EN DIRECT - Explosions à Beyrouth : un deuxième mort français parmi les victimes

EN DIRECT - Explosions à Beyrouth : un deuxième mort français parmi les victimes
International

CATASTROPHE - Alors que l'espoir de retrouver vivantes des personnes disparues s'amenuise, plus d'une semaine après les explosions dévastatrices qui ont endeuillé Beyrouth, la crise politique fait rage au Liban. Dans le même temps, l'enquête se poursuit. Suivez les dernières informations.

Live

VICTIME FRANÇAISE

Un deuxième ressortissant français a été recensé parmi les personnes décédées dans la double explosion qui a ravagé Beyrouth le 4 août et fait plus de 171 morts, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

En outre, l'enquête française a été confié à des juges d'instructions du pôle accidents collectifs du tribunal, a indiqué le parquet de Paris.

L'AIDE "NE DOIT PAS ÊTRE CONDITIONNÉE A UN CHANGEMENT"


L'aide au Liban, dévasté par l'explosion au port de Beyrouth, "ne devrait pas être conditionnée à un changement politique", a déclaré vendredi le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif, alors que les Etats-Unis et la France pressent en ce sens.


Le ministre iranien des Affaires étrangères s'est exprimé après un entretien avec son homologue libanais démissionnaire Charbel Wehbé à Beyrouth, où se trouvent également le numéro trois de la diplomatie américaine David Hale et la ministre française des Armées Florence Parly.


Cette intense activité diplomatique se poursuit dix jours après l'explosion meurtrière au port de Beyrouth, qui a fait plus de 171 morts et 6.500 blessés et dévasté des quartiers entiers de la capitale.

ENQUÊTE

Parallèlement, les autorités libanaises ont nommé le juge Fadi Sawan, connu selon des sources judiciaires pour son indépendance et sa probité, pour mener l'enquête sur les causes de l'explosion. Il ne sera toutefois pas en charge de l'interrogatoire des ministres qui ont eu à voir avec le stockage de nitrate d'ammonium à l'origine de l'explosion. 

NOUVEAUX CORPS

Les secouristes ont retrouvé vendredi les corps déchiquetés de pompiers tués dans l'explosion meurtrière du port de Beyrouth il y a 10 jours, portant à 7 le nombre de soldats du feu retrouvés sur les 10 pompiers qui se sont précipités au port de Beyrouth le 4 août pour éteindre l'incendie. Le bilan officiel reste toutefois de 171 morts. 

LE PORTE-HÉLICOPTÈRE FRANÇAIS TONNERRE ARRIVE A BEYROUTH


La ministre française des Armées, Florence Parly, en visite à Beyrouth depuis hier, dix jours après la double explosion du port, a annoncé l'arrivée, dans la matinée, du porte-hélicoptères amphibie Tonnerre, qui apporte notamment aide alimentaire et matériaux de construction dans la capitale libanaise. 

ENQUÊTE

Les experts mandatés par l'Onu ont réclamé jeudi une enquête indépendante et rapide sur l'explosion qui a détruit une grande partie de Beyrouth, s'inquiétant de "l'impunité" dont bénéficieraient les responsables politiques libanais. 


L'enquête, ont-ils exposé, devrait pouvoir explorer "toutes les défaillances systémiques de la part des autorités et des institutions libanaises dans le domaine de la protection des droits humains".


Une requête qui s'inscrit dans un contexte où le président libanais Michel Aoun a d'ores et déjà rejeté l'idée d'une enquête internationale.

ETAT D'URGENCE

Le Parlement libanais entérine l'état d'urgence décrété à Beyrouth après l'explosion dévastatrice au port. La séance parlementaire s'est tenue à Beyrouth, tandis que les appels à manifester ont été peu suivis. Il s'agit d'une officialisation de l'état d'urgence décrété pour deux semaines par le gouvernement au lendemain du drame.

