EN DIRECT - "Impeachment" : Trump a bien lié l'aide en Ukraine à une enquête politique, admet la Maison Blanche

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POLÉMIQUE - Dans le cadre d'une procédure de destitution contre Donald Trump, les chefs démocrate ont transmis vendredi une injonction officielle sommant la Maison Blanche de leur livrer des documents liés à l'affaire ukrainienne d'ici le 18 octobre. Suivez les dernières informations en direct.

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ENQUÊTE

Dans le même temps, l'ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'UE, Gordon Sondland, a indiqué que Donald Trump avait personnellement imposé la présence de son avocat personnel, Rudy Giuliani, dans le dossier ukrainien. Sondland a raconté que Giuliani avait expliqué aux diplomates que le président Trump voulait que le président Zelensky fasse une déclaration politique liée à la corruption, au cours de laquelle il mentionnerait deux dossiers : la supposée implication des Ukrainiens dans la campagne démocrate de 2016 et l'implication supposée du fils Biden dans le scandale de corruption qui touche le groupe Burisma, où il travaillait.


"Je n'ai compris que bien plus tard que l'un des objectifs de M. Giuliani était peut-être (...) d'impliquer directement ou indirectement, les Ukrainiens dans la campagne de réélection du président pour 2020", a assuré l'ambassadeur.

ENQUÊTE

Jeudi 17 octobre, le secrétaire général de la Maison Blanche a admis que Trump avait conditionné cette aide militaire au déclenchement d'une enquête politique. Une aide d'un montant de 400 millions d'euros, gelée en juillet et débloquée en septembre. "Une démarche absolument appropriée", a assuré Mick Mulvaney, au sujet de cette demande, basée sur l'idée selon laquelle l'Ukraine avait aidé le parti démocrate lors de la campagne présidentielle de 2016, une thèse en réponse à l'aide dont a bénéficié le parti républicain de la part de la Russie. 


Un aveu qui a fait l'effet d'une bombe, en témoigne le tweet d'Adam Schiff, le représentant démocrate qui supervise l'enquête parlementaire contre Donald Trump : "Mulvaney vient de dire que l'aide militaire pour l'Ukraine avait été suspendue pour forcer Kiev à enquêter sur les démocrates. Les choses vont de mal en pis".


Un tollé qui a forcé ledit Mulvaney en rétropédaler, en assurant dans un communiqué que ses propos, pourtant tenus face caméra, avaient été "déformés".

ENQUÊTE

Pendant ce temps-là, la procédure, elle, avance. Les démocrates ont indiqué mardi 15 octobre avoir accumulé un nombre significatif d'éléments à charge en vue de destituer le président Trump. Des annonces qui font suite à la sértie d'auditions parlementaires tenues en dépit de l'opposition de la Maison Blanche. 


L'audition de la diplomate Fiona Hill, ex-conseillère de la Maison Blanche sur l'Ukraine et la Russie, a expliqué aux élus que l'ancien conseiller à la Sécurité nationale John Bolton s'était alarmé des efforts déployés par Rudy Giuliani, l'avocat de Donald Trump et ancien maire de New York, pour que Kiev rassemble des éléments compromettants sur Joe Biden. Au point de vouloir saisir les juristes de la présidence. 


De quoi convaincre les démocrates que Giuliani a posé les bases de l'appel de téléphonique entre Trump et Zelensky, dont il ressort que Donald Trump, aux yeux des démocrates, a conditionné une aide militaire à la tenue d'une enquête sur Joe Biden. 

HUNTER BIDEN

Dans la foulée de ce communiqué, Hunter Biden a reconnu "une erreur politique" dans le fait d'accepter le poste qui lui vaut aujourd'hui des accusations de corruption de la part du président Trump.


"Quand je me repenche sur ça, je ne pense pas avoir fait quoi que ce soit de mal. Mais était-ce une erreur de jugement que de se retrouver en plein milieu de ce qui est un vrai marécage, à bien des égards ? Oui", a-t-il assuré à la télévision américaine, dimanche.


"J'ai donné l'opportunité à des personnes très immorales de faire du mal à mon père. Là, j'ai fait une erreur. Donc je reconnais ma responsabilité là-dedans. Ai-je fait quelque chose d'inapproprié ? Non, à aucun moment".

