EN DIRECT - Boeing abattu par l'Iran : Téhéran confirme que deux missiles ont été tirés

De nouvelles révélations surgissent une semaine après le crash de l'avion ukrainien près de Téhéran. Une vidéo montre que l'armée iranienne n'a pas tiré un missile pour abattre le Boeing qui transportait 176 civils, mais deux.
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CRASH - Alors que les tensions sont toujours vives entre les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran fait face à un regain de colère après avoir avoué avoir abattu "par erreur" un Boeing 737 d'une compagnie ukrainienne. Mardi, le régime a confirmé avoir tiré deux missiles. Suivez les dernières infos.

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Iran - Etats-Unis : l'inquiétante escalade

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L'IRAN RECONNAÎT LE TIR DE DEUX MISSILES


Deux missiles ont été tirés en direction du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines abattu le 8 janvier par les forces armées iraniennes, selon un rapport d'enquête préliminaire de l'Organisation de l'aviation civile iranienne (CAO).


"Les enquêteurs [...] ont accédé aux informations de [l'état-major] et ont découvert que deux missiles [...] M1-TOR avaient été tirés en direction de l'avion depuis le nord", indique ce rapport publié dans la nuit de lundi à mardi sur le site internet de la CAO.


"L'effet de ces [tirs de] missiles sur l'accident et l'analyse de cette action sont en cours d'investigation", ajoute le document, confirmant ainsi une information du New York Times qui avait dit avoir authentifié une vidéo montrant que deux missiles avaient été tirés en direction de l'appareil.

IRAN/ETATS-UNIS

Dans un tweet, le président américain a répondu à l'ayatollah Khamenei, l'appelant notamment à surveiller son langage après son sermon, quelques heures plus tôt, dans lequel il mettait l'assistance en garde contre "les clowns américains" qui mentent, d'après lui, de la façon "la plus vicieuse qui soi".


Trump, jamais le dernier dans la véhémence, a incité "le soi-disant 'Guide suprême' d'Iran, qui n'est plus très suprême ces derniers temps", "à faire très attention à ses mots". "Leur économie s'effondre et leur peuple souffre", a-t-il ajouté, en référence aux difficultés traversées par le pays du fait du blocus imposé par les Etats-Unis et qui génère une lourde contestation sociale localement.

CRASH : ANNULATION DE VOLS 


Les compagnies aériennes Lufthansa et Austrian annulent "par précaution" leurs vols vers Téhéran jusqu'au 28 mars 2020 compris "en raison de la situation sécuritaire toujours incertaine autour de l'aéroport de Téhéran et pour l'espace aérien iranien"

Les vols du groupe continueront également de ne pas survoler l'Iran, a précisé Lufthansa, alors que l'Agence européenne de la sécurité aérienne a recommandé le 11 janvier aux compagnies aériennes européennes d'éviter l'espace aérien du pays "jusqu'à nouvel ordre".

CRASH : AIDE AUX VICTIMES


Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé une aide financière d'urgence pour les Canadiens qui ont perdu des proches dans la catastrophe aérienne du Boeing ukrainien abattu par l'Iran "par erreur" le 8 janvier.

Les familles des 57 citoyens canadiens et des 29 résidents permanents qui ont perdu la vie dans le drame qui a fait 176 victimes, recevront une aide gouvernementale immédiate de 25.000 dollars canadiens, soit 17.000 euros. "Je veux être clair. Nous nous attendons à ce que l'Iran compense ces familles", a déclaré M. Trudeau lors d'une conférence de presse. "Je les ai rencontrées. Elles ne peuvent pas attendre des semaines. Elles ont immédiatement besoin d'aide". Une aide qui "servira à dédommager ces familles pour leurs déplacements et les arrangements funéraires nécessaires", a-t-il précisé. 

CRASH : BOITES NOIRES


L'Iran est prêt à transférer à Kiev les boîtes noires de l'avion de ligne ukrainien abattu le 8 janvier à son décollage de Téhéran, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie ukrainienne.

