EN DIRECT - Brexit : et si le Parlement britannique ne votait pas sur l'accord ce samedi ?

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Brexit : goodbye United Kingdom

DEAL - Londres et Bruxelles ont annoncé jeudi 17 octobre avoir enfin trouvé un nouvel accord de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Suivez les dernières informations.

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UNE MAJORITÉ POUR L'ACCORD

Poursuivant son décompte, le Financial Times estime donc aujourd'hui que Boris Johnson a réuni neuf travaillistes pro-deal à ses côtés. Si les conservateurs favorables à un "hard-Brexit" et les conservateurs pro-deal suivent le Premier ministre, alors cela donnerait une majorité d'une voix à Boris Johnson.

PARLEMENT

La journée parlementaire à la Chambre des communes, samedi 19 octobre, ne se résumera pas à un seul vote. Jeudi 17 octobre, le conservateur Oliver Letwin,  qui a d'ores et déjà annoncé qu'il voterait l'accord, a proposé et fait passer un amendement, contre l'avis du gouvernement, assurant que les députés pourraient débattre et voter sur plusieurs amendements.


Mettant à profit ce nouvel amendement, il en a posé un nouveau, qui obligera Johnson a requérir immédiatement un délai auprès de l'UE. Ce qui signifie qu'il pourrait tout simplement ne pas avoir de vote, ce samedi.


"Vous pouvez appeler ça un filet de sécurité", analyse dans un trait d'humour cruel The Guardian, qui remarque que cet amendement a toutes les chances de passer, puisqu'il réunirait les travaillistes, les conservateurs favorables à l'accord, les LibDems ou encore les indépendantistes écossais. 

MACRON SUR JOHNSON

MACRON

Comment analyse-t-il l'évolution de Johnson, vu comme un "bouffon", quelqu'un de pas sérieux, au départ, avant d'être en position de tirer un accord de sortie ?


"Ses propositions étaient au départ inacceptables. Mais il a su bouger, s'est approprié toutes les complexités du dossier dans les dernières semaines. Il a négocié avec le PM irlandais, avec Michel Barnier et ses équipes, en proposant des solutions techniques, qui permettaient de préserver l'intégrité unique et la stabilité en Irlande. [...] Je n'ai jamais utilisé ces qualificatifs pour parler de Boris Johnson. Il est parfois pittoresque, mais nous sommes parfois tous dans cette condition. Il a son tempérament, mais c'est un dirigeant qui a une vraie pensée stratégique et qui a su faire preuve d'engagement et de volonté de fer. Ceux qui ne l'ont pas pris au sérieux ont eu tort et continueront d'avoir tort."

MACRON

Quelle est la position d'Emmanuel Macron en cas de rejet de l'accord par le Parlement britannique ? 


"Je souhaite qu'on puisse en finir pour  parler d'avenir. Je ne fais pas de politique fiction, donc je ne vais pas me mettre dans un cas où le Parlement britannique voterait ceci ou cela. Mais il ne me semble pas que de nouveaux délais doivent être accordés. Il nous faut terminer ces négociations et passer à la négociation sur la relation future. Mon souhait, c'est qu'on tienne le délai que nous nous sommes fixés à nous mêmes. Un délai impliquerait des changements profonds."

MACRON

Rendant hommage au président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui quittera prochainement l'instance, le temps que sa successeure Ursula van der Leyen finisse de composer son équipe, Emmanuel Macron a lancé cet appel : "J'espère que les votes des Parlements sur le Brexit rendront hommage à son action".

MACRON


"Nous avions fixé le 31 octobre pour finaliser les discussions sur les modalités de retrait et la déclaration politique sur les relations futures. Cet accord a été trouvé, après plusieurs semaines. C'est un bon accord, respectueux du cadre que nous avions fixé : respect de la stabilité du marché intérieur et de l'Irlande. Il contient un accord de libre échange qui devra être négocié et des règles de concurrence qui devront être équitables.


"L'accord doit être ratifié, d'abord à la Chambre des communes et ensuite par le Parlement européen. En tout état de cause, je veux que nous respections les délais que nous nous sommes fixés."


"Je veux saluer le travail de Michel Barnier et l'engagement de Jean-Claude Juncker, qui ont su préserver les intérêts de l'Union européenne face à un pays ami. La méthode utilisée ces derniers jours a été extrêmement importante."

