EN DIRECT - Hong Kong : deux policiers arrêtés pour avoir frappé un homme sur un brancard

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Hong Kong se soulève contre Pékin

CONTESTATION – La contestation ne faiblit pas à Hong Kong, où une mobilisation historique contre le gouvernement, accusé d'être pro-Pékin, dure depuis le 9 juin dernier. Après de vives tensions à l'aéroport, et un discours chinois qui se muscle, disant voir dans leur mouvement des "signes de terrorisme", une manifestation record a été organisée ce dimanche. Suivez les dernières informations.
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VIOLENCES POLICIERES

VIOLENCES POLICIERES

Deux policiers hongkongais filmés en train de violenter un homme sur un hôpital ont été arrêtés, mardi 20 août, a annoncé le porte-parole de la police. Les deux hommes avaient été filmés, fin juin, se relayant pour matraquer,  pendant plusieurs minutes, un homme allongé, ceinturé sur un brancard, tout en maintenant un drap sur sa bouche pour l'empêcher de crier. Ce dernier était en état d'arrestation, a annoncé la police, qui a reconnu que "les actes commis sont illégaux". 

RESEAUX SOCIAUX


Twitter et Facebook ont accusé Pékin de soutenir une campagne sur les réseaux sociaux pour discréditer la mobilisation prodémocratie à Hong Kong, et semer la zizanie dans l'ex-colonie britannique.


Les deux géants technologiques américains ont annoncé lundi avoir suspendu près d'un millier de comptes actifs liés à cette campagne, Twitter précisant avoir aussi fermé 200.000 autres comptes avant qu'ils ne soient réellement actifs sur le réseau.


"Ces comptes cherchaient délibérément et spécifiquement à semer la discorde politique à Hong Kong, et notamment à saper la légitimité et les positions politiques du mouvement de protestation sur le terrain", a indiqué Twitter en référence aux comptes actifs suspendus.

REACTION


L'absence de violences en marge de la grande manifestation prodémocratie de dimanche amorce-t-elle une baisse des tensions ? L'exécutif hongkongais l'espère. "Dimanche, de nombreux Hongkongais ont participé à une manifestation dans Victoria Park qui a globalement été pacifique", a estimé la cheffe de l'exécutif hongkongais Carrie Lam lors d'une conférence de presse télévisée. "J'espère de tout coeur que cela marque le début d'un retour au calme de la société et d'une fin des violences."


Mme Lam a indiqué que 174 plaintes avaient été déposées contre la police depuis le début du mouvement le 9 juin. Elle a dit que celles-ci seraient l'objet d'une enquête "approfondie" de la "police des polices", dont le chef est nommé par elle. Ces investigations internes ne devraient pas satisfaire les manifestants, qui exigent l'ouverture d'une enquêtre indépendante.

UN EMPLOYÉ DU CONSULAT BRITANNIQUE INTERPELLÉ ?


Le ministère britannique des Affaires étrangères s'est dit mardi "extrêmement préoccupé" par des informations sur l'arrestation en Chine d'un employé de son consulat à Hong Kong. Selon des informations du journal local HK01, l'employé du consulat s'était rendu le 8 août à Shenzhen, dans la province de Guangdong à une heure de Hong Kong, à l'occasion d'un rendez-vous d'affaires. Il a depuis disparu. 

LES EXPATRIÉS INQUIETS


30.000 Français vivent à Hong Kong. Ils sont inquiets, notamment concernant les conséquences économiques de la crise.

PROPAGANDE

Les deux géants des réseaux sociaux Twitter et Facebook ont indiqué avoir suspendu un certain nombre de comptes et pages cherchant à discréditer le mouvement pro-démocratie qui anime Hong Kong depuis près de trois mois.


Le groupe à l'oiseau bleu, banni en Chine, où c'est Weibo qui prend le relais, a indiqué avoir suspendu 986 comptes, "coordonnés dans le cadre d'une opération soutenue" par Pékin. La firme californienne va même plus loin, en disant avoir suspendu 200.000 comptes avant qu'ils ne soient réellement actifs.


Du côté de Facebook, également banni sur territoire chinois, ce sont sept pages, cinq comptes et trois groupes, "liés à des individus associés au gouvernement de Pékin" qui ont été supprimés.