BIDEN

Hunter Biden, fils de Joe Biden et l'homme à l'origine de cette affaire, est sorti de son silence, dimanche, pour aider son père, en vue d'une éventuelle investiture démocrate et un duel belliqueux avec Donald Trump. 


Son avocat a annoncé que le ils de l'ex-vice président quitterait le 31 octobre le conseil d'administration d'une entreprise chinoise, BHR, un poste qui lui vaut les attaques du président Trump sur fond de soupçon de corruption. Qualifiant les accusations de Trump de "tir de barrage d'accusations dénuées de tout fondement", le conseil du fils Biden a assuré qu'il a "entrepris ses activités de manière indépendante" et qu'il a toujours estimé "qu'il n'aurait pas été approprié d'en discuter avec son père et il ne l'a pas fait".

COOPERATION

Le ministre de la Défense américain Mark Esper a annoncé qu'il coopérerait avec le Congrès dans le cadre de la constitution du dossier de mise en accusation de Trump, en dépit de l'annonce par la Maison Blanche de cesser toute collaboration. Une annonce faite sur la chaîne CBS, où Esper a assuré qu'il ferait "tout ce qu'il pourrait pour coopérer avec le Congrès".


Une coopération qui pourrait être limitée, puisqu'il s'agit essentiellement de documents qui ont besoin de l'aval de la Maison Blanche pour être délivrés au Congrès. "J'ignore où l'on en est sur la préparation des documents. Je ne sais pas quelles restrictions ils appliqueront en interne".

TEMOIGNAGE

Durant son audition à huis-clos, l'ex-ambassadrice en Ukraine n'est pas entrée dans le détail des soupçons qui pèsent sur Donald Trump, qui se voit reprocher de l'avoir rappelée pour cause de manque de coopération dans sa volonté de forcer l'enquête ukrainienne contre les Biden. 


Elle a toutefois affirmé que Donald Trump avait fait pression durant des mois pour son rappel à Washington sur la base de "fausses accusations". 


A l'époque, le numéro deux du département d'Etat américain, John Sullivan, lui avait expliqué qu'il existait une "campagne coordonnée contre moi, et que le département était sous la pression du président pour me renvoyer depuis l'été 2018", a-t-elle déclaré aux élus.

TEMOIGNAGE

L'ex-ambassadrice américaine en Ukraine va se présenter au Congrès pour témoigner dans l'enquête parlementaire déclenchée en vue d'une procédure de destitution de Donald Trump. Marie Yovanovitch, qui était en poste jusqu'au mois de mai 2019, n'était pas certaine de pouvoir témoigner, la Maison Blanche ayant annoncé mardi 8 octobre qu'elle ne souhaitant pas coopérer avec le Congrès.


Malgré cette interdiction, l'ambassadeur américain auprès de l'UE sera pareillement entendu, ont annoncé ses avocats. L'audition de Gordon Sondland doit avoir lieu le 17 octobre. 

UKRAINE

Dans ce contexte difficile, où Trump se voit accuser de "piétiner la Constitution", la dernière sortie du président ukrainien Zelensky pourrait être la bienvenue. Ce dernier a en effet assuré qu'"il n'y avait eu aucun chantage" à l'Ukraine contre des armes. En effet, Trump était notamment accusé d'avoir menacé son homologue de suspendre la livraison d'armes à l'Ukraine si cette dernière refusait d'enquêter sur les Biden.

SONDAGE

Selon un sondage dévoilé par Fox News, pourtant pas la chaîne la plus prompte à délivrer des informations anti-Trump, une majorité se dégage chez les électeurs en faveur de la destitution de Donald Trump. 51% souhaiteraient voir arriver cet événement, contre 42% au mois de juillet. Le signe que l'attitude du président au sujet de l'Ukraine pose question, jusque dans son camp : en effet, cette hausse est en partie due à la hausse de 5 points observée de la part de républicains favorables à cette issue.

PELOSI : "DONALD TRUMP, VOUS N'ÊTES PAS AU-DESSUS DES LOIS"


Alors que le président américain Donald Trump a officialisé son refus de coopérer avec le Congrès dans l'enquête concernant l'affaire ukrainienne, Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants a prévenu le locataire de la Maison Blanche.

