EN DIRECT - Brexit : l'europhobe Nigel Farage ne présentera pas de candidats face aux députés conservateurs sortants

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Brexit : goodbye United Kingdom

DEAL OR NO DEAL ? - Alors que la situation politique est toujours floue au Royaume-Uni, les 27 pays de l'Union européenne ont donné leur feu vert lundi pour accorder un report de la date de sortie jusqu'au 31 janvier 2020. Suivez les dernières infos.

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ELECTIONS

Cela ressemble à une bonne nouvelle pour Boris Johnson. Le patron du parti du Brexit Nigel Farage a annoncé lundi 11 novembre que la formation europhobe ne présenterait pas de candidats dans les circonscriptions remportées en 2017 par des conservateurs. 


Une main tendue de la part de l'ancien député européen et trader, qui avait menacé jusqu'alors de présenter un candidat dans 600 circonscriptions, y compris celles où les conservateurs risquaient de perdre un siège du fait de la division des voix entre pro-Brexit. 


Une décision prise pour empêcher la victoire des travaillistes et, ainsi, "un nouveau référendum", au programme de Jeremy Corbyn si le Labour venait à remporter les élections. "C'est le plus important pour le pays", a estimé celui qui a longtemps poussé pour un Brexit sans accord et regardait avec dédain l'accord obtenu par le Premier ministre à la fin du mois d'octobre.

NATURALISATIONS

L'AFP s'est intéressée à l'engouement de citoyens britanniques pour la nationalité française. 439 en 2016, l'année où leurs concitoyens ont décidé de voter pour le retrait de l'Union européenne, leur nombre a presque octuplé en deux ans, puisqu'ils étaient 3124 en 2018. 


Souvent déjà installés en France, ils sont nombreux à dire que le Brexit a été "le moment déclencheur" de leur démarche : "Sans le Brexit, (la naturalisation) ne m'aurait même pas traversé l'esprit", confie à l'agence un homme marié à une Française. "J'étais dans une grande famille heureuse, l'Europe, tout à fait à l'aise et intégré". Mais comme Britannique, il aurait eu l'impression de "ne plus faire partie du club" après le Brexit. Et de demander : "Est-ce que je peux dire vive la République et vive la Reine ?"

COALITION ANTI-BREXIT

Il y a les travaillistes, qui envisagent de rester, il y a les conservateurs, qui veulent sortir à tout prix, mais il y a aussi les anti-Brexit purs et durs. Ceux-là s'articulent autour des libéraux-démocrates, un parti centriste libéral pro-européen qui promet d'annuler le Brexit, des Verts et du parti nationaliste gallois Plaid Cymru, le pays de Galles ayant pourtant voté pour la sortie. Les trois partis se sont mis d'accord pour engager un candidat commun sur 60 sièges : 43 aux LibDems, 10 aux écologistes et 7 aux nationalistes gallois.

LES RICHES ONT PEUR

Aux accusations de stalinisme, Jeremy Corbyn a répondu sur Twitter  "Les absurdités que peuvent sortir les ultra-riches pour éviter de payer un peu plus d'impôts...". Et d'enfoncer, quelques heures plus tard, en se posant en "champion" de "ceux qui n'ont pas beaucoup d'argent ni des amis haut placés".


De quoi renforcer l'image d'épouvantail pour les plus aisés dans un pays qui compte ainsi 151 milliardaires et où les 1000 individus ou familles les plus riches détiennent la somme jamais atteinte de 771 milliards de livres, signe de creusement des inégalités. Un cabinet de conseil a récemment émis l'hypothèse que l'élection de Corbyn pourrait entraîner "un exode des particuliers les plus riches du pays".


En cause, un projet de taxe à 50% pour les revenus annuels de plus de 123.000 livres, l'interdiction potentielle des jets privés pour que les milliardaires cessent de "saccager le climat".

MAUVAISE IDÉE

Cela ne surprendra pas grand monde non plus, mais une semaine après son départ du perchoir de la House of Commons, le tonitruant John Bercow, tenu à un devoir de réserve qu'il était soupçonné de ne guère respecter par les pro-Brexiters, a dit tout le mal qu'il pensait du Brexit. "C'est la plus grosse erreur de ce pays depuis la Seconde guerre mondiale." "Quitter l'UE ne va pas nous aider", a expliqué cet ex-conservateur devenu indépendant. "Nous nous en sortons mieux quand nous formons un bloc que tous seuls".

NOUVEAU DEAL 

La chose ne surprendra guère, mais elle constitue peut-être une pierre dans le jardin de Jeremy Corbyn. Le - toujours - président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a reçu fraîchement la proposition de campagne travailliste de travailler à un accord de sortie mieux-disant sur le plan social et environnemental, qu'il soumettrait ensuite à la population britannique.


