EN DIRECT - Hong Kong : Pékin sanctionne la marine et des ONG américaines

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Hong Kong se soulève contre Pékin

CRISE – La colère ne retombe pas à Hong Kong malgré le retrait du texte sur les extraditions qui avait mis le feu aux poudres. Des affrontement entre manifestants pro-démocratie et forces de l'ordre paralysent l'ex-colonie britannique depuis des semaines. Suivez les dernières infos.

Live

SANCTIONS

Furieux après l'adoption d'une motion de soutien aux manifestants pro-démocratie, Pékin a pris des sanctions contre la marine et des ONG américaines. 


Les demandes de visite de récupération des navires de guerre américains à Hong Kong, qui leur permettait de mouiller dans les eaux locales, quand ils n'étaient pas en mission, sont ainsi suspendues depuis le lundi 2 décembre.  


Par ailleurs, la Chine a annoncé qu'elle allait "imposer des sanctions aux ONG qui se sont mal comportées" sur le territoire semi-autonome. Sans préciser toutefois de quoi il retournerait.

MANIFESTATION

C'est par des gaz lacrymogènes que les forces de l'ordre ont "salué" le retour de dizaines de milliers de manifestants pro-démocratie dans les rues de Hong Kong, dimanche 1er décembre. 


Après la victoire écrasante de ce camp aux élections locales, les manifestants voulaient marquer le coup en reprenant la rue, au moyen de trois rassemblements. "Le gouvernement ne nous entend toujours pas, donc les manifestations vont continuer, elles ne s'arrêteront pas", a déclaré un étudiant de 20 ans interrogé par l'AFP.


Commencé dans le calme, le rassemblement s'est étiré jusqu'à la tombée de la nuit, se dispersant dans le calme, avant que certains manifestants rejoignent d'autres lieux de la ville. C'est là que des gaz lacrymogènes ont été tirés, alors que certains militants s'en prenaient à des commerces considérés comme pro-Pékin.

DIPLOMATIE

Fâchée de l'appel de Michelle Bachelet, haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, qui appelait à enquêter sur le recours excessif à la force des policiers à Hong Kong, la Chine a accusé l'Onu d'ingérence "inappropriée", ce samedi. 


C'est dans une tribune au South China Morning Post que Bachelet avait pressé les autorités de Hong Kong de mener une enquête indépendante et impartiale sur les informations faisant état d'un recours excessif à la force de la part de la police.


Une tribune jugée "erronée" et qui "viole les objectifs et les principes de la Charte des Nations unies", a estimé en réaction la mission chinoise auprès de l'Onu. 

MOBILISATION

Une nouvelle manifestation est attendue, dimanche 1er décembre, à Hong Kong, de la part des manifestants pro-démocratie, qui en ont formulé l'appel ce vendredi, sur internet. "Si le gouvernement communiste de Hong Kong ignore l'opinion publique, il y aura pendant cinq ou six jours d'affilée 'une éclosion généralisée'... Nous devons fixer un délai", peut-on lire sur le forum Reddit-like LIHKG, qui a reçu un accueil très favorable des internautes.


L'"éclosion généralisée" fait référence à un mode opératoire connu depuis novembre, qui consiste à mener des actions de faible envergure pour éprouver les forces de police et paralyser la circulation. Le rassemblement de dimanche a été autorisé par les autorités, dans un contexte où Pékin comme l'exécutif local, contrôlé par la Chine, refuse toujours la moindre concession aux contestataires, en dépit de la victoire massive des candidats pro-démocratie aux élections locales. 


Au contraire, ce jeudi a vu la police hong kongaise déloger les derniers militants qui tenaient le siège de l'université PolyU, qui était occupée depuis le 17 novembre. L'université vide de ses occupants, la police a pu entrer dans les lieux, y découvrant... 4000 cocktails  molotov.

COLÈRE


Pékin convoque l'ambassadeur américain et exhorte à "ne pas mettre en oeuvre" la loi sur Hong Kong.


Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Le Yucheng, a fait part à l'ambassadeur Terry Branstad de la "ferme opposition" de son pays et exhorté les Etats-Unis à "corriger leur erreur" afin de ne pas "nuire davantage aux relations et à la coopération sino-américaines", a indiqué le ministère dans un communiqué.

COLÈRE


Pékin convoque l'ambassadeur américain et exhorte à "ne pas mettre en oeuvre" la loi sur Hong Kong.

