EN DIRECT - Catalogne : la justice belge va "étudier" le mandat d'arrêt européen lancé contre Puigdemont

CLIMAT DE CRISE - La Catalogne a voté son indépendance. Madrid a voté la mise sous tutelle. Mais les deux camps restent inflexibles. Carles Puigdemont, le leader indépendantiste, n'a pas souhaité reconnaître la mise sous tutelle de la communauté autonome, mais s'est engagé à respecter les résultats des élections du 21 décembre. Il était convoqué ce jeudi par la justice espagnole mais est resté en Belgique.
Live

PROCEDURE


Mandat d'arrêt européen : et maintenant ? Selon la procédure, le chef catalan et ses proches devraient recevoir une convocation devant le juge belge, qui doit être honorée sous 24 heures, qui lui signifiera les poursuites lancées par l'Espagne et lui permettra de prendre connaissance de ses droits. 


Le juge d'instruction statue aussi sur l'opportunité de la détention. Carles Puigdemont peut soit accepter le mandat d'arrêt, et être alors très vite remis aux autorités espagnoles. Soit il refuse, ce qui semble ici le scénario le plus probable. Dans ce cas, le mandat est contesté devant la Chambre du conseil.


Le pays dans lequel une personne est réclamée doit renvoyer celle-ci dans le pays émetteur du MAE dans un délai maximal de 60 jours.

BELGIQUE


Dans la foulée de l'annonce de la justice espagnole, la justice belge a déclaré qu'elle allait "étudier" le mandat d'arrêt européen contre Carles Puigdemont.

Urgent

MANDAT


La justice espagnole a lancé vendredi un mandat d'arrêt européen contre le président catalan destitué Carles Puigdemont et quatre de ses "ministres" repliés en Belgique, qui ont refusé de comparaître devant elle.


Une juge d'instruction a lancé le mandat contre chacun des cinq membres du gouvernement destitué, pour "rébellion, sédition, détournement de fonds publics et désobéissance à l'autorité", a annoncé dans un communiqué le tribunal qui a déjà incarcéré jeudi huit autres membres de l'ancien exécutif indépendantiste.

JUSTICE


L'Espagne s'apprête à émettre un mandat d'arrêt européen à l'encontre du président catalan destitué.  Celui-ci devrait être effectif dès vendredi. 

LIBERTÉ


Le président catalan destitué Carles Puigdemont a exigé jeudi la libération des huit anciens ministres régionaux placés en détention provisoire quelques heures plus tôt par la justice espagnole, dans une brève intervention télévisée.


"Comme président du gouvernement légitime de Catalogne, j'exige la libération des conseillers (ministres) et du vice-président" Oriol Junqueras, a-t-il déclaré lors d'un discours retransmis à la télévision régionale catalane, qui a précisé que M. Puigdemont s'exprimait depuis la Belgique.

DÉTENUS


El Pais détaille les personnes qui viennent d'être placées en détention provisoire : Le vice-président Oriol Junqueras, Jordi Turul, Raül Romeva, Josep Rull, Carles Mundó, Meritxell Borràs, Joaquim Forn et Dolors Bassa.  Carles Puigdemont et ses ex-conseillers Antoni Comín, Clara Ponsatí, Meritxell Serret et Lluís Puig sont eux actuellement en Belgique. Un juge belge doit décider de leurs extraditions.  

JUSTICE


Les huit membres du gouvernement catalan destitué ont été placés en détention provisoire. Le vicepresidente, Oriol Junqueras, fait partie de ceux-là. La juge qui a ordonné le placement en détention a fait valoir le risque de fuite.

PUIGDEMONT 


Le parquet espagnol demande un mandat d'arrêt européen contre le président destitué Carles Puigdemont. 

RÉQUISITIONS


Le parquet espagnol a jeudi le placement en détention provisoire de huit membres du gouvernement catalan destitué qui comparaissaient à Madrid devant un juge dans une enquête pour sédition et rébellion.


Le parquet a requis la libération sous caution d'un neuvième conseiller (ministre) qui avait quitté le gouvernement avant la déclaration unilatérale d'indépendance. Cinq des 14 membres du gouvernement catalan destitués, dont son président Carles Puigdemont, en Belgique depuis lundi, ne se sont pas présentés et l'Espagne pourrait émettre un mandat d'arrêt à leur encontre.