"Je ne serai plus en fonctions", "ce sera à la prochaine Commission de décider si oui ou non il y a une marge de manœuvre pour un nouvel accord", mais "honnêtement, je ne pense pas que ce soit une approche réaliste", a déclaré Jean-Claude Juncker dans une interview à la BBC.

CAMPAGNE

"Thatchérisme sous stéroïde", "Staline"... les noms d'oiseau volent, dans cette campagne. Viscéralement opposés sur les questions sociales et économiques, Boris Johnson et Jeremy Corbyn, principaux rivaux de cette élection, n'en manquent pas une pour s'envoyer des piques.


Le dirigeant conservateur a en effet eu cette tirade, mercredi 6 novembre, à l'égard des travaillistes, qui porte un des programmes les plus à gauche qu'ait connu le Royaume-Uni depuis quelques années (semaine de 32 heures, hausse du salaire minimum, forte hausse des impôts sur les plus riches) : "Ils pointent certains milliardaires du doigt avec un plaisir revanchard qu'on n'avait plus vu depuis que Staline a persécuté les koulaks". Une référence classique dans la critique de la gauche, référence au massacre des propriétaires terriens par le "Petit père des peuples", qui avait abouti à la mort de quelque 30.000 personnes et la déportation de plus de 2 millions d'autres.


A l'inverse, Corbyn attaque Johnson sur ce qu'il souhaite faire du Brexit : le détourner, en privatisant le NHS, le service public de santé britannique, dans le cadre du futur accord de libre-échange qu'il veut concocter avec les Etats-Unis : "Pour beaucoup dans le Parti conservateur, c'est ce dont il a toujours été question à propos du Brexit : faire marche arrière sur les bénéfices obtenus de haute lutte par la classe ouvrière durant des générations, du thatchérisme sous stéroïdes". 


Cette fois, il s'agit d'une référence aux politiques antisociales menées par Margaret Thatcher dans les années 80, qui avait mis de nombreux mineurs en grève. Une politique violemment reçue à laquelle continue d'être associés les dirigeants britanniques associés à une politique libérale.

CAMPAGNE

Dans ce contexte, la campagne continue, et du côté de Boris Johnson, on tente coûte que coûte de se servir de l'apparente indécision de Jeremy Corbyn au sujet du Brexit.


"Quand ils choisiront leur prochain Premier ministre, les électeurs méritent d'avoir une image précise de ce que chaque dirigeant potentiel fera en ce qui concerne le Brexit", a écrit le Premier ministre à son adversaire. 


 Il est vrai que le leader travailliste, qui ambitionne d'occuper le 10 Downing Street, a recentré sa campagne sur les questions sociales, médico-sociales et climatiques. Si ces questions sont en lien avec l'accord de sortie, elles relèguent à un lointain second rang la question de la sortie de l'UE.


Que souhaite faire Jeremy Corbyn ? Mécontent de l'accord négocié par Johnson, il promet de régler dans les six mois suivant l'élection l'épineuse question : en renégociant un accord, avec des normes sociales et environnementales plus favorables. Cet accord renégocié, il le présentera alors au peuple britannique, qui aurait alors la possibilité de le rejeter, ce qui aurait pour effet d'annuler toute sortie.

SPEAKER

Après le tonitruant John Bercow, démissionnaire au 31 octobre, c'est le travailliste Lindsay Hoyle qui va occuper le perchoir de la Chambre des communes. Agé de 62 ans, ce dernier, adjoint au speaker depuis 2010, a déjà occupé le rôle, dans un style moins incisif que son prédécesseur. Promettant "neutralité" et "transparence", Hoyle, qui représente depuis 1997 une circonscription du nord-ouest du pays, a promis de faire baisser l'électricité dans l'assemblée. Il ne risque pas de s'attirer les mêmes critiques en partialité que son prédécesseur, ayant pris le soin de cacher son vote au référendum sur le Brexit en 2016.

JOHNSON

Dans la même interview à Sky News, le Premier ministre a également défendu son accord de sortie, vivement critiqué par son allié Donald Trump, en ce qu'il ne "permettrait pas, en l'état, un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni". "Je ne veux pas semer la dispersion avec le président des Etats-Unis, mais il se trompe. Quiconque regarde notre accord peut voir que c'est un très bon accord. Il nous autorise à reprendre le contrôle de notre monnaie, de nos frontières et de nos lois. Et il nous permet d'avoir un contrôle sur notre gestion douanière".