"L'équipe conjointe d'enquêteurs composé des Iraniens, des Canadiens et des Ukrainiens va obtenir l'accès des boîtes noires sur place. Après cela, la partie iranienne est prête à les transférer séparément à l'Ukraine", a indiqué Vadym Prystaïko devant les députés. Selon Kiev, les experts envoyés à Téhéran au lendemain de la catastrophe ont déjà obtenu l'accès physique à ces enregistreurs de vol mais pas à leur contenu.

IRAN


Lors de la grande prière hebdomadaire musulmane à la mosquée Mosalla de Téhéran, qu'il a dirigée pour la première fois depuis 2012, le guide suprême Ali Khamenei a laissé entendre que les manifestations antipouvoir survenues après une catastrophe aérienne n'étaient pas représentatives de l'ensemble du peuple.

Depuis que l'Iran a reconnu samedi son "erreur" dans le crash, des rassemblements ont eu lieu chaque jour pour protester contre le pouvoir. Cette catastrophe est un "accident amer" qui "a brûlé notre coeur", a déclaré Ali Khamenei. "Mais certains ont essayé de (l'utiliser) de façon à (faire) oublier le grand martyre et sacrifice" de Soleimani.

Son sermon a été coupé à de nombreuses reprises par les slogans "Mort à l'Amérique" et "Mort à Israël", scandés par la foule qui débordait largement de la mosquée sur l'esplanade alentour, selon des images de la télévision d'Etat.

IRAN


Pour la première fois depuis 2012, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, doit présider vendredi à Téhéran la grande prière hebdomadaire musulmane, dans un contexte de fortes tensions avec les Etats-Unis.

Alors que le président iranien Hassan Rohani défend tant bien que mal sa politique d'ouverture internationale, l'ayatollah Khamenei répète quant à lui régulièrement que les Occidentaux ne sont pas dignes de confiance, et a interdit tout dialogue avec l'administration du président américain Donald Trump.

IRAN/USA


Téhéran avait attaqué des bases militaires en riposte à l'assassinat du général Soleimani

Contrairement à ce qu'avait dit Trump, 11 soldats américains ont été blessés par la riposte iranienne

HASSAN ROHANI


"Le gouvernement travaille quotidiennement à empêcher un affrontement militaire ou la guerre", a affirmé jeudi 16 janvier le président iranien dans un discours à la banque centrale du pays en crise avec les Etats-Unis.

IRAK


Les Etats-Unis ont repris mercredi leurs opérations militaires communes avec l'Irak, interrompues après la mort du général iranien Qassem Soleimani

HASSAN ROHANI


Au cours de cette allocution, le président iranien a par ailleurs appelé à un changement majeur en politique, notamment à l'occasion des prochaines élections législatives du 21 février. Faisant référence à une série d'événements "tragiques", Hassan Rohani a déclaré que cela devait aboutir "à une grande décision" au sein du système politique iranien. "Et cette décision majeure est la réconciliation nationale." 


Les élections législatives "doivent [en] être la première étape". Pour ce scrutin, "le peuple veut de la diversité", a-t-il dit d'un ton déterminé, appelant les autorités chargées de la validation des candidats à ne pas disqualifier à tout-va. "Le peuple est notre maître [...] et nous sommes ses serviteurs. Le serviteur doit s'adresser au maître avec modestie, précision et honnêteté".

HASSAN ROHANI


Le président iranien a invité les forces armées à présenter des "excuses" après l'erreur qui a entraîné le crash du Boeing, au cours d'une allocution télévisée. "J'exhorte les forces armées et [leur] état-major à expliquer aux gens [...] ce qui s'est passé depuis l'accident jusqu'au moment où [la vérité] a été annoncée [...] pour qu'ils comprennent [que ceux-ci] ne voulaient rien cacher", a-t-il ajouté. "S'il y a eu un délai [dans la transmission de l'information], qu'ils présentent des excuses", a déclaré M. Rohani.

VIDÉO


Sur les images dévoilées par le New York Times, on voit distinctement les deux missiles partir et les impacts se succéder

DEUX MISSILES


A en croire une vidéo authentifiée par le New York Times, l'avion n'aurait pas été frappé par un tir de missile mais par deux. 

L'article et la vidéo (en anglais) sont à retrouver ici. 