PolyU

LA POLICE ENTRE DANS LA POLYU


C'est un bastion de la contestation qui a été abandonné des manifestants. La police hongkongaise est entrée jeudi dans le campus dévasté de l'Université polytechnique de Hong Kong (PolyU) assiégée pendant onze jours. Elle a commencé à collecter cocktails Molotov et autres matières dangereuses abandonnés par les manifestants pro-démocratie. Des spécialistes en explosifs, suivis par des journalistes, sont allés de salle en salle, passant devant des murs couverts de graffitis hostiles à la police. 


L'Université polytechnique de Hong Kong a été l'épicentre de la contestation les 16 et 17 novembre quand des affrontements d'une extrême violence ont éclaté entre les manifestants et la police.


Les manifestants avaient déserté le campus. Le personnel de l'université a déclaré n'avoir trouvé qu'une personne et les journalistes n'ont constaté aucune présence importante au cours des dernières 48 heures. Mercredi soir, un protestataire, le visage couvert par un masque, a affirmé à la presse qu'une vingtaine de manifestants se trouvaient toujours dans la PolyU.

"REPRÉSAILLES"


Peu de temps après la promulgation de la loi américaine soutenant les manifestations pro-démocratie à Hong Kong, le gouvernement chinois a menacé jeudi de prendre "des mesures de représailles" envers les Etats-Unis. 


La loi promulguée par Washington "est une abomination absolue et dissimule de sinistres intentions", a estimé le ministère chinois des Affaires étrangères, dans un communiqué qui ne précise pas quelles mesures Pékin pourrait prendre. La loi américaine "est un acte d'hémégonie pure et simple", a accusé la diplomatie chinoise, qui avait en vain mis en garde le président américain contre une promulgation de la loi adoptée la semaine dernière par le Congrès.


Ce texte "soutient effrontément les actes commis contre d'innocents citoyens qui ont été frappés, blessés et brûlés (...) par des criminels violents", a ajouté le régime communiste.

LES ÉTATS-UNIS PROMULGUENT UNE LOI PRO-DÉMOCRATIE


Donald Trump a promulgué mercredi soir une loi soutenant le camp pro-démocratie à Hong Kong, une décision qui ne devrait pas manquer de provoquer la colère de Pékin, engagé dans de délicates tractations commerciales avec Washington.


"Aujourd'hui j'ai promulgué en loi (...) 'l'acte de 2019 sur les droits humains et la démocratie à Hong Kong'", a écrit dans un communiqué diffusé par la Maison Blanche le président américain. Cette résolution avait été adoptée il y a une semaine à une écrasante majorité par le Congrès et devait être signé par Donald Trump pour devenir loi. 


Le président américain s'était montré hésitant à promulguer cette loi qui menace de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique. Il avait à la fois affirmé son soutien aux manifestants tout en soulignant ses bonnes relations avec le président chinois Xi Jinping.   


Après l'adoption de cette résolution au Congrès, Pékin avait vivement réagi, allant jusqu'à convoquer l'ambassadeur des Etats-Unis pour protester. "J'ai signé ces résolutions par respect pour le Président Xi (Jinping), la Chine, et le peuple de Hong Kong", a poursuivi Donald Trump dans un communiqué. 


"Elles sont promulguées avec l'espoir que les leaders et représentants de la Chine et de Hong Kong seront en mesure de régler à l'amiable leurs différences", justifie le milliardaire républicain.

CONTESTATION

Pendant ce temps-là, le siège de l'Université polytechnique (PolyU), où sont retranchés des protestataires radicaux, s'est poursuivi ce lundi. Les derniers manifestants assiégés y ont reçu la visite de dizaines de conseillers nouvellement élus pour demander à la police de les laisser sortir librement.


"Le peuple de Hong Kong a parlé", a déclaré à l'extérieur de la PolyU Paul Zimmerman, un conseiller pro-démocratie réélu dimanche. "Il est temps que le gouvernement réagisse. Ne décevez pas à nouveau Hong Kong".


Un forum internet prisé des manifestants pro-démocratie a appelé à une marche dimanche pour faire pression sur le gouvernement, rapporte l'AFP.

RESULTATS

Les pro-démocratie ont remporté 388 sièges sur les 452 qui doivent être pourvus.

Hong Kong : large succès pour le camp pro-démocratie dans les urnes

PARTICIPATION


Un peu partout dans la région semi-autonome, de longues files d'attente se sont formées très tôt aux abords des bureaux de vote, alors qu'une forte participation devrait avantager le camp pro-démocratie. Le résultat sera connu dans quelques heures.

