de Channel 4, Londres ne serait pas surpris que l'UE rejette ce plan. Des sources haut placées au gouvernement "s'attendent déjà à la prochaine phase de la crise : Boris Johnson qui refuse de signer la lettre requérant un nouveau délai, ainsi que le Parlement l'a voté".

IRLANDE

A la différence de ses voisins du DUP, le premier ministre irlandais Leo Varadkar, hostile au Brexit, a jugé de son côté que les plans britanniques n'étaient "guère prometteurs". "Je n'ai pas l'impression que cela donne les bases d'un accord", a-t-il commencé. Et de rentrer dans les détails : "Il sera nécessaire d'avoir des contrôles, mais nous pensons qu'ils devraient être faits aux ports et aux aéroports, pas tout au long de la frontière [entre l'Irlande et l'Irlande du Nord]. Personne ici ne veut de ces frontières. Pourquoi le Royaume-Uni voudrait-il nous les imposer ?"

BOURSE

Est-ce la perspective du Brexit qui s'approche ? Toujours est-il que la bourse de Londres a assez mal réagi au discours de Boris Johnson et à la publication de la lettre du 10 Dowing Street à Jean-Claude Juncker et Michel Barnier. Elle a plongé de 3%, cet après-midi.

AU SOUTIEN

Soutien clé de Londres dans l'approbation de l'accord proposé par Johnson à l'UE, le DUP, parti unioniste nord-irlandais, a apporté un premier soutien au premier ministre. "Il reste encore du travail entre le Royaume-Uni et l'Union européenne mais nous voulons encourager toutes les parties à regarder positivement cette discussion". 

DOCUMENT OFFICIEL

Le gouvernement britannique a officiellement envoyé sa dernière proposition à Bruxelles. Elle contient cinq éléments : 

- l'engagement au respect de l'accord de Belfast du Vendredi saint, soit notamment l'évitement du rétablissement d'une frontière matérielle entre l'Eire et l'Ulster

- le maintien des anciennes zones de collaboration entre le Royaume-Uni et l'Irlande

- la création d'une zone de régulation qui couvrirait l'ensemble de l'île d'Irlande, valant notamment pour les produits agro-alimentaires.Cette dernière impliquerait d'éliminer les contrôles réglementaires entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, notamment en s'assurant que la réglementation sur ces biens soit la même en Irlande du Nord que dans le reste de l'UE.

- le maintien de cette zone commune ne reposera que sur le consentement de l'exécutif et le parlement d'Irlande du Nord

- l'appartenance totale de l'Irlande du Nord à l'union douanière britannique.

DEFIANCE

Le discours de Boris Johnson à Manchester, face aux cadres de son parti, pourrait être accueilli fraîchement par les négociateurs. A commencer par l'Irlande, dont le ministre des Affaires étrangères s'est dit "pas très encouragé" par les fuites dans la presse.


Que disent-elles, ces fuites ? D'après le Telegraph, la nouvelle proposition britannique prévoit que l'Irlande du Nord reste dans le marché unique européen jusqu'en 2025, tout en formant une union douanière avec le Royaume-Uni. Il y aurait donc en quelque sorte deux frontières: des contrôles douaniers entre les deux Irlande et des contrôles réglementaires en mer d'Irlande, qui sépare la Grande-Bretagne de sa province nord-irlandaise.


"Si ce qu'il propose, ce sont des contrôles douaniers sur l'île d'Irlande,alors que je ne pense pas qu ce sera la base d'un accord", a poursuivi Simon Coverney.

REACTION

En marge de cette présentation, le président de la Commission européenne a fait savoir qu'il discuterait avec Johnson de cette dernière proposition. "Nous allons écouter les Britanniques et nous allons probablement leur poser beaucoup de questions", a confié un responsable européen. "Nous informerons ensuite les Etats membres et le Parlement européen et nous déciderons ensuite si nous entrons dans le tunnel ou pas", a-t-il indiqué.

DISCOURS

"J'espère fortement que nos amis en prennent conscience et feront un compromis à leur tour", poursuit le premier ministre, qui assure que l'alternative à ce projet est "une sortie sans accord". "Le Royaume-Uni sortira de l'UE le 31 octobre quoi qu'il arrive".

DISCOURS

Boris Johnson présente son nouveau plan d'accord pour le divorce avec l'Union européenne dans une conférence de presse, en ce moment même. Un des points centraux de désaccord, la gestion de la frontière entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, a notamment connu une nette évolution, le premier ministre faisant un pas en avant en direction de l'Union européenne, en promettant qu'il n'y aurait "pas de contrôles à la frontière".


"Nous présentons aujourd'hui à Bruxelles ce que nous pensons être des propositions constructives et raisonnables. 


Il n'y aura, à aucun moment, de contrôle à la frontière ou à côté de la frontière de l'Irlande du Nord. Nous respecterons le processus de paix et l'accord du Vendredi Saint.