MANIFESTATIONS

Dans les manifestations anti-régime qui ont lieu à Téhéran, beaucoup d'Iraniennes sont au premier plan. Cette photo de l'AFP a été prise non loin de l'université Amir Kabir, dans la nuit du 13 au 14 janvier. 

EUROPE


Les Européens ont engagé mardi une partie diplomatique difficile, soutenue par Washington, pour contraindre l'Iran à revenir au respect de ses engagements nucléaires sans déclencher de nouvelles sanctions qui tueraient l'accord de Vienne de 2015.

ISRAEL SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN


Selon des propos de responsables israéliens, l'Iran aura enrichi suffisamment d'uranium en 2020 pour confectionner une arme nucléaire, sans pour autant avoir l'intention d'en fabriquer une dans l'immédiat.


"Nous savons exactement ce qui se passe dans le programme nucléaire iranien. L'Iran pense être en mesure de parvenir à l'arme nucléaire. Je le dis à nouveau : Israël ne permettra pas à l'Iran de parvenir à la bombe", a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué mardi soir. Son futur opposant aux élections parlementaires, Benny Gantz, a affirmé pour sa part que "l'Iran est à deux ou trois ans d'avoir des capacités nucléaires".


Ils estiment que l'Iran enrichit à un taux de 4% entre 100 et 180 kilos d'uranium par mois. Ce qui permettrait à Téhéran d'avoir près de 25 kg d'uranium hautement enrichi - seuil requis pour confectionner une bombe nucléaire - en sa possession d'ici la fin de l'année.

CRASH DU BOEING : TRUDEAU DEMANDE A PARLER A L'IRAN

Lors d'un entretien téléphonique, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a demandé au président ukrainien Volodymyr Zelensky de l'aider à établir un dialogue avec les autorités iraniennes - avec qui Ottawa a rompu ses relations en 2012 - pour pouvoir identifier les corps des victimes canadiennes.

TIRS DE ROQUETTES EN IRAK

L'armée irakienne a annoncé que des roquettes ont touché une base de Taji, au nord de Bagdad. Elle abritait des troupes américaines, probablement la cible de Téhéran. Deux Irakiens ont été blessés dans l'attaque, ont ajouté des sources médicale et policière à l'AFP.

APPEL À LA "RÉVOLTE IRAKIENNE"

En Irak, le leader chiite, pro-Iran, Moqtada Sadr a appelé à une nouvelle manifestation pour protester contre la présence américaine en Irak. "Le ciel de l'Irak et sa souveraineté sont violés par les forces envahissantes", s'est-il indigné, appelant à une "révolte irakienne" et à une "manifestation pacifique d'un million de personnes contre la présence américaine et ses violations".

MISE EN GARDE

L'Iran a mis en garde mardi Berlin, Londres et Paris, contre "les conséquences" de leur décision de déclencher le processus de règlement des différends prévu par l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015.

"Bien sûr, si les Européens [...] cherchent à abuser [de ce processus], ils doivent également être prêts à en accepter les conséquences, qui leur ont déjà été notifiées", déclare le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué.

EUROPE


Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, chargé de superviser le mécanisme de réglement des différends prévu dans l'accord nucléaire conclu avec l'Iran, a appelé mercredi tous les signataires, dont Téhéran, à le préserver.


"La préservation du JCPOA (acronyme du texte signé en 2015) est aujourd'hui plus importante que jamais", a-t-il affirmé dans un communiqué. "Le mécanisme de règlement des différends (déclenché par les Européens, ndlr) exige des efforts intensifs et de bonne foi de la part de tous. En tant que coordonnateur, j'attends de tous les participants au JCPOA qu'ils abordent ce processus dans cet esprit", a-t-il ajouté.

Urgent

NUCLÉAIRE


Boris Johnson est prêt à remplacer l'accord par un autre négocié par Donald Trump.

ARRESTATIONS DANS L’ENQUÊTE DU CRASH DU BOEING


L'Iran a procédé à des arrestations dans l'affaire de la catastrophe du Boeing ukrainien, abattu par erreur par un missile iranien près de Téhéran, tuant les 176 passagers à bord, a annoncé mardi le porte-parole de la justice Gholamhossein Esmaili.