CHINE & CANADA


L'ambassade de Chine au Canada a sommé dimanche le gouvernement canadien de "cesser immédiatement de s'immiscer" dans les affaires de Hong Kong. "Nous exhortons une fois encore la partie canadienne à respecter le droit international (...) et à cesser immédiatement de s'immiscer dans les affaires de Hong Kong et les affaires intérieures de la Chine", a indiqué un porte-parole de l'ambassade de Chine au Canada dans un communiqué. 


La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et la responsable de la politique étrangère de l'UE, Federica Mogherini, avaient exprimé leur inquiétude conjointement samedi, à la veille du plus gros rassemblement à Hong Kong.  "Les libertés fondamentales, y compris la liberté de réunion pacifique, et le degré élevé d'autonomie de Hong Kong (...) sont garanties par la Loi fondamentale et les accords internationaux, et doivent continuer à être respectées", pouvait-on lire dans le communiqué de samedi.

LA PLUS GROSSE MANIFESTATION


Au total, 1,7 milllion de personnes pro-démocratie ont envahi dimanche les rues de Hong Kong, bravant la police et des trombes d'eau pour montrer que leur mouvement reste populaire en dépit des violences et des menaces d'intervention de Pékin.


Selon le Front civil des droits de l'Homme (FCDH), qui a organisé l'événement, il s'agit de la plus grosse manifestation depuis le début de la crise début juin.

REPORTAGE

Au milieu des centaines de milliers de manifestants de Hong Kong, dimanche 18 août.

"DIPLOMATIE"

Nouvelle mise en garde de Donald Trump à l'égard de Pékin, dont les Etats-Unis redoutent l'emploi de la force, alors que d'impressionnantes forces armées sont déployées à côté de la frontière. Une répression "genre Tiananmen" à Hong Kong nuirait à un accord commercial entre les deux géants, a prévenu le président américain, dimanche 18 août, devant la presse, dans le New Jersey. Une référence aux répressions sanglantes des manifestations pro-démocratie à Pékin, en 1989, sur la célèbre place, qui avaient débouché sur la mort de nombreuses personnes, jusqu'à 10.000 selon les Etats-Unis ou l'Union soviétique à l'époque.

1,7 MILLION DE MANIFESTANTS (ORGANISATEURS)


Après onze semaines de contestation, 1,7 million de personnes étaient encore présentes dans les rues de Hong Kong, d'après l'organisation non violente à l'origine de cette manifestation géante. S'ils étaient deux millions le 16 juin, d'après la même source, cette mobilisation massive montre que le mouvement ne s'est pas essoufflé, et ce malgré le retrait du projet de loi sur les extraditions vers la Chine qui avait mis le feu au poudre


L'information, partagée par CNN, n'a cependant pas encore été confirmée par les forces de l'ordre. 

MANIFESTATION CALME


Alors qu'en début de soirée des milliers de manifestants continuaient à marcher dans les rues, la journée s'est déroulée dans le calme à Hong Kong. réunis d'abord en début d'après-midi, des dizaines de milliers de personnes se sont massées dans le Parc Victoria, au cœur de l'île, avant de défiler vers l'ouest,  bravant l'interdiction de la police qui n'avait autorisé qu'un rassemblement statique dans le parc.

UNE NUÉE DE PARAPLUIE


"Debout pour Hong Kong! Debout pour les libertés", voilà ce qu’on peut entendre dans le Parc Victoria, au cœur de l'île de Hong Kong, selon plusieurs journalistes sur place. Bien que la pluie s’abatte sur la ville, rendant d'autant plus utile le parapluie, symbole de cette lutte, les pro-démocratie se rassemblent en nombre dans ce grand parc, devenu lieu emblématique de la contestation, où la manifestation a été autorisée. 

CANADA 


Deux cortèges ont défilé dans la ville de Vancouver : l'un en soutien au camp pro-démocratie à Hong Kong et l'autre en faveur de la Chine. D'autres manifestations ont également eu lieu à Vancouver, Toronto et Calgary, selon des médias canadiens.