EXCUSES

Le même jour, Boris Johnson s'est excusé auprès des militants du Parti conservateur pour son échec à sortir de l'Union européenne le 31 octobre comme il s'y était engagé. Il a fait part de ses "profonds regrets", jugeant les délais qu'il a du demander "douloureux". Et d'appeler à recontextualiser son échec : "N'oubliez pas les circonstances dans lesquelles c'est arrivé", faisant référence à l'opposition parlementaire.

BREXIT

Il ne se présentera pas mais pèsera de tout son poids dans la campagne : l'europhobe Nigel Farage, tête de gondole du vote référendaire en vue du Brexit, a annoncé qu'il ne briguerait pas un siège à la Chambre des Communes. "Est-ce que je trouve un siège et tente de me faire élire au Parlement ou est-ce que je sers mieux la cause en parcourant le Royaume-Uni en long et en large et en soutenant 600 candidats ? J'ai décidé que la dernière proposition est la bonne", a-t-il assuré auprès du Sunday Times.


Il a également attaqué l'accord de sortie négocié par Boris Johnson, le qualifiant de "Brexit de Remainer". Une position qui risque de fragiliser la position du leader conservateur, en dispersant les voix des pro-Brexit entre le parti de Farage, crédité de 7% des voix, et les Tories, à 39%. De leur côté les travaillistes du Labour émargent à 27% des intentions de vote, avec une progression de six points ces derniers jours.

ADIEU LE NO-DEAL ? 

Eclaircissement en vue du côté de Boris Johnson ? Alors que le Premier ministre avait régulièrement envisagé une sortie sans accord, cette hypothèse est désormais exclue. Selon le Times, le programme des Tories pour les élections générales ont en effet décidé d'écarter cette possibilité. Actant ainsi qu'il n'y aurait par ailleurs pas d'accord avec le parti du Brexit mené par Nigel Farage.

L'AUTRE EXIT

Largement favorable au "remain" lors du référendum de 2016, (plus de 62%) l'Ecosse agite depuis le chiffon rouge de l'indépendance. Les élections générales du 12 décembre 2020, qui permettront peut-être de débrouiller le Brexit, dans un sens comme dans un autre, pourront aussi faire largement évoluer cette question. 


En meeting à Glasgow ce samedi, la Première ministre, la nationaliste Nicola Sturgeon, a lancé à ses troupes : "L'indépendance est à portée de main". Elle voit le prochain scrutin qui doit se dérouler dans six semaines comme une chance d'y parvenir. Forte de 35 sièges sur les 59 alloués à l'Ecosse à ce scrutin, le SNP espère compter sur une victoire travailliste qui lui permettrait alors de soumettre à nouveau un référendum. 


La dernière fois, en 2014, le non à l'indépendance l'avait emporté avec 55% des voix. Toutefois, le vote en faveur du Brexit "a changé la donne", a estimé la leadeuse nationaliste, qui espère organiser le scrutin en 2020.


Pour ce faire, elle aura besoin de l'assentiment de la nouvelle majorité. Mais les Tories comme le Labour y sont opposés. Nicola Sturgeon saura-t-elle monnayer son soutien à la majorité travailliste, dont elle partage la fibre sociale-démocrate, pour obtenir ce nouveau scrutin ?

REPLIQUE

Après la sortie de Trump, justement, sur la piètre qualité de l'accord entre l'UE et le Royaume-Uni, Downing Street est sorti du bois pour le défendre. Alors que Trump estimait que cet accord ne permettait pas d'en conclure un avec les Etats-Unis, un porte-parole de Johnson a répliqué le contraire. Cet accord permettra de conclure des "accords commerciaux partout dans le monde, qui profiteront à l'ensemble du Royaume-Uni".

ALLIANCE DU BREXIT

Il faut croire que Donald Trump a l'oreille de Nigel Farage. Au sens propre, c'était déjà confirmé, avec cette interview donnée à l'europhobe hier où le président américain disait tout le mal qu'il pensait de l'accord négocié par Boris Johnson avec l'UE. 


Au sens figuré, c'est encore plus clair. Après cette interview, Nigel Farage a repris le souhait présidentiel de voir s'allier le parti du Brexit aux conservateurs pro-Brexit, en donnant à Johnson un ultimatum de deux semaines pour "laisser tomber l'accord" négocié avec l'UE, sans quoi il pourrait présenter des candidats contre les conservateurs. Jugeant lui aussi que l'accord n'était pas bon - "Ce n'est pas un Brexit" -, Farage a encouragé Johnson à créer une "Alliance du divorce" ("Leave alliance" en version originale) à travers le pays. "Je suis ouvert à des exceptions locales. Nous sommes déjà en contact avec un certain nombre de députés qui sont prêts à voter pour dénoncer cet accord."