FBI/ENQUÊTE

Le FBI va se joindre aux enquêteurs libanais et internationaux pour tenter de déterminer les causes de l'explosion qui a ravagé le port de Beyrouth, a annoncé jeudi le numéro trois de la diplomatie américaine, David Hale, en visite dans la capitale libanaise.

PARLY A BEYROUTH


La ministre française des Armées, Florence Parly, est arrivée jeudi à Beyrouth pour une visite de soutien au Liban après l'explosion qui a ravagé la capitale, au cours de laquelle elle va accueillir le porte-hélicoptères Le Tonnerre chargé d'aide.


"C'est une visite de soutien, qui sert notamment à réitérer les messages du président de la République (..) et qui traduit le rôle majeur de la France dans la réponse de crise", a déclaré à l'AFP Noor Akl, attachée de presse de l'ambassade de France à Beyrouth.

PATRIMOINE EN DANGER

Pas moins de 60 bâtiments historiques sont en danger d'effondrement, s'inquiètent conjointement le ministère de la Culture du Liban et l'Unesco. "Au moins 8000 bâtiments" ont été endommagés, pour l'essentiel concentrés dans les vieux quartiers de Gemayzé et Mar-Mikhaël, où le directeur des antiquités du ministère encourage à des travaux "de toute urgence". 


D'autres bâtiments sont en danger : le Musée national de Beyrouth, le Sursock et le Musée archéologique de l'université américaine de Beyrouth. De son côté, l'Unesco a indiqué avoir dépêché "des organisations culturelles et des experts de premier plan au Liban et à l'étranger" pour se pencher sur la question.

LE PORT DE TRIPOLI POUR REMPLACER CELUI DE BEYROUTH


Malgré ses infrastructures et sa capacité insuffisantes, le port de Tripoli, dans le nord du Liban, s'apprête à remplacer momentanément celui de Beyrouth qui était la principale porte d'entrée des importations dans le pays avant d'être dévasté par l'explosion meurtrière du 4 août.


Juste après le drame, le Conseil supérieur de défense au Liban a ordonné que le port de Tripoli soit rapidement prêt pour accueillir "les opérations d'importation et d'exportation". 


Les autorités peuvent également compter sur deux ports plus petits, ceux de Saïda et Tyr au Liban sud, après l'explosion au port de Beyrouth due à une grande quantité de nitrate d'ammonium qui y était stockée.

LE PAREMENT VALIDE L'ETAT D'URGENCE


Le Parlement libanais a entériné ce matin l'état d'urgence décrété à Beyrouth après l'explosion dévastatrice au port.


Présidée par le chef du Parlement Nabih Berri, en poste depuis 1992, la séance -la première depuis le drame - s'est ouverte avec la remise officielle des démissions de plusieurs députés qui ont rendu leur tablier pour protester contre l'incurie du pouvoir, illustrée par l'explosion du port.

ERDOGAN ATTAQUE MACRON


Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé jeudi Emmanuel Macron de visées "coloniales" au Liban et qualifié sa récente visite à Beyrouth de "spectacle". "Ce que Macron et compagnie veulent, c'est rétablir l'ordre colonial (au Liban)", a lancé M. Erdogan lors d'un discours. "Nous, ce n'est pas courir après les photos ou faire le spectacle devant les caméras qui nous intéresse", a-t-il ajouté.

  

Les attaques virulentes de M. Erdogan interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre la Turquie et la France, liées notamment à des intérêts divergents en Libye et en Méditerranée orientale.

 

SÉANCE PARLEMENTAIRE EXCEPTIONNELLE EN COURS


Présidée par le chef du Parlement Nabih Berri, en poste depuis 1992, la séance, la première du Parlement libanais depuis le drame, s'est ouverte en fin de matinée avec la remise officielle des démissions de plusieurs députés, qui rendent leur tablier pour protester contre l'incurie du pouvoir illustrée par l'explosion du port.