D'après les observations d'un photographe de l'AFP, les manifestants vêtus de noir ou de rouge, séparés par la police, se sont fait face sans heurts. "Nous aimons la Chine", ont scandé les uns. "Nous aimons Hong Kong", ont répliqué les autres.

NOUVEAU RASSEMBLEMENT


Les manifestants pro-démocratie comptent se rassembler à nouveau ce dimanche, pour la onzième semaine consécutive. Car il s'agit encore une fois de montrer la détermination des militants notamment face aux menaces d'intervention de Pékin.


L'action est organisée par le Front civil des droits de l'Homme, une organisation non violente à l'origine des manifestations géantes des mois de juin et juillet. 

POSITIONNEMENT

Une prise de position qui a valu à l'actrice - et à Disney - une vague d'appels au boycott pour le film "Mulan", à sortir en 2020

POSITIONNEMENT

Comme souvent dans ce type de manifestations, l'action se situe aussi sur les réseaux sociaux. C'est ainsi que l'actrice chinoise Liu Yifei, connue pour interpréter le rôle de Mulan dans l'adaptation en live-action du dessin animé classique de Disney, s'est distinguée, en apportant son soutien à la police hong kongaise sur le réseau social Weibo, la version chinoise de Twitter.


"Je soutiens la police de Hong Kong ; vous pouvez me frapper maintenant. Quelle honte pour Hong Kong."

REPORTAGE

Les caméras de TF1 ont arpenté les rues de Hong Kong, ce samedi, passant de manifestations de soutien à l'exécutif pro-chinois aux marches composées de manifestants décidés à faire démissionner les dirigeants du territoire à statut spécial.

AFFLUENCE MONSTRE

"La marche de dimanche devrait encore rassembler un million de personnes", a prédit sur son compte Facebook la députée Claudia Mo du Civic party, le parti libéral pro-démocratie de Hong Kong.

DIPLOMATIE

Dans le même temps, l'UE comme les Etats-Unis conjurent les parties en place d'éviter de monter davantage en épingle le conflit. Washington a prévenu Pékin que toute intervention militaire serait "une grosse erreur", alors que l'armée chinoise se déploie aux frontières. 


Par ailleurs, l'UE a, quant à elle, appelé les deux camps à "un dialogue large et inclusif", par la voix de la cheffe de sa diplomatie Federica Mogherini. "Il est crucial de faire preuve de retenue, de rejeter la violence et de prendre des mesures urgentes pour désamorcer la situation", a-t-elle déclaré dans un communiqué.

MANIFESTATION

C'est demain dimanche 18 août qu'il faudra s'attendre à un grand rassemblement, à nouveau interdit parles autorités, et convoqué par une organisation non violente.

DEFILE

Pas de grande confrontation, ce samedi, entre protestataires et policiers à Hong Kong. Selon le récit de l'AFP, les manifestants, qui ont tout de même défilé par milliers, ce samedi, avant de se disperser en début de soirée, préfèrent garder leurs forces pour un rassemblement plus vaste et rassembleur, ce dimanche. Sous un temps particulièrement peu clément, des milliers d'enseignants ont défilé en soutien aux manifestants, avant d'être suivi par une autre marche, plus nombreuse, dans des quartiers fréquentés par les touristes chinois.


Dans le même temps, un rassemblement pro-Pékin s'est également déroulé, dénonçant la violence des opposants aux dirigeants non élus et pro-chinois de Hong Kong. 

VIDÉO


Les manifestants, dont beaucoup d'étudiants, ont demandé l'aide du Royaume-Uni et des Etats-Unis ce vendredi.

#BOYCOTTMULAN


La crise se déplace du côté des people : l'actrice sino-américaine Liu Yifei, qui incarne "Mulan" dans le prochain Disney, est vivement critiqué après son soutien à la police.

#BoycottMulan : Liu Yifei, l'actrice de Disney, dans la tourmente après son soutien à la police de Hong Kong

#BoycottMulan : Liu Yifei, l'actrice de Disney, dans la tourmente après son soutien à la police de Hong Kong

REMOUS AU SEIN DE CATHAY PACIFIC


La compagnie Cathay Pacific a annoncé vendredi la démission de son directeur général Rupert Hogg après que la compagnie aérienne de Hong Kong a été rappelée à l'ordre par Pékin. La Chine a notamment reproché à certains membres du personnel de la société d'avoir affiché leur soutien aux manifestations pro-démocratiques. Rupert Hogg a démissionné, "assumant la responsabilité, en tant que dirigeant de la compagnie, des récents événements", selon un communiqué.