"Une vaste enquête a été menée et des gens ont été arrêtés", a déclaré M. Esmaili, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse télévisée. Il n'a pas donné le nombre de personnes arrêtées.

NUCLÉAIRE


Les trois pays européens cosignataires de l'accord sur le nucléaire iranien (France, Grande-Bretagne et Allemagne) ont déclenché le mécanisme de règlement des différends prévu dans le texte afin de contraindre Téhéran à revenir au respect de ses engagements, ont annoncé leurs chefs de la diplomatie dans un communiqué commun.


"Ce faisant, nos trois pays ne rejoignent pas la campagne visant à exercer une pression maximale contre l'Iran", ont-il ajouté laissant entendre qu'ils ne voulaient pas se joindre à la politique de sanctions des Etats-Unis.

CRASH DU BOEING : "LES RESPONSABLES SERONT PUNIS"


Le président iranien Hassan Rohani a assuré que tous les responsables de la catastrophe aérienne du Boeing ukrainien, abattu par erreur par un missile, seraient "punis".


"Pour notre peuple, il est très important dans cet accident que quiconque a été fautif ou négligent à tout niveau" soit poursuivi en justice, a-t-il dit dans un discours télévisé. "Tous ceux qui devraient être punis seront punis".

CRASH


Après le crash d'un Boeing ukrainien abattu par l'Iran, les pays dont des ressortissants sont morts dans le drame se réuniront jeudi à Londres à l'initiative du Canada. Outre ce dernier, seront présents le Royaume-Uni, l'Ukraine, la Suède et l'Afghanistan. Ces pays se sont déjà parlé à deux reprises par téléphone, notamment pour réfléchir à d'éventuelles compensations financières. 


Les ministres des Affaires étrangères des cinq pays composant le groupe tenteront de maintenir la pression sur l'Iran pour obtenir un accès consulaire, organiser le rapatriement des dépouilles et demander une enquête transparente, a précisé un porte-parole du ministère canadien.

CRASH


Les passagers tués dans l'accident du Boeing ukrainien abattu par erreur par l'Iran mercredi, dont 57 Canadiens, seraient toujours en vie sans la récente escalade des tensions dans la région, a déploré lundi le Premier ministre canadien Justin Trudeau.


 "Je crois que s'il n'y avait pas eu de tensions et une escalade récemment ans la région, ces Canadiens seraient en ce moment chez eux avec leurs familles", a-t-il dit dans un entretien à la chaîne Global. 


La communauté internationale a été "très, très claire sur la nécessité d'voir un Iran dénucléarisé" sur le plan militaire mais aussi de "gérer les tensions dans la région qui sont également provoquées par les actions des Etats-Unis", a-t-il ajouté.

ECLAIRAGE

Conflit Iran / Etats-Unis : comment l'Irak est devenu un champ de bataille

ROYAUME-UNI

Après la convocation de son ambassadeur à Londres, Téhéran met en garde le Royaume-Uni contre "toute nouvelle ingérence".

AMBASSADEUR ARRÊTÉ


Le ministère britannique des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur d'Iran lundi pour exprimer ses "vives objections" à la brève arrestation de l'ambassadeur britannique à Téhéran, a indiqué le porte-parole officiel du Premier ministre.


"Il s'agit d'une violation inacceptable de la Convention de Vienne", a dit le porte-parole, ajoutant que le Royaume-Uni demanderait à l'ambassadeur Hamid Baeidinejad des assurances sur le fait que cela ne se reproduirait plus.

IRAN


Des grenades de gaz lacrymogène ont été tirées dimanche soir pour disperser des manifestations antigouvernementales en Iran et au moins une personne a été blessée, selon des vidéos qui circulent lundi sur les réseaux sociaux.


Plusieurs vidéos, dont certaines partagées par le Centre pour les droits humains en Iran - une ONG basée à New York - semblent montrer des manifestants en train de crier et de se disperser tandis que des grenades lacrymogènes sont tirées au milieu d'une foule compacte sur la rue Azadi qui mène à la place.