Les démissions de sept députés ont été entérinées jeudi au début de la séance parlementaire exceptionnelle, tandis qu'une huitième a été annoncée.


Cette séance parlementaire exceptionnelle est consacrée à l'étude du décret 6792 portant sur l'annonce de l'état d'urgence à Beyrouth, après la double explosion du port de Beyrouth qui a fait plus de 170 morts, plus de 6 000 blessés, 300 000 sans-abris et détruit de nombreux quartiers de Beyrouth.

UNE DÉPOUILLE EXTRAITE DES DÉCOMBRES


Selon le quotidien libanais L'Orient-Le Jour, l'armée libanaise a retiré avec l'aide de la défense civile et l'équipe de secours russe une dépouille des décombres du port de Beyrouth, a annoncé mercredi soir l'institution militaire, ajoutant être encore à la recherche d'autres disparus. 

SOINS GRATUITS DANS LES HÔPITAUX DE CAMPAGNE


Le ministère libanais de la Santé a rappelé mercredi soir que les différents hôpitaux de campagne installés à Beyrouth et dans sa périphérie suite aux explosions du 4 août recevaient les patients gratuitement.

DAVID HALE ATTENDU A BEYROUTH CE JEUDI


Le sous-secrétaire d’État américain pour les Affaires du Proche-Orient, David Hale, est attendu ce jeudi soir à Beyrouth, pour une visite officielle marquée par une série d’entretiens avec les responsables libanais, mais aussi avec des représentants de la société civile et des activistes au sein de la contestation populaire.


Selon L'Orient-Le Jour, son discours s’articulera autour d’un point principal, souligne-t-on de source diplomatique occidentale, à savoir que les Libanais doivent avoir leur mot à dire dans le choix de leurs représentants au pouvoir.

ETAT D'URGENCE


Le Parlement libanais se réunit jeudi pour entériner l'état d'urgence décrété à Beyrouth après l'explosion meurtrière et dévastatrice au port, qui a alimenté la rage de l'opinion contre une classe politique jugée responsable du drame en raison de son incurie.


Des appels à manifester jeudi ont circulé sur les réseaux sociaux pour empêcher la tenue de la séance parlementaire, qui doit s'ouvrir à 11H00 (08H00 GMT) dans un palais des congrès de la capitale libanaise.

LE MOZAMBIQUE ASSURE N'AVOIR AUCUNE RESPONSABILITÉ 


Une semaine après l'explosion meurtrière qui a dévasté le port de Beyrouth et les quartiers environnants, le gouvernement du Mozambique, pays de destination de la cargaison de nitrate d'ammonium qui a détoné, a assuré n'avoir aucune responsabilité dans le désastre.


Une entreprise mozambicaine privée, Fabrica de Explosivos de Mocambique (FEM), a expliqué à l'AFP qu'elle avait bien commandé du nitrate d'ammonium à la Géorgie, en 2013, mais que la cargaison ne lui avait jamais été livrée.


"La question qui doit être tranchée n'est pas celle du nitrate d'ammonium en tant que tel, mais du processus de stockage (au port de Beyrouth, ndlr) et de la raison pour laquelle il a duré aussi longtemps", a expliqué à des journalistes le porte-parole du gouvernement mozambicain, Filimao Suaze, à l'issue d'un conseil des ministres mardi soir.

MISSION HUMANITAIRE DIRIGÉE PAR L'EX-PRÉSIDENT TEMER 


Le gouvernement brésilien a envoyé mercredi une mission humanitaire au Liban avec six tonnes de denrées alimentaires, médicaments et matériel hospitalier dirigée par l'ex-président Michel Temer, huit jours après les explosions ayant dévasté une partie de Beyrouth. 


"Nous espérons que le Brésil pourra accomplir cette mission humantaire et également coopérer, avec l'autorisation des autorités libanaises, à la pacification de ce pays", a dit M. Temer avant le départ de la base des Forces armées à Sao Paulo (sud-est) de deux appareils.