AU TRIBUNAL

Des membres du gouvernement catalan destitué et les députés qui doivent être entendus dans une enquête pour sédition et rébellion sont arrivés jeudi au tribunal à Madrid, sans leur chef Carles Puigdemont resté à Bruxelles, a constaté l'AFP.


Des 14 membres du gouvernement destitué cités à comparaître, cinq manquaient à l'appel, dont le président du gouvernement Carles Puigdemont, qui depuis la Belgique dénonce un "procès politique." Le numéro deux du gouvernement, Oriol Junqueras, est arrivé le premier à l'Audience nationale, suivi de huit autres "ministres" entourés de manifestants qui criaient "vous n'êtes pas seuls" en catalan.

PUIGDEMONT

CATALOGNE

Au micro de France Inter, l'ambassadeur d'Espagne en France Fernando Carderera a menacé Carles Puigdemont : "S'il ne rentre pas en Espagne, il y aura un mandat d'arrêt international" à son encontre.

REFUGE


"Il ne va pas à Madrid, et j'ai proposé qu'on l'interroge ici en Belgique. C'est possible, j'ai déjà eu dans le passé des cas comme ça, quand on a interrogé le suspect en Belgique", a déclaré son conseil belge, Paul Bekaert, sur TV3.


"On va examiner si les peines (encourues) ne sont pas disproportionnées, et si les droits fondamentaux sont respectés", a ajouté l'avocat des droits de l'Homme, qui par le passé a défendu des Basques espagnols membres présumés d'ETA dont Madrid demandait l'extradition.

REFUS


Le président catalan destitué Carles Puigdemont ne se rendra pas à sa convocation de justice à Madrid jeudi et demandera à être interrogé depuis la Belgique, a déclaré mercredi son avocat à la télévision publique catalane.

JUSTICE


Destitué, le président catalan est convoqué ce jeudi par la Haute cour d'Espagne en vue de son inculpation. Il est actuellement en Belgique, où certains le soupçonnent de vouloir demander l'asile politique.

PUIGDEMONT


Le président catalan destitué, actuellement à Bruxelles "par sécurité", "sera traité comme n'importe quel citoyen européen", affirme le Premier ministre belge.

JUSTICE

Après Carles Puigdemont, c'est au tour de la présidente du Parlement catalan Carme Forcadell, de devoir faire face aux foudres de la justice espagnole. Cette dernière est en effet convoquée par la Cour suprême pour être inculpée.

ANALYSE

FINI 


La conférence de presse de Carles Puigdemont est à présent terminée. 

DÉCLARATION


Carles Puigdemont a déclaré qu'il fallait "ralentir" le processus d'indépendance pour éviter de nouveaux troubles. "Nous avons été obligés d'adapter notre plan de travail pour éviter la violence" et "si cette attitude a pour prix de ralentir le déploiement de la République, alors il faut considérer que c'est un prix à payer raisonnable dans l'Europe du 21e siècle".

DANS LE MÊME TEMPS 


La Cour constitutionnelle espagnole a suspendu la déclaration d'indépendance de la Catalogne adoptée vendredi par le Parlement régional.

DÉCLARATION


Carles Puigdemont explique encore avoir quitté la Catalogne pour ne pas "exposer les citoyens à une nouvelle vague de violences", jugeant que Madrid aurait indubitablement réagi par la force s'il était resté. 

DÉCLARATION


Carles Puigdemont dit qu'il retournera en Catalogne une fois qu'il aura reçu les garanties - "qui n'existent pas pour l'instant" - nécessaires à un retour sans heurts. Selon lui, le procureur espagnol qui a lancé les poursuites pour rebellion n'a pas "un désir de justice" mais "un désir de vengeance". 

DÉCLARATION


"Je ne suis pas ici pour demander l'asile politique", dit Carles Puigdemont en réponse à la question d'un journaliste britannique. "Je suis à Bruxelles car c'est la capitale de l'Europe et non parce que c'est la capitale de la Belgique."

DÉCLARATION


Evoquant la liberté, l'accueil, la non-violence, Carles Puigdemont appelle la communauté européenne s'engager dans la crise catalane. "La cause catalane est celle des valeurs de l’Europe."

DÉCLARATION


Nous respecterons les résultats des élections du 21 décembre, comme cela a toujours été le cas", poursuit Carles Puigdemont. "Je voudrais poser une question au gouvernement espagnol : en fera-t-il de même ? (…) Je réclame un engagement clair de l'Etat là-dessus."