Réponse de Johnson ? Mitigée : "La difficulté dans le fait de faire des accords avec n'importe quel autre parti, c'est que cela nous expose au risque d'avoir Jeremy Corbyn au numéro 10". Une réponse risquée, alors que Farage estime que son parti pouvait viser 150 sièges.

LE JOUR DU NON-DIVORCE

Aujourd'hui jeudi 31 octobre devait être le jour de la sortie du Royaume-Uni dans l'UE. Ce que le Premier ministre Boris Johnson a souligné dans un communiqué où il a rejeté la faute sur le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn qui a préféré "plus d'indécision, plus de report et plus d'incertitude pour les familles et les entreprises".


Une pique à laquelle Corbyn a répondu ainsi : "Il a dit qu'il préférait être mort dans un fossé que de reporter (...), mais il a échoué et son échec relève de sa seule responsabilité. On ne peut pas se fier à sa parole." 

EXIT

Après 10 ans au perchoir, John Bercow, speaker de la Chambre des communes et empêcheur de "brexiter" en rond, a laissé son fauteuil de Westminster. Connu pour ses tonitruants "order" ("du calme", prononcé 14.000 fois en 10 ans selon les calculs de la BBC), ses répliques cinglantes et son respect très sourcilleux des règles de fonctionnement du Parlement, ce conservateur passé indépendant a été un personnage central des négociations autour du Brexit, refusant des votes à Theresa May comme à Boris Johnson, refusant à Donald Trump une visite au parlement, il avait été épinglé pour ses interprétations personnelles de ses pouvoirs.

L'AUTRE NO-DEAL

Coup dur pour Boris Johnson. Donald Trump, dont il se revendiquait régulièrement du soutien, vient d'annoncer que l'accord négocié avec l'UE ne lui paraissait pas permettre d'accord commercial avec les Etats-Unis.


Partisan d'un Brexit dur, Trump, qui a mis la pression sur Johnson - "Boris veut être très attentif à cela" - a appelé à une alliance entre les conservateurs pro-Brexit... et les europhobes de Nigel Farage, qui l'interviewait. "J'aimerais vous voir vous mettre ensemble, je pense que ce serait formidable".


Une sortie qui a fait bondir Jeremy Corbyn, qui a accusé Trump "d'essayer d'interférer dans les élections britanniques en faisant élire son ami Boris Johnson".

PASSES D'ARMES

A la chambre des Communes, on fourbit ses armes avant le scrutin. Boris Johnson a été attaqué sur son programme en matière de santé par Jeremy Corbyn, ce dernier l'accusant de vouloir favoriser le privé au travers de l'accord de libre-échange qu'il veut conclure avec les Etats-Unis après le Brexit, accord qui induirait une hausse des coûts pour les Britanniques. Johnson a également réintégré des députés conservateurs qui avaient voté contre ses motions en vue du gouvernement.


Le travailliste, attaqué sur son "indécision" au sujet du Brexit, a rappelé sa position : négocier un nouvel accord, le soumettre à référendum et annuler le Brexit s'il était rejeté. Il s'est également présenté en défenseur des services publics.


Portés par leur opposition farouche au Brexit, les libéraux-démocrates, alliés d'Emmanuel Macron, promettent l'annulation du Brexit. Leur cheffe Jo Swinson se porte candidate au poste de Premier ministre, et a taclé les deux hommes : "Le choix qui nous est offert est loin d'être suffisant. Aucun de ces hommes n'est apte à diriger notre pays".

STRATEGIE DE VOTE

Sur le front électoral, où se jouera donc une partie de ces relations futures, déjà, l'heure n'est pas au calme. Des militants anti-Brexit, réunis sous la bannière Best for Britain, ont appelé au vote utile en faveur d'un candidat anti-Brexit. Il s'agit de candidat travaillistes, nationalistes écossais, libéraux-démocrates. 


L'organisation pro-UE a "beaucoup, beaucoup d'espoir" que les électeurs suivent "leurs conseils" et adoptent cette stratégie, en étant guidé par un site qui mesure l'europhilie des candidats en poste. Selon Best for Britain, si 30% des électeurs pro-UE acceptaient de voter de manière stratégique, une coalition soutenant un nouveau référendum pourrait se retrouver au pouvoir.

NO DEAL

Michel Barnier, le négociateur en chef du Brexit pour l'UE, a prévenu ce mercredi qu'une sortie de l'UE sans accord "existe encore". Devant le Conseil économique et social européen", il a averti : "Cela pourrait intervenir fin janvier. Cela pourrait aussi intervenir fin 2020."