M. Temer, 79 ans, prédécesseur de Jair Bolsonaro (2016-2018), est le fils d'immigrés libanais et se trouve en liberté conditionnelle après avoir été accusé de corruption dans le cadre de plusieurs procédures judiciaires. Privé de passeport, il a dû demander une autorisaton de sortie du territoire.

Urgent

15 MILLIARDS D'EUROS DE DÉGÂTS


Le président libanais Michel Aoun annonce que le coût des dégâts causés par les explosions dépasse les 15 milliards de dollars, soit 12,71 milliards d'euros.

DES MINISTRES ET EX-MINISTRES FACE À LA JUSTICE


Le parquet libanais va interroger à  partir de vendredi plusieurs ministres, anciens et actuels, au sujet de la présence pendant des années au port de Beyrouth de tonnes de nitrate d'ammonium, selon une source judiciaire. "L'interrogatoire va commencer vendredi avec l'ex-ministre des Travaux publics Ghazi Aridi, avant la convocation la semaine prochaine" de trois autres ministres au moins, dont l'actuel ministre démissionnaire des Travaux publics Michel Najjar, précise l'AFP.

PARLY À BEYROUTH JEUDI ET VENDREDI


La ministre française des Armées Florence Parly se rendra jeudi et vendredi à Beyrouth pour accueillir le porte-hélicoptères Le Tonnerre chargé d'apporter de l'aide, annonce son cabinet ce mercredi. "Le message de ce déplacement, c'est 'on est là, le soutien continue, l'aide annoncée est délivrée'", indique son entourage. "Un des objectifs est de déblayer le port pour le rendre de nouveau opérationnel." Ce déplacement interviendra une semaine après celui d'Emmanuel Macron, premier chef d'Etat à s'être rendu à Beyrouth après la catastrophe.

MACRON EN APPELLE AU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L'ONU


À l'issue d'un entretien téléphonique avec Vladimir Poutine, Emmanuel Macron souligne "l'importance pour les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies (Chine, États-Unis, Russie, France et Royaume-Uni, ndlr) de travailler ensemble à l’apaisement dans l’intérêt de la stabilité du Liban et de toute la région, et de soutenir la mise en place d’un gouvernement de mission afin de permettre la reconstruction de Beyrouth, la mise en œuvre des réformes et d’apporter une réponse aux aspirations du peuple libanais", selon un communiqué de l'Élysée.

MACRON MET EN GARDE CONTRE "TOUTE INTERFÉRENCE EXTÉRIEURE"


Emmanuel Macron a mis en garde contre "toute interférence extérieure" au Liban lors d'un entretien téléphonique avec le président iranien Hassan Rohani ce mercredi, huit jours après l'explosion qui a dévasté Beyrouth et déchaîné la colère du peuple libanais, provoquant la démission du gouvernemement d'Hassan Diab. Le chef de l'État a rappelé "la nécessité, pour toutes les puissances concernées, d'éviter toute escalade des tensions, ainsi que toute interférence extérieure et de soutenir la mise en place d'un gouvernement de mission en charge de gérer l'urgence", a indiqué l'Élysée dans un communiqué.

PLUS DE LA MOITIÉ DES HÔPITAUX "HORS SERVICE"


Huit jours après les explosions qui ont endeuillé le Liban mardi 4 août, le directeur régional des urgences de l'OMS indique ce mercredi que plus de la moitié des hôpitaux de Beyrouth sont "hors service". 


"Nous savons qu'un peu plus de 50% de ces établissements sont hors service", a déclaré Richard Brennan lors d'une conférence de presse au Caire après évaluation de l'état de 55 cliniques et centres de santé de la ville, ajoutant que trois des principaux hôpitaux étaient hors service et trois autres ne fonctionnaient pas à pleine capacité.  

