EN DIRECT - Crise au Venezuela : le bras droit de Guaido accusé de "terrorisme" et de "détention d'armes"

International
TENSION - Alors que le pays est toujours en crise et doté de deux présidents, l'un contesté, l'autre autoproclamé, le bras droit de Juan Guaido a été accusé de terrorisme, jeudi 21 mars. Les dernières infos en direct.
Live

ACCUSATIONS

Après cette arrestation, Juan Guaido a accusé le pouvoir en place de vouloir l'"intimider". "Qu'ils viennent mais ils ne pourront nous dévier de la route que nous sommes en train de tracer". Soutiens respectifs de Guaido, l'UE et les Etats-Unis ont chacun réclamé la libération de Roberto Marrero. L'Onu a, de son côté, appelé les "acteurs au Venezuela à prendre des mesures immédiates pou apaiser les tensions et empêcher toute action qui pourrait amener à une nouvelle escalade".

ACCUSATIONS

Le bras droit de l'opposant vénézuélien Juan Guaido, arrêté dans la nuit à Caracas, est accusé de "terrorisme", a annoncé jeudi le ministre de l'Intérieur Nestor Reverol en direct à la télévision. Roberto Marrero, qui exerce le mandat de député et la fonction de chef de cabinet auprès du président autoproclamé du pays, est également accusé d'avoir "détenu une quantité importante d'armes" à son domicile, a ajouté le ministre.

INTERVIEW EXCLUSIVE

Les journalistes de TF1 sont allés à la rencontre du président autoproclamé du Venezuela.

EXCLU - "Ma seule peur, que ce régime affame le peuple" : rencontre avec Juan Guaido, président autoproclamé du Venezuela

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LES ACTIVITÉS REPRENNENT


Le travail reprendra ce jeudi 14 mars au Venezuela après une semaine d'interruption due à la gigantesque panne électrique qui a paralysé le pays depuis le 7 mars.


"Le président Nicolas Maduro a décidé que les activités scolaires et le travail pourront reprendre demain jeudi", a indiqué le ministre de 

l'Information Jorge Rodriguez en direct à la télévision, affirmant que le courant était "rétabli à 100% " dans le pays.

"VICTOIRE !"


Nicolas Maduro a déclaré mardi soir que le Venezuela avait gagné la "guerre électrique" contre les États-Unis, tout en affirmant détenir "des preuves qu'il s'agissait d'une cyberattaque menée depuis Houston et Chicago". Depuis le début de la panne électrique géante qui touche le pays depuis cinq jours, le président vénézuélien affirme que les États-Unis sont les responsables du chaos.


Par ailleurs, alors que l'électricité revient petit à petit, notamment dans la capitale, Maduro a annoncé la création d'une "commission d'enquête présidentielle" : "Je vais demander l'appui de l'ONU, de la Chine, de la Russie, de l'Iran, de Cuba, des pays qui ont une grande expérience des cyber-attaques", a détaillé Maduro lors d'une réunion avec ses ministres retransmise à la télévision.

LIBRE


Arrêté lundi pour "sabotage" par les services de renseignement vénézuéliens, Le journaliste et militant des droits de l'homme Luis Carlos Diaz a été libéré mardi à Caracas. "Ils ont libéré Luis Carlos Diaz", s'est réjoui la radio "Union Radio" pour laquelle il travaille.

JUSTICE


Mardi, la justice vénézuélienne a annoncé l'ouverture d'une enquête visant  le chef de l'opposition et président par intérim autoproclamé Juan Guaido pour "sabotage électrique". Le pays est touché depuis cinq jours par une énorme panne de courant. 


"J'annonce l'ouverture d'une enquête contre le citoyen Juan Guaido en raison de son implication présumée dans le sabotage du système électrique du Venezuela", a déclaré à la presse le procureur Tarek William Saab.

DIPLOMATIE


Les Etats-Unis vont retirer tout le personnel diplomatique encore présent dans leur ambassade à Caracas en raison de l'aggravation de la crise au Venezuela, a annoncé lundi le secrétaire d'Etat Mike Pompeo.


"Cette décision reflète la dégradation de la situation au Venezuela ainsi que le constat selon lequel la présence de personnel diplomatique à l'ambassade américaine est devenue une contrainte pour la politique des Etats-Unis", a tweeté Mike Pompeo.