Ce n'est pas à proprement parler de l'accord de sortie qu'il s'agit, mais de l'accord sur les futures relations entre Royaume-Uni et UE. "Le temps de cette négociation sera exceptionnellement court, elle sera exigeante et difficile", a-t-il prévenu. 


Ces "accords mixtes, contrairement à (l'accord sur les conditions du) Brexit, vont exiger la ratification des 27 parlements nationaux à l'unanimité, et peut-être même de certains parlements régionaux. Je recommande de ne pas sous-estimer la difficulté de cette procédure de ratification"

Urgent

ÉLECTIONS


Les députés britanniques approuvent la tenue de législatives anticipées le 12 décembre prochain, par lesquelles le Premier ministre Boris Johnson espère retrouver une majorité et mettre en oeuvre sa promesse de sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne. Le texte doit encore recevoir l'aval des Lords, qui l'examineront mercredi.


Le texte convoquant ce scrutin, a été adopté à une majorité écrasante de 438 voix pour et 20 contre à la Chambre des Communes.


Le Parlement avait auparavant rejeté un amendement de l'opposition travailliste fixant la date du vote au 9 décembre.


C'était la quatrième tentative du dirigeant pour convoquer les Britanniques aux urnes, cette fois-ci avec succès grâce au soutien déterminant des travaillistes, principale formation d'opposition. 

ADOPTÉ


Le nouveau report du Brexit, jusqu'au 31 janvier, a été formellement adopté par l'Union européenne, a annoncé ce mardi sur Twitter le président du Conseil européen Donald Tusk, appelant les Britanniques à faire "le meilleur usage" de cette prolongation.


Les 27 "ont formellement adopté le report. C'est peut-être le dernier", a tweeté M. Tusk, qui quittera ses fonctions fin novembre, en disant "au revoir" à ses "amis britanniques". "S'il vous plaît, faites le meilleur usage de ce délai", a-t-il ajouté. "Je croiserai les doigts pour vous".

L'OPPOSITION ACCEPTE LES ÉLECTIONS DE JOHNSON 


Au lendemain du rejet par le Parlement de la tenue d'élections anticipées le 12 décembre prochain, le Labour, principal parti britannique d'opposition, a donné ce mardi son accord pour l'organisation de ce scrutin. "Notre condition d'exclure une sortie sans accord est désormais remplie", avec le report de la date du Brexit accordé par l'Union européenne, a déclaré Jérémy Corbyn, patron du Labour, devant les membres haut placés du parti, promettant de lancer "la campagne la plus ambitieuse et la plus radicale pour un véritable changement que notre pays ait jamais vue".

 

Boris Johnson doit de nouveau tenter dans la journée d'obtenir des parlementaires qu'ils acceptent ces élections anticipées. 

C'EST NON !


Les députés britanniques ont rejeté lundi la tenue d'élections anticipées le 12 décembre, voulues par le Premier ministre Boris Johnson pour sortir le Brexit de l'impasse.


La motion du gouvernement a échoué, avec 299 voix, à recueillir les deux-tiers des voix requises, soit 434. Mais Boris Johnson a dans la foulée annoncé qu'il présenterait dans la soirée un projet de loi pour la tenue d'un tel scrutin, soumis au vote des députés mardi. Une telle loi requiert une majorité simple pour être adoptée.

PAS DE NOUVEAU REPORT


Le Premier ministre britannique Boris Johnson a demandé lundi à l'Union européenne d'exclure "un autre report (du Brexit) après le 31 janvier", dans une lettre répondant aux 27, qui ont accepté d'ajourner le divorce entre Londres et Bruxelles à cette date.


Le gouvernement présente ce lundi à la Chambre des Communes une motion pour la tenue d'élections anticipées. Mais si "le Parlement résiste" et n'adopte pas sa motion, "je voudrais exhorter les Etats membres de l'Union européenne à indiquer clairement qu'un autre report (du Brexit) après le 31 janvier n'est pas possible", a écrit Boris Johnson au président du Conseil européen, Donald Tusk.

Urgent

CALENDRIER


Le président du Conseil européen, Donald Tusk, annonce que les 27 pays de l'UE ont accepté un report d'une Brexit au 31 janvier 2020. 

CALENDRIER 


Citant des sources diplomatiques françaises, l'AFP rapporte que Paris estime qu'il y aura "très probablement un accord" ce lundi entre les 27 pays européens pour repousser le Brexit jusqu'au 31 janvier 2020. 