SIX CORPS DE POMPIERS TOUJOURS PAS RETROUVES


"Six pompiers sont toujours portés disparus, nous cherchons parmi les décombres quelque chose que nous pourrons remettre à leurs familles", a indiqué à l'AFP le chef des pompiers de Beyrouth, le colonel Nabil Khankarli. 


Parmi eux, trois membres d'une même famille --Najib Hitti, 27 ans, son cousin Charbel Hitti, 22 ans, et son beau-frère Charbel Karam, 37 ans. Leurs proches attendent désespérément que leurs restes soient identifiés. "Entiers ou en morceaux, nous voulons nos enfants", a déclaré à l'AFP Rita Hitti qui n'a pas fermé l'oeil depuis le drame, dans l'attente de nouvelles.

LES OBSÈQUES S’ENCHAÎNENT


Les Libanais continuent d'enterrer mercredi dans la colère les victimes de l'explosion au port de Beyrouth. Au quartier général des pompiers de Beyrouth, proche du port, les obsèques de l'un des dix pompiers tués lors du drame se sont déroulées mercredi dans l'émotion. 


"Dieu est avec toi, notre héros", ont martelé les pompiers en larmes, en portant le cercueil de leur camarade Jo Noun, 27 ans, enveloppé du drapeau libanais. Le jeune homme faisait partie du groupe dépêché au port pour tenter de combattre l'incendie ayant entraîné l'explosion du nitrate d'ammonium.

ETAT D'URGENCE


Le Parlement doit se réunir jeudi pour entériner jeudi la proclamation de l'Etat d'urgence à Beyrouth pendant dix-huit jours renouvelables.


L'ONG Legal Agenda a estimé mercredi qu'une telle mesure reviendrait à "remettre le pouvoir à l'armée et porter atteinte à la liberté de se rassembler et de manifester".

LE MINISTRE ALLEMAND DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES A BEYROUTH


Alors qu'une diplomate allemande figure parmi les victimes, le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas est arrivé mercredi à Beyrouth, dévoilant une aide d'un million d'euros pour la Croix-Rouge libanaise.

PLAINTE CONTRE LES RESPONSABLES DE LA CATASTROPHE


Selon le quotidien libanais L'Orient-Le Jour, des avocats, artistes et activistes du groupe de la société civile "Le peuple veut la réforme du régime" ont porté plainte mercredi devant le bureau du procureur général près la cour de cassation contre toute personne identifiée comme responsable dans le cadre de l'enquête sur la double explosion meurtrière du port de Beyrouth. 


Seraient notamment visés par cette action en justice, les ministres anciens et actuels des Travaux publics, des Finances, de la Défense, de la Justice, les chefs des organismes sécuritaire, les hauts-fonctionnaires des douanes et du port de Beyrouth et toute personne directement ou indirectement impliquée dans les explosions. 

AUDIENCES JUDICIAIRES


L'enquête judiciaire, menée par le procureur général Ghassan Oueidate sur la double explosion dévastatrice de Beyrouth, se poursuivait mercredi relaye L'Orient-le Jour, évoquant notamment l'interrogatoire de plusieurs hauts-gradés des différents appareils sécuritaires et responsables du port par l'avocat général près la cour de cassation, le juge Ghassan Khoury. 


L'Agence nationale d'Information (Ani, officielle) qui rapporte ces convocations, ne précise pas l'identité des différentes personnes appelées à témoigner devant le juge Khoury, précise le quotidien libanais. 

RÉUNION EXTRAORDINAIRE


Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a convoqué vendredi une réunion extraordinaire des ministres des affaires étrangères de l'UE consacrée à la présidentielle au Bélarus, ainsi qu'aux relations avec la Turquie et à la situation au Liban.


"Je vais convoquer une réunion extraordinaire du Conseil des affaires étrangères vendredi après-midi. Nous discuterons de questions urgentes et aborderons la situation en Méditerranée orientale, l'élection présidentielle au Bélarus, ainsi que l'évolution de la situation au Liban", a-t-il précisé dans un message sur son compte twitter.