Et, au moyen d'une consultation renouvelable de l'Assemblée et de l'exécutif nord-irlandais, nous approfondirons la régulation pour les agriculteurs de chaque côté de la frontière. 


Dans le même temps, nous autoriserons le divorce plein et entier entre l'UE et le Royaume-Uni, pour nous assurer d'avoir le contrôle de noter politique commerciale. 


Oui, ceci est un compromis pour le Royaume-Uni".

"OFFRE FINALE" EN APPROCHE


Les services du 10 Downing Street ont annoncé mardi soir que Boris Johnson fera mercredi une "offre finale" à l'Union européenne en vue d'un accord de Brexit "juste et raisonnable". L'entourage du Premier ministre britannique a précisé que cette offre sera à prendre ou à laisser.


Johnson doit prendre la parole mercredi à l'occasion de son discours de clôture du congrès du Parti conservateur à Manchester. Au cours de celui-ci, il détaillera ses propositions formelles, notamment en ce qui concerne le Brexit, donc. "Si Bruxelles ne noue pas le dialogue sur cette offre, alors ce gouvernement cessera de négocier jusqu'à ce que nous ayons quitté l'UE" sans accord le 31 octobre, ont ajouté les services du Premier ministre britannique dans un communiqué. 


Alors que le Parlement britannique a voté une loi lui imposant de demander un nouveau report en cas de "no deal" avec l'Union au 19 octobre, Downing Street affirme également qu'en "aucune circonstance, le Premier ministre ne négociera de délai" au Brexit. 

TENSION FAMILIALE

A noter que, ce jour, la propre soeur de Boris Johnson s'est jointe au concert de critiques contre le premier ministre. "Mon frère utilise des mots comme 'reddition' et 'capitulation', comme si les gens se trouvant en travers de la volonté sacrée du peuple (...) devraient être pendus, noyés, écartelés, goudronnés et recouverts de plumes", a fustigé Rachel Johnson, jugeant cette expression "hautement condamnable".


Un avis qu'elle a également partagé au sujet des propos de son frère au sujet de la députée anti-Brexit Jo Cox, assassinée en 2016. A son sujet, Boris Johnson avait dit que "la meilleure façon d'honorer sa mémoire" était de "mettre en oeuvre le Brexit". "C'est particulièrement de mauvais goût pour ceux qui font leur deuil d'une mère, députée et amie", a ajouté Rachel Johson. Des propos pour lesquels Boris Johnson ne s'est toujours pas excusé, en dépit de la levée de boucliers qu'ils ont suscités.

TENSION PARLEMENTAIRE

Le Parlement britannique a eu une façon bien particulière de faire son retour aux affaires, jeudi 26 septembre. La Chambre des communes a en effet opposé un nouvel échec à Boris Johnson, en refusant de voter pour la suspension de ses travaux, le temps du congrès du Parti conservateur. A 306 voix contre 289, la motion gouvernementale qui sollicitait une pause de trois jours la semaine prochaine, a été rejetée par les députés. 


Un vote qui venait sanctionner une journée tendue comme jamais, qui a vu Boris Johnson accuser les députés qui lui sont opposés de commettre un "acte de reddition", de "trahison" ou de "sabotage". Tandis que ces derniers, parmi lesquels le leader travailliste Jeremy Corbyn, tançait le discours de son adversaire, "impossible à distinguer de l'extrême droite".

VERS DES ELECTIONS ANTICIPEES ?


"Ce Parlement est mort! Il ne devrait plus siéger!" s'est écrié l'attorney général (conseiller juridique du gouvernement) Geoffrey Cox, qui avait assuré le gouvernement de la légalité de la suspension avant qu'elle soit annoncée fin août. 


Il a annoncé que l'exécutif désormais minoritaire déposerait "bientôt" une motion pour la tenue d'élections législatives anticipées, pour la troisième fois après deux précédentes tentatives mises en échec par les députés, trop "lâches" selon lui.


Selon plusieurs sondages d'opinion, le Parti conservateur arriverait en tête en cas d'un scrutin anticipé. Mais l'opposition ne veut pas en entendre parler avant que la menace d'un Brexit sans accord ait effectivement été écartée.

LE PROGRAMME DE L'APRES-MIDI


Contrairement à un mercredi habituel à la Chambre des communes, et en raison de ce bouleversement de calendrier de dernière minute, il n'y aura pas de séance de questions au Premier ministre à midi, a expliqué mardi le président de la chambre basse, John Bercow. Toutefois, il pourra y avoir des déclarations ministérielles ainsi que des questions et des débats d'urgence. 

PARLEMENT


Les députés britanniques ont repris leurs travaux mercredi vers 11h30. Boris Johnson s'exprimera dans l'après-midi devant la Chambre sur cette décision de justice, a indiqué sa porte-parole. 