NOUVELLES MANIFESTATIONS ATTENDUES


Les militants pro-démocratie prévoient pour dimanche un grand rassemblement présenté comme "rationnel, non violent", afin de montrer que la mobilisation demeure populaire malgré les violences qui ont émaillé la fin de l'action à l'aéroport. Après des journées dans le hall des arrivées à sensibiliser pacifiquement les personnes atterrissant à Hong Kong, la mobilisation a pris un tour conflictuel mardi quand des manifestants ont empêché des voyageurs en partance d'embarquer, puis agressé deux hommes accusés d'être des espions de Pékin.


L'appel à manifester ce dimanche a été lancé par le Front civil des droits de l'homme, organisation non violente à l'origine des manifestations géantes de juin et juillet. "La marche de dimanche devrait encore rassembler un million de personnes. Le peuple hongkongais ne peut pas être battu", a déclaré sur Facebook la députée prodémocratie Claudia Mo. Reste que le risque de nouvelles échauffourées est réel. 


D'autres manifestants ont appelé à des rassemblements samedi à Hung Hom et To Kwa Wan, quartiers du front de mer prisés des touristes venant de Chine continentale. Ces deux manifestations n'ont pas été autorisées. Et si la police a donné son feu vert au rassemblement de dimanche dans un grand parc de l'île de Hong Kong, elle a interdit aux manifestants de défiler dans la rue. Des interdictions qui ont presque systématiquement été ignoré par les manifestants ces dernières semaines.

VIDÉO 

Le "Spiderman" français déploie un drapeau pour la paix sur la façade d'un gratte-ciel de Hong Kong

Le "Spiderman" français déploie un drapeau pour la paix sur la façade d'un gratte-ciel de Hong Kong

LE "SPIDERMAN" FRANÇAIS DÉPLOIE UNE BANDEROLE POUR LA PAIX


Le "Spiderman" français Alain Robert a escaladé vendredi matin un gratte-ciel de Hong Kong avant d'y déployer une "banderole de la paix". Le grimpeur de 57 ans, qui s'est spécialisé dans l'escalade d'immeubles, a gravi les 68 étages du Cheung Kong Center, dans le quartier financier de Central, alors que le temps était chaud et humide. Lors de l'ascension, il a déployé une banderole figurant les drapeaux chinois et hongkongais réunis, ainsi qu'une poignée de mains. Avant de commencer à escalader le bâtiment, il a rendu public un communiqué pour expliquer que cette action était "un appel urgent à des consultations entre les Hongkongais et leur gouvernement". "Peut-être que ce que je fais fera baisser la température et provoquera des sourires. C'est en tout cas ce que j'espère."

L'ARTISTE AI WEIWEI REDOUTE UN NOUVEAU TIANANMEN


Un nouveau Tiananmen ? Bien qu'écarté par le quotidien Global Times, l'option est redoutée par l'artiste et dissident chinois Ai Weiwei qui, dans un entretien à l'AFP, dit craindre qu'il n'y ait "pas d'autres issues" à la crise hongkongaise qu'une répression violente des manifestations par Pékin. A ses yeux le régime communiste "ne sait pas faire autrement". "Aucune prédiction n'est exagérée", dit-il en référence à ce scénario de plus en plus évoqué d'une répression semblable à celle de l'armée chinoise sur la célèbre place de Pékin en juin 1989. Exactement 30 ans après que "des tanks ont écrasé la plus pacifique des manifestations, des étudiants assis, alors que le monde entier avait les yeux braqués" sur la place de Pékin, l'histoire pourrait bien se répéter, selon l'artiste devenu l'un des plus célèbres contradicteurs du régime chinois.

   

"Il n'y a pas d'autres issues, ils ne savent ni négocier, ni débattre. C'est la nature de ce régime autoritaire. Ils ne savent pas faire autrement. Ils n'ont que la police et l'armée", assure depuis son studio à Berlin Ai Weiwei, tombé en disgrâce au début des années 2010 pour ses critiques contre le régime. "La violence n'est pas que physique, elle est mentale, quand les manifestants se voient refuser le droit à toute discussions. Ce genre de violence est horrible."