MACRON

"Nous avions fixé le 31 octobre pour finaliser les discussions sur les modalités de retrait et la déclaration politique sur les relations futures. Cet accord a été trouvé, après plusieurs semaines. C'est un bon accord, respectueux du cadre que nous avions fixé : respect de la stabilité du marché intérieur et de l'Irlande. Il contient un accord de libre échange qui devra être négocié et des règles de concurrence qui devront être équitables.


"L'accord doit être ratifié, d'abord à la Chambre des communes et ensuite par le Parlement européen. En tout état de cause, je veux que nous respections les délais que nous nous sommes fixés."


"Je veux saluer le travail de Michel Barnier et l'engagement de Jean-Claude Juncker, qui ont su préserver les intérêts de l'Union européenne face à un pays ami. La méthode utilisée ces derniers jours a été extrêmement importante."

PROJECTIONS

Brexit : et maintenant, quels scénarios sont encore possibles ?

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BOYCOTT DU BREXIT

A noter que, comme repéré par France Info, le réseau Sky News a inauguré une chaîne garantie 100% sans Brexit. "Sky News Brexit free" sera diffusée sur le canal 523 de 17h à 22h, du lundi au vendredi, jusqu'au 31 octobre, date théorique de la sortie de l'UE. 


"Le but était de proposer une autre offre d'information entre 17h et 22h, quand les personnes rentrent du travail", indique son directeur Neil Dunwoodie. Cette initiative arrive en écho à un sondage fait cet été, selon lequel un tiers des Britanniques évitent de suivre l'actualité autour de ce dossier.

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REPARTITION DES VOTES

JOHNSON "TRÈS CONFIANT"


Boris Johnson se dit "très confiant" dans l'approbation de l'accord par les députés britanniques. "Je suis très confiant que lorsque mes collègues au parlement étudieront cet accord, ils voudront voter en sa faveur samedi et dans les jours suivants", a-t-il déclaré. 

NÉGOCIATIONS


Michel Barnier, déjà négociateur de l'UE pour le Brexit, indique à l'AFP avoir été chargé de lancer la négociation de la nouvelle relation commerciale avec Londres après la sortie du Royaume-Uni. Une mission qui lui a été confiée par la nouvelle présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, précise-t-il. 

Urgent

L'ACCORD APPROUVÉ


Les 27 pays de l'UE ont approuvé le nouvel accord de Brexit conclu avec Londres, annonce le président du Conseil européen, Donald Tusk. "Nous sommes très proches de la fin du processus", a-t-il assuré. 

FMI


La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, s'est félicitée jeudi de l'accord trouvé entre le Royaume-Uni et l'UE sur le Brexit, tout en espérant que la même "volonté" se maintiendra jusqu'à son approbation par le Parlement britannique.

EUROPE 


Si un nouvel accord sur le Brexit a été trouvé ce jeudi, il est encore loin de garantir aux Britanniques de quitter l'Union européenne à la fin du mois comme le souhaite leur Premier ministre Boris Johnson...

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MACRON

Dans la droite ligne de ce qu'ont souhaité le premier ministre britannique et le président de la Commission européenne, Emmanuel Macron a feint d'ignorer les énormes difficultés politiques intérieures auxquelles Boris Johnson doit faire face, et dit vouloir "croire que Boris Johnson aura une majorité pour soutenir cet accord âprement discuté". 

JUNCKER

Johnson s'est trouvé un allié de circonstance en la personne du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Aux côtés du premier ministre britannique, le Luxembourgeois a assuré qu'il n'y avait "pas besoin de prolongation" après la validation de cet accord. Un voeu pieux, comme nous le disions précédemment, puisque le succès de cette entreprise est désormais entre les mains des députés britanniques.


Est-ce à dire que Jean-Claude Juncker accepterait un "no deal" si la chambre refusait l'accord, comme c'est probable ? Difficile à dire et, de toute façon, s'il peut militer contre un report, le président de la Commission européen n'a pas franchement son mot à dire. Il vaut mieux donc prendre cette déclaration avec des pincettes.

APPEL AU VOTE

Prévenu par ses alliés unionistes du DUP (10 députés) et par l'opposition travailliste qu'ils s'opposeraient à cet accord, Boris Johnson a appelé, dans son point presse avec Jean-Claude Juncker, les députés britanniques au rassemblement. 3J'espère vraiment que les députés à Westminster vont se rassembler (...) pour faire aboutir le Brexit sans délai". 