L'AFP n'a pu vérifier de manière indépendante l'heure et la localisation exactes de ces vidéos, souvent partagées via Telegram ou d'autres services de messagerie. Cependant, l'AFP n'a retrouvé aucune trace de ces vidéos sur internet avant leur publication ces derniers jours.

RETENUE


Le chef de la police de Téhéran a déclaré ce lundi avoir reçu des consignes de "retenue" face aux manifestations de colère contre les autorités observées depuis samedi soir après que l'Iran a reconnu avoir abattu par erreur un avion civil ukrainien.


"La police a traité les personnes qui se sont rassemblées avec patience et tolérance. La police n'a pas du tout tiré sur les rassemblements parce que la retenue était à l'ordre du jour des policiers de la capitale", a déclaré le général Hossein Rahimi dans des propos publiés par la télévision d'Etat.

IRAN


Téhéran a nié ce lundi avoir tenté "d'étouffer l'affaire", en référence à la responsabilité de l'Iran dans le drame de l'avion de ligne ukrainien abattu par erreur mercredi dernier près de la capitale iranienne.


"En ces jours de tristesse, des critiques ont été adressées aux responsables et aux autorités du pays. Certains responsables ont même été accusés de mensonge et de tentative d'étouffer l'affaire, alors que vraiment, honnêtement, cela n'a pas été le cas", a affirmé le porte-parole du gouvernement, Ali Rabii, pour justifier les atermoiements des autorités iraniennes au sujet de cette affaire.

CANADA


"Nous ne nous arrêterons pas tant que justice ne sera pas faite" pour les familles des victimes canadiennes du crash en Iran, a promis dimanche le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, très ému, lors d'une cérémonie d'hommage à Edmonton (ouest).


"Tout le pays est à vos côtés, ce soir, demain et pour les années à venir", a-t-il déclaré devant quelque 1.700 personnes réunies dans un gymnase de l'université d'Edmonton, dans l'ouest du pays. Plus de la moitié des 57 victimes de l'accident vivaient en Alberta, dont 13 dans la seule ville d'Edmonton, selon les médias canadiens.


"Tous les Canadiens ont eu le coeur brisé", tous ont été "choqués et scandalisés", a-t-il réaffirmé dimanche.

ETATS-UNIS 


Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'est dit "indigné" par de nouveaux tirs de roquettes contre une base aérienne irakienne abritant des soldats américains. "Indigné par les informations sur une nouvelle attaque à la roquette contre une base aérienne irakienne", a tweeté le secrétaire d'Etat. "Ces violations répétées de la souveraineté de l'Irak par des groupes opposés au gouvernement irakien doivent cesser", a-t-il ajouté. 


À noter que, pour l'heure, l'origine des tirs n'a pas été précisée.

USA 


Par la voix de Mike Pompeo, les Etats-Unis condamnent la nouvelle attaque contre une base en Irak.

ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE


"Notre message est clair : nous restons attachés à l’accord sur le nucléaire iranien et appelons l'Iran à s'abstenir de toute nouvelle action violente ou de prolifération", écrit Emmanuel Macron, sur Twitter. 

Urgent

ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE


La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne appellent conjointement l'Iran à revenir "au plein respect" de ses obligations au titre de l'accord sur le nucléaire iranien, que Téhéran a commencé à détricoter. "Aujourd'hui, notre message est clair : nous restons attachés" à l'accord "et à sa préservation ; nous exhortons l'Iran à annuler toutes les mesures incompatibles avec l'accord ; nous appelons l'Iran à s'abstenir de toute nouvelle action violente ou de prolifération ; et nous restons prêts à engager le dialogue avec l'Iran sur cette base afin de préserver la stabilité de la région", indiquent Paris, Londres et Berlin. 

IRAN 


Le chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du pouvoir iranien, a déclaré dimanche au Parlement que l'objectif des frappes de mercredi dernier contre des cibles américaines en Irak n'était pas de "tuer des soldats ennemis". "Nous voulions (montrer) que nous pouvons frapper n'importe quel point choisi par nous", a déclaré le général de division Hossein Salami, selon une vidéo diffusée par la télévision d'Etat.