REPORT DU REPORT

Il faudra attendre la semaine prochaine pour que l'UE définisse la durée du nouveau report du Brexit. Si les discussions ont été qualifiées d'"excellentes" par Michel Barnier, le négociateur de l'UE, il faudra attendre lundi ou mardi, maximum, pour finaliser la décision. 


Dans le même temps, un nouveau vote doit se tenir lundi au parlement britannique sur la tenue d'élections anticipées.

INCERTITUDE

Décidément, rien, mais vraiment rien, ne sera simple. Alors qu'elle devait rendre sa décision ce vendredi, l'UE pourrait finalement la décaler... à lundi. La raison ? La volonté de Johnson d'appeler à de nouvelles élections, le 12 décembre. Bruxelles attendrait, d'après le Guardian, de savoir si cette décision est approuvée par le parlement britannique. 


Sauf qu'en l'état actuel des choses, cette décision a peu de chances d'être validée, attendue que, pour l'entériner, Boris Johnson a besoin des voix des travaillistes (il faut deux tiers des votes parlementaires pour valider des élections anticipées) et que ces mêmes travaillistes, tout comme certains membres de la majorité conservatrice, attendent... que l'UE se prononce sur le délai qu'elle accordera au pays.


Ajoutons à cela l'exigence des travaillistes d'un engagement ferme à refuser toute sortie sans accord et nous revoilà revenus au mois de septembre.

ÉLECTIONS LE 12 DÉCEMBRE ?


Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé à la tenue d'élections générales le 12 décembre, un scrutin qui doit encore recevoir le soutien de l'opposition travailliste. Si le Parlement "veut plus de temps pour étudier" l'accord de Brexit qu'il a conclu avec Bruxelles, "ils (les députés, ndlr) peuvent l'avoir mais ils doivent approuver des élections générales le 12 décembre", a-t-il déclaré à une semaine de la date prévue pour la sortie de l'UE.

ELECTIONS

Si les 27 accordent un délai de trois mois pour le report, l'hypothèse de la tenue d'élections générales pourrait bien se préciser. Non seulement Boris Johnson, porté par des sondages avantageux, ne cesse de le mettre en avant, mais l'idée fait nettement son chemin chez les travaillistes. Ainsi de la députée Rebecca Long-Bailey, en charge du Trésor au sein du cabinet fantôme (le contre-gouvernement organisé par l'opposition au Royaume-Uni) : "C'est notre position", a-t-elle assuré.

L'UE OK POUR UN REPORT


Les 27 Etats membres de l'Union européenne soutiennent le principe d'un report du Brexit au-delà du 31 octobre mais discutent toujours de sa durée, a indiqué mercredi une source européenne à l'issue d'une réunion des ambassadeurs à Bruxelles.


"Tous sont tombés d'accord sur le besoin d'un report pour éviter un Brexit sans accord. La durée du report est toujours en discussion", a-t-il ajouté.


Mardi, le président du Conseil européen Donald Tusk a recommandé aux Etats membres de l'UE d'accepter un troisième report, cette fois jusqu'au 31 janvier. Paris avait de son côté exprimé sa préférence pour un report "technique" de quelques jours.


"L'avis (des ambassadeurs) a été unanime pour estimer qu'une extension est nécessaire pour surmonter l'impasse avec Londres", selon l'un des participants qui a aussi estimé que les diplomates étaient plutôt favorables à "une extension plus longue", c'est à dire au 31 janvier 2020.


S'il est vrai que certains Etats-membres, tels que la France, s'impatientent, le consensus va plutôt dans le sens d'une compréhension : "C'est un accord important et le Parlement européen a besoin de temps pour l'examiner dans le détail, en particulier en ce qui concerne le droit des citoyens", a estimé le président du comité sur le Brexit au Parlement européen, le libéral belge Guy Verhostadt.


La décision devrait tomber ce vendredi.

ET L'UE DANS TOUT ÇA ?

Quand l'UE fera-t-elle son annonce au sujet du délai demandé par le Royaume-Uni ? Il semblerait que, du côté de Bruxelles, on attende quelques nouvelles du côté de Londres quant au temps dont aurait besoin le parlement pour examiner plus en profondeur l'accord obtenu par Johnson. 


Que disent les différentes forces en présence ? En Allemagne, on l'a vu, décaler le Brexit de quelques semaines "ne posera pas de problème", le temps d'analyser en profondeur l'accord. L'Irlandais Varadkar, premier concerné, a appuyé cet après-midi la recommandation de Donald Tusk de proposer un nouveau report de trois mois : "Il sera toujours possible pour le Royaume-Uni de sortir avant le 31 janvier si l'accord était ratifié avant cette date". Tout comme le président du Parlement européen, qui n'a de toute façon pas son mot à dire.