RENTRÉE DU PARLEMENT SOUS TENSION


Au lendemain de l'arrêt historique de la Cour suprême qui a jugé "illégale" la veille la décision controversée du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement, les députés britanniques font leur rentrée ce mercredi matin.


Suspendu depuis le 10 septembre, le Parlement devait le rester jusqu'au 14 octobre, à seulement deux semaines de la date prévue du Brexit, le 31 octobre, une décision entérinée par la reine Elizabeth II sur l'avis de Boris Johnson.


Mais cette requête du chef du gouvernement conservateur a été jugé "illégale" par la plus haute juridiction du pays. Ce revers cuisant a porté un grave coup à l'autorité du Premier ministre et déclenché de nombreux appels à sa démission.

VERS DES ELECTIONS ANTICIPEES ?


Boris Johnson a renouvelé mardi depuis l'ONU son appel à des élections, après que la Cour suprême britannique a jugé illégale sa décision de suspendre le Parlement à l'approche du Brexit.


"La chose évidente à faire est d'organiser des élections, Jeremy Corbyn parle à tort et à travers, et il devrait demander des élections", a déclaré M. Johnson à la sortie d'une rencontre avec des hommes d'affaires à New York, en référence au leader du parti d'opposition travailliste.

Urgent

Boris Johnson a déclaré qu'il n'est "pas d'accord" avec l'arrêt de la Cour suprême mais le "respectera".

Urgent

Le président de la Chambre basse du Parlement britannique John Bercow a invité les députés à siéger à nouveau dès mercredi à 11H30 locales après la décision de la Cour suprême jugeant "illégale" la suspension du Parlement. 


"J'ai demandé aux autorités de la chambre de prendre les mesures nécessaires afin qu'elle siège demain à 11H30", a déclaré M. Bercow, se félicitant de la décision des juges sur la suspension décidée par le Premier ministre Boris Johnson.

BORIS JOHNSON


La décision de la Cour suprême est une défaite majeure pour le Premier ministre. Boris Johnson a appris la décision de justice mardi à New York où il se trouve actuellement pour participer à l'Assemblée générale de l'ONU.

 Elle constitue pour lui un coup ravageur, alors que les parlementaires avaient adopté dans l'urgence, avant la suspension le 9 septembre, une loi l'obligeant à solliciter un report de trois mois du Brexit en cas d'absence d'accord avec Bruxelles. Un scénario que Boris Johnson exclut catégoriquement. 


Le dirigeant envisage-t-il de démissionner si la Cour suprême lui donne tort? "J'attends de voir ce que les juges décident (...) parce que comme je l'ai dit précédemment, je pense que les raisons (...) pour vouloir un discours de la reine (présentant le programme politique du gouvernement: ndlr) étaient très bonnes", avait-il dit aux médias britanniques dans l'avion l'amenant à New York. 

Urgent

Jeremy Corbyn, le chef de l'opposition travailliste, appelle Boris Johnson à démissionner. S'exprimant devant le congrès du parti travailliste réuni à Brighton (sud), Jeremy Corbyn a "invité Boris Johnson à reconsidérer sa fonction" et à "devenir le Premier ministre le plus éphémère qu'il y ait jamais eu".

REACTION


La présidente de la Cour suprême, Brenda Hale, annonçant l'annulation de la décision de Boris Johnson.

Urgent

Le président du Parlement, John Bercow, estime que la chambre "doit se réunir sans délai". John Bercow a précisé qu'il allait consulter à cet effet les chefs des différents partis politiques "de toute urgence".

Urgent

JUSTICE 


La Cour suprême britannique a jugé mardi "illégale" la décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement et ordonné qu'il siège à nouveau "dès que possible".


Les 11 juges ont décidé à l'unanimité que l'avis de Boris Johnson demandant à la reine de suspendre le parlement pendant cinq semaines jusqu'au 14 octobre, à deux semaines du Brexit, était "illégal, nul et sans effet".

TRUMP

De nouvelles sanctions vont tomber sur l'Iran, en provenance des Etats-Unis, assure le président américain. Donald Trump a ainsi annoncé "les sanctions les plus sévères jamais imposées à un pays", avec son emphase particulière. A noter que la République islamique est déjà placée dans une situation délicate du fait de l'embargo américain sur ses exportations pétrolières, qui menace de lourdes amendes toute entreprise qui commercerait avec l'Iran.

DESCRIPTION

"Quatre explosions", "200 à 300 personnes à l'intérieur des installations", "aucun blessé" : c'est ce qu'il faut retenir des déclarations du directeur d'Aramco, à Khurais, dans l'est de l'Arabie saoudite, l'entreprise d'exploitation pétrolière attaquée samedi 14 septembre en Arabie saoudite, a rapporté l'AFP.

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