Pour rappel, il s'agit de la seule issue qui nous permet d'y voir à peu près clair. En cas de refus de la part de la Chambre des communes, Johnson doit solliciter un délai supplémentaire de trois mois. Le fera-t-il ? On peut en douter, puisqu'il clame, depuis sa prise de fonction, que le Brexit aurait lieu le 31 octobre, quoi qu'il arrive.

LE PARLEMENT SIÉGERA SAMEDI


Exceptionnellement, le parlement britannique a accepté de se réunir ce samedi afin de voter pour ou contre l'accord négocié avec Bruxelles.

IRLANDE


Comme nous l’explique notre journaliste à Bruxelles, l’accord trouvé sur le cas des produits à destination du côté européen de l'Irlande stipule qu'ils devront être aux normes européennes. Et que ces dernières devront être vérifiées par les douanes britanniques. Ce service devra prendre à sa seule charge l'efficacité des contrôles sanitaires et réglementaires du marché unique car il n'y aura pas de présence douanière européenne en territoire britannique. 


Ainsi, si nous prenons l’exemple d’une simple bouteille d'eau. Si elle arrive dans un port britannique en Irlande, mais en étant à destination, in fine, du marché européen de l’île, elle sera taxée et contrôlée selon les normes européennes et le marché réglementaire.  

LA BALLE "DANS LE CAMP BRITANNIQUE"

Comme Emmanuel Macron, un diplomate confie à LCI qu’il faut bien rester "prudent", car "plus que jamais, la balle est à nouveau dans le camp britannique". 


Alors qu’est-ce-qui a changé ? "On a fait le chemin de l'accord politique à l'accord technique", nous dit-on.  Notamment sur le sujet de l’Irlande du Nord et des produits qui entrent par le biais des ports britanniques en étant à destination du côté européen. 

"CE N'EST JUSTE PAS UN BREXIT"


Nigel Farage, chef du parti demandant la sortie du Royaume-Uni de l’UE, estime que l’accord n’est "juste pas un Brexit". Pour le leader d’extrême droite, interrogé sur la BBC, si cet accord était ratifié, il faudrait alors "entrer dans d’autres négociations de libre-échange", et le Royaume-Uni ne sera alors jamais "complètement libéré" de cette union. 


Avec deux partis - les Travaillistes et les Unionistes irlandais - qui ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils ne ratifieraient pas ce compromis trouvé à Bruxelles, rien n’est encore gagné du côté de Londres. Theresa May, l'ex dirigeante britannique, avait proposé trois accords devant le Parlement. Tous ont été refusés. 

LES UNIONISTES NE VOTERONT PAS


Les Unionistes nord-irlandais du DUP ont annoncé qu'ils ne soutiendront pas l'accord au Parlement britannique samedi. Cet allié clé du Parti conservateur de Boris Johnson compte dix députés à la Chambre des Communes. 


Pour faire accepter le deal, le dirigeant britannique a besoin de 320 voix. Pour le moment, son parti n'en compte que 297. 

NATHALIE LOISEAU 


L'euro-députée Nathalie Loiseau a remercié Michel Barnier, le négociateur en chef, pour sa "ténacité". Sur Twitter, l'élue de la majorité estime qu'il revient désormais à Boris Johnson de "démontrer qu’il peut trouver une majorité  au Parlement britannique".

ET DANS L'ÉVENTUALITÉ D'UN REPORT?


Que peut-il se passer si les parlementaires britanniques retoquent l'accord? Il faudra alors demander un report. Ainsi, bien que Boris Johnson a fait savoir qu'il préférait "mourir dans un fossé" plutôt que de demander un nouveau délai, il y sera bien obligé. Cet été, les députés ont voté une motion obligeant le Premier ministre britannique à demander un délai si aucun accord n'est trouvé.


Donc si, samedi, ce compromis trouvé à Bruxelles n'est pas acté, le dirigeant devra déposer samedi avant minuit une lettre demandant un report. S'il ne le fait pas, il sera convoqué devant la justice. 

"UN GRAND PAS EN AVANT" POUR L'IRLANDE


Contrairement aux Unionistes présents au parlement britannique, le chef de la diplomatie irlandaise a salué de son côté un "grand pas en avant". Devant la chambre basse du Parlement irlandais, Simon Coveney a cependant également appelé à la "prudence". 


"La première chose que je ferais est d'inciter à la prudence", a-t-il déclaré, rappelant que "ce n'est pas la fin du processus".