Urgent

POLITIQUE 


Les Etats-Unis retirent du Venezuela tout leur personnel diplomatique restant 

Urgent

ELECTRICITE


Le gouvernent vénézuélien a annoncé une nouvelle journée chômée mardi, pour les services publics et des écoles après quatre jours pleins de panne d’électricité. "Le président Nicolas Maduro a décidé de reconduire de 24 heures la suspension des activités scolaires et du travail".

Urgent

ÉTAT D'ALERTE


Le Parlement vénézuélien, dominé par l'opposition, décrète l'état d'alerte à la demande de Guaido. "L'état d'alerte est décrété sur tout le territoire national (...) en raison de la situation calamiteuse dans le pays due à l'interruption de l'électricité", stipule le décret soumis par Juan Guaido, président par intérim autoproclamé, qui fait appel à la "coopération internationale".

SANCTION


Les Etats-Unis annoncent, par la voix de Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor Américain, avoir sanctionné la banque russe Evrofinance Mosnarbank, mettant à exécution leur menace de punir les sociétés étrangères accusées de soutenir le pouvoir du président Nicolas Maduro. "Cet acte démontre que les Etats-Unis vont prendre des mesures contre les institutions financières étrangères qui soutiennent le régime illégitime de Maduro et contribuent à l'effondrement économique et à la crise humanitaire qui sont des fléaux pour le peuple du Venezuela", a-t-il déclaré dans un communiqué. Cette banque de Moscou est mise en cause pour ses échanges avec le groupe pétrolier public vénézuélien PDVSA.

PANNE DE COURANT


Le pays s'enfonce chaque jour un peu plus dans le chaos. Après trois jours de panne, le courant est revenu dimanche soir dans certains quartiers de Caracas, provoquant des clameurs enthousiastes. Mais à deux reprises déjà, vendredi et samedi, la joie avait été de courte durée, l'électricité avait de nouveau disparu après un bref retour. 


Alors que la panne franchissait un cap symbolique de 72 heures dimanche après-midi, le gouvernement a imposé une nouvelle journée chômée lundi aux fonctionnaires et aux écoliers. L'absence de transports rend de toutes façons tout déplacement hasardeux, même dans la capitale.

ETAT D'URGENCE ?


Au troisième jour de la gigantesque panne qui paralyse le Venezuela, l'opposant Juan Guaido a demandé dimanche au parlement de décréter "l'état d'urgence" pour permettre l'entrée de l'aide humanitaire dans le pays.


"Je vais demander lundi à l'Assemblée nationale de décréter l'état d'urgence pour permettre l'entrée de l'aide humanitaire" dans le pays, ce qui permettra aussi de "solliciter l'aide internationale", a annoncé dimanche Juan Guaido, président de l'Assemblée nationale, autoproclamé "président par intérim" du pays et reconnu par une cinquantaine de pays. "Cette catastrophe, nous devons nous en occuper maintenant", a-t-il martelé.

TOUJOURS PAS D'ELECTRICITÉ


Alors que la panne franchissait un cap symbolique de 72 heures dimanche après-midi, le gouvernement a imposé une nouvelle journée chômée lundi aux fonctionnaires et aux écoliers. L'absence de transports rend de toutes façons tout déplacement hasardeux, même dans la capitale. Depuis jeudi 16h50 (2Oh50 GMT), le pays est privé de lumière, d'eau et de moyens de transports et de communications, et la population éprouve de plus en plus de difficultés à se ravitailler.

MANIFESTATIONS RIVALES


Nicolas Maduro et son opposant Juan Guaido ont organisé samedi des rassemblements rivaux à Caracas. 


M. Guaido a appelé à une marche nationale sur la capitale pour pousser vers la sortie le président :

 "J'annonce une tournée, ma tournée et celle de tous les députés (à travers le pays) pour vous faire venir à Caracas de manière définitive", a lancé samedi Juan Guaido devant des milliers de partisans. "Après la fin de cette tournée (...) nous annoncerons la date où tous ensemble nous marcherons sur Caracas".

Le président par intérim autoproclamé a répété être prêt à autoriser une intervention militaire étrangère.