La réunion se déroulera en vidéoconférence, a précisé son porte-parole. 

DÉSINFORMATION EN SÉRIE


Peu de temps après l'explosion meurtrière ayant touché Beyrouth, de nombreuses fausses informations ont inondé les réseaux sociaux, alimentant notamment les thèses complotistes autour de cet accident.


Les images montrent des scènes apocalyptiques. Sur les réseaux sociaux, certaines ont été détournées à des fins de désinformation, qui prospère notamment à la faveur du nombre d'interrogations qui persistent plus d'une semaine après le drame.

COLERE

Dans la journée, des centaines de manifestants avaient assisté à la mise à feu d'un mannequin à l'effigie du président Aoun, au bout d'une potence. "Nous ne ferons pas notre deuil, nous ne porterons pas le noir avant d'avoir enterré le pouvoir".

NOUVELLE NUIT DE HEURTS


Pour la quatrième nuit consécutive, les heurts ont repris entre des dizaines de manifestants et les forces de l'ordre près du siège du Parlement à Beyrouth. Dix blessés ont été transférés vers des hôpitaux et 32 ont été soignés sur place, selon la Croix-Rouge libanaise.

UNE SEMAINE APRES LE DRAME


A 18H08 locales (15H08 GMT), les cloches des églises ont retenti et les appels à la prière dans les mosquées ont été lancés. C'est à cette heure là que la capitale a été secouée le 4 août par une gigantesque déflagration au port de Beyrouth, causée par un incendie dans l'entrepôt où étaient stockées selon les autorités 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium.

TEMOIGNAGES


Trois pompiers d'une même famille se sont précipités au port de Beyrouth avant la déflagration et sont depuis portés disparus. Leurs proches expriment leur colère auprès de TF1.

"On ne va pas se taire" : la colère de la famille de trois pompiers disparus à Beyrouth

NOUVEAU BILAN


Selon un nouveau bilan - toujours provisoire - communiqué ce mardi par le ministre libanais de la Santé démissionnaire, cité par L'Orient-Le Jour, 171 personnes ont perdu la vie dans les explosions survenues mardi dernier à Beyrouth. Hamad Hassan précise en outre qu'au moins 30 autres sont encore portées disparues, tandis que 15000 blessés nécessitent "des soins spécifiques" et 120 autres se trouvent en soins intensifs. 

AIDE AU SECTEUR ÉDUCATIF


L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a annoncé qu'elle prendrait en charge la réhabilitation des écoles et apporterait son aide au développement de l'enseignement à distance, une semaine après la double explosion meurtrière dans le port de Beyrouth. 


Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion avec le ministre démissionnaire de l'Education, Tarek Mazjoub, le directeur du bureau régional de l'Unesco, Hamad ben Saïf al-Hamami, a affirmé que le secteur de l’éducation était "un des plus endommagés" par la catastrophe du 4 août. 

DES ENFANTS TRAUMATISES 


L'Unicef a évoqué le "choc" et le "traumatisme" subis par les tout-petits après l'explosion meurtrière et dévastatrice au port il y a une semaine, soulignant le besoin de prise en charge.


Le drame du 4 août a fait au moins 160 morts et plus de 6.000 blessés, ainsi que des centaines de milliers de sans-abri, dont 100.000 enfants selon l'organisation onusienne.

SOUTIEN AUX EQUIPES D'INTERVENTION VENU DE FRANCE


A la suite de la conférence internationale de soutien au Liban co-parrainée dimanche par Paris et l'ONU, voici les principales aides venues de France pour soutenir les équipes d'intervention sur place : 


- Recherche et déblaiement: 55 militaires de la sécurité civile sont sur place, ainsi que 15 tonnes de matériel d’intervention.