La France est, elle, sur une ligne plus dure. L'Hexagone envisage un report "purement technique de quelques jours" mais ne veut pas d'une extension "destinée à gagner du temps ou à rediscuter l'accord". 


Un tour d'horizon qui donne à penser que l'UE pourrait pencher dans ce sens. Toutefois, une source européenne indique à l'AFP qu'il "n'y a pas de garantie que les 27 acceptent la recommandation de Tusk car il y a une lassitude". Si les divergences ne devaient pas s'aplanir, il faudrait alors peut-être en passer par... un sommet.

DESACCORD

Il n'y aura pas d'accord, ou en tout cas pas tout de suite, entre l'opposition travailliste et le gouvernement sur un calendrier à venir. Jeremy Corbyn et Boris Johnson, accompagnés par leurs préposés respectifs au Brexit et leurs leaders à la chambre, ont confronté leurs points de vue. Le leader du Labour est arrivé avec un espoir : "Obtenir un calendrier laissant le temps de débattre, mettre aux votes et amender l'accord" ; en contrepartie de quoi il s'accorderait à une nouvelle élection générale, à condition qu'une sortie sans accord ne soit pas une option.


Une proposition que Downing Street a refusé : "Corbyn a clairement dit qu'il n'avait d'autres intentions pour 2020 que d'organiser des référendums."

ALLEMAGNE

C'était attendu, c'est désormais officiel : l'Allemagne ne s'opposera pas à ce que l'UE accorde un report du Brexit aux Britanniques. C'est la chancelière Angela Merkel qui l'a annoncé, mercredi 23 octobre, confirmant ainsi une position déjà entendue depuis de nombreux mois, et qui diffère de celle de la France, qui campe pour le moment sur la date du 31 octobre, à quelques jours près, comme l'a dit Amélie de Montchalin, la ministre déléguée aux Affaires européennes, hier soir.

DELAI

Le député travailliste Richard Burgon, en charge de la justice dans le cabinet fantôme du Parti travailliste, a jugé ce mercredi matin que "ça ne prendrait pas trois mois de discuter l'accord. [...] Je pense que ça pourrait se faire en quelques semaines, mais ce n'est pas ma décision. En tout état de cause la vérité est que ce qui nous a été proposé était complètement insuffisant."


D'après le Times, Johnson et Corbyn sont réunis en ce moment pour se mettre d'accord sur un calendrier.

PESSIMISME

Cette perspective n'enchante pas tout le monde. Ainsi de l'ancien vice-Premier ministre conservateur Michael Heseltine qui, au micro de Sky New, "ne pense pas" que les conservateurs remporteront les élections. "L'enjeu, c'est de savoir si les Tories vont pouvoir capter des votes travaillistes grâce au Brexit, et de façon suffisante pour corriger ses pertes. Parce qu'ils vont perdre des sièges en Ecosse (qui a voté largement contre le Brexit), ils vont laisser des sièges aux LibDems. Les Irlandais (du DUP, ndlr) ne viendront pas les soutenir après ce qu'il s'est passé lors des dernières négociations. Je vois où ils peuvent espérer gagner des sièges travaillistes, mais ça reste un pari. Je pense que cette élection ne fera pas diminuer l'incertitude. Johnson pourrait rester à Downing Street mais il n'aurait pas plus de majorité."

SONDAGES

Si des élections générales devaient se tenir, elles seraient aujourd'hui remportées par le Parti conservateur, avec 35% des voix, selon une moyenne calculée sur différentes études. Suivrait, 10 points derrière, le Labour, à 25%. Et, non loin derrière, les LibDems. Ces derniers, qui plafonnaient à moins de 8% des voix depuis quelques années, feraient plus que doubler leur score, bénéficiant là de leur position anti-Brexit, à 18%.

SOUTIEN TRAVAILLISTE

L'option des élections générales pourrait, quant à elle, être soutenue par les travaillistes. Les conditions sont d'ailleurs de plus en plus proches d'être toutes réunies. Après le rejet du calendrier de sortie voulu par Johnson, l'option du délai, demandée à son corps défendant par ce dernier, doit encore être approuvée par l'UE. Alors, les travaillistes devraient approuver la proposition gouvernementale : "D'abord l'extension, ensuite l'élection", a ainsi indiqué Jeremy Corbyn.

LE GOUVERNEMENT MENACE

"Notre position reste que nous ne devrions pas faire de report, que nous devrions quitter l'UE le 31 octobre". En dépit de l'échec de la veille, le ministre de la Justice Robert Buckland continue de marteler le mantra gouvernemental en matière de Brexit. Toutefois, le ministre, interviewé par la BBC, a envisagé une issue : des élections.