Simultanément, des milliers de partisans du régime, en rouge, écoutaient Nicolas Maduro, qui effectuait sa première apparition publique depuis le début de la panne. Il a accusé une nouvelle fois les Etats-Unis d'être les auteurs d'une "attaque cybernétique visant une des sources d'énergie qui fonctionnait parfaitement. Cela a annulé tout ce que nous avions réalisé."


M. Guaido et nombre d'experts attribuent, eux, la panne à un manque d'investissements du gouvernement dans l'entretien des infrastructures.

BLACK OUT


La panne électricité paralyse le pays depuis trois jours :

DÉCÈS


La panne géante d'électricité a causé la mort de quinze patients souffrant de maladies rénales.


"Entre hier et aujourd'hui, nous avons enregistré 15 décès du à l'absence de dialyse. Neuf de ces décès ont été enregistrés dans l'Etat de Zulia, deux dans l'Etat de Trujillo et quatre à l'hôpital Pérez Carreño de Caracas", a indiqué à l'AFP Francisco Valencia, directeur de la Coalition des organisations pour le droit à la santé et à la vie (Codevida).


Évoquant le nombre des personnes qui ont régulièrement besoin d'une dialyse au Venezuela, M. Valencia a prévenu que la poursuite de la panne d'électricité "pourrait conduire à la mort de plus de 10.200 patients".

INCERTITUDE


Transition pacifique ? Intervention militaire ? Comment le Venezuela peut-il sortir de cette crise ?

Venezuela : quels scénarios pour une sortie de crise ?

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ACCUSATIONS


Le président socialiste Nicolas Maduro a dénoncé ce samedi une nouvelle attaque "cybernétique" qui a empêché de rétablir l'électricité à travers le pays confronté depuis plus de 48 heures à une panne de courant géante sans précédent.


"Aujourd'hui, 9 mars, nous avions avancé à près de 70% (dans le rétablissement de l'électricité) lorsque nous avons reçu à la mi-journée une autre attaque cybernétique visant une des source d'énergie qui fonctionnait parfaitement. Cela a annulé tout ce que nous avions réalisé", a expliqué Nicolas Maduro devant des milliers de partisans réunis à Caracas.


Selon le ministre de la Communication, la panne d'électricité a été déclenchée par une première "attaque cybernétique contre le système de contrôle automatisé" de la centrale hydroélectrique de Guri, qui fournit au Venezuela 80% de son électricité.


Nombre d'experts attribuent la panne à un manque d'investissements du gouvernement dans l'entretien des infrastructures.

RASSEMBLEMENT


Des milliers de partisans de l'opposition, vêtus de blanc, convergeaient ce samedi vers le centre de Caracas malgré un impressionnant déploiement de forces de l'ordre, au lendemain d'une gigantesque panne électrique qui enfonce encore un peu plus le Venezuela dans la crise.


Simultanément, des milliers de soutiens du régime, en rouge, attendaient dans un autre quartier du centre le président Nicolas Maduro, qui a accusé l'opposition et les Etats-Unis de sabotage.


Ces manifestations ont lieu au lendemain d'une coupure électrique massive qui a paralysé pendant près de 30 heures le pays.


Pour Nicolas Maduro, cette panne est dû à un "sabotage cybernétique" fomenté par les Etats-Unis. Le gouvernement vénézuélien a affirmé qu'il fournirait à l'ONU "des preuves" d'une responsabilité de Washington dans cette panne géante, la pire jamais connue par le pays.

PANNE GÉANTE DE COURANT À CARACAS


Une gigantesque panne électrique plongeait Caracas et la majeure partie du Venezuela dans le noir complet ce jeudi soir. Une panne attribuée par le gouvernement de Nicolas Maduro à un "sabotage" de la principale centrale du pays. Selon l'AFP, le courant a été brusquement coupé dans Caracas à 16H50 locales (21H50 en France), affectant tous les quartiers de la capitale et les services comme le métro, juste avant la tombée de la nuit. Les lignes téléphoniques et internet ont été également brusquement interrompus.