HONG KONG "NE SERA PAS UNE RÉPÉTITION" DE TIANANMEN


Le quotidien chinois de langue anglaise Global Times a fait vendredi une rare allusion à la répression de Tiananmen, sujet tabou en Chine, pour expliquer qu'une éventuelle intervention armée à Hong Kong ne serait pas une répétition du carnage commis en juin 1989 à Pékin par les militaires. "Pékin n'a pas décidé d'intervenir par la force afin de mater les émeutes à Hong Kong mais cette option est à l'évidence à sa disposition", écrit le journal. "L'incident à Hong Kong ne sera pas une répétition de l'incident politique du 4 juin en 1989", poursuit le quotidien au ton volontiers nationaliste qui ne semble toutefois pas se prononcer sur l'éventuelle méthode employée pour réprimer deux mois d'agitation en faveur de la démocratie, mais plutôt sur les conséquences diplomatiques à long terme qu'une intervention militaire entraînerait pour Pékin. "Washington ne sera pas en mesure d'intimider la Chine en se servant des troubles d'il y a 30 ans. La Chine est beaucoup plus forte et plus mûre et sa capacité à gérer des situations complexes s'est grandement accrue", ajoute le journal, qui émane du Quotidien du peuple, l'organe du Parti communiste chinois au pouvoir.

TRUMP  "INQUIET"


Donald Trump s'est dit jeudi "très inquiet" au sujet des risques de répression violente de la contestation, assurant qu'il en parlerait "bientôt" avec le président chinois Xi Jinping.  "Je voudrais vraiment voir la Chine résoudre humainement le problème à Hong Kong", a dit le président des Etats-Unis à des journalistes. "J'ai vraiment pleine confiance dans le président Xi, je sais que s'il décidait de s'asseoir avec des représentants" des manifestants pro-démocratie dans la région semi-autonome, "il pourrait résoudre le problème rapidement".

TRUMP PROPOSE QUE XI JINPING RENCONTRE LES MANIFESTANTS


Le président américain a une nouvelle fois réagi aux récents événements survenus à Hong Kong. Dans une série de messages publiés sur Twitter, Donald Trump dit ne pas douter que "si le président Xi veut résoudre rapidement et humainement le problème Hong Kong, il peut le faire." Le président américain ajoute dans un autre tweet que "Si le président Xi rencontrait directement et personnellement les manifestants, le problème de Hong Kong se terminerait de manière heureuse et éclairée. Je n'ai aucun doute!"

CHINE

VIDÉO - Troupes massées dans un stade : la démonstration de force de la Chine face aux manifestants de Hong Kong

VIDÉO - Troupes massées dans un stade : la démonstration de force de la Chine face aux manifestants de Hong Kong

AVERTISSEMENT


Lors d'une conférence de presse, l'ambassadeur de Chine à Londres Liu Xiaoming a assuré que Pékin "ne restera pas les bras croisés" si la situation à Hong Kong devient "incontrôlable" et a "assez de moyens et assez de puissance pour réprimer les troubles rapidement".

LA CHINE ACCROÎT LA PRESSION


L'AFP diffuse cette vidéo montrant les forces chinoises en train de parader dans le stade de Shenzhen, ville située à la frontière avec Hong Kong. 

LA CHINE ACCROÎT LA PRESSION


Des forces chinoises, appartenant apparemment à la police militaire, étaient rassemblées jeudi dans un stade de Shenzhen, la métropole située aux portes de Hong Kong, rapporte l'AFP. Entourées de camions et de blindés de transport de troupes, ces dernières étaient également visibles sur des photos satellites (voir la photo ci-dessous) diffusées par de nombreux médias. Accroissant sa pression, Pékin laisse planer depuis quelques jours le spectre d'une intervention militaire pour rétablir l'ordre dans l'ex-colonie britannique.