AMBIANCE


Le gouvernement n'a cessé de faire planer ces dernières semaines la menace d'un report du scrutin si les violences de rue persistaient mais Hong Kong a connu ces derniers jours un répit dans les manifestations pour ne pas hypothéquer sa tenue.
 

Une pause relative puisque se poursuit le siège de l'Université polytechnique (PolyU), où sont retranchés des protestataires radicaux, théâtre le weekend dernier de la plus violente confrontation depuis juin avec les forces de l'ordre.

ELECTIONS


La participation aux élections locales hongkongaises a battu dimanche, bien avant la fermeture des bureaux de vote, le record qui avait été établi lors du précédent scrutin en 2015, a annoncé la commission électorale du territoire semi-autonome.
  

A 15H30 (soit 7h30 en France), sept heures avant la fermeture des opérations, 47,26% des inscrits avaient déjà voté, soit davantage que la participation totale des précédentes élections, qui était de 47,01%.

DIPLOMATIE

Moment d'autosatisfaction, du côté de Donald Trump, ce vendredi. Alors qu'il restituait, auprès de Fox News, sa conversation téléphonique avec Xi Jinping, le président chinois, il a indiqué avoir dit la chose suivante à son homologue, qui menaçait alors de faire intervenir son armée à Hong Kong : "Vous feriez une grave erreur. Cela aura un effet terriblement négatif sur l'accord commercial" entre les deux pays. 


Et d'assurer : "Sans moi, Hong Kong aurait été anéanti en 14 minutes. Il a un million de soldats en position à l'extérieur de Hong Kong, ils n'y vont pas uniquement parce que je le lui ai demandé". 

PORT DU MASQUE


La police peut continuer de sanctionner pendant sept jours le port du masque par les manifestants à Hong Kong, a décidé la Haute Cour vendredi.
  

La Haute cour entend ainsi donner le temps au gouvernement local de faire appel du jugement qu'elle a rendu lundi déclarant anticonstitutionnelle l'interdiction du port du masque décidée le mois dernier par l'exécutif hongkongais.


Face à la plus grave crise politique dans l'ex-colonie britannique depuis sa rétrocession en 1997, les autorités locales pro-Pékin avaient décidé en octobre d'interdire le port du masque lors des manifestations. Pour ce faire, elles avaient invoqué des dispositions d'urgence datant de 1922, et qui n'avaient plus été appliquées depuis la fin des années 1960.


Pour ne pas être identifiés et éviter les poursuites judiciaires, les manifestants pro-démocratie ont depuis juin pris l'habitude de défiler avec des masques.
  

Selon les nouvelles dispositions, les manifestants portant des masques sont passibles d'un an de prison.

AMBIANCE


Les élections de dimanche permettent de désigner des élus chargés de la gestion des activités culturelles, des fonds publics, ou encore du ramassage des ordures. Elles sont dominées par les candidats pro-Pékin. 


Mais la contestation pourrait rebattre les cartes. Et les pro-démocratie espèrent bien surfer sur le mécontentement d'une partie des Hongkongais, notamment des jeunes.

CAMPUS


L'Université polytechnique (PolyU) de Hong Kong se réveille chaque jour un peu plus déserte, à mesure que ses reclus décident de se rendre aux forces de sécurité qui les assiègent, dans l'espoir d'une hypothétique clémence de la justice.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, au moins six radicaux ont ainsi renoncé, quittant le campus vers trois heures du matin, main dans la main, selon des journalistes présents dans la PolyU.

CE QU'IL FAUT RETENIR


Le Congrès américain (représentants et sénateurs) a voté mercredi 20 novembre, à la quasi-unanimité, une résolution soutenant les « droits de l’Homme et la démocratie » à Hong Kong, provoquant la colère de Pékin. Le texte est maintenant sur le bureau de Donald Trump qui pourrait l’approuver, sur fond de guerre commerciale avec la Chine.

ELECTIONS


Les différents rassemblements, parfois violents et quasi quotidiens, pourraient également perturber les élections de district. La campagne elle-même a été particulièrement compliquée. Plusieurs candidats ont notamment subi des agressions violentes. L'un d'entre eux, Junius Ho (candidat pro-Pékin), a été poignardé par des contestataires début novembre. 


Ces élections locales étant un des rares moyens de faire entendre la voix des manifestants à Pékin, il est tout à fait possible que les Hongkongais se déplacent pour voter malgré la situation qui n'a jamais été aussi tendue. 