À noter que les coupures de courant sont habituelles au Venezuela voire chroniques dans l'ouest. Les experts accusent le gouvernement socialiste de ne pas avoir investi pour entretenir les infrastructures alors que la crise économique fait rage. Mais les fonctionnaires du gouvernement dénoncent de fréquents "sabotages" - sans préciser de la part de qui. Depuis un an, le président Maduro a demandé aux forces armées d'activer un plan spécial pour protéger les installations électriques mais les pannes continuent.

MADURO REJETTE L'APPEL DE L'UE 


Alors que l'Union européenne avait, par la voix de sa cheffe de la diplomatie Federica Mogherini, demandé au Venezuela de réexaminer l'expulsion de Daniel Kriener, l'ambassadeur d'Allemagne à Caracas, le gouvernement de Nicolas Maduro a rejeté cette demande ce jeudi. Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a écrit sur son compte Twitter que le diplomate allemand "a été déclaré persona non grata en stricte application" de "la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques".

LES ETATS-UNIS RÉCLAMENT LA LIBÉRATION D'UN JOURNALISTE


Washington a réclamé "la libération immédiate" du journaliste américain Cody Weddle, correspondant pour plusieurs médias des Etats-Unis dont la chaîne ABC et le quotidien Miami Herald, qui a été arrêté mercredi au Venezuela.  "Nous savons que ce matin la Direction des renseignements militaires s'est présentée à son domicile pour lui poser des questions sur sa couverture à la frontière" le 23 février, a rapporté à l'AFP à Caracas Carlos Corres de l'organisation non gouvernementale Espacio Público, qui était sans nouvelle de  Cody Weddle à la mi-journée. "Nos avocats essaient de le localiser pour lui apporter une assistance juridique", a-t-il ajouté, s'inquiétant que l'affaire "puisse être renvoyée devant un tribunal militaire".


La secrétaire d'Etat américaine adjointe chargée des Amériques, Kimberly Breier, a fait état dans un tweet de sa "profonde inquiétude" au sujet de cette arrestation, sans mentionner l'identité du journaliste. "Etre journaliste n'est pas un crime. Nous demandons la libération immédiate du journaliste, sain et sauf", a-t-elle déclaré, accusant Nicolas Maduro de "préférer étouffer la vérité plutôt que de lui faire face".

L'ALLEMAGNE RÉAGIT


Le ministre allemand des Affaires étrangères a condamné la décision prise par le Venezuela d'expulser son ambassadeur, ce qui "aggrave la situation" selon lui. "Il s'agit d'une décision incompréhensible, qui aggrave la situation et ne contribue pas à la détente", a déclaré Heiko Maas dans un bref communiqué après que Daniel Kriener, l'un des ambassadeurs occidentaux ayant accueilli Juan Guaido à son retour à Caracas, a été accusé "d'ingérence dans les affaires" vénézuéliennes et sommé de quitter le pays "dans les 48 heures".

   

"Notre soutien, le soutien de l'Europe, pour Juan Guaido reste intact. L'ambassadeur Kriener a fait un excellent travail à Caracas, en particulier ces derniers jours", a ajouté le ministre.

DES PROCHES DE MADURO PRIVÉS DE VISA AMÉRICAIN


Les Etats-Unis ont interdit de visa américain 77 membres supplémentaires du camp de Nicolas Maduro, qu'ils veulent pousser à quitter le pouvoir, a annoncé le vice-président américain Mike Pence. "Aujourd'hui, le département d'Etat annonce que les Etats-Unis vont révoquer 77 visas, dont ceux de nombreux responsables du régime Maduro et des membres de leurs familles", a-t-il déclaré. De telles mesures avaient déjà visé plusieurs dizaines de Vénézuéliens depuis plus d'un mois, dont 49 la semaine dernière.

LES ETATS-UNIS METTENT EN GARDE


Les Etats-Unis affirment, par la voie de John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, que des sanctions seront prises contre les institutions financières étrangères qui apporteraient un soutien au président du Venezuela Nicolas Maduro. "Elles encourront des sanctions si elles sont impliquées dans une aide à des transactions illégales bénéficiant" au régime, a-t-il souligné.  