LE QUAI D'ORSAY RÉAGIT


Le ministère des Affaires étrangères a réagi aux récents événements survenus à Hong Kong. "J’appelle toutes les parties, en particulier les autorités hongkongaises, à renouer le fil du dialogue afin de trouver une issue pacifique à cette crise et de mettre fin à l’escalade de la violence.", déclare Jean-Yves le Drian dans un communiqué. 


Le ministre des Affaires étrangères ajoute que "la Loi fondamentale de Hong Kong et le principe « un pays, deux systèmes » garantissent l’Etat de droit, le respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ainsi que l’autonomie du système judiciaire, qui sont essentiels à la population et à la prospérité économique de Hong Kong."

WASHINGTON APPELLE À RESPECTER "LE HAUT NIVEAU D'AUTONOMIE" DE HONG KONG


Tout en se déclarant "très préoccupé" par les "mouvements paramilitaires chinois à la frontière", le département d'Etat américain a appelé la Chine à respecter "le haut niveau d'autonomie" de Hong Kong.


"Nous condamnons la violence et exhortons toutes les parties à faire preuve de retenue, mais restons déterminés dans notre soutien à la liberté d'expression et à la liberté de réunion pacifique à Hong Kong", a dit un porte-parole de la diplomatie américaine dans une déclaration transmise à nos confrères de l'AFP.

HEURTS


Selon des images diffusées en direct par ABC News, les tensions ont reprise à Hong Kong où il est actuellement 22h00.

CATHAY PACIFIC


Alors qu'elle avait provoqué la colère des autorités chinoises après que certains de ses 27.000 employés avaient pris part aux manifestations pro-démocratie ou exprimé leur soutien au mouvement, la compagnie Cathay Pacific, qui s'était empressée de prendre ses distances, a annoncé ce mercredi que deux de ses pilotes avaient été limogés pour leur implication dans la contestation.  

ETUDE


Une enquête universitaire, dévoilée ce lundi, offre un éclairage sur le mouvement.  Des chercheurs de quatre universités du territoire ont mené une étude qui dresse le profil des protestataires interrogés au cours de 12 manifestations - y compris des rassemblements de masse et des manifestations "mobiles" et "statiques". Elle révèle que 54 % des participants étaient des hommes et 46 % des femmes.


Sur les 6.688 personnes interrogées, 77% ont fait des études supérieures, et 21% des études secondaires. Les 20-29 ans étaient les plus représentés (49 %), suivis par les 30-39 ans (19%) puis les moins de 20 ans (11%). 


Interrogés sur ce qui motivait leur engagement dans le mouvement pro-démocratie, 87% ont déclaré qu'ils voulaient que le projet de loi sur l'extradition soit retiré, 95% se sont dits insatisfaits de la façon dont la police gérait les manifestations et 92% appellent à la création d'une commission d'enquête indépendante sur les violences policières. 

RÉPERCUSSIONS


La compagnie aérienne de Hong Kong Cathay Pacific fait les frais de la crise. La semaine dernière, Cathay Pacific a provoqué l'ire des nationalistes chinois après que certains de ses 27.000 employés ont pris part aux manifestations pro-démocratie ou exprimé leur soutien au mouvement. 


Les dirigeants de Cathay se sont empressés de rassurer Pékin en prenant leurs distances par rapport à la mobilisation pro-démocratie, promettant de licencier tout employé soutenant ou participant aux "manifestations illégales".  Depuis, la compagnie a en effet licencié deux employés et suspendu un pilote lié aux manifestations. 


Désormais, certains personnels dénoncent au sein du groupe un climat de peur et de suspicion alors que beaucoup craignent d'être espionnés par des collègues cherchant à connaître leurs opinions politiques. 

GOUVERNEMENT

Invitée de LCI, Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, a assuré que la France "suivait avec attention" la situation et qu'elle appelait à "la désescalade" et au "dialogue"

VIDÉO


La Chine a accentué la menace d'une intervention, au travers de vidéos diffusées par ses médias officiels montrant des forces armées, présentées comme étant en train de se masser à Shenzhen, à la frontière de la région semi-autonome.

LA CHINE ACCROÎT LA PRESSION 


Si l'aéroport de Hong Kong a retrouvé mercredi matin une activité normale au lendemain d'une deuxième journée de chaos et d'affrontements entre policiers et manifestants pro-démocratie, Pékin continue d'accentuer ses menaces d'intervention, au travers de vidéos diffusées par ses médias officiels montrant des forces se massant à la frontière de la région semi-autonome. 