CONTESTATION


Alors que Hong Kong s'apprête à rejoindre les urnes ce dimanche 24 novembre pour des élections locales, la situation chaotique dans le territoire rend l'événement incertain. Les mots d'Abraham Lincoln et d'autres slogans se répandent dans la ville en crise.

TENSIONS


La Chine a accusé vendredi les Etats-Unis de "provocation" après le passage cette semaine de deux navires de guerre près d'archipels revendiqués par Pékin en mer de Chine méridionale, sur fond de tensions entre les deux pays. La Chine et les Etats-Unis sont aux prises avec une guerre commerciale depuis un an et demi et s'affrontent diplomatiquement ces derniers mois autour de la situation à Hong Kong, territoire autonome chinois secoué par des manifestations en faveur de la démocratie.

UN ENFANT DE 12 ANS CONDAMNÉ


La BBC rapporte qu'un garçon âgé de 12 ans a été condamné pour sa participation aux manifestations contre le gouvernement, faisant de lui le plus jeune protestataire à subir une condamnation depuis le début du mouvement en juin dernier. Selon la chaîne britannique, l'adolescent a reconnu, lors de l'audience, avoir écrit des slogans revendicateurs sur les murs d'un commissariat de police et d'une station de métro. 

HYMNE


Les cols blancs de Central reprennent l'hymne de la contestation "Glory To Hong Kong" durant la pause-déjeuner en soutien aux étudiants. 


Cette marche cantonaise a été composée et écrite par un musicien sous le pseudonyme de "Thomas dgx yhl", avec la contribution d'un groupe d'internautes hongkongais du forum en ligne LIHKG lors des manifestations de 2019 à Hong Kong.

SOUTIEN


Comme on peut le constater sur cette vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, les cols blancs se sont réunis à l'International Finance Centre en soutien aux manifestants pro-démocratie à Hong Kong, où quelques contestataires jusqu'au-boutistes restaient encore retranchés ce jeudi sur un campus assiégé par la police.

CHINE


La Chine a promis ce jeudi de "riposter" après l'adoption aux Etats-Unis d'une résolution de soutien aux manifestants pro-démocratie à Hong Kong, où quelques contestataires jusqu'au-boutistes restaient retranchés sur un campus assiégé depuis cinq jours par la police.


Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a a estimé que cette résolution revenait à encourager les "criminels violents" et à "semer le chaos voire de détruire Hong Kong".

ECONOMIE


Comme on peut le voir sur cette vidéo du China Daily, recueillant des réactions de hongkongais, les convulsions sociales refroidissent les investisseurs et font fuir les touristes, ce qui a pour conséquence d'étrangler les petits commerces et l'économie hongkongaise - désormais en récession.

A RETENIR CE JEUDI MATIN


Des dizaines de manifestants pro-démocratie jusqu’au-boutistes restent retranchés ce jeudi sur un campus de Hong Kong assiégé par la police, alors que l’adoption aux États-Unis d’une résolution de soutien aux protestataires menace d’enflammer les relations sino-américaines.

RÉACTION


Pékin n'avait pas réagi dans l'immédiat à l'adoption mercredi par le Congrès américain d'une résolution soutenant les "droits de l'homme et la démocratie" à Hong Kong. Un clair soutien aux protestataires de l'ex-colonie britannique, qui réclament le suffrage universel.


La Chine a agité la menace de représailles si le texte était transformé en loi. Avant d'être promulguée, elle doit encore être signée par Donald Trump. 


"Certains espèrent que cela dissuadera Pékin d'agir. C'est faire preuve de naïveté", a prévenu le tabloïd chinois Global Times, réputé proche du pouvoir et connu pour son ton nationaliste.

"Si nous prenons ce projet de loi américain au sérieux et si nous reculons face aux émeutes, Hong Kong subira un effondrement accéléré de l'État de droit et sera effacé du monde moderne".

BOURSE


La Bourse de Hong Kong a ouvert jeudi en forte chute, après l'adoption la veille par le Congrès américain d'une résolution soutenant les manifestants hongkongais, une initiative qui pourrait faire dérailler les négociations commerciales Chine-Etats-Unis. 


Dans les premiers échanges, l'indice composite Hang Seng plongeait de 1,62% à 26.455,21 points. Les places de Chine continentale ont elles aussi ouvert en baisse pour la même raison. La Bourse de Shanghai abandonnait 0,29% à 2.902,55 points, et celle de Shenzhen reculait de 0,39% à 1.628,72 points.