EMMANUEL MACRON "RAISONNABLEMENT PRUDENT"


Le président de la République a commenté cet accord depuis Bruxelles. "Nous avons eu une bonne nouvelle ce matin, avec la finalisation d’un accord qui apparaît comme positif, à la fois pour l’Union européenne et pour le côté britannique. Maintenant il convient de passer les prochaines étapes et rester raisonnablement prudents. Cet accord permet, je crois, de répondre aux préoccupations politiques, techniques, qui étaient à la fois les nôtres et celles des Britanniques. Nous allons nous réunir cet après-midi. Il y aura ensuite des éléments de ratification à prendre aux Parlements britannique et européen, et c’est à ce moment que cet accord pourra être finalisé. Mais à ce stade on ne peut être que satisfaits."

VIDÉO - MICHEL BARNIER


Le négociateur de l'UE pour le Brexit Michel Barnier s'est félicité de l'accord trouvé lors d'une conférence de presse.  

"Nous avons donc trouvé un accord avec le gouvernement britannique sur le retrait ordonné du Royaume-Uni de l’Union européenne et aussi sur le cadre de notre future relation. (...) Cet accord est agrée au niveau des négociateurs. Avec le président Jean-Claude Juncker nous le présenteront tout à l’heure au Conseil européen à 27." 

"Ce texte permet d’apporter de la sécurité juridique, de la certitude, partout là où le Brexit créé, comme toute séparation, de l’incertitude et en particulier et d’abord pour les citoyens européens au Royaume-Uni, les citoyens britanniques qui vivent dans un de nos Etats membres. Ces citoyens ont toujours été et resteront notre priorité, celle des Etats membres et du Parlement européen. L’incertitude pour ces citoyens a trop duré. Grâce à cet accord, leurs droits seront enfin garantis dans la durée."

Michel Barnier a assuré également que "les engagements financiers déjà pris à 28 seront bien respectés et honorés à 28." 

"Cette proposition comprend aussi la période de transition qui avait été demandée par le gouvernement britannique et qui durera jusqu’à la fin de l’année 2020. Quatorze mois et peut-être une année ou deux de plus en cas d’accord conjoint du Royaume-Uni et de l’Union européenne."

TRAVAILLISTES


Le chef du parti travailliste, principale formation d'opposition, a appelé les députés britanniques à "rejeter" l'accord sur le Brexit. Cet accord "ne rassemblera pas le pays et doit être rejeté. La meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot lors d'un vote populaire" a déclaré Jeremy Corbyn.

Cela rend improbable l'adoption par le Parlement du texte, auquel s'oppose également le parti nord-irlandais DUP, Boris Johnson ne bénéficiant pas de la majorité.

NORD-IRLANDAIS


Le parti unioniste nord-irlandais (DUP), allié au Parlement britannique des conservateurs de Boris Johnson, a réaffirmé son opposition à l'accord sur le Brexit. Boris Johnson ne pourra donc pas compter sur eux pour ratifier l'accord au Parlement samedi.

LIVRE STERLING


A l'annonce d'un accord sur le Brexit, la livre sterling a atteint des niveaux plus vus depuis cinq mois. Aux environs de 11h45, elle gagnait 0,86% face au dollar à 1,2942 dollar ; et 0,60% face à l'euro, à 86,01 pence pour un euro, quelques minutes après avoir atteint 1,2990 dollar et 85,76 pence pour un euro.

JOHNSON


Le Premier ministre britannique Boris Johnson a lui aussi annoncé sur Twitter qu'un "excellent nouvel accord" avait été trouvé. Il appelle les députés britanniques à approuver cet accord lors d'une séance parlementaire exceptionnelle samedi.

DEAL


Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker annonce que le Royaume-Uni et l'Union européenne ont trouvé un accord. Il l'estime "équitable et équilibré" et a recommandé aux 27 de donner leur feu vert.

LE POINT SUR LA SITUATION


Que se passe-t-il ce mercredi soir ? Des discussions marathon se poursuivaient à Bruxelles pour tenter de trouver un accord, notamment sur le casse-tête de la frontière irlandaise, pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, prévue le 31 octobre. 


Mais tout compromis obtenu avec les Européens doit être approuvé par le Parlement britannique qui a rejeté trois fois un texte négocié par l'ex-Première ministre Theresa May, et où Boris Johnson n'a plus de majorité. D'où la nécessité d'intenses tractations politiques pour éviter qu'un nouvel accord ne soit refusé par les parlementaires, au risque d'une sortie sans accord douloureuse économiquement ou d'un nouveau report du divorce.