TRUMP REFUSE DE COOPÉRER

Impeachment : Trump refuse de coopérer "enquête partisane et anticonstitutionnelle" du congrès

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TRUMP ATTAQUE LA PRÉSIDENTE DE LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS

 

Dans une nouvelle série de tweets virulents, le président américain a visé Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des Représentants (démocrates) et troisième personnage de l'Etat. Donald Trump a estimé que Nancy Pelosi était coupable de trahison tout comme Adam Schiff, le chef de la commission du renseignement à la Chambre des représentants qui dirige la plupart des auditions dans le cadre de la procédure de destitution.

DEUXIÈME LANCEUR D'ALERTE


Un nouveau lanceur d'alerte se dit prêt à témoigner sur le président américain. Donald Trump est visé par une enquête parlementaire en vue d'une éventuelle procédure de destitution.

Un deuxième lanceur d’alerte se révèle contre Trump dans l’affaire ukrainienne

Un deuxième lanceur d’alerte se révèle contre Trump dans l’affaire ukrainienne

BIDEN

En réaction, l'ancien vice-président s'est interrogé avec virulence, lors d'un point presse, dimanche  : "Avez-vous déjà vu (c'est une question rhétorique) un président aussi détraqué que ce type ?"

TRUMP 

Dans une suite de tweets incendiaires, Donald Trump s'en est de nouveau pris à Joe Biden, son adversaire potentiel : "Les Biden ont été corrompus, purement et simplement. Les médias menteurs doivent arrêter de chercher à excuser l'inexcusable. [...] D'ailleurs,j'adorerais me présenter contre Joe Biden, mais je pense que ça n'arrivera pas. Joe le Dormeur finira par ne pas se présenter et, si on se base sur tout l'argent que lui et sa famille ont probablement extorqué, il devrait raccrocher. Je ne voudrais pas qu'il ait à négocier avec la Chine et l'Ukraine !"

LANCEUR(S) D'ALERTE


Un cabinet américain d'avocats a confirmé dimanche représenter "plusieurs lanceurs d'alerte" liés à l'affaire ukrainienne qui vaut à Donald Trump une procédure de destitution initiée par ses adversaires démocrates. Un deuxième lanceur d'alerte, notamment, a été entendu par l'inspecteur général des services de renseignement, livrant des informations sur l'affaire ukrainienne, et a "fait une déposition protégée par la loi [pour] ne pas subir de représailles", a indiqué son avocat Mark Zaid, qui garantit que cet homme a, contrairement au premier lanceur d'alerte, "des informations de première main".


Ce cabinet défend les intérêts d'un premier membre des services de renseignement qui avait signalé qu'une conversation téléphonique du 25 juillet entre Donald Trump et son homologue ukrainien était selon lui inappropriée.


"Je peux confirmer que mon cabinet et mon équipe représentent plusieurs lanceurs d'alerte", a tweeté l'avocat Andrew Bakaj, peu après l'annonce à la chaîne ABC par un autre juriste de la même firme qu'un deuxième membre des services de renseignement s'était manifesté.

COUP DE PRESSION


Les démocrates du Congrès avancent au pas de charge dans la procédure de destitution du président Donald Trump et ont lancé vendredi une injonction solennelle à la Maison Blanche, la sommant de fournir des documents utiles à leurs investigations d'ici au 18 octobre.


M. Trump est menacé d'une mise en accusation ("impeachment") pour avoir demandé au président ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d'un appel téléphonique le 25 juillet, de l'aider à rassembler des informations compromettantes sur Joe Biden, bien placé pour l'affronter en 2020. Les démocrates le soupçonnent aussi d'avoir mis dans la balance une aide militaire à l'Ukraine, suspendue par la Maison Blanche cet été. 


"La Maison Blanche a refusé de collaborer, ou même de répondre, à de multiples demandes de nos commissions de remise volontaire de documents. Après près d'un mois d'obstruction, il semble évident que le président a choisi la voie du défi, de l'entrave et des opérations de dissimulation", selon un communiqué vendredi des chefs démocrates de la Chambre des représentants.

UKRAINE

"Aucun politique étranger ou ukrainien ne m'a téléphoné ou tenté d'influence mes décisions", a indiqué le procureur ukrainien Rouslan Riabochapka, alors qu'il annonçait son intention de réexaminer des dossiers impliquant le groupe Burisma, un temps lié au fils de Joe Biden, accusé comme son père de pressions par le président Trump. Le but : vérifier si ces dossiers avaient été classés légalement.