DÉCLARATION


"Nous n'allons pas échapper à l'action de la justice, nous allons y faire face politiquement", dit Carles Puigdemont. Le président catalan destitué dit ne pas avoir peur des "défis démocratiques à venir", en référence aux élections régionales prévues le 21 décembre prochain. 

DÉCLARATION


Carles Puigdemont dit que si une partie du gouvernement catalan s'est déplacée à Bruxelles, c'est pour "mettre le problème catalan en lumière au cœur de l'Europe" et pour "dénoncer la partialité de la justice espagnole".

DÉCLARATION


Selon Carles Puigdemont, les poursuites pour rebellion lancées par la justice espagnole sont la preuve de la violence des méthodes de l'Etat. 

Urgent

TUTELLE

La Cour constitutionnelle espagnole suspend la déclaration d'indépendance de la Catalogne

DÉCLARATION


Carles Puigdemont explique que c'est l'attitude du gouvernement de Mariano Rajoy qui a "obligé" les séparatistes catalans à proclamer formellement l'indépendance de la Catalogne. "Toutes nos décisions ont été en cohérence avec nos valeurs de paix."

DÉCLARATION


"Le gouvernement espagnol n'a pas voulu régler les choses de manière paisible mais par la confrontation", estime Carles Puigdemont qui souligne "l'agressivité de l'Etat".

DÉCLARATION


"Nous avons convenu que le gouvernement catalan devait jouer la prudence, la sécurité et la modération", dit Carles Puigdemont, revenant sur la période post-référendum. "Nous avons toujours appelé au dialogue."

DÉCLARATION


Carles Puigdemont prend la parole, en Français pour signaler qu'il s'exprimera en Catalan, dans la langue de Molière puis en Espagnol (Castillan) tout en précisant qu'une traduction anglaise sera assurée.

LIVE


Suivez la conférence de presse de Carles Puigdemont en direct vidéo via notre page Facebook. 

COHUE 


Carles Puigdemont fait son entrée dans la salle sous le crépitement des flashs des photographes. L'impatience est palpable.

SURCHARGE


Selon El Pais, plus de 150 reporters ont été accrédités pour assister à la conférence de presse de Carles Puigdemont. Bien plus que les 50 personnes que peut normalement accueillir la (petite) salle prévue pour la délcalaration du président catalan destitué. 

DÉCLARATION


Déjà quelques minutes de retard pour Carles Puigdemont, qui va s'exprimer de façon imminente devant la presse. De très nombreux journalistes ont fait le déplacement à Bruxelles pour écouter le président catalan destitué. 

TUTELLE  


À noter que le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a convoqué un Conseil des ministres extraordinaire ce mardi à 18H. La réunion doit permettre d'évaluer les premiers jours de la prise de contrôle de la Catalogne par Madrid. 

IMMINENT 


Prévue à 12H30, la conférence de presse de Carles Puigdemont va maintenant démarrer d'un instant à l'autre. Alors que sa région est désormais sous tutelle du gouvernement espagnol, le président catalan destitué est resté muet depuis dimanche, lorsqu'il a salué sur Twitter la victoire symbolique du club de la ville dont il a été maire, Gerone, sur le Real Madrid.

TUTELLE

Par ailleurs, la Guardia civil a procédé à des perquisitions du siège des Mossos, la police catalane, a appris l'AFP de sources officielles.

PUIGDEMONT

Le président destitué de la Catalogne Carles Puigdemont, visé par une procédure judiciaire en Espagne, s'exprimera lors d'une conférence de presse à Bruxelles mardi à 12h30, ont annoncé plusieurs eurodéputés catalans sur Twitter.

ÉLECTIONS


Le parti indépendantiste de Carles Puigdemont annonce qu'il participera aux élections régionales convoquées le 21 décembre par le pouvoir espagnol. "Le 21, nous irons aux urnes, nous irons avec conviction et nous sommes très attachés à ce que la société catalane puisse s'exprimer", a dit la porte-parole du parti PDeCAT, Marta Pascal.

BELGIQUE


Carles Puigdemont, se trouve ce lundi à Bruxelles, a affirmé une source gouvernementale espagnole à l'AFP, sans ajouter de précisions. Le quotidien catalan La Vanguardia affirme pour sa part qu'il était accompagné d'autres membres de l'exécutif catalan. Ce week-end, la possible venue du gouvernement catalan avait créé la polémique en Belgique.