Urgent

L'AMBASSADEUR D'ALLEMAGNE PRIÉ DE QUITTER LE VENEZUELA


L'ambassadeur d'Allemagne au Venezuela Daniel Kriener a été déclaré "non grata" et prié de quitter le pays "dans les 48 heures", a annoncé le ministère vénézuélien des Affaires étrangères dans un communiqué. Daniel Kriener s'était rendu lundi à l'aéroport international de Caracas en compagnie d'une douzaine d'ambassadeurs occidentaux et latino-américains pour y accueillir à son retour l'opposant Juan Guaido.

LE POIDS DES SANCTIONS


La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a affirmé ce mercredi que la crise politique, économique et sociale au Venezuela était "exacerbée par les sanctions" internationales. "La situation au Venezuela illustre clairement la manière dont les violations des droits civils et politiques - y compris le non-respect des libertés fondamentales et l'indépendance des institutions clés - peuvent accentuer le déclin des droits économiques et sociaux", a déclaré Michelle Bachelet, devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Cela "montre aussi comment la détérioration rapide de ces conditions économiques et sociales donne lieu à un nombre encore plus grand de protestations, à une répression encore plus grande et à de nouvelles violations des droits civils et politiques", a ajouté l'ancienne présidente du Chili, à l'occasion de son discours sur la situation dans le monde.


Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU doit revenir sur la situation au Venezuela de manière plus approfondie le 20 mars, en présence de Michelle Bachelet. Cette dernière avait été invitée, en novembre, par Caracas à venir au Venezuela pour "voir les effets (...) des sanctions".

ETATS-UNIS - MIKE POMPEO


Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'est exprimé sur la situation de l'opposant Juan Guaido - reconnu par les Etats-Unis et une cinquantaine de pays comme président par intérim du Venezuela - en saluant son retour à Caracas malgré les menaces d'arrestation de la part du régime de Nicolas Maduro.


"Les Etats-Unis et les nations éprises de paix à travers le monde soutiennent le président par intérim Guaido, l'Assemblée nationale et toutes les forces démocratiques qui travaillent à l'organisation d'élections libres et justes pour rétablir la démocratie au Venezuela", a-t-il déclaré dans un communiqué. "La communauté internationale doit être unie et faire pression pour mettre fin au régime brutal de Maduro", a-t-il insisté. 

JUAN GUAIDO


L'opposant a été acclamé en rejoignant le lieu du rassemblement de milliers de ses partisans dans le centre de Caracas, moins d'une heure après son arrivée à l'aéroport international de la ville.


Dans un discours, Juan Guaido a appellé à manifester samedi contre le régime Maduro : "Samedi on continue! Tout le Venezuela se retrouvera dans les rues. Nous ne resterons pas une minute ni même une seconde tranquilles tant que nous n'aurons pas retrouvé la liberté".

MOMENT FORT


le Président par intérim s'est arrêté sur le bord de l'autoroute et est monté sur le toit de sa voiture pour s'adresser aux manifestants venus l'acclamer. Une main sur le cœur, il a ensuite entamé l'hymne national vénézuélien.

JUAN GUAIDO


Sorti de l'aéroport, le Président par interim s'est difficilement frayé un chemin jusqu'à sa voiture à travers la foule. Il s'est ensuite arrêté à plusieurs reprises. Il n'y a pas ou presque pas de fonctionnaires de police sur place.

JUAN GUAIDO


Dans l'aéroport, le président intérimaire a fait un discours rapide en direct à la télévision : "Nous connaissons les risques auxquels nous sommes confrontés, qui ne nous ont jamais arrêtés, vous devez comprendre le régime, vous devez comprendre la dictature, et vous devez vous rendre compte que cela n'a pas suffit pour m'arrêter."


Il a ensuite lancé à la foule : "On continue dans les rues, la mobilisation continue ! Nous sommes ici, au Venezuela !"

ETATS-UNIS - MIKE PENCE


Le Vice-Président des Etats-Unis a assuré dans un tweet que le retour sain et sauf de Juan Guaido "est de la plus haute importance pour les États-Unis. Toute menace, violence ou intimidation contre lui ne sera pas tolérée et sera satisfaite par une réponse rapide. Le monde entier est attentif, le Président intérimaire Guaido doit être autorisé à entrer au Venezuela en toute sécurité."

JUAN GUAIDO


Des milliers de personnes sont maintenant rassemblées à Caracas pour le retour de Juan Guaido.  