"Nous faisons un audit des affaires (...) dans lesquelles peuvent être impliqués Mykola Zlochevsky (ex-dirigeant de Burisma), Serguiï Kourtchenko (homme d'affaires ukrainien) et d'autres". Un réexamen qui, explique-t-il, concernerait "davantage Zlochevsky et Kourchenko que Burisma et Biden". "Je ne peux pas dire que nous voyons ou comprenons toutes les affaires. Le travail se poursuit et nous présenterons les résultats plus tard."

ENQUÊTE CHINOISE ?

Toujours prompt à la provocation, Donald Trump a assuré, jeudi 3 octobre, qu'il se tenait prêt à demander une enquête sur Joe Biden et son fils Hunter au président chinois. Une déclaration qui ne manquera pas de surprendre, puisque c'est précisément pour avoir demandé la même chose au président ukrainien Volodymyr Zelensky qu'il fait l'objet d'une procédure de destitution à son encontre. "La Chine devrait lancer une enquête sur les Biden, a-t-il assuré. Ce qui s'est passé en Chine est tout aussi grave que ce qui s'est passé en Ukraine", le président américain soupçonnant Hunter Biden de corruption et accusant Joe Biden d'avoir demandé le limogeage d'un procureur ukrainien pour protéger son fils.

IMPEACHMENT

"Nous ne sommes pas ici pour plaisanter", a affirmé, après "l'incitation à la violence" du président Trump, le chef de la commission du renseignement à la Chambre des représentants Adam Schiff. Violemment attaqués par Trump suite à leur décision d'entamer une procédure de destitution à son encontre, les Démocrates font front commun.

TRUMP SE LÂCHE


Le président américain, furieux, a laissé éclater  sa frustration en s'en prenant, lors d'une journée survoltée, à Joe Biden, son possible adversaire démocrate en 2020, aux médias qualifiés de "corrompus", et à certains élus accusés de "trahison". "Biden et son fils sont de vrais escrocs", a-t-il tonné.

POUTINE

"Je ne vois rien de compromettant dans la conversation entre Trump et Zelensky", a assuré le président russe alors qu'il s'adressait à la presse, lors d'un forum économique dédié à l'énergie. Trump, juge Poutine, s'est contenté de "demander une enquête sur un possible schéma de corruption d'un ancien membre de l'administration présidentielle. N'importe quel chef d'Etat aurait fait la même chose", a-t-il poursuivi, voyant la procédure d'impeachment lancée par les élus démocrates majoritaires à la Chambre des représentants comme la preuve que les adversaires de Trump "utilisent n'importe quel prétexte pour l'attaquer".


"Cela confirme une nouvelle fois que nous n'y étions pour rien. Ils cherchaient juste un prétexte", a conclu le maître du Kremlin, en référence aux différentes enquêtes impliquant la Russie dans l'élection de Donald Trump.


<blockquote class="twitter-tweet"><p lang="en" dir="ltr">All the Do Nothing Democrats are focused on is Impeaching the President for having a very good conversation with the Ukrainian President. I knew that many people were listening, even have a transcript. They have been at this “stuff” from the day I got elected. Bad for Country!</p>&mdash; Donald J. Trump (@realDonaldTrump) <a href="https://twitter.com/realDonaldTrump/status/1179402197093814272?ref_src=twsrc%5Etfw">October 2, 2019</a></blockquote> <script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script>

"COUP D'ÉTAT !"


Menacé par une procédure de destitution (Impeachment) pour avoir demandé l'aide d'un gouvernement étranger (Ukraine) dans l'optique de la campagne présidentielle, Donald Trump s'est fendu de deux tweets où il dénonce une tentative de "coup d'État".


"J'en arrive à la conclusion que ce qui est en train de se passer n'est pas un impeachment, c'est un COUP D'ETAT, visant à prendre le pouvoir du peuple, son vote, ses libertés, son deuxième amendement (de la Constitution), sa religion, son armée, son mur à la frontière, et les droits qui lui ont été donnés par Dieu en tant que citoyen des Etats-Unis d'Amérique !"

AUSTRALIE

Donald Trump aurait fait pression sur le Premier ministre australien pour discréditer l'enquête Mueller

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POMPEO


D’après le Wall Street Journal, Mike Pompeo aurait participé à la conversation téléphonique entre Donald Trump et le président ukrainien, le 25 juillet dernier, pendant laquelle le premier aurait demandé au second d’enquêter sur Joe Biden. L’implication du secrétaire d’Etat n’avait jusqu’ici pas été évoquée. Après cette révélation, un responsable du département d'Etat a confirmé que le chef de la diplomatie américaine faisait partie des personnes ayant écouté l'appel.