Les autorités chinoises ont par ailleurs qualifié d'actes "quasi-terroristes" le passage à tabac de deux Chinois du continent à l'aéroport de Hong Kong.  

TRUMP AFFIRME QUE L'ARMÉE CHINOISE SE DÉPLOIE À LA FRONTIÈRE

 

Les services de renseignement américains font état d'un déploiement de l'armée chinoise "à la frontière avec Hong Kong", a déclaré  Donald Trump sur Twitter, appelant "tout le monde" au "calme".

L'HOMME BLESSÉ SERAIT UN REPORTER D'UN JOURNAL CHINOIS


Selon plusieurs sources, l'homme qui aurait été roué de coups à l'aéroport de Hong Kong travaillerait pour le quotidien nationaliste chinois Global Times.

L'ÉVACUATION DE L'HOMME PRIS À PARTIE À L'AÉROPORT


Frappé par des manifestants qui le suspectent d'être un policier déguisé en civil, un homme a été évacué en urgence par les secours de l'aéroport de Hong Kong comme le montre ces images postées sur le compte Twitter de Sky News. 

TRUMP ESPÈRE QUE PERSONNE NE SERA TUÉ


Donald Trump a estimé que la situation à Hong Kong était "très difficile" mais a dit espérer que la crise puisse se résoudre de manière pacifique.  "J'espère que ça va se résoudre pour tout le monde, y compris pour la Chine. J'espère qu'il puisse y avoir une solution pacifique. J'espère que personne ne sera blessé. J'espère que personne ne sera tué", a déclaré le président américain à des journalistes.

Infos précédentes

"Debout pour Hong Kong! Debout pour les libertés." Voilà l’un des slogans qu'on entend ce dimanche 18 août dans le Parc Victoria. Organisée à l’appel du Front civil des droits de l'Homme, un groupe non violent, l'action se veut "pacifique et rationnelle" face aux menaces de Pékin, qui a musclé son discours contre les militants. Et surtout, elle se veut massive afin de montrer à la Chine qu’ils ne "lâcheront rien". "Nous espérons un nombre énorme de participants. Nous voulons montrer au monde entier que les Hongkongais sont pacifistes", a ainsi confié Bonnie Leung, une porte-parole du FCDH, à l’AFP. 


Car depuis plus d’un mois, des manifestations monstres déferlent sur la ville de Hong Kong. Contre le gouvernement local pro-Pékin, et pour la démocratie, les militants font entendre leur soif de liberté. Alors que les rassemblements virent parfois aux affrontements violents entre des contestataires radicaux et la police, la mobilisation ne faiblit pas. Partie du rejet d'un projet de loi –  désormais suspendu – visant à autoriser les extraditions vers la Chine, le mouvement s'est élargi à des exigences plus vastes concernant la préservation des acquis démocratiques et des libertés, dont cette ancienne colonie britannique revenue dans le giron chinois en 1997 jouit, théoriquement jusqu'en 2047, aux termes de l'accord de rétrocession.



Vêtus de noir, le visage souvent masqué et casqué, ces militants, sont souvent jeunes étudiants qui ont fait vœu de désobéissance civile contre le gouvernement. Défilant par plusieurs centaines de milliers chaque semaine, ils exigent la démission de la cheffe de l'exécutif local Carrie Lam, que Pékin soutient de tout son poids, le retrait pur et simple du texte sur les extraditions, une enquête indépendante sur les violences policières supposées et l'amnistie des personnes arrêtées.

En vidéo

VIDÉO - Manifestants passés à tabac à Hong Kong : le retour des triades ?

Le gouvernement a suspendu son texte mais les protestataires exigent son retrait définitif, la démission de la cheffe de l'exécutif Carrie Lam et l'arrêt des poursuites contre les manifestants arrêtés. Carrie Lam, qui bat des records d'impopularité, fait profil bas depuis qu'elle a dû suspendre son texte. "Ce qui s'est passé ces derniers mois a provoqué des conflits et des disputes entre le gouvernement et les habitants", a-t-elle reconnu en juillet.

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