JUAN GUAIDO


Le Président par interim du Venezuela est arrivé à l'aéroport de Caracas, acclamé par ses partisans. 

JUAN GUAIDO 


Plusieurs ambassadeurs de pays européens au Venezuela sont actuellement à l'aéroport international de Caracas pour s'assurer que le retour de Juan Guaido se passe sans heurts. Parmi eux : Romain Nadal, l'ambassadeur français au Venezuela, ainsi que ses homologues portugais, roumain et allemand.

JUAN GUAIDO


"Essayer de m'enlever serait sans aucun doute une des dernières erreurs qu'il commettrait". Juan Guaido qui a annoncé son retour à Caracas lundi après une tournée en Amérique du Sud,  a mis en garde le régime de Nicolas Maduro contre la tentation de "l'enlever" à son arrivée. L'opposant de 35 ans,  reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays, a bravé une interdiction de sortie du territoire pour une mini-tournée dans la Colombie voisine, au Brésil, au Paraguay, en Argentine et en Equateur. Il s'est exprimé au côté de son épouse Fabiana, devant un drapeau vénézuélien, dans une adresse à ses partisans via les réseaux sociaux dimanche soir. Il n'a pas précisé où il se trouvait.

Nous reprenons ce live ce lundi 4 mars, alors le leader d'opposition Juan Guaido a annoncé son retour dans la journée au Venezuela, dans un contexte de fortes tensions politiques.

ETATS-UNIS


Le chef de la diplomatie américaine a affirmé dimanche que la fin était proche pour Nicolas Maduro, que les Etats-Unis ne reconnaissent plus comme président du Venezuela. "Je suis certain que grâce aux Vénézuéliens les jours de Maduro sont comptés", a déclaré le secrétaire d'Etat Mike Pompeo dans une interview sur CNN, des propos également répétés dans un entretien sur Fox.

VENEZUELA


Juan Guaido a annoncé qu'il rencontrerait lundi "les alliés de la communauté internationale" et qu'il allait continuer à procéder à de prochaines actions à l'intérieur du pays. La pression interne et externe sont fondamentales pour la libération".

SANCTION ?


"Les Etats-Unis vont passer aux actes contre ceux qui s'opposent à la restauration pacifique de la démocratie au #Venezuela. Maintenant, le temps est venu d'agir pour soutenir les besoins du peuple vénézuélien désespéré", a tweeté le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo.

DESERTION

De 23, le nombre de militaires à avoir fait défection à l'armée vénézuélienne, qui reste fidèle à Nicolas Maduro, est passé à 60, a appris l'AFP auprès du service des migrations de Colombie.

MENACE

Un nouveau seuil de violence pourrait être franchi, puisque le Venezuela a menacé de tirer sur un navire en partance de Porto Rico, qui a décidé de rebrousser chemin, a fait savoir le gouverneur de l'île sous dépendance américaine.

BLESSÉS

Selon un bilan délivré par les secours organisés sur place, au moins 42 personnes ont été blessées lors de confrontations qui se sont déroulées sur le pont Simon Bolivar, qui relie la Colombie et le Venezuela. 14 ont dû être "transférés" pour recevoir des soins médicaux, a rapporté à l'AFP un employé de la Défense civile. Les blessés seraient des Vénézuéliens qui voulaient transférer l'aide humanitaire devant transiter par ce pont, mais dont le pouvoir maduriste ne veut pas.

TENSIONS


Selon les services colombiens de l’immigration, deux camions  d'aide ont été incendiés à la frontière avec la Colombie. Une députée pro-Guaido, Gaby Arellano - qui a évoqué "un camion" - a accusé les forces de l'ordre vénézuéliennes de l'avoir incendié sur ordre du président Maduro.

BILAN


Au moins deux personnes, dont un garçon de 14 ans, ont été tuées samedi à la frontière entre le Venezuela et le Brésil où l'armée vénézuélienne bloque les convois d'aide humanitaire, a annoncé une organisation de défense des droits humains.


"Les deux décès sont le résultat de la répression des militaires lors des heurts à Santa Elena de Uairén. Tous deux ont été tués par balles, l'un d'eux en pleine tête", a indiqué Olnar Ortiz, militant de l'ONG Foro Penal, opposée au gouvernement de Caracas.