NOUVELLE ASSIGNATION, NOUVEAU DÉMENTI


Les élus démocrates du Congrès ont exigé de l’avocat personnel de Donald Trump, Rudy Giuliani, qu'il livre des documents liés à l'enquête ukrainienne. Rudy Giulani "a admis à la télévision qu'il avait demandé, en tant qu'avocat personnel du président, au gouvernement ukrainien de cibler l'ancien vice-président Joe Biden", affirment les chefs, à la chambre basse, des commissions des Affaires étrangères, du Renseignement et de supervision de l'exécutif. "En plus de ce grave aveu, vous avez déclaré plus récemment être en possession de preuves --sous la forme de sms, registres d'appels téléphoniques, et d'autres communications-- indiquant que vous n'agissiez pas seul et que d'autres responsables du gouvernement Trump ont pu être impliqués dans ce complot", poursuivent-ils.


Donald Trump de son côté continue d’assurer que son échange téléphonique estival avec Volodymyr Zelensky n'avait rien de répréhensible. "Cet appel était parfait", a-t-il martelé dans le Bureau ovale, accusant une nouvelle fois le lanceur d'alerte à l'origine de cette affaire d'avoir rapporté des éléments inexacts. 

ASSIGNATION

Majoritaire à la Chambre des représentants, le camp démocrate vient d'assigner le secrétaire d'Etat Mike Pompeo à produire des documents sur le dossier ukrainien, dans le cadre de l'enquête ukrainienne. "Votre refus de respecter cette injonction constituera la preuve d'une entrave à l'enquête de la Chambre", ont d'ores et déjà écrit les chefs des commissions des Affaires étrangères, du Renseignement et de supervision de l'exécutif.


CNN, qui révèle l'information, rapporte que ces derniers avaient déjà demandé, le 9 septembre, à Mike Pompeo, de produire six catégories de documents "reliés aux efforts rapportés du président Trump et de ses proches de mettre la pression sur le gouvernement ukrainien pour être assisté dans son objectif d'être réélu". Une demande en forme d'ultimatum au 16 septembre, non respecté, et qui est donc reformulée, cette fois au 4 octobre. Toute absence de réponse "ne laissera d'autre choix à nos comités que de poursuivre leur procédure".

ACCÉLÉRATION


Dans le camp démocrate, on entend aller vite pour lancer la procédure de destitution contre Donald Trump. D'ordinaire réservée sur cette question, la patronne de la Chambre des représentants Nancy Pelosi a indiqué que 'les documents fournis par la Maison Blanche avaient de fait accéléré" la cadence en vue du développement de la procédure. "Le président a trahi son serment, mis en péril la sécurité nationale et l'intégrité des élections", a-t-elle tancé, sans toutefois préciser un calendrier à venir sur la procédure.

Trump menacé de destitution : ce que l'on sait du lanceur d'alerte à l'origine de l'affaire

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Donald Trump dénonce "les espions et la trahison" dont il est la victime

Les menaces de Donald Trump au lanceur d'alerte en pleine affaire ukrainienne

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TRUMP RIPOSTE


Donald Trump a proféré des menaces à peine voilées à l'égard du lanceur d'alerte et de ses informateurs lors d'une rencontre privée dont un enregistrement a été diffusé jeudi par le quotidien américain Los Angeles Times. "Qui est la personne qui a donné au lanceur d'alerte l'information? Parce qu'elle s'assimile à un espion", entend-on le président américain déclarer dans la bande sonore. "Vous savez ce qu'on faisait au bon vieux temps quand nous étions malins ? (...) Les espions et la  trahison, on traitait ça un peu différemment qu'aujourd'hui."

DEMOCRATES


"C'est une manoeuvre pour étouffer" l'affaire". La chef des démocrates au Congrès américain Nancy Pelosi a accusé jeudi la Maison Blanche qui a enregistré, selon un lanceur d'alerte, le compte-rendu de l'appel téléphonique entre Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur un serveur réservé aux contenus classés ou sensibles. 

LANCEUR D'ALERTE


La Maison Blanche dénonce "l'hystérie" des démocrates et des médias.