DIPLOMATIE

C'était annoncé, c'est officiel. Le Congrès américain a adopté à une écrasante majorité une résolution soutenant les "droits humains et la démocratie" à Hong Kong face à Pékin. Il avait été adopté par le Sénat ce mardi, c'est la Chambre des représentants qui a pris ensuite le relais, à une écrasante majorité. 


Au-delà de la déclaration de principe, ce texte menace tout de même de suspendre le statut économique spécial accordé par Washington à l'ancienne colonie britannique.


Donald Trump doit promulguer le texte pour qu'il soit officiel, mais il pourrait encore y mettre son veto. Toutefois, le large soutien dont il bénéficie devrait lui permettre de passer au-dessus de cette interférence et d'encore accroître l'agacement de Pékin, qui a convoqué un diplomate américain à Pékin pour lui faire part de son courroux.

DIPLOMATIE

Le Sénat américain a officiellement soutenu les manifestants en adoptant un texte soutenant les "droits de l'Homme et la démocratie" à Hong Kong et voté une mesure interdisant la vente de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc et autre arsenal répressif à la police locale. De quoi énerver les autorités chinoises, qui ont menacé de représailles les Etats-Unis en cas d'adoption définitive de la loi et ont protesté contre le texte en convoquant le chargé d'affaires par intérim de l'ambassade des Etats-Unis pour "une protestation solennelle".

RESISTANCE

Ce mercredi, des dizaines de manifestants pro-démocratie sont toujours retranchés dans le campus de l'université polytechnique de Hong Kong (PolyU). Bastion du mouvement, l'établissement est occupé depuis dimanche.700 arrestations se sont produites depuis le début de l'occupation, et les conditions d'occupation n'ont cessé de se détériorer, a indiqué l'un d'entre eux, indiquant que les réserves d'eau et de nourriture diminuaient. 


Pas de quoi décourager certains occupants, tel celui-ci, 15 ans qui, interrogé par l'AFP, son arc à la main, assurait qu'il "se battra[it] jusqu'au bout", quand bien même la police a menacé de répliquer aux attaques létales avec des tirs à balles réelles.

CAMPUS

Les assiégés du campus de PolyU continuaient de braver les appels à se rendre, mardi soir. Exténués mais déterminés, ils sont sur place depuis dimanche et répondent aux appels à la reddition et autre tentatives de délogement par des tirs de catapulte artisanale, desjets de briques, decocktails Molotov, en dépit des menaces de la police à tirer à balles réelles.


Face à la situation, la cheffe de l'exécutif de Hong Kong Carrie Lam a exigé des "émeutiers" qu'ils "cessent les violences", "rendent les armes et sortent pacifiquement en écoutant les instructions de la police", tout en promettant que les mineurs parmi eux ne seraient pas arrêtés. Les majeurs, eux, risquent 10 ans d'emprisonnement pour participation à une émeute.


Une perspective loin de rassurer les assiégés, qui sont encore une centaine d'après les derniers décomptes. "Même si nous nous rendons, ils nous mettront en prison", a commenté un étudiant en mécanique. "On nous donne l'impression qu'on a deux options. Dans les faits, il n'y en a qu'une seule: la prison".

CAMPUS


Des dizaines de manifestants pro-démocratie ont réussi lundi soir à s'échapper d'une université de Hong Kong assiégée par la police, a constaté un journaliste de l'AFP. Auparavant retranchés dans l'Université polytechnique, ces protestataires sont descendus en rappel depuis une passerelle, puis ont été récupérés sur une route en contrebas par des personnes à moto.

CHINE


L'ambassadeur chinois à Londres, Liu Xaoming, met en garde. Il a prévenu lundi que Pékin ne "resterait pas sans rien faire" si la situation devient "incontrôlable" à Hong Kong : "Je pense que le gouvernement de Hong Kong déploie tous ses efforts pour garder la situation sous contrôle mais si la situation devient incontrôlable, le gouvernement central ne restera certainement pas sans rien faire", a déclaré le diplomate, estimant que la Chine avait "assez de détermination et de pouvoir pour mettre fin au soulèvement".