- Appui aux investigations: 50 policiers et gendarmes travaillent à l'identification des causes de l’explosion et des victimes, trois plongeurs de la police technique et scientifique sont également mobilisés, de même que quatre modules frigorifiés pour le stockage des corps.


Ont également été fournis cinq experts en risques NRBC (Nucléaires, Radiologiques, Biologiques, Chimiques) ainsi que de l'imagerie satellite pour les besoins de l'enquête.

AIDE A LA RECONSTRUCTION VENUE DE FRANCE


En matière de reconstruction, les besoins sont énormes, avec 200.000 à 300.000 habitations touchées, et le port à reconstruire. A la suite de la conférence internationale de soutien au Liban co-parrainée dimanche par Paris et l'ONU, voici quelques unes des principales aides publiques et privées venues de France : 


- Le groupe Saint-Gobain a indiqué mardi que la cargaison de neuf semi‐remorques et d'un camion de 19 tonnes, composée de matériaux de construction de second oeuvre, notamment des plaques de plâtre, de la laine de verre et des dalles de plafond, avait embarqué samedi à Toulon à bord du porte-hélicoptère.


- Un cargo affrété par les Armées doit transporter dans les prochains jours des matériaux de reconstruction. Les Armées vont dépêcher également 30 véhicules et moyens du Génie. 


- Un navire de la CMA-CGM va être dérouté "très prochainement" de son service habituel pour transporter de Marseille à Beyrouth du matériel médical et des biens de première nécessité fournis par des ONG partenaires de la fondation du transporteur maritime.


- L'Agence française de Développement (AFD) va aider à réhabiliter des écoles publiques (76 touchées au total) pour deux millions d'euros. 


- Un Comité indépendant va définir un cahier des charges pour la reconstruction du patrimoine de Beyrouth avec experts libanais, français et internationaux.

AIDE ALIMENTAIRE VENUE DE FRANCE


A la suite de la conférence internationale de soutien au Liban co-parrainée dimanche par Paris et l'ONU, voici quelques unes des principales aides publiques et privées venues de France en matière alimentaire : 


- Le groupe Carrefour et sa Fondation ont également envoyé par avion quarante tonnes de denrées non périssables (farines, pâtes, riz, conserves...), soit l’équivalent de 52 palettes. Les groupes privés Nutriset (16 tonnes de compléments alimentaires), Elle&Vire (10 tonnes de produits laitiers) font également partie des contributeurs.  


- La Meunerie française a annoncé qu'une vingtaine de meuniers avaient procédé à l'envoi de 500 tonnes de farine, dont 75 pour le groupe coopératif Vivescia. La moitié de ce stock est partie dimanche de Toulon à bord du porte-hélicoptère Le Tonnerre, le reste doit quitter mardi la France.


- Sur Twitter, un céréalier dans l'Aisne prêt à donner "une tonne de blé" au Liban encourage d'autres agriculteurs à se joindre à la démarche et interpelle le ministre de l'Agriculture ainsi que des personnalités comme la journaliste d'origine libanaise Lea Salamé pour la mise en place de l'opération.


- Quelque 90.000 rations alimentaires ont également été livrées.


- Le ministre de l'Agriculture étudie l'envoi à un peu plus long terme de 20.000 tonnes de blé (entreposées à Nantes) et de 20.000 tonnes de farine (entreposées à Rouen).

AIDE MÉDICALE VENUE DE FRANCE


A la suite de la conférence internationale de soutien au Liban co-parrainée dimanche par Paris et l'ONU, voici quelques unes des principales aides publiques et privées venues de France en matière médicale : 


- Trois postes de santé mobile et 16 tonnes de médicaments permettant de prendre en charge plus de 1.000 blessés ont été livrés par des avions militaires. L'aide a été remise à quatre structures hospitalières en première ligne dans la prise en charge des blessés ainsi qu'aux Forces armées libanaises et à la Croix Rouge.