Urgent

INGÉRENCE


Selon la plainte du lanceur d'alerte qui a permis de lancer la procédure de destitution, Donald Trump a bel et bien sollicité l'"ingérence" d'un pays étranger dans l'élection de 2020.


Après cette conversation, le lanceur d'alerte affirme que que la Maison Blanche a tenté de restreindre l'accès aux notes sur l'appel entre Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky du 25 juillet.


"Dans le cadre de mes fonctions officielles, j'ai été informé par plusieurs responsables du gouvernement américain que le président des Etats-Unis utilisait les capacités de sa fonction pour solliciter l'ingérence d'un pays étranger dans l'élection de 2020 aux Etats-Unis", explique-t-il dans ce document daté du 12 août. "Au cours des jours suivant l'appel, j'ai appris de plusieurs responsables américains que de hauts responsables de la Maison Blanche étaient intervenus pour 'verrouiller' toutes les archives liées à l'appel téléphonique".

PREMIÈRE ÉTAPE


Selon les informations recueillies par le journal américain le "Washington Post", jeudi, 218 membres de la Chambre des représentants, la chambre basse, ont voté pour  l'ouverture d'une enquête de destitution visant à déterminer si le président avait commis des "crimes et délits graves". Parmi ceux-ci, 25 sont allés plus loin et ont déclaré qu'ils soutenaient la destitution du président. 


Composé de 218 élus démocrates, et d'un élu indépendant, ils forment désormais une majorité simple au sein de la Chambre des représentants. 


Cette première étape durant laquelle la Chambre des représentants enquête et vote, à une majorité simple (218 voix sur 435), des articles de mise en accusation détaillant les faits reprochés au président, s'appelle "impeachment" en anglais. 


En cas de mise en accusation, le Sénat, chambre haute du Congrès, procède au procès du président. Au terme des débats, les 100 sénateurs votent sur chaque article. Il faut une majorité de deux tiers pour condamner, auquel cas la destitution est automatique et sans appel. Autrement, le président est acquitté.


Toutes les précisions sur le déroulement de la procédure dans cet article :

Donald Trump : la procédure de destitution peut-elle aboutir ?

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DESTITUTION


Les démocrates ont lancé mardi la première étape de la mise en accusation solennelle du président, une procédure rare et explosive qui a peu de chances d'aboutir à sa destitution, mais jette une ombre sur sa campagne de réélection.

Procédure de destitution contre Trump : l'"impeachment", une solution déjà utilisée mais jamais concrétisée

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PAS DE PRESSION


"Pas de pression, rien du tout" : Donald Trump a contesté mercredi toute irrégularité après la publication du contenu d'un échange dans lequel il demande à son homologue ukrainien d'enquêter sur son rival Joe Biden. 


"Une destitution pour ça ? C'est une blague!", a-t-il lancé lors d'une conférence de presse dans un hôtel new-yorkais, proche du siège des Nations unies. "Les démocrates ont fait ça durant la semaine des Nations unies, c'était tout planifié...", a-t-il avancé. 

UKRAINE 


Interrogé sur l'affaire ce mercredi,  le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a assuré que "personne" n'avait fait pression sur lui, évoquant un échange téléphonique "normal" avec Donald Trump. "Ce fut un bon échange téléphonique, normal", a-t-il affirmé lors d'une rencontre avec le président américain à New York. "Personne n'a fait pression sur moi", a-t-il ajouté, insistant sur le fait qu'il ne voulait "pas être impliqué dans les élections aux Etats-Unis".

ÉCHANGE POLÉMIQUE


Face aux critiques, Donald Trump a dû publier mercredi le contenu d'une conversation téléphonique dans laquelle il demande à son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, d'enquêter sur son rival Joe Biden. Pour en savoir plus, l'article ci-dessous est fait pour vous. 

Affaire avec l'Ukraine : Donald Trump a bien demandé à son homologue d'enquêter sur Joe Biden

Affaire avec l'Ukraine : Donald Trump a bien demandé à son homologue d'enquêter sur Joe Biden

BIENVENUE 


Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans ce direct pour suivre les derniers développements autour de "l'affaire ukrainienne" à laquelle fait face Donald Trump depuis quelques jours. Affaire qui a poussé l'opposition démocrate à lancer mardi la première étape de la mise en accusation solennelle du président américain, qui, bien qu'elle ait peu de chances d'aboutir, pourrait conduire à sa destitution. 

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