EMOTION


Les parents des étudiants de l'Université polytechnique retranchés dans le campus se sont agenouillés et ont prié la police hongkongaise de laisser leurs enfants partir. De plus en plus de médias craignent un "Tianamen 2019"

POPULATION


Alors que des manifestants hongkongais tiennent toujours un campus
assiégé et que la police menace de son côté de répondre avec des "balles
réelles" aux "armes létales", ceux qui ne participent pas au combat subissent les conséquences du chaos et tentent de se protéger du gaz lacrymogène.

CAMPUS


Selon le journaliste hongkongais Damon Pang, "Derek Liu (à gauche sur la photo de son tweet), directeur des étudiants de l'Université polytechnique, a déclaré qu'une centaine de manifestants étaient pris au piège sur le campus, après s'être rendus près de l'université pour tenter de "secourir" environ 500 à 600 personnes à l'intérieur du campus."

SANS RÉPIT 


La police de Hong Kong a lancé des bombes lacrymogènes sur les manifestants qui tentaient de s'échapper d'une université assiégée après une nuit d'affrontements, tandis que des centaines d'autres militants pour la démocratie étaient restés cloîtrés à l'intérieur, armés d'armes à feu et d'autres armes, attendant une opération prévue pour les expulser.

CHOC


La vidéo du véhicule blindé de la police qui a tenté ce dimanche de s'introduire dans l'Université Polytechnique et qui a fini littéralement bombardé de cocktails Molotov a considérablement marqué les esprits

ORDRE


"Restaurer l'ordre" à Hong Kong "est la tâche la plus urgente", a indiqué lundi à Bangkok un porte-parole du ministère chinois de la Défense.

La Chine a maintes fois averti qu'elle ne tolérerait pas la dissidence, et l'inquiétude monte à Hong Kong face à la possibilité d'une action de Pékin pour en finir avec un mouvement de protestation qui s'installe dans la durée et se radicalise avec une nouvelle escalade des violences ces derniers jours.

CHAOS


Au moins 40 personnes arrêtées devant l'hôtel Icon à Tsim Sha Tsui. Un officier sur les lieux a déclaré que certains seraient venus sauver des étudiants assiégés par la police et bloqués à l'intérieur du campus universitaire.

"C'EST UNE GUERRE"


Les manifestants pro-démocratie mettent le feu pour tenir la police à distance

DROIT


L'interdiction du port du masque décidée le mois dernier par l'exécutif hongkongais pour tenter de désamorcer la contestation pro-démocratie a été jugée lundi anticonstitutionnelle par la Haute cour.


Pour ne pas être identifiés et éviter les poursuites judiciaires, les manifestants ont depuis juin pris l'habitude de défiler avec des masques. Certains portent aussi des casques, des lunettes de protection ou des masques à gaz afin de se protéger des gaz lacrymogènes et des projectiles tirés par la police.

INCENDIE


Dimanche soir, un incendie d'envergure faisait rage à l'entrée du campus de l'université polytechnique de Hong Kong, où étaient retranchés des  centaines de protestataires.  Ceux-ci ont lancé des cocktails Molotov sur les policiers pour les repousser. La police a déclaré le secteur zone "d'émeute" et menacé de détruire les barricades érigées par les manifestants pro-démocratie.

LA POLICE MENACE DE TIRER À BALLES RÉELLES


La police de Hong Kong a prévenu dans la nuit de dimanche à lundi qu'elle pourrait utiliser des "balles réelles" si elle continue à faire face à des manifestants utilisant des "armes létales", premier avertissement de ce type depuis le début de la crise il y a presque six  mois. "S'ils (les manifestants) continuent des actions aussi dangereuses, nous n'aurions pas d'autre choix que d'utiliser la force de façon minimale, dont l'usage de balles réelles", a déclaré le porte-parole de la police dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook. 

UN POLICIER BLESSÉ PAR UNE FLÈCHE


Un policier hongkongais a été blessé dimanche au mollet par une flèche tirée par un manifestant, lors de violents heurts entre protestataires et forces de l'ordre sur la péninsule de Kowloon, a annoncé la police. Des photographies diffusées par les forces de l'ordre montraient la flèche plantée dans le mollet du policier, qui était déployé dans le cadre des affrontements près de l'Université polytechnique (PolyU). L'arc et les flèches ont fait leur apparition durant ces manifestations alors que la police a, elle, utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

LENDEMAIN DE CHAOS


Des militaires chinois ont été brièvement déployés samedi hors de leur caserne à Hong Kong, afin d'aider au nettoyage des rues encombrées par les barricades et débris laissés par les manifestants pro-démocratie, a confirmé l'armée.

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