Boris Johnson a tenu des discussions avec le parti unioniste nord-irlandais DUP, allié des conservateurs au Parlement, qui joue un rôle clé vu l'importance de la question irlandaise. Il a également reçu des députés de son parti conservateur.

EMMANUEL MACRON


"Je veux croire qu'un accord est en train d'être finalisé" : c'est ce qu'a déclaré Emmanuel Macron ce mercredi au cours d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel à Toulouse.

BORIS JOHNSON


Le Premier ministre britannique a assuré en conseil des ministres mercredi qu'il existait "une chance d'obtenir un bon accord" mais que les deux parties n'y étaient "pas encore", selon Downing Street. Il y a "une chance d'obtenir un bon accord mais nous n'y sommes pas encore", a-t-il déclaré à ses ministre, selon son porte-parole.


Il reste toujours "un certain nombre de questions en suspens", selon la même source, qui a ajouté que le gouvernement a donné au Premier ministre son "entier soutien" pour continuer à travailler.

DONALD TUSK


Les bases d'un accord sur le Brexit sont "prêtes". C'est ce qu'assure ce mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk. Et de préciser : "En théorie, demain nous pourrions approuver cet accord avec la Grande-Bretagne. (...) En théorie, d'ici sept à huit heures, tout devrait être clair", a-t-il ajouté.


L'ancien Premier ministre polonais a tenu ces propos au moment où les négociateurs britanniques et européens poursuivaient leurs discussions dans l'espoir d'aboutir à un accord avant le sommet européen de jeudi et vendredi à Bruxelles. "Les négociations sont en cours. J'espérais que nous obtiendrions un texte juridique prêt et négocié même ce matin afin que les États membres puissent en connaître le détail", a déclaré Tusk. Selon lui, "tout va dans la bonne direction".


Cependant, "avec le Brexit et nos partenaires britanniques, tout est possible", a ajouté M. Tusk, précisant qu'il y avait "beaucoup d'agitation" côté britannique. "Hier soir, j'étais prêt à parier que tout était réglé et prêt. Aujourd'hui, il y a certains doutes du côté britannique".

ÇA COINCE


Il reste "d'importants problèmes à régler" avant d'aboutir à un accord sur le Brexit, a averti ce mercredi le négociateur de l'UE Michel Barnier, dont les propos étaient rapportés par le commissaire européen Dimitris Avramopoulos.


Michel Barnier a informé ce mercredi matin la commission européenne de "l'état des discussions techniques qui se sont poursuivies tard cette nuit et qui sont toujours en cours", a déclaré Dimitris Avramopoulos lors d'un compte-rendu à la presse.

DISCUSSIONS


"Les discussions qui ont lieu actuellement" entre Londres et l'UE "apparaissent durer, donc si cela dure, c'est plutôt positif", a estimé mercredi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian. 


"Peut-être qu'on peut sortir de l'impasse, ce serait souhaitable", a-t-il ajouté chez nos confrères de BFMTV. "Mais c'est toujours incertain, concernant le Brexit, tellement il y a eu d'épisodes et d'aléas", a-t-il dit. 

FRANCE


La France a salué ce mardi un "élan positif" dans les négociations entre l'UE et Londres sur le Brexit et "espère un accord d'ici ce soir", a indiqué la présidence française.  "Il y a une possibilité d'accord, c'est reconnu par tous. Nous espérons un accord mais nous le savons pas encore" et "nous voulons une évaluation claire d'ici ce soir" par le négociateur Michel Barnier, a expliqué un conseiller de l'Elysée cité par l'AFP. 

À LONDRES, LE 31 OCTOBRE EST UNE "PRIORITÉ"  


Alors que Michel Barnier, le négociateur européen, a estimé qu'il restait "beaucoup de travail à faire", la reine Elizabeth II a assuré de son côté qu'un Brexit le 31 octobre était la "priorité" du gouvernement de Boris Johnson. 


"Mon gouvernement prévoit de travailler à la mise en place d'un nouveau partenariat avec l'Union européenne sur la base du libre échange et d'une coopération amicale", a déclaré la reine, se faisant le porte-parole du Premier ministre comme il est de tradition lors de la rentrée parlementaire.