Conscient que son gouvernement n'a pas de majorité pour son Brexit en accéléré et que les dispositions actuelles de la chambre des Communes lui feront courir le risque d'altérer l'accord négocié, Buckland a toutefois pensé à une issue : des élections générales, peu avant Noël, afin de s'assurer que son accord passe.


Le pari n'est pas si fou qu'il y a paraît. En effet, différents sondages donnent 35% aux conservateurs et 25% aux travaillistes, qui payent leur manque de clarté sur le Brexit, assurant à Johnson de retrouver, de 20 sièges, une majorité qu'il avait perdue depuis le mois de septembre.. Si les députés conservateurs élus s'alignent sur la ligne Johnson, cela favoriserait l'adoption de l'accord, y compris dans un calendrier très serré.

LA FRANCE POUR UN "COURT REPORT TECHNIQUE"


La France s'est déclarée prête à accepter un court report "technique" de "quelques jours" du Brexit pour que la procédure parlementaire puisse s'achever à Londres, mais a exclu toute rediscussion de l'accord.


"En fin de semaine, nous verrons si une extension purement technique de quelques jours se justifie, pour que le parlement britannique puisse achever sa procédure parlementaire", a déclaré la secrétaire d'Etat française aux Affaires euopéennes Amélie de Montchalin. "En dehors d'une telle perspective, une extension destinée à gagner du temps ou à rediscuter de l'accord est exclue", a-t-elle ajouté.

TUSK POUR LE REPORT


Le président du Conseil européen Donald Tusk a recommandé mardi aux dirigeants de l'Union européenne d'accepter un nouveau report de la date de sortie du Royaume-Uni. "Je recommande aux dirigeants des 27 membres de l'Union européenne d'accepter la demande britannique pour un nouveau report de la date de sortie (du Royaume-Uni) et je propose que cela soit décidé par procédure écrite", sans besoin de convoquer un sommet, a-t-il écrit sur son compte Twitter.

LES 27 CONSULTÉS POUR UNE PROLONGATION


Après le rejet du calendrier du Brexit par les députés britanniques, le président du Conseil européen Donald Tusk consulte ce mardi soir les dirigeants des 27 pays membres de l'UE pour une prolongation de la date de sortie du Royaume-Uni au 31 janvier 2020.

EXAMEN SUSPENDU


Boris Johnson s'est donc résolu à annoncer la suspension de l'examen de l'accord de Brexit au Parlement britannique à la suite du rejet du calendrier d'approbation voulu par le gouvernement, en attendant une décision des Européens sur un éventuel report de la date de sortie.


Après ce vote compromettant sérieusement les chances d'une ratification avant le 31 octobre, le Premier ministre britannique a indiqué devant les députés qu'il comptait demander aux Européens "leurs intentions" concernant le report demandé samedi.

Urgent

ÉCHEC


Boris Johnson n'aura pas pu se réjouir bien longtemps. Après un vote favorable au texte, les députés ont refusé un examen accéléré du Brexit, compromettant une sortie le 31 octobre.

PARLEMENT


L'accord de Brexit conclut par Boris Johnson avec les Européens a franchi une première étape capitale mardi au Parlement britannique, qui a adopté en deuxième lecture sa loi d'application, ouvrant la voie à une étude du texte dans les détails.


Approuvé à 329 pour (299 contre) à seulement neuf jours de la date prévue du divorce, ce soutien initial à l'accord doit être suivi dans la soirée d'un vote très incertain sur le calendrier des débats, que le gouvernement souhaite très resserré en vue d'une approbation de la Chambre des Communes dès jeudi et un Brexit le 31 octobre.

CÔTÉ FRANCE

A Paris, on regarde toujours avec méfiance l'activité de l'autre côté de la Manche. Favorable à un calendrier immuable, l'exécutif ne bouge pas d'une oreille. Ainsi du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian qui, à l'Assemblée nationale, a rappelé la position française : "A ce stade, il n'y a pas de justification pour un nouveau report". 


"La question principale, il faut la renvoyer aux Britanniques, et qu'ils nous disent aujourd'hui, le plus vite possible, si c'est oui si c'est non".

OPPOSITION

Pour l'opposition travailliste, la partie est serrée : il s'agit de démontrer que l'accord négocié par Johnson est tout simplement mauvais. Plus ils auront de temps pour le faire, plus ce sera à leur avantage. "On dit toujours que le diable est dans les détails. Et ce que j'ai vu comme détails me confirme que cet accord est mauvais", a notamment déclaré le leader travailliste Jeremy Corbyn à la tribune.

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