Urgent

JUSTICE


Le parquet requiert des poursuites pour rébellion contre l'exécutif catalan destitué. La plainte vise aussi des faits de "sédition, malversation et prévarication", a indiqué le procureur général.  Il appartiendra au tribunal de l'Audience nationale, à Madrid, de décider si elle est recevable.

DÉCRYPTAGE


Après la démonstration de force des anti-indépendance, que peut-il se passer demain ? Les réponses de notre envoyée spéciale :

Catalogne : Madrid organise la riposte juridique

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RÉSUMÉ EN IMAGES


Vous nous rejoignez ? Revivez cette journée marquée par la manifestation des unionistes à Barcelone :

POLÉMIQUE


Le dossier catalan fait des vagues jusqu'en Belgique. On vous explique :

Carles Puigdemont aura-t-il l'asile en Belgique ? La polémique enfle à Bruxelles

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La Catalogne est toujours dans l'impasse. En attendant les nouvelles élections régionales, convoquées par Madrid pour le 21 décembre, le gouvernement catalan destitué a déclaré ce week-end qu'il entendait poursuivre son combat contre Madrid, avec le chef de file des indépendantistes Carles Puigdemont à sa tête. Ce lundi, le parquet espagnol a requis des poursuites pour rébellion contre eux.


La veille, la réplique des opposants à l'indépendance s'est faite sur deux fronts : institutionnel d'abord, avec la désignation de Soraya Saenz de Santamaria par Madrid pour reprendre en main le parlement régional. Et dans la rue ensuite. Les opposants à l'indépendance et partisans de l'union de l'Espagne ont déferlé sur Barcelone avec entre 300.000 et 1 million de manifestants. 

Puigdemont : "L'article 155 est une attaque contre la volonté des Catalans"


Dans sa première intervention télévisée depuis l'annonce de l'indépendance, Carles Puigdemont a dénoncé la mise sous tutelle de Madrid et annoncé qu'il refusait d'accepter sa destitution. "L'article 155 est une attaque contre la volonté des Catalans. Notre volonté est de continuer à travailler pour respecter notre mandat", a-t-il déclaré tout en invitant les Catalans à "s'opposer démocratiquement" à la mise sous tutelle, à "être patients, persévérants et à avoir de l'espoir".


Les unionistes déferlent sur Barcelone

 

Samedi et surtout dimanche à Barcelone, les opposants à  l'indépendance ont fait entendre leur voix. Entre 300.000 et 1 million de personnes ont défilé dans la capitale catalane au son de "La Catalaogne, c'est nous tous."  La manifestation avait aussi des airs de pré-campagne électorale, car  les trois partis qui en Catalogne prônent le maintien de la région au sein de  l'Espagne - Ciudadanos (libéral), le Parti socialiste catalan et le Parti  populaire de Mariano Rajoy - y étaient représentés." 


Une "dame de fer" à la tête de la province


Après avoir annoncé la destitution du président séparatiste catalan Carles Puigdemont et de son gouvernement, Mariano Rajoy a. Et le parlement catalan, dominé par les indépendantistes, a été dissous, en attendant son renouvellement, lors d'un scrutin annoncé pour le 21 décembre. Dès samedi, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, devait réunir les secrétaires d'Etat qui seront chargés d'assumer les fonctions des gouvernants catalans.

Poursuite pour "rebellion" contre le gouvernement catalan


Comme annoncé vendredi dernier le parquet a requis des poursuites pour "rébellion" à l'encontre de l'exécutif catalan, une charge passible de 30 ans de prison, autant qu'un assassinat. "L'Espagne ne se rend pas", lisait-on sur une banderole déployée par un groupe d'extrême droite, Hogar Social, tandis que certains participants encourageaient un groupe de manifestants tenant des drapeaux de la légion  espagnole.


Le maire de Barcelone dénonce des "indépendantistes kamikaze"


Exprimant le désarroi d'une partie de ses administrés, la maire de gauche  de Barcelone, Ada Colau, a diffusé un message amer, rejetant une déclaration d'indépendance "qui n'a pas le soutien majoritaire des Catalans". Elle a accusé les conservateurs à Madrid d'avoir été "incapables d'écouter et de gouverner pour tous", et les partis indépendantistes à Barcelone d'avoir poursuivi "à une vitesse de kamikaze" leur "fuite en avant".

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Indépendance de la Catalogne : la crise sans fin avec Madrid

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