A J-18 du Brexit, les dirigeants européens vont se réunir jeudi et vendredi pour un sommet à Bruxelles. Des deux côtés des négociations, il est présenté comme celui de la dernière chance pour éviter le "no deal". 

FRONTIÈRE IRLANDAISE


Un "accord" avec le Royaume-Uni est possible ce "mois-ci" voire "cette semaine", selon Simon Coveney, le vice-Premier ministre irlandais. Des conclusions qui arrivent après un week-end de discussions qualifiées d'"intenses" et de "constructives", entre les Britanniques et l'UE. Deux de ses homologues européens ont partagé cet espoir.


Il reste cependant "beaucoup de travail à faire", a ajouté le ministère, avançant que si la ligne était "claire", des "discussions techniques assez détaillées", doivent encore avoir lieu avant le sommet prévu ce jeudi.

NÉGOCIATIONS

En l'état actuel des choses, l'UE et le Royaume-Uni bataillent toujours pour obtenir un accord satisfaisant sur l'avenir de la frontière irlandaise. Selon les très rares fuites dans la presse, le consensus actuel irait vers une intégration de l'Irlande du Nord dans l'union douanière européenne. Mais si c'est cette hypothèse qui est considérée, autant ne pas l'envoyer au parlement britannique. En effet, si celle-ci pourrait être de nature à séduire des conservateurs opposés à un Brexit sans accord, elle fera tourner le dos des unionistes nord-irlandais du DUP, à ses alliés conservateurs, qui ne veulent pas en entendre parler.


Tout ceci se décantera dans la semaine : les 17 et 18 octobre, un sommet européen se tiendra à Bruxelles, au cours duquel sera éventuellement présenté un accord. Le lendemain, samedi 19 octobre, se tiendra une session parlementaire extraordinaire à la chambre des communes, où le parlement devra donner, ou non, son aval à l'accord, si Johnson en a un à leur proposer. 

REPORT

Jean-Claude Juncker, toujours à la tête de la Commission européenne, le temps pour sa successeuse Ursula van der Leyen de constituer son équipe, a fait savoir dimanche auprès d'un quotidien autrichien qu'il n'était pas opposé à une demande de report des Britanniques. Une hypothèse hautement improbable, attendu que Boris Johnson a déjà annoncé qu'il refuserait de suivre la motion votée par la chambre des communes allant dans ce sens, mais que le Luxembourgeois commente ainsi : "Si les Britanniques demandaient du temps supplémentaire, ce qu'ils ne feront sans doute pas, ce serait de mon point de vue un non-sens historique de le leur refuser. [...] Mais je ne me mettrais pas à genoux pour leur demander plus de temps".

AVANCÉE

A 18 jours de la date prévue du Brexit, Michel Barnier préfère prévenir : bien qu'il juge "constructives" les récentes discussions avec les délégués britanniques au Brexit, "il reste beaucoup de travail à faire". Comme attendu, peu, sinon aucun, de détails filtrent des discussions, dont un compte-rendu a été adressé aux 27 ambassadeurs de l'UE, avant d'être communiqué lundi au Parlement européen, puis mardi aux ministres des Affaires étrangères de l'UE.

ELUS ETRANGERS

Ressortissants communautaires, ils siègent dans les conseils municipaux de France. Combien sont-ils ? Et surtout, pourront-ils conserver leur siège en cas de sortie sans accord ?

BON VENT

"Paradoxalement, je suis un Brexiter", a indiqué l'ancien président du FMI Dominique Strauss-Kahn, auprès du JDD. Depuis Marrakech, l'ancien ministre considère que "c'est très bien que les Anglais fassent leur chemin de leur côté. Une bonne partie de la difficulté de construction de l’Europe depuis quarante ans est liée à la présence de nos amis britanniques, qui n’ont jamais voulu jouer le jeu. Alors s'il reste une chance de faire quelque chose en Europe, c'est avec les Anglais à l'extérieur".

FEU VERT

Fort de l'optimisme prudent affiché par Barnier et Valadkar, les 27 Etats-membres ont accordé leur feu vert pour lancer des "discussions intenses au cours des prochains jours", rejoignant ainsi la position de la Commission européenne, qui avait signifié son intention d'emprunter cette voie le matin même, signe que le scénario du "no deal" s'est refroidi.

Infos précédentes

Ne manquez rien du tortueux processus de sortie du Royaume-Uni dans le fil ci-dessus.

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