ARMEE


L'armée serait-elle en train de basculer dans le camp Guaido ? Au moins 23 membres des forces de sécurité du Venezuela, dont 20 militaires, ont déserté samedi, passant en Colombie alors que la tension montait à la frontière fermée par le gouvernement de Nicolas Maduro pour bloquer l'entrée de l'aide humanitaire. 

Juan Guaido, qu'une cinquantaine de pays ont reconnu comme président par intérim du Venezuela, a promis une amnistie aux militaires qui rompraient avec le régime de Nicolas Maduro, accusé d'avoir été réélu frauduleusement à la présidence. "Les soldats avec lesquels j'ai parlé ont suivi leur désir de vie et d'avenir pour leurs enfants que l'Usurpateur ne leur garantit pas. Soldat vénézuélien, le message est clair: fait ce que te commande la Constitution. Il y aura une amnistie et des garanties pour ceux qui se mettent du côté du peuple", a-t-il écrit sur  Twitter.

Le Venezuela a-t-il un président ? Mercredi 23 janvier au soir, le président du Parlement vénézuélien, contrôlé par l'opposition, s'est autoproclamé "président en exercice" du pays devant des dizaines de milliers de manifestants, réunis à Caracas, la capitale, pour protester contre le président Nicolas Maduro. 


"Je jure d'assumer formellement les compétences de l'exécutif national comme président en exercice du Venezuela pour parvenir (...) à un gouvernement de transition et obtenir des élections libres", a-t-il lancé depuis une tribune, obtenant immédiatement la reconnaissance officielle de Donald Trump, puis celle du Canada, du Brésil, du Pérou et de plusieurs pays latino-américains.

Alors que plusieurs dirigeants étrangers, à l'instar de Donald Trump, ont officiellement reconnu Juan Guaido comme président, marquant leur ferme opposition à Nicolas Maduro, ce dernier compte sur l'appui de l'armée - qui a rejeté cette autoproclamation - pour contrecarrer le soutien international. Le gouvernement compte également sur la Cour suprême qui devrait se réunir ce jeudi. Peu avant la proclamation de Juan Guaido, la plus haute juridiction du pays, composée de fidèles au régime, avait annoncé avoir ordonné une enquête pénale contre les membres du Parlement en les accusant d'usurper les prérogatives du président. 

D'où viennent ces manifestations?

La situation politique est des plus chaotique. Ces mobilisations sont organisées dans un climat explosif, deux jours après le bref soulèvement d'un groupe de 27 militaires qui se sont retranchés quelques heures dans une caserne du nord de Caracas, en lançant des appels à l'insurrection. Ils ont été rapidement arrêtés. 


Sept personnes dont un mineur de seize ans sont mortes dans des violences, pendant la nuit qui a précédé les manifestations. Les opposants, vêtus de blanc, exigent un "gouvernement de transition" et de nouvelles élections. Le président vénézuélien a été investi le 10 janvier pour un deuxième mandat, contesté par l'opposition et non reconnu par les Etats-Unis, l'Union européenne et de nombreux pays d'Amérique latine. 


De leur côté, les partisans du gouvernement, habillés de rouge pour la plupart, se sont retrouvés dans d'autres points de la capitale pour apporter leur soutien au chef de l'Etat et rejeter les revendications de l'opposition, qu'ils considèrent comme une tentative de coup d'Etat orchestrée par Washington. Les commerces, écoles et institutions sont restés fermés mercredi, tandis que de rares véhicules étaient visibles dans les rues. Les violentes manifestations de 2017 qui ont fait 125 morts sont encore dans toutes les mémoires. 


L'Union Européenne,  à travers la voix de sa Haute représentante, Frederica Mogherini, a appelé à écouter la "voix" du peuple du Venezuela et a réclamé des élections "libres". "L'UE appelle à l'ouverture immédiate d'un processus politique débouchant sur des élections libres et crédibles, conformément à l'ordre constitutionnel", a ajouté la cheffe de la diplomatie européenne dans un communiqué. Soutien notoire du régime chaviste en France, Jean-Luc Mélenchon a, lui, jugé la situation comme "une tentative de coup d'Etat".

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