Urgent

IRAK 


L'AFP, qui cite des sources militaires irakiennes, rapporte qu'au moins quatre roquettes se sont abattues ce dimanche sur une la base au nord de Bagdad, abritant des soldats américains. Toujours selon l'armée irakienne, quatre soldats irakiens ont été blessés. 


À noter que la quasi-totalité des troupes américaines ont déjà quitté cette base située à Balad, depuis le regain de tensions entre les Etats-Unis et l'Iran.

ÉTATS-UNIS


Le président américain Donald Trump est toujours prêt à discuter avec l'Iran "sans condition préalable", a déclaré dimanche le ministre américain de la Défense Mark Esper, dans un contexte très tendu entre les deux pays.


Les États-Unis sont prêts à évoquer avec la République islamique "une nouvelle voie, une série de mesures qui feraient de l'Iran un pays plus normal", a expliqué le chef du Pentagone sur la chaîne CBS, quelques heures après une mise en garde de Donald Trump contre "un autre massacre de manifestants pacifiques" par les autorités iraniennes.

ÉTATS-UNIS


Dans un tweet, Donald Trump a mis en garde les dirigeants iraniens. "NE TUEZ PAS VOS MANIFESTANTS", a-t-il écrit. "Des milliers ont déjà été tués ou emprisonnés par vous, et le monde regarde. Plus important encore, les États-Unis regardent. Rallumez votre Internet et laissez les journalistes se déplacer librement ! Arrêtez de tuer votre grand peuple iranien !"

IRAN


En réaction aux tensions avec Londres, entre 100 et 200 personnes ont manifesté dimanche après-midi devant l'ambassade de Grande-Bretagne dans la capitale iranienne, brûlant un drapeau britannique.

IRAN


Le chef des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran, Hossein Salami, a témoigné dimanche devant le Parlement à huis clos et reconnu, comme l'ont fait les forces armées, que l'avion avait été abattu mercredi "par erreur" à l'aide d'un missile.

IRAN


Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a confirmé dimanche que son pays avait brièvement arrêté l'ambassadeur britannique, Rob Macaire, en tant qu'étranger suspecté d'avoir participé "à un rassemblement illégal", ajoutant l'avoir relâché peu après avoir eu confirmation de son identité. "Il n'a pas été détenu, mais arrêté en tant qu'étranger non identifié dans un rassemblement illégal", a indiqué Abbas Araghchi, précisant que Macaire avait été relâché au bout d'un quart d'heure.

EN VIDEO


Voici le résumé en images des dernières heures en Iran. La colère de la rue et la mise en garde de Trump.

AMBASSADEUR BRITANNIQUE ARRÊTÉ


L'ambassadeur de Grande-Bretagne en Iran, Rob Macaire, dont Londres a dénoncé samedi l'interpellation à Téhéran, a nié dimanche avoir pris part à la moindre manifestation contre les autorités comme l'ont rapporté certains médias iraniens.


"Je peux confirmer que je n'ai pris part à aucune manifestation", écrit Macaire sur son compte Twitter. "Je suis allé à un événement annoncé comme une veillée pour les victimes de la tragédie (du vol) PS752" d'Ukraine International Airlines, abattu mercredi près de Téhéran par un missile iranien. "J'ai quitté les lieux après cinq minutes quand certains ont commencé à lancer des slogans" contre les autorités.

QATAR


L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, effectue dimanche une visite à Téhéran alors que la région est sous tension depuis la mort le 3 janvier d'un puissant général iranien dans une frappe américaine à Bagdad. Le Qatar est un allié des États-Unis et abrite la plus grande base militaire américaine dans la région, mais il entretient aussi des liens étroits avec l'Iran, avec qui il partage le plus grand gisement de gaz au monde.

QUAI D'ORSAY


Le ministre des Affaires étrangères a réagi ce dimanche à l'arrestation de l'ambassadeur britannique la veille en Iran. "La France exprime sa pleine solidarité avec le Royaume-Uni", a indiqué le Quai d'Orsay dans un communiqué. "Nous attendons des autorités iraniennes qu'elles respectent toutes leurs obligations prévues par le droit international." 

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