- Près de quatre tonnes de produits médicaux (pour moitié des médicaments et vaccins transmis via la fondation Sanofi Espoir) ont été acheminés avec le soutien du ministère des Armées et du Quai d'Orsay, de l'Unicef et de l'association Tulipe, qui fédère les dons des entreprises de santé. Sanofi a précisé dans un communiqué que l'ONG Première Urgence Internationale, présente de longue date au Liban, distribuera une partie de ses kits.


- La France va aussi participer à la reconstruction de structures hospitalières endommagées par l'explosion (un million d'euros pour l'hôpital Rafiq Hariri, un million d'euros pour des centres de santé primaire et au moins dix millions d'euros pour la Croix-Rouge libanaise).

FAMILLE DE POMPIERS DISPARUS


Cela fait six jours que Rita attend des nouvelles de son fils, de son neveu et de son gendre. Pompiers tous les trois, ils se sont précipités au port de Beyrouth avant la déflagration et sont depuis portés disparus. "Entiers ou en morceaux, nous voulons nos enfants", confie à l'AFP cette femme de 48 ans. Elle a perdu espoir de revoir les siens vivants. Najib Hitti avait 27 ans, son cousin Charbel 22, et son beau-frère Charbel Karam 37.


Le 4 août, les pompiers de Beyrouth sont prévenus d'un incendie au port, tout proche de leur quartier général. Le trio fait partie des dix pompiers envoyés sur les lieux, sans savoir ce qui les attend dans l'entrepôt numéro 12.

QUÊTE DE NOUVEAU GOUVERNEMENT


La démission du gouvernement au Liban en crise ouvre mardi la phase des marchandages et des interrogations pour désigner la succession, dans un pays où la colère gronde une semaine après l'explosion meurtrière et dévastatrice au port de Beyrouth.

NITRATE D'AMMONIUM

Le porte-parole de Hassane Diab, mis en cause pour n'avoir pas agi assez vite après avoir eu connaissance de la présence massive de nitrate d'ammonium au port de Beyrouth, a réagi... en attaquant ses prédécesseurs : "Le cabinet a reçu ce document 14 jours avant l'explosion et a agi à ce sujet quelques jours plus tard. Les précédentes administrations ont disposé de six ans et n'ont rien fait du tout". Et assuré qu'une fois le courrier reçu, il avait transmis ces éléments, qui prévenaient du risque d'explosion, au Conseil supérieur de Défense pour avis.

"ENTERRER LE POUVOIR"

Débarrassés du gouvernement, les manifestants libanais n'entendent pas s'arrêter en si bon chemin. Ainsi, plusieurs groupes d'activistes ont appelé, mardi 11 août, à de nouveaux rassemblements en fin d'après-midi, à 17h. En fin d'après-midi, le mot d'ordre sera le suivant : "La démission du gouvernement ne suffit pas, il y a encore Michel Aoun, Nabih Berry et toute la classe politique"?

L'EVOLUTION POLITIQUE SUIVIE DE PRES PAR L'IRAN


L'Iran surveille de près la situation au Liban, un des pays de la région où il jouit d'une influence durement acquise mais où la contestation contre le pouvoir en place a été relancée par la gigantesque explosion meurtrière.


La colère des Libanais se focalise sur l'ensemble du système en place dont l'incompétence, la corruption et la négligence ont, selon eux, mené à la tragédie de Beyrouth. Quelques slogans hostiles à l'influent mouvement chiite libanais Hezbollah ont ainsi fusé pendant les manifestations du week-end.


Or, l'Iran entretient des liens étroits avec le Hezbollah, son principal relai au Liban, un mouvement fondé grâce au soutien de la République islamique et en conflit ouvert avec Israël.

Infos précédentes

Toute l'info sur

Le Liban meurtri par les explosions à Beyrouth

Les dernières informationsLes images terribles de la double explosion

Suivez les dernières informations dans le live